Exposition à l'Espace Culturel de Landivisiau (Bretagne)


Landivisiau, ville du cheval... oui mais pas uniquement. La mairie et l'espace culturel Lucien Prigent apprécient les artistes de la région.

L'espace culturel est un lieu magique... Le parc de Kréac'h Kellen et une grande batisse accueillent des expo de sculpture permanentes et temporaires toute l'année.

Cet été, ce sont les CERAMISTES qui sont à l'honneur. Une femme Gaëlle Haubtmann et un homme Jean-Michel Kerdilès se partagent l'espace.



Jean-Michel Kerdilès expose ses bols en grès ou en porcelaine. Il investit aussi l'espace avec des plaques en porcelaine noires et blanches inspirées par les Monts d'Arrée (pour les novices, cest la chaîne de montagne en Bretagne) ainsi que des morceaux de grès armoricains des mêmes monts.

Gaëlle Haubtmann travaille la céramique en s'inspirant de la nature et des éléments. Même si elle laisse aussi le four (5 jours et 5 nuits) laisser son empreinte sur l'oeuvre. Certaines pièces sont réalistes (gouttes d'eau), d'autres laissent les éléments parler : tempête, mer et vent...

L'expo permet de découvrir l'art sculptural contemporain mais aussi propose de voir l'artiste travailler... et même de ramener une oeuvre chez soi... L'expo pense aux jeunes : visite guidée ou pour les solitaires livret découverte...

Horaires : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche 14-18H, jusqu'au 27 septembre.
Tel 02.98.68.00.30 ou 02.98.68.30.27.


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Commentaires

1. Le jeudi 2 juillet 2009 à 15:10, par cécile

Oui je vous la conseille ! étant la responsable, je me permets de rajouter que pour voir les artistes au travail et participer à la création et à la cuisson d'un bol, c'est le dimanche 26 juillet dans l'après midi.
Pour les visites guidées : le 12 juillet et le 27 septembre, à 15h.
Pour les enfants : un livret jeu sera à disposition.
Les journées européennes : les 19 et 20 septembre.
Voilà, je vous y attends !

2. Le jeudi 2 juillet 2009 à 21:32, par La lorgnette

J'admire les artistes, peintres et sculpteurs en particulier. J'aurais tant aimé possédé une once de leur talent !

3. Le mardi 25 mai 2010 à 10:43, par Jeanne

Et cette année, c'est quoi le programme des festivités ?

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Exposition à l’espace culturel de Landivisiau (Finistère, Bretagne) : Monts d’Arrée regards croisés.

C’est Cécile qui me propose cette visite à l’espace culturel de Landivisiau en mars (du 6 mars au 12 avril 2009) : quatre regards croisés d’artistes sur le paysage des Monts d’Arrée.

Rodolphe Le Corre, Gilles Blazy, Daniel Kay et Alain le Beuze, quatre artistes bretons (les uns se servant des mots et l’autre de la matière) vous présentent leurs oeuvres.

Commençons par Rodolphe Le Corre. Ce plasticien breton, né à Lorient, nous donne à voir ses huiles sur toiles.
Mon travail part très souvent d'une observation du quotidien. [...] La peinture à l’huile me convient particulièrement car la lenteur de son séchage me permet de retravailler la matière… Les paysages de Bretagne et de Suisse sont pour moi autant de prétextes à la peinture.




Gilles Plazy a plusieurs cordes à son arc : il écrit (du roman, aux poèmes, aux biographies ou livres d’art, j'en oublie, déjà une quarantaine d'ouvrages...), il peint (entre abstraction libre et abstraction géométrique, je le cite) et photographie (de l’argentique au numérique en passant par les collages… dit-il ). Tout cela entre Paris et le Finistère. Il explique sa poésie :
Après avoir longtemps tâtonné et m'être copieusement nourri du surréalisme, je me sens depuis quelques années engagé dans une aventure poétique qui est celle d’une rêverie se tenant solidement au réel, adossé à la pierre et prenant le vent du large.
L’expo propose des extraits de son recueil L'amande intérieure, paru en 2008.

