Tourisme sur la Côte d’Amour : séjour à La Baule ou à Pornichet


Pourquoi venir sur la Côte d'Amour ?
- parce qu'on aime les longues plages d'une petite dizaine de kilomètres...
- qu'on est amoureux !
- ou qu'on aime le Port niché, les Pins, les Plages et les Promenades à Pornichet !
- et qu'on aimerait comprendre pourquoi il y a 3 La Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court...
Posée sur la côte atlantique, la plage de La Baule est une des plus belles plages d’Europe, dit la publicité. Elle est en tout cas drôlement longue (autour de 8 kms) et bien orientée (Sud Ouest). Elle abrite 2 autres stations balnéaires bien différentes, familiale, Pornichet et sportive, Le Pouliguen.

Baie de La Baule


C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.

Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.


Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie

Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…

Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.

Villa


L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.

Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.

Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.

La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.

Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.

Dunes


400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.

Forêt d'Escoublac


Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Parc des Dryades


Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).

L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.

Chapelle Sainte Anne à La Baule


Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.

Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.

Gare Art déco de la Baule Escoublac


Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !

Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.

L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)

Hôtel Le Royal


ou L’Hermitage (de style anglo-normand)

Hôtel l'Hermitage


accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…

La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.

Activités à y faire

C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).

Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.



Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).

Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.

Si vous préférez la détente et le plaisir de la bonne chair… Des centres de thalassothérapies ou des restaurants avec étape gastronomique sont possibles.

Et s’il vous reste des sous… il y a également un casino à La Baule (le deuxième de la baie, si vous avez déjà écumé celui de Pornichet !).

Le Pouliguen termine la baie et vaut aussi le coup d’œil si vous avez le temps… Station familiale et côte sauvage vous y attendent.
Port du Pouliguen


Une petite carte pour vous repérer...




Lisez cet article en anglais : Short break on the French Love Coast : La Baule or Pornichet

Commentaires

1. Le mercredi 13 mai 2009 à 12:07, par véro

C'est vraiment un coin très sympathique avec plein de chose à voir et à faire !

2. Le jeudi 14 mai 2009 à 08:38, par La lorgnette

Je connais très bien la Baule et ses environs. Je trouve beaucoup de charme à cette station principalement aux rues qui ne donnent pas sur le front de mer où il y a trop d'immeubles à mon goût. Je flâne en admirant les magnifiques propriétés. J'aime bien aussi lorgner sur les boutiques de la rue principale même si les prix affichés me retiennent d'y entrer.

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Balade au Pouliguen et dans la presqu'île de Guérande

La Côte d'Amour a plusieurs facettes. Côté pile, c'est La Baule la mondaine et côté face, c'est le sportif au Pouliguen... Comme la grande famille de sportifs qui est originaire de cette petite ville. (Au gré des majuscules, retrouvez leurs noms).

Port de la Baule et du Pouliguen


Le Pouliguen est au bout de la baie de La Baule, une petite station familiale où il fait bon se balader… à pied sur le sentier des douaniers ou à vélo sur les pistes cyclables (location de bicyclettes classiques, de vélos fun -petite roue à l'avant et grande à l'arrière- ou de scooters toute l’année et même de quad et de karts) ou encore en petit train.

En partant de La Baule, en longeant l'esplanade, vous arrivez au port commun aux deux villes et une fois de l'autre côté, vous pouvez longer toute la presqu’île, par l'océan, jusqu’à Batz et revenir par l’intérieur. Vous découvrirez ainsi la côte sauvage qui Borde l’Océan et au retour, les villas de l’intérieur de la presqu’île.

Située sur une des pointes de la pResqu’île de Guérande, cette station familiale est aussi le point de départ d’excursion en mer ou dans les terres, vers les marais salants de Guérande. Le PoUliguen –petite baie blanche en breton– était un hameau de Batz-sur-Mer jusqu’en 1854.

Le PouligUen est séparé de La Baule par un étier (bras de mer qui alimente les marais salants en eau) qu’il suffit de longer par accéder à la pointe de Penchateau, début de la balade sur la côte sauvage (appelée ici Grande côte). Le bout de ce canal sert aussi de pOrt et de sortie vers l'océan.
Sur cette pointe, des fouilles ont révélé les vestiges des remparts d'un oppidum (ville fortifiée gallo-romaine),qui datent de 450 avant JC. Se trouve aussi la chapelle gothique Sainte Anne du XVè siècle. Et l'impressionnante baie de la Baule (8 kms de plage !).

Pointe de Penchateau au Pouliguen


Des documents de la fin du Moyen Age (XVè) attestent de La prospérité du port du Pouliguen, grâce au commerce du sel et à son exportation vers l’Espagne et le Nord de l’Europe. Ce sont les marais salants de la presqu'île de Guérande qui faisaient travailler toute la régiOn.

Marais salants du Pouliguen


Des pécheurs au loIn (avec leurs armateurs) comme du Coin vivent de la mer. La presqu’île, comme de nombreux ports de France fournit aussi des équipages pour la Marine Royale. Et des pirates.

