Il était une fois un petit garçon de trois ans qui, le soir, se grattait les yeux avant de se coucher. A la manière du marchand de sable.Très vite, cette petite manie devint une habitude régulière. Les médecins décrétèrent une allergie au pollen.
Sauf que le rhume des foins continua l'hiver. Les démangeaisons s’accentuèrent en journée et devinrent une véritable gêne. L'école appelait souvent les parents en demandant de venir chercher le petit...

L’allergologue ne put recevoir le petit avant ses 5 ans révolus (avant les tests ne marchent pas).
Aux démangeaisons s’ajoutèrent des secrétions jaunes épaisses et abondantes qui collaient les yeux au réveil. Une fatigue très importante. Une grande sensibilité à la lumière et à la chaleur. Une réaction au chlore lors de séances de piscine.

Le premier ophtalmologue diagnostiqua un conjonctivite vernale qui durerait juqu'aux 7 ans de l'enfant et qui disparaitrait ensuite… Il fallait en attendant traiter, régulièrement, aux antibiotiques et être patient. L'enfant prit les médicaments mais dès que le traitement s'arrêtait, le mal revenait.
Le deuxième ophtalmologue proposa des gouttes qui brûlèrent les yeux de l'enfant, on n'insista pas.
Le troisième s’apercut que les deux canaux lacrymaux étaient bouchés. Un ostéopathe les déboucha, ce qui provoqua des sécrétions jaunes très importantes pendant 3 jours et on eut l'impression d'un répit... La sensibilité à la chaleur et à la lumière devint beaucoup plus faible, voire inexistante... Les démangeaisons reprirent.

Les 5 ans de l’enfant arrivèrent enfin et le rendez vous tant attendu chez l'allergologue avec. La séance de tests ne donna rien, l’enfant n’était ni allergique au pollen, ni à autre chose d’ailleurs.

Il fallut chercher une autre réponse .... L'enfant vit de nombreux autres médecins dont un qui lui parla d'allergie au lait. Et qui expliqua bien comment le lait se cachait sous les étiquettes... Le beurre, la crème, les protéines de lait, les ferments lactiques n’avaient pas besoin d’être traduits, le lactosérum ou la graisse butirique étaient aussi élaborés avec du lait. Le médecin expliqua aussi que le lait restait actif dans le corps plusieurs jours et que si l’enfant faisait un écart (comprenez qu'il mangeait un peu de lait ou de ses dérivés), il serait gêné pendant plusieurs jours.

Sans trop y croire, on fit la chasse aux étiquettes ... Lorsque l’enfant gouta un biscuit fait maison proposé par une gentille petite fille dans le train et que le quart d'heure suivant, les démangeaisons importantes recommencèrent, il fallut se rendre à l’évidence…. Le biscuit était à base de beurre et l’enfant avait réagi ! !!!
Il était donc bien allergique au lait. Les sécretions jaunes ont disparu depuis que le régime sans lait est suivi. L'enfant n’est plus épuisé comme avant. Il continue pourtant, certains soirs, à se gratter. Le mystère persiste. Il semble que le lait et le soja aient des protéines communes… Qui est allergique au lait peut donc l’être au soja. Qui est du coup banni. On dit aussi qu'un petit pourcentage d'allergiques au lait de vache sont aussi sensibles à la viande de bœuf. L’enquête continue.

Connaissez vous ce type de manifestation à l'allergie au lait ? Avez-vous des conseils à me donner ?