Daniel Kay, lui, est de Morlaix. Il enseigne à Tréguier, écrit et anime des émissions de radio… Voici un extrait de ce qu'il écrit sur Georges Perros, l’écrivain de Douarnenez :

Il écrivait dans les trous, les flaques,
il aimait coudre et découdre.
L’ardoise qu’il laissa en partant
fut magique ; en attendant sa craie
continue à distraire l’éternelle gosserie qui s’ébroue
insoucieuse dans la blanche écume


Alain le Beuze est originaire de Quimperlé. Enseignant à Brest, il écrit aussi dans des revues artistiques. Il aime associé ses mots à d'autres artistes plasticiens.

L’entrée est libre de 14h à 17h30 les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.

Le jour du vernissage (vendredi 6 mars à 18h), venez rencontrer les artistes !!!

Pour les manifestations autour de l’exposition (conférences sur la poésie, visites guidées ou pour les jeunes publics), allez voir le site de l’espace culturel de Landivisiau.

Dites bonjour de ma part à Cécile. Et revenez faire un commentaire sur l'expo !!!

Les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne aux Champs Libres à Rennes

Je sais que c’est un peu tard – les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne – ont lieu le 12 et le 13 décembre mais je ne peux pas ne pas parler de ces rencontres concernant la culture locale dans un blog sur la Bretagne, ses habitudes, ses clichés…

Qu’est ce que le PCI (patrimoine culturel immatériel) ?

L’ Unesco en 2003 par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a validé l’idée que le patrimoine, ce n’est pas uniquement du « matériel ». Mais soyons didactique et rappelons d'abord ce qu’est le patrimoine matériel.
L’UNESCO est à l’origine de la convention de 1972 pour la sauvegarde du patrimoine matériel (cela rassemble le patrimoine culturel cad les monuments, notamment les … sculpture[s] ou … peintures monumentales, éléments ou structures de caractères archéologiques, inscriptions, grottes […] qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ; les ensembles : de constructions, …, les sites… qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
Et le patrimoine naturelformations physiques et biologiques… qui ont une valeur universelle exceptionnelles du point de vue esthétique ou scientifique, … les formations géologiques et physiographiques … constituant l’habitat d’espèces animales et végétales menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle… Les sites naturels ou les zones naturelles. En bref, le patrimoine matériel, c'est tout ce qui est solide (construction de l'homme ou de la nature)... mais qui menace un jour de s'écrouler et qu'il faut sauvegarder pour nos descendants !!!

En 2003, l’UNESCO a rapproché le patrimoine de l’immatériel. Je m’explique à nouveau en citant la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, y compris la langue […], … les arts du spectacle, … les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir faire.
L’objectif de ces rencontres, je crois, est de faire connaître cette convention, de penser à son application concrète en Bretagne -la convention a été ratifiée en 2006 en France-. Et de s'interroger sur ce qu'on doit sauvegarder ?
Est ce du collectage de musique, de contes, de souvenirs liés à des événements marquants de la région ou des savoir faire pour le cidre, la fabrication des fagots, la galette saucisse...

Pour plus d’infos, je vous renvoie au programme ou à ses possibles applications.

Jeu (de piste) pour les vacances avec Odorico (à Rennes)

Pendant mes vacances, allez sur la piste d'Odorico.

Un petit jeu gratuit, d'observation -il faut lever un peu la tête et les yeux- et de découverte.

J'ai fait simple : je n'ai choisi que 4 mosaïques parmi les œuvres d'Odorico. Il y en a plus d'une bonne centaine disséminée dans toute la Bretagne.

Je ne vous demande pas non plus d'indiquer qui, des ainés ou des enfants, a fait l'œuvre.