Mais comme pour les autres villes de la baie, quand le commerce du sel décline au XIXè siècle (c'est la faute à ... Napoléon qui crée un nouvel impôt sur le sel), il faut chercher une solution… On pense au chemin de fer. Arrivé en 1879, le train redynamise la ville mais pas son activité salicole. Ce sont les bienfaits de la mer sur les hommes qui intéressent les touristes, les baigneurs se pressent et c’est le début de la station climatique du Pouliguen.

Le coté baulois de l’étier (plage Benoit) eSt construit en 1880 et une liaison en bateau relie le quarTier au Pouliguen. A la fin du XIXè existe
un pont de 4 arches en pierres avec arche tournante en fer. Existe encore à l’époque une belle minoterie *, des raffineries de sel et une fabrique de conserves de sardines
(*établissement qui transforme les grains en farine)
(Guide de Paul Joanne, France BRETAGNE 1884).

Le tourisme avec ces hEbergements et ses restaurants va devenir l’activité princiPale de la commune et continue encore de nos jours… Ce petit port de pêcHe, de plaisance et cette ville touristique peut multiplier par 10 sa population l’été !!!

Vous pouvez vous perdre dAns cette station balnéaire ou bien, méthodiquement, loNger l’Océan où se succèdent plages de sables et falaises rocheuses jusqu’à Batz-sur-Mer. Du port du Pouliguen à Batz, comptEz 8 kms.

Côte sauvage du Pouliguen


Un petit arrêt à la célèbre grotte des Korrigans qui dit la légende vous mène à Guérande quand son lutin de gardien est absent…

Le retour Par l’intérieur vous pErmettra d'Y découvrir de belles villas. Si vous passez par le centRe, vous verrez les anciennes maisons des pêcheurs ou les résidences des armateurs. Ou bien par les marais salaNts.

Le Pouliguen est aussi le rendez vous des pécheurs à pied, amateurs de crevettes et de coquillages quand la mer s’éloigne.

Côte d'amour de la presqu'ile de Guérande


Vous avez la réponse ? Dans la série people, sous-catégorie sportif, ce sont les frères Peyron , les trois (Bruno, LoicK et Stéphane) sont nés ici. Y a pas de secret, quand on naît les pieds dans la mer, ça laisse des traces...


Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Cimetières de guerre de la seconde guerre mondiale en Bretagne : War Cemetery de la Baule Escoublac

C’est en me baladant sur le front de mer de la Baule que j’ai vu le panneau en anglais war cemetery. On n’est pourtant pas ni en Normandie ni à Verdun, et rien dans le paysage ne rappelle la guerre. Mais que fait donc cette indication de cimetière de guerre dans ce littoral de loisirs et de détente ! J’ai suivi les panneaux et découvert un cimetière britannique de la seconde guerre mondiale…

cimetière britannique de la Baule Escoublac


Il est caché dans un lotissement tout près de l’aérodrome de La Baule. Mais il fait partie de la Baule Escoublac .

On est vraiment dans la Bretagne buissonnière car la Baule Escoublac, ce n’est plus la Bretagne, mais la Loire Atlantique. Certes, c’est un département de la Bretagne historique (autrement dit le duché de Bretagne).
C’est Pétain en 1941 qui a voulu redessiner les régions françaises pour créer des régions économiques faciles à ravitailler. Il a voulu rattacher ce département aux Pays de Loire. La Loire coule à Nantes mais Nantes a aussi été capitale de la Bretagne avec Rennes. Donc… pas facile. Bref la décision n’a vraiment pris effet qu’en 1955. Mais depuis ça jase…

Le cimetière est géré et entretenu par les Britanniques.

tombes de soldats alliés


Plus de 300 soldats y reposent. Un panneau vous rappelle les circonstances de la mort de tous ces hommes, qui sont tombés en 1940 et 1942. Une carte finit l’explication.
Les tombes, selon les armes ou les régions de ces combattants, sont différentes. En majorité, ce sont des soldats britanniques, il y a quelques marins « ordinaires », des Néo-zélandais, des Australiens, des Canadiens et des Polonais… Ils sont morts bien jeunes, en tout cas, pour la plupart.

Pour comprendre ce lieu de commémoration, il faut se souvenir qu’on est prêt de Saint Nazaire et de Nantes qui sont des villes portuaires stratégiques dans la lutte contre les Allemands.
Le 17 juin 1940, Le Lancastria, transatlantique britannique reconverti pour le transport des troupes fuyant l’avancée allemande est à Saint Nazaire pour ramener les hommes. Plusieurs milliers de soldats et de civils (britanniques, australiens,

tombes australiennes du war cemetery de la Baule Escoublac


canadiens, néo-zélandais,

tombe neo-zelandaise du cimetiere britannique de la Baule Escoublac



polonais et belges) embarquent, le paquebot est surchargé – même si ce chiffre semble incroyable, on parle de 6 à 9000 personnes à bord- et il sera coulé par la Luftwaffe provoquant de nombreux morts (4 à 7000). Winston Churchill, pour ne pas accentuer la déprime britannique, - le 17 juin 1940, c’est le jour de la reddition française – taira le naufrage.

