Si les touristes visitent davantage le littoral breton pendant les vacances et aiment se prélasser sur les plages bretonnes, le Centre Bretagne est pourtant un endroit plein de poésie pour qui veut bien s'y arrêter. S'ils veulent sortir des sentiers battus, les visiteuses et les visiteurs peuvent se donner rendez vous à l'intérieur de la péninsule, aux frontières de deux départements bretons, celui du Morbihan (56) et celui des Côtes d'Armor (22), à Saint Aignan ou à Mur de Bretagne (selon que l'on vient du Sud ou du Nord), pour découvrir un drôle de paysage, d'habitude caché par les eaux du lac de Guerlédan.

C'est à partir du mois de mai et ce pendant tout l'été (jusqu'en novembre) que vous pourrez découvrir l'ancienne vallée du Blavet avec ses écluses et ses habitations qui a été inondée dans les années 30.
Le lac de Guerlédan est le plus grand lac artificiel de Bretagne, il a ouvert ses vannes en mars et se vide de son eau. Puisqu'il est artificiel, c'est qu'il a été érigé par la volonté des hommes entre 1923 et 1930 pour pouvoir alimenter un barrage hydroélectrique. Ce faisant, il a noyé une petite vingtaine d'écluses les maisons et autres constructions qui vont avec. Sa superficie couvre plus de 400 hectares et en fait une base de loisirs nautiques quand il est plein.

Guerlédan


Le lac a déjà été vidé plusieurs fois depuis la construction du barrage, en 1951, en 1966, en 1975 et la dernière fois en 1985, année où la région a connu moult embouteillages car on se pressait en Centre Bretagne pour découvrir les vestiges du lac asséché et les lieux dans lesquels des contemporains de l'époque avaient pu vivre.

Guerlédan et ses constructions


Des travaux de restauration sont prévus en 2015 et ce sera donc la cinquième fois que l'on vide Guerlédan. On aura la chance de redécouvrir les ruines de cette vallée aujourd'hui habitée par des carpes de plusieurs mètres, et à partir de mai, partir à la recherche de l'église, de la borne kilométrique ou du panneau du village qui subsistent dans les profondeurs du lac.