Car pour ceux qui n'auraient pas encore vu l'exposition, je vous rappelle que la famille Odorico a oeuvrée dans l'Ouest pendant deux générations. Et ce en variant les styles et en s'inspirant des modes d'alors...

Essayez juste de trouver elles se trouvent.
Parmi elles, il y a un intrus....
Deux sont très connues
La dernière un peu moins.
Tout est dans le centre, pas l'hyper centre, le centre un peu élargi.

Bonne chasse, bon courage.

ODORICO 1
Odorico 1

Odorico 2
ODORICO 2



Odorico 3 ODORICO 4 Odorico 4
ODORICO 3


L'expo Au temps des mammouths est à Rennes : à l'espace des Sciences aux Champs Libres

Les mammouths laineux arrivent et reviennent à Rennes. Ils arrivent ou ils reviennent, ces mammouths ???

Ils arrivent... de Paris. L'exposition a été conçue et présentée au Muséum National d'Histoire Naturelle il y a quelques années et elle est aujourd'hui adaptée à l'Espace des Sciences de Rennes.

Et ils reviennent car il y en avait beaucoup sur notre Bretagne glacée il y a quelques dizaines de milliers d'années...

Au temps des mammouths à l'espace des sciences des Champs Libres à Rennes


L'expo Au temps des mammouths est sympa... Je (on) viens (t) d'y passer une heure et demie avec mon jeune neveu (6 ans).

La visite commence par toutes les élucubrations possibles qui préexistaient à la découverte du mammouth. Je m'explique : ces os immenses que les hommes trouvaient étaient attribuées à des figures imaginaires... avant qu'on ne découvre un squelette entier et que l'on puisse imaginer cet animal disparu.

Ensuite on nous donne des dates, on nous montre le climat (j'ai enfin compris la géographie de la Bretagne pendant les périodes glaciaires), et on découvre le MAMMOUTH. On peut toucher ... des choses.... ou plutôt des morceaux de la bête (je vous laisse le suspens de la découverte...)

On plonge dans sa vie quotidienne avec les hommes qui vivaient à l'époque... Bref on devient des spécialistes du mammouth laineux.

L'expo présente aussi de l'histoire locale avec un petit film sur le Mont Dol (vous savez cette colline entre Cancale et le Mont Saint Michel) où des restes de mammouths ont été trouvés au siècle dernier.

Et on finit agréablement avec un long document sur les mammifères laineux (à la fin du parcours), qui reprend tout ce qu'on sait depuis qu'on a visité l'exposition. On révise quoi !!!

J'ai bien aimé mais j'étais seule ou presque dans l'expo. Car, comme souvent aux Champs Libres, les lieux sont petits et les bandes sonores s'entrechoquent. J'avais besoin de me concentrer pour entendre la bande son du documentaire sur le Mont Dol, (que j'ai trouvé, par ailleurs, intéressant) surtout que mon neveu écoutait le bulletin météo juste à côté.

Et les enfants alors ?

A partir de 6 ans, indique la brochure. Mon cobaye a trouvé très sympa d'essayer la trompe ou de voir un bébé mammouth, un vrai !!! (Dina, qu'il s'appelle ce petit pachyderme et il vient d'un musée belge). De toucher et de comparer les peaux d'un éléphant avec celle de notre pachyderme disparu.

Et même si mon protégé est un être attentif et passionné par le mammouth, il faut quand même pour certaines parties accompagner la visite : il y a pas mal de textes à lire. Mais pas que. Le film de la fin de l'expo résume bien tout le parcours de l'exposition et surtout, on s'y croirait !!!

Bref l'adulte ne s'est pas ennuyé et l'enfant non plus. Pas devant les mêmes choses, mais peu importe. Et puis sur certains stands de l'expo, on était ensemble.

A la sortie, un "vrai mammouth laineux" vous regarde...

4 € pour les adultes et 3 pour les 8 ans et plus.