En 1942, Saint Nazaire était une base de sous-marins allemands. Les Britanniques veulent détruire les équipements de ce port qui possède un bassin (le seul en Atlantique) où l’on peut réparer les cuirassés allemands. Les forces britanniques décident d’attaquer le port. Les commandos étaient formés de volontaires britanniques, mais aussi du Commonwealth (d’où les Néo-Zélandais, les Canadiens...) et de pays occupés par les nazis (Pologne). Le bassin a explosé et n’a pas été réparé pendant la guerre. L’opération Chariot a réussi.

détail d'une tombe de la Royal Air Force


Ce site rappelle les circonstances du naufrage et montre des photos de nombreuses tombes du cimetière.




Lisez cet article en anglais : Visit a war cemetery in la Baule Escoublac (France)

Randonnée sur la côte atlantique ou excursion à vélo autour de BATZ sur Mer

Après La Baule la mondaine et Le Pouliguen, le sportif, voilà Batz le culturel... Et son lot de questions. On joue à VRAI ou Faux.
- Batz est une île où habite des femmes en délire ? (1)
- Le commerce du sel a fait la richesse de la région ? (2)
- On visitait Batz au XIXè siècle pour se dépayser en allant voir du folklore breton ? (3)
- Notre Dame du Mûrier est à l'origine de la soie à Batz ? (4)
- On voit Belle Ile de Batz ? (5)
- La statue de Notre Dame du Précieux Sang a été volée et retrouvée en Finlande ? (6)
- Les 7 péchés capitaux sont représentés dans Saint Guénolé ? (7)
- Un moulin à vent meule du blé noir les jours de tempête ? (8)
Batz sur Mer est situé sur la côte atlantique, au milieu de la presqu’île de Guérande. Et c’est une bonne étape pour vous poser avant de faire demi tour si vous êtes parti de la pointe du Pouliguen ou de celle du Croizic.



Petit retour historique sur Batz

1 - Il y a encore quelques siècles le bourg de Batz, comme on l’a appelé jusqu’au XIXè siècle, était une île. Et qui avait une bien mauvaise réputation. Ecoutez ce qu'en disait Strabon, cet illustre géographe grec du 1er siècle avant JC :

… L’île de Batz était originairement habitée par des femmes… espèces de prêtresses en délire, qui… venaient s’y livrer loin du regard des hommes à toutes les pratiques d’une religion cruelle et insensée. Ces femmes sont vouées au culte de Bacchus(*)… une fois chaque année elles détruisent le toit de leur temple, qu’il leur faut rétablir le même jour. Si l’une d’entre elles, chargée de matériaux destinés à ce travail, a la maladresse de les laisser choir…, ses compagnes la saisissent, déchirent son corps et en promènent les lambeaux autour du temple en poussant d’horribles cris de fureur.
(Guide Bretagne de Paul Jouanne de 1884).
* Dieu du vin chez les Romains

Sympa l’île…

Mais les sables bougent et Batz est devenu terre. Et a, sûrement, abandonné ses curieux mœurs…

2 - Des documents écrits au Xè siècle rappellent qu’Alain Barbe Torte, un des premiers ducs de Bretagne, donne le territoire de Batz à des religieux, pour qu’ils exploitent la presqu’île et notamment le sel. Et depuis près d’un millénaire, l’homme exploite cette ressource naturelle. Pourtant, au XIXè siècle, la manne salicole (du sel) est menacée.

Mais en 1806, Napoléon crée un nouvel impôt sur le sel. En fait, la nouveauté est que la taxe est perçue à la source de production et que les brigades de douaniers sont chargées de surveiller nuit et jour les accès au marais. Cette décision plonge les paludiers* dans la misère. En 1817, sous la Restauration, la troque [droit d'échanger du sel contre des céréales qui existait depuis 1420] est rétablie sans apporter de vraie amélioration au sort des paludiers. Alors que le Blocus Continental a définitivement ruiné le commerce international du sel, la concurrence des sels du Midi et de l'Est se fait de plus en plus sentir. Elle gagne les circuits commerciaux traditionnellement approvisionnés par les sauniers* dont le trafic était le seul moyen de subsistance. Cause de fraude et de délinquance, la troque est supprimée en 1862. [...]
paludier et saunier * : ouvrier qui travaillent à la production de sel

Les travailleurs des marais salants attendent avec impatience, eux aussi, le chemin de fer (1879) en pensant pouvoir relancer l’économie salicole. Mais, c’est l’économie touristique qui va en naître et en bénéficier.
3 - Les baigneurs, qui viennent jusqu’à Batz sur Mer, ne profitent pas uniquement des bains de mer. Ils veulent voir du tourisme folklorique en rêvant (déjà) devant les paludiers costumés et leurs pardons (le pardon de Saint Guénolé a encore lieu début août)…

Le guide Joanne de 1884 confirme d’ailleurs cette vision ethnologique
Les habitants disent ne pas appartenir à la même race que les populations d’origine bretonne environnantes, ils se croient d’origine saxonne ou scandinave. Cependant …l’aspect physique, ni le costume, ni la langue des paludiers n’indiquent une séparation nette entre eux et leurs voisins du plateau de Guérande. Dans les deux régions on trouve en même nombre des hommes de haute taille aux yeux bleus et à la chevelure blonde, les anciens costumes ont à peu prés disparu sauf la coiffe des femmes… Ce qui distinguait surtout les gens de Batz, c’était l’isolement dans lequel ils vivaient et le patriotisme local qui en était la conséquence. Naguère il n’y avait pas d’exemple qu’un seul de jeunes hommes se mariât avec une fille des alentours. La pureté de la race était complète tous les habitants du bourg sont cousins et les familles qui portant le même, nom si nombreuses qu’il faut les distinguer par des sobriquets.
Plus d’un siècle a passé et vocabulaire et vision du monde ont bien évolué…

Mais très vite la station perd son caractère folklorique – on ne porte plus le costume – et vit de sa réputation balnéaire. Et même si l’économie de Batz sur Mer a changé, le nombre d’habitants reste relativement stable (2689 habitants en 1884 pour 2734 en 1996).

La balade, le long de la côte atlantique, croise certains épisodes de la vie de cette commune. Des croix, (si nombreuses ici que je ne sais pas laquelle choisir)

Croix commémorative de 1944 sur le sentier des douaniers du Pouliguen à Batz sur Mer


et des menhirs,

Menhir sur le chemin de randonnée de la presqu'ile de Guérande


jalonnent le sentier des douaniers.



Plus contemporain, le Grand Blockhaus est un musée

Musée le grand Blockhaus de Batz sur Mer


situé dans un des plus grands blockhaus du Mur de l’Atlantique : 300m2 sur 5 niveaux… de reconstitutions à l'aide de mannequins.

4 - Un peu plus loin, vous avez le choix de continuer vers Le Croisic et le menhir de Pierre Longue ou bien vous quittez le chemin et entrez dans le village de Batz sur Mer pour découvrir les vestiges de Notre Dame du Mûrier.

Portail gothique


Les avis divergent sur l’origine du mot « mûrier » .
Pour certains, il est lié à une légende d’un individu sauvé de la mer grâce à une lueur sur terre. Il promet de construire une chapelle.
Il existe en Bretagne de nombreux édifices dédiés à Notre Dame du Mûrier, se rapportant souvent à une légende similaire : un individu découvre une statue souvent dans un buisson de mûriers (de ronces) et promet d’y construire un lieu saint.

D’autres estiment que mûrier a une autre signification et y voit une déformation d’un mot latin qui signifie saumure et donc par extension marais salants.
Il faut croire que l’édifice est familier des ruines car au milieu du XVè siècle, la future Notre Dame est construite à l’emplacement des vestiges que les Batziens souhaitent reconstruire pour se protéger de la peste qui ravage la Bretagne.

Et comme les ressources manquent, le duc de Bretagne demande au pape d’accorder des indulgences (comprenez des sous, on achête ses bonnes actions) aux fidèles visitant la chapelle. Grâce à ses dons, cet édifice de style flamboyant est fini en 1496.

Gothique flamboyant


Mais en 1819, la toiture est arrachée et la chapelle connaît à nouveau les ruines.

Au milieu du siècle, conscient de sa valeur romantique (les Romantiques de l’époque adorent les ruines), Notre Dame du Mûrier est classée monument historique en 1862. Depuis, elle a été restaurée et offre une belle carcasse de granit du XVè de très belle dimension (27 mètres sur 15 mètres).

Juste à côté, l’église de Saint Guénolé, Saint Irlandais qui créa Landevennec (monastère qui serait à l'origine de la diffusion du catholicisme en Bretagne).

Vitrail de Saint Guénolé


5 - Cette église de granit, elle aussi de style gothique flamboyant, de la fin du XIVè se repère grâce à sa très haute tour carrée en pierres terminée par une lanterne.

Tour carrée de Batz sur Mer pour découvrir le panorama de la presqu'ile


A l’origine, la tour était en bois, mais a été détruite par deux fois (foudre et feu) au XVII è siècle. C’est grâce à un impôt spécial sur le vin et uniquement dans leur commune que les Batziens purent reconstruite un clocher en pierre haut de 70 mètres… auquel on accède par beau temps, pour admirer Belle Ile ou Noirmoutier. La tour se visite mais quand j’y suis passée, elle était fermée « pour travaux».

Ce n’est pas sous la tour, par le porche flamboyant en partie abîmé -l'érosion et la Révolution!-, que vous rentrerez dans l’église mais par une porte latérale donnant sur la place.
A l’intérieur les charpentes sont en bois et rondes (voûte en carène : partie de la coque située sous la ligne de flotaison) comme souvent dans les églises de bord de mer (Serait ce du aux charpentiers marine du village ???? qui imitent ainsi les coques de bateaux !!!).

Voute en carène ou coque de bateau renversé ?


Certaines sont peintes.

6 - Vous y découvrirez la statue du précieux sang (le sang coule du cœur de l’enfant dans un calice), il y en une à l'entrée et deux dans l'église. Cette statue en bois du XVè siècle se trouvait dans Notre Dame du Mûrier jusqu'à ce qu'elle ne tombe en ruine. Après, elle a été vénérée dans l'église de Saint Guénolé jusqu'à son vol en 1979. On l'a retrouvée aux Pays Bas quelques années plus tard...

Notre Dame du Précieux Sang


des vitraux, un orgue monumental…
7 - et un homme en proie aux 7 péchés capitaux...

les-sept-peches-capitaux


Et là il faut se décider … une balade dans les marais salants ou bien un retour dans l’intérieur en vous laissant guider par votre flair au gré des villas jusqu’au Pouliguen.