Du mardi au dimanche (12h - 19h en semaine et 14-19 le week end), nocturne jusqu'à 21h le mardi.
Jusqu'au 7 mars 2010.

Lisez cet article en anglais : Mammoths are back in Brittany (France) for an exhibition at Les Champs Libres Rennes

Le Roi Arthur est aux Champs Libres à Rennes

J’ai une copine, Suzanne -pour ne pas la nommer- qui habite en Brocéliande ( le pays de Merlin, le précepteur du Roi Arthur). Elle m’a proposé d’aller voir aux Champs Libres l’expo le Roi Arthur, une légende en devenir.



J’ai évidemment dit oui. Et ce pour deux raisons : Arthur, elle connaît bien en étant à deux pas des lieux mythiques de la légende (et moi, dois-je l’avouer… je suis pas tout à fait au point sur la geste arthurienne). La seconde, c’est qu’elle vient d’obtenir un master de médiation du Patrimoine. Alors visiter une expo avec une spécialiste à l’œil professionnel et critique, ça ne se refuse pas.

Rendez vous dans le hall des Champs Libres où un guide commence la visite devant deux énormes statues qui introduisent le thème (Morgane et le géant vert)…




et ce sont les seules photos de l’expo que vous verrez, car les pièces exposées étant très rares (tableaux, miniatures, manuscrits enluminés –La bibliothèque de Rennes Métropole possède l’un des plus anciens romans de la Table Ronde du XIIIè siècle-, pièces des musées londoniens, jeux d'échecs en ivoire miniature …) on ne peut les photographier.

C ‘est à l’étage que commence l’exposition. Très vite, on se rend compte que sans guide, on est perdues… Le côté esthétique de l’expo ne fait pas de doute mais le côté didactique est resté dans les limbes… La guide, heureusement, connaît bien son sujet mais elle doit jongler entre des explications d’œuvres ou jouer au conteur de légendes… Elle explique pourtant que l’expo a eu un franc succès, certains visiteurs venant même de Paris ou d’Outre Manche pour la voir… Elle continue en précisant que les visiteurs ont rapidement demandé à avoir des médiateurs pour visiter l’exposition. Et je les comprends !!!
Ce sont les spécialistes des légendes arthuriennes de l’Université de Rennes II qui sont à l’origine de l’expo. Ca se sent. Je sais que Arthur, c’est un monde de légendes, de brume et de brouillard, et bien c’est réussi. !!!



Alors, un conseil, visitez accompagné par un bon passeur… au risque d’être déçu par un thème si attrayant.
Pendant les vacances scolaires, des animations pour les 5-7 ans et les 8-12 ans sont proposées autour des petits chevaliers de la Table Ronde. Plein tarif : 5 € et 3 € pour le tarif réduit. Fermé le lundi et les matins.Jusqu'au 4 janvier.

L’Art, chemin faisant, parcours d’art contemporain à Pont-Scorff (Bretagne)

Quand on évoque Pont-Scorff, on pense tout de suite au zoo. Et pourtant… Pont-Scorff est aussi une ville d’art et culture… et elle le prouve tous les étés en mettant en place un parcours d’art contemporain.

L'art chemin faisant à Pont-Scorff


Cette petite bourgade du Morbihan propose une exposition originale d’art plastique puisque les œuvres sont disséminées dans différents sites remarquables de la commune et de sa campagne… atelier d’Estienne, combles de la maison des Princes, chaumière et ferme de Saint Urchaut, chapelles….

On se balade en découvrant le travail des artistes. Certains lieux sont très excentrés, voilà le prétexte d’une belle randonnée insolite (le circuit pédestre est fléché en vert)… et culturelle !

Balade sur le parcours d'art contemporain


On comprend mieux le titre de l’expo L’Art, chemin faisant….