En chemin, vous pouvez visiter le Moulin de la falaise qui date du XVIè mais qui a été rénové en 1992.

Le moulin de la falaise


8 - Il produit de la farine de blé noir (pour nos galettes bretonnes) et se visite.
Le moulin est ouvert au public :
- quand les toiles sont déployées.
- en été tous les après-midi, du 15 juin au 15 septembre (fermeture hebdomadaire le dimanche).
- hors saison, le samedi après-midi et pendant les congés scolaires, sauf Noël.
Je suis loin d’avoir tout dit sur Batz car chaque recoin vous proposera quelque chose à découvrir. Je vous l'avais bien annoncé : Batz c'est l'étape culturelle...

Je peux terminer par ma série people, (people du siècle dernier certes un peu oublié ces people là), Balzac, grand écrivain du XIXè a séjourné à Batz et même écrit quelques lignes sur le village dans Beatrix (roman de Scènes de la vie privée qui se situe à Guérande).

Roscoff : porte vers l’Angleterre et l’Irlande

Il était une fois une voie express à Roscoff, qui menait à la 4 voies Paris-Brest. Mais par quel heureux hasard Rosko, comme disent les Bretons, posséde-t-il pareille route ?

1 – Cette 4 voies a-t-elle été construite parce que Roscoff est le port des ferrys vers l’Angleterre ou l’Irlande ?
2 – Ou parce que Johnny est à l’origine de cette amitié anglo-française !
3- Ou est-ce due à une certaine histoire d’amour entre une reine d’Ecosse et un roi français ?
4 – Ou plutôt à une histoire d’armateurs, de corsaires et de pirates !




1 – Cette 4 voies a-t- elle été construite parce que Roscoff est le port des ferrys vers l’Angleterre ou l’Irlande ?

Si vous êtes un habitué de Roscoff, vous l’avez prise cette voie rapide qui longe la baie de Morlaix. Par quel miracle, Roscoff (3 à 4 000 habitants) a –t-elle ce privilège ?
Certes, Roscoff, c’est le ferry vers Plymouth et Cork. Et pour les Anglais et les Irlandais, c’est le début des vacances… en France.

C’est un début de réponse mais pourquoi Roscoff plutôt qu’un autre port de la côte bretonne ?

Et bien pour des raisons économiques… qui s’explique par des raisons climatiques

Toute la région autour de Roscoff bénéficie de deux atouts majeurs :
- un climat très régulier avec une amplitude thermique faible (différence entre les températures les plus hautes et les plus basses) due au Gulf Stream (courant d’eau chaude qui passe devant Roscoff)
- l’excellence de ses terres (qui se vendent 12 000 à 16 000 fr l’hectare, en 1884 dans le guide Joanne).

Oui, et alors…
Alors cela crée les conditions uniques pour une agriculture exceptionnelle.
On récolte presque sans interruption même en hiver … Les produits agricoles de Roscoff sont expédiées à Paris, à Brest, dans les ports de Hollande et d’Angleterre et surtout sur les côtes anglaises de Cornouaille : en 1875, il a été expédié de 7 803 055 tonnes de pommes de terre, 2 millions de kg d’artichauts… la jetée du port est pleine de charrettes qui apportent les légumes pour les bateaux. (Guide Joanne de 1884)
Pas étonnant que cette partie du littoral soit appelée la Ceinture dorée. Les primeurs y poussent avec un bon temps d’avance sur le reste de la baie (3 semaines) et la douceur de la côte permet une succession de cultures rapides. Plus de 70 % des choux fleurs et artichauts français sont produits ici.

Si vous vous baladez sur les sentiers des douaniers du coin, vous verrez pousser la richesse agricole. Toutes les parcelles sont cultivées.

Et cette production, il faut bien l’écouler. Sans s’inquiéter des marées qui vident le vieux port et gênent le traffic commercial. Roscoff a besoin d’un port en eau profonde et de l’énergie d’un homme, Alexis Gourvennec qui crée avec les capitaux des agriculteurs (et l’aide de l’état qui veut désenclaver le Finistère) une ligne avec l’Angleterre pour écouler les légumes de la région (1972). Et les touristes … C'est comme ça que la Brittany Ferries a commencé les liaisons transmanche.


Ferry en partance de Roscoff



2 – Ou parce que Johnny est à l’origine de cette amitié anglo-française !

Cette liaison avec l’Outre Manche ne date pas d’hier, ni de Johnny.

Les oignons de Roscoff avaient déjà crée le passage. Oui, en 1828, un des premiers Johnnies part en Angleterre exporter ses oignons rosés. On appelait ainsi ses marchands car, à l’époque, ils emmenaient avec eux leurs jeunes enfants. Les Britanniques les surnommaient Johnnies (petit Jean car tous les Bretons s’appelaient Yann (Jean) à l’époque !!!). De la mi juillet, pour 5 à 9 mois, les vélos couverts de tresses d’oignons, ces hommes faisaient du porte à porte. Plus de 1200 Johnnies ont fait la traversée avant la 2e Guerre Mondiale.
Cette race d’oignon rosé a été rapportée du Portugal par un moine (mi XVIè) et s’est peu à peu imposé dans la région. En effet, pour les marins toujours en lutte contre le scorbut (maladie due à un manque de vitamines), l’oignon était pratique pour les navires ; il pouvait être emmené à bord et conservé retardant ainsi les effets de la maladie sur les équipages. Le commerce s’est arrêté après la guerre. Un petit musée à Roscoff retrace cet épisode roscovite.

3- Ou est-ce due à une certaine histoire d’amour entre une reine d’Ecosse et un roi français ?

Les liens avec l’Angleterre existaient bien avant cette histoire d’oignon… Marie Stuart, la reine d’Ecosse… La légende dit qu’elle aurait résidé ici.
La future femme de François II accosta à Roscoff en 1548 pour aller rejoindre la Cour de France, y poursuivre son éducation avant d’épouser 10 ans plus tard en 1558 le roi. Mais c’est une légende, car les maisons où elle aurait résidé n’existaient pas à l’époque!!! La chapelle Saint Ninien

Marie Stuart et la chapelle Saint Ninien


ou plutôt ce qu’il en reste (tout prêt de la tour de guet, vestige des anciens remparts de la ville) commémore l’épisode écossais.

4 – Ou plutôt à une histoire d’armateurs, de corsaires et de pirates !

Les relations avec l’ennemi héréditaire –je parle des Anglais- sont aujourd’hui, non seulement apaisées, mais fort nombreuses, il n’en a pas toujours été ainsi. Au Moyen Age et même après, Roscoff a été à maintes reprises attaqué et détruit par les Anglais. L'honneur est sauf car l’inverse est aussi vrai. Egalité alors…

Maison roscovite sur le port


C’est un « trou de flibustiers, vieux nid à corsaires » (Tristan Corbière poète breton du XIXè) et un port qui commerce avec les Flandres, l’Espagne ou le Portugal (lin, toiles, sel…) jusqu’à la Révolution où il devient un lieu de contrebande d’eau de vie, de thé et de genièvre avec les Anglais … Les Wines and Beer sont les dignes successeurs de cette époque !!!

Cette richesse des armateurs a laissé des traces : lucarnes et autres sculptures dans le granit décorent les maisons roscovites.

Dragon de l'île de Batz sculpté sur une des maisons roscovites


Une petite carte pour vous repérer...



Lisez cet article en anglais : Roscoff gateway to Britain and Ireland

Guides de voyage sur la Bretagne : de 1884 à nos jours

Les guides de voyages sur la Bretagne... J'en ai pléthore... Des vieux (plus d'un siècle) jusqu'à un acheté la semaine dernière dans une collection que je ne connaissais pas.

Et quand on regarde l'évolution du contenu sur plus d'un siècle...On remarque que d'abord certains sites sont toujours à la mode (genre Carnac) que d'autres ont bien changé (Saint Malo), ou qu'ils ont disparu. Ou encore qu'on en a découvert d'autres (Barnenez). Et qu'enfin les goûts ou les envies ont bien changé aussi. Les transports aussi.

Le guide Joanne propose des circuits en train puis en voiture à cheval ou à pied... Et les explications sur certains sites sont folklo...

Avant le guide du routard (si j'en parle, c'est parce que c'est un Breton qui est à l'origine de sa création), les guides étaient sérieux, pleins de notions patrimoniales et savantes. Avec ce nouveau guide, on passe à un côté plus ludique, plus économique aussi, on cherche les bons plans et coins insolites.

Les guides abordent aussi la géographie de manière différente. Avant la région Bretagne tenait dans un guide. Aujourd'hui on spécialise : la région ou le nord et le sud de la région ou encore le département voire même les villes.

Bref et en résumé, si vous voulez un guide intello, choisissez le vieux... car les textes et les explications diminuent à chaque édition même dans les guides bleus ou les guides michelin.
Pour les bons plans, un petit futé, un guide du routard ou un lonely planet sont très bien.
Pour les guides "esthétiques", c'est le gallimard qu'il faut prendre. Les autres collections sont un mélange de tout ... avec des photos en plus pour certaines éditions.

A tous ces guides s'ajoutent des publications de magazines spécialisés, qui dans la randonnée, qui dans la voile, le patrimoine breton... Bref, les médias ne sont pas en reste et apportent des informations spécifiques bien pratiques. Et parfois même loin du tourisme... Certains journaux n'hésitent pas à faire des numéros sur l'état de l'immobilier en Bretagne, les prix sur la côte bretonne ...

Bon, et enfin, c'est vrai qu'aujourd'hui avec Internet, on trouve tout ce qu'on veut... Mais un petit guide dans la poche, c'est pas mal non plus.

Salon de la randonnée en Bretagne

Il en existe déjà un à Paris (peut être même ailleurs) qui a lieu au printemps Porte de Versailles. Mais ça fait un peu loin... même à vélo !

Alors il y a son cousin breton : ce salon de la randonnée et de la nature, premier du genre en Bretagne.
C'est à Saint Herblon, une commune à une petite dizaine de kilomètres au sud de Rennes, que la manifestation aura lieu sur 3 jours (12 au 14 mars).
Les organisateurs ont déjà une longue expérience de l'événementiel puisqu'ils sont à l'origine du festival du film Voyage Aventure (qui a lieu depuis 1998 à Chartres). Ils avaient envie de se frotter à une autre expérience...c'est fait !

La couleur fétiche de la manifestation est le vert : randonneurs et amateurs de deux roues, d'équidés ou de kayak sont les bienvenus, ils seront accueillis par des pro du tourisme vert...
Comme la Bretagne ne manque pas de chemins et de voies de promenades : on vous expliquera tout sur le chemin des douaniers ou le Tro Breizh... mais si ce sont les rando à vélos ou les balades à cheval qui vous tentent, des pro seront aussi là pour vous renseigner. Si vous avez envie de nouveautés et d'en savoir plus sur des activités moins connues comme la randonnée en kayak, la marche nordique, le ski-roues (le ski quoi ?), les balades accompagnées par des ânes ou le vélo couché… Vous êtes sur le bon chemin...

Bref, le rassemblement de Saint Herblon intéressera tous les amateurs de sports ou de loisirs... pratiqués en plein air : en matériel, en conseils, en services....
Des conférences auront lieu pendant ce long week-end autour de thèmes variés : les bienfaits de la marche sur la santé, Compostelle, les chemins côtiers, les randonnées à cheval ou avec des ânes... Le programme détaillé du festival ainsi que les horaires sont sur leur site.

Le salon a d'autres objectifs : il aborde aussi le thème du handicap en expliquant que, grâce à des matériels adaptés à chaque handicap, ... physique ou mental, ces activités sont possibles et toute personne peut profiter des bienfaits de la nature. Des randonneurs valides donnent du temps au sein d’associations ou de clubs, pour ... découvrir le plaisir de randonner. 
Le salon veut vous faire bouger et sensibiliser ses visiteurs à la protection et au respect de la nature, au tourisme vert... En sortant, vous pouvez tout de suite vous y mettre en allant visiter les manoirs du XVIè et XVIIè siècle ou le château néogothique du XIXè... de Saint Herblon.

L'art africain en Bretagne : c'est à Dinard, dans le petit « Quai Branly » du Palais des Arts autour de l'exposition : "Gloire de la femme dans l'art africain"

Que faire l'été en Bretagne quand il pleut... Découvrir de l’art africain. Tout est prévu cet été à Dinard. Le Palais des Arts (sur le front de mer et tout près du casino) nous propose d’admirer 200 objets d’art africain de collections particulières autour du thème de la femme.



L’exposition Gloire de la femme dans l'art africain est ouverte du 28 juin au dimanche 14 septembre 2008, tous les jours de 14 à 19h et en plus, elle est gratuite.



Les œuvres présentées proviennent de différents pays d’Afrique et datent du XIXè et de la première moitié du XXè siècle. On y trouve des statues, ses serrures, des tabourets mais aussi des parures en perles, des caches sexes rituels, des masques, des poupées rituelles, des textiles... Un fond sonore vous accompagne pendant toute la visite. Les différentes salles présentent les œuvres autour de problématiques diverses : la maternité, le couple, la spiritualité des femmes…



L’expo est très esthétique, les pièces bien mises en valeur. Chaque salle, à l’aide d’un cartel, explique quelques notions de la culture africaine. J’ai appris par exemple que les scarifications autour du nombril des femmes symbolisent le lien au monde (étoile autour du nombril) ou que les jumeaux ont un statut très particulier en Afrique… symbole de fécondité, ils sont vénérés et craints en même temps. Ce sont des envoyés de Dieu, mais la mère doit se purifier après leurs naissances. En Afrique, les Yoruba (Nigeria) ont le taux le plus élevé au monde de jumeaux par tête d'habitants 45,1 pour 1000 naissances contre 10,9 pour l'Europe occidentale, anomalie qu'on n'a pu expliquer, explique le catalogue.

C’est très beau, même s’il faut davantage de clés pour mieux comprendre. Mais l’art, ça se regarde ou ça se comprend ??? Je vous laisse méditer là dessus…
On a aussi pensé à l’art et aux enfants, mais je n’ai pas testé, car j'y suis allée un lundi et c'est le mardi et le jeudi que ça se passe. Et oui, pour les parents qui souhaitent que leurs enfants ne bronzent pas idiots, une animatrice est à leur disposition le mardi et le jeudi après midi. Pour les 4-8 ans, vous la rencontrerez à 16h30 et pour les 8-12 ans à 14h30. Bon séjour en Afrique!!!!

Lisez cet article en anglais : exhibition of african art in Dinard

Fruits et légumes d'été

C'est l'été... La saison des fruits sucrés et juteux... et la fin de mes calendriers...

Si vous voulez en imprimer, je vous conseille, soit celui d'un site gouvernemental, qui résume la situation en un tableau.... soit celui d'une imprimerie (un calendrier de poche) qui fait défiler les mois avec les fruits et légumes correspondants...
Évidemment c'est gratuit...

Au risque de me répéter, quelques légumes, comme ils se conservent très bien, peuvent se consommer toute l'année : Betteraves, Carottes, Céleris, Pommes de terre et Oignons.

Comme les jours sont agréables, allez à la cueillette (dans certaines fermes, on propose de ramasser soi même ce que l'on souhaite consommer) ou en vous baladant, récoltez mûres, prunelles et autres noix et châtaignes....
N'oubliez pas que les fruits exotiques ne poussent pas toute l'année....

Je vous indique, en lien, des légumes et des fruits qui sont produits dans la région ou des recettes...

JUILLET
Pour les légumes :
Ail, Asperges, Artichauts, Aubergines, Batavia, Brocolis, Concombres, Cotes de Blettes, Courgettes, Epinards, Fenouil, Haricots Verts, Laitues, Mais, Petits pois, Poivrons, Radis, Roquettes, Salades, Tomates

Pour les fruits
Frais Abricots, Brugnons, Cassis, Cerises, Fraises, Framboises, Groseilles, Melons, Mûres, Myrtilles, Nectarines, Pastèques, Pêches, Prunes, Rhubarbes
Exotiques Bananes
AOUT
Pour les légumes :
Artichauts, Aubergines, Cotes de bettes, Brocolis, Concombre, Courges, Courgettes, Epinards, Fenouils, Haricots verts, Laitues, Maïs, Navets, Pois, Poivrons, Roquettes, Tomates

Pour les fruits
Frais Abricots, Cassis, Figues, Framboises, Fraises, Groseilles, Melons, Mirabelles, Mûres, Myrtilles, Nectarines, Pêches, Poires, Prunes, Prunelles, Raisins, Reine-claudes
SEPTEMBRE
Pour les légumes
Artichauts, Aubergines, Bolets, Choux, Concombres, Cotes de blette, Courgettes, Epinards, Fenouils, Laitues, Haricots verts, Maïs, Poivrons, Potirons, Radis, Romaines, Salades, Scaroles, Tomates, Truffes

Pour les fruits
Frais Coings, Figues, Framboises, Fraises, Fraises des bois, Groseilles, Quetsches, Melons, Mirabelles, Myrtilles, Mûres, Nectarines, Pêches, Pêches de vigne, Poires, Pommes, Prunes, Prunelles, Raisins, Reine-claudes
Secs Châtaignes, noisettes, noix
Exotiques Ananas, Bananes

Randonnée sur une des îles du Ponant : l’Ile de Batz

5 bonnes raisons pour aller à l'île de Batz !

Se dépayser
Pouvoir la parcourir en une journée
S'y rendre presque toute l'année (fin mars à la Toussaint)
Pour admirer des fleurs
Et enfin avec un peu de chance, saluer un phoque !
Ouest de l'ile de Batz


L’île de Batz est à 15 minutes du continent, bien protégée par des courants et des récifs qui sont des épreuves pour les bons marins ! Vous verrez à marée basse...

Il y a des bateaux hors saison plusieurs fois par jour et en saison toutes les 30 minutes. Donc on peut y arriver à toute heure, sans se presser...

Horaires hors saison


Le tour de Batz doit faire une quinzaine de kilomètres – l’île mesure un peu plus de 3 kms de long sur 1,5 de large à marée haute. Parce qu'à marée basse... la rando est plus longue...

Batz à marée basse


Le paysage est très différent entre le côté continent, le côté océan, l’est ou l’ouest de l'île. Vous avez le choix entre des rochers, des dunes, des galets ou des plages paradisiaques de sable extrêmement fin presque blanc…
C'est pas tout, selon la hauteur de la mer, le paysage varie encore …
Et malgré tout, l'’île n'est pas que tourisme… Avec ses presque 600 habitants, elle vit aussi de l’agriculture… A donc une vraie vie...

Pour aller au jardin, passez par ce petit chemin


Des fleurs poussent partout : fleurs des champs (oeillets sauvages, ajoncs, coquelicots, camomilles...)

Camomilles et chardons


ou fleurs de dunes (panicauts, ponpons...)… ou fleurs de jardins (hortensias, géraniums...) ou même des fleurs exotiques puisque à la fin du siècle dernier Georges Delaselle y a installé un jardin « colonial ». Son fondateur y a fait pousser des plantes tropicales (le climat est très doux à Batz)… Après la décolonisation, le jardin a pris le nom de son fondateur.


Le parc a été abandonné pendant plusieurs années mais depuis 1986, il a été remis en état, accueille plantes et arbres tropicaux à la pointe ouest. Et que du coup il y a des thuyas, des eucalyptus, des dracénas (palmiers de Nouvelle Zélande), des agaves (cactus du Mexique servant à faire le Mezcal) et des échiums,

Echiums


des agapanthes dans tous les recoins de l'île.

Si vous poussez vers la face océanique, vous découvrirez des plages de sable blanc… des oiseaux qu’on dérange et même parfois – avec un peu de chance – des phoques

Phoque à Batz côté océan


Plus loin encore, on arrive à l’extrême ouest et là c’est un chaos de pierres qui nous attend : Toul ar Sarpant, le trou au serpent ou au dragon plutôt.

Le trou du serpent


Et ce côté là abrite aussi un marais avec sa faune et sa flore.

La dernière facette de l’île, c’est le côté abrité, qui fait face à Roscoff. Là, c’est le réconfort après la balade : resto, bars, le port, la ville quoi…

Le port et le phare de l'île


On peut visiter l'île presque toute l'année... Y a le Gulf Stream qui adoucit les températures l'hiver...
A vos vélos, vtt, trottinettes et autres ...



Lisez cet article en anglais : Hiking on a french island : Batz (Brittany, France)

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