Cette année, le thème Ressources Humaines se décline dans différentes œuvres d’art plastique. La brochure présente ainsi son exposition :
Que faire en temps de crise et de désillusion ? Fêter l’humain. Créer de nouvelles valeurs matérielles et immatérielles, se questionner sur le sens du laborieux et œuvrer ensemble à ce que l’individu garde une place d’honneur. La 11è édition du parcours d’art contemporain « Ressources Humaines » intégré dans un village de caractère et sa campagne environnante, invite 13 plasticiens * à approfondir le champ de l’humain tout comme celui des rapports entre art, travail et pouvoir. S’il aborde la quête d’un nouvel humanisme ou la question des ressources qui s’épuisent, … ce parcours interroge également la place et la mission de l’artiste « travailleur-rêveur » dans notre société.
*Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Clifford Charles, Sophie Hutin, Serge Le Squer, Pedro Pereira, Julien Prévieux, Vinca Schiffmann, Véronique Ricci, Isabelle Vaillant, Sonia Winter, Oscar Yana et Gaële Flao

Certaines œuvres sont drôles : les lettres de non motivation par exemple, d’autres beaucoup moins…

Avec 17000 visiteurs l’année dernière, l’Art chemin faisant est une belle réussite. Vous êtes en vacances en Bretagne Sud… Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Surtout que la ville héberge aussi des galeries d’art… et un zoo...



L'art africain en Bretagne : c'est à Dinard, dans le petit « Quai Branly » du Palais des Arts autour de l'exposition : "Gloire de la femme dans l'art africain"

Que faire l'été en Bretagne quand il pleut... Découvrir de l’art africain. Tout est prévu cet été à Dinard. Le Palais des Arts (sur le front de mer et tout près du casino) nous propose d’admirer 200 objets d’art africain de collections particulières autour du thème de la femme.



L’exposition Gloire de la femme dans l'art africain est ouverte du 28 juin au dimanche 14 septembre 2008, tous les jours de 14 à 19h et en plus, elle est gratuite.



Les œuvres présentées proviennent de différents pays d’Afrique et datent du XIXè et de la première moitié du XXè siècle. On y trouve des statues, ses serrures, des tabourets mais aussi des parures en perles, des caches sexes rituels, des masques, des poupées rituelles, des textiles... Un fond sonore vous accompagne pendant toute la visite. Les différentes salles présentent les œuvres autour de problématiques diverses : la maternité, le couple, la spiritualité des femmes…



L’expo est très esthétique, les pièces bien mises en valeur. Chaque salle, à l’aide d’un cartel, explique quelques notions de la culture africaine. J’ai appris par exemple que les scarifications autour du nombril des femmes symbolisent le lien au monde (étoile autour du nombril) ou que les jumeaux ont un statut très particulier en Afrique… symbole de fécondité, ils sont vénérés et craints en même temps. Ce sont des envoyés de Dieu, mais la mère doit se purifier après leurs naissances. En Afrique, les Yoruba (Nigeria) ont le taux le plus élevé au monde de jumeaux par tête d'habitants 45,1 pour 1000 naissances contre 10,9 pour l'Europe occidentale, anomalie qu'on n'a pu expliquer, explique le catalogue.

C’est très beau, même s’il faut davantage de clés pour mieux comprendre. Mais l’art, ça se regarde ou ça se comprend ??? Je vous laisse méditer là dessus…
On a aussi pensé à l’art et aux enfants, mais je n’ai pas testé, car j'y suis allée un lundi et c'est le mardi et le jeudi que ça se passe. Et oui, pour les parents qui souhaitent que leurs enfants ne bronzent pas idiots, une animatrice est à leur disposition le mardi et le jeudi après midi. Pour les 4-8 ans, vous la rencontrerez à 16h30 et pour les 8-12 ans à 14h30. Bon séjour en Afrique!!!!

Lisez cet article en anglais : exhibition of african art in Dinard

Hope et l'art contemporain à Dinard

C'est en me baladant surfant sur le blog Dinard un je ne sais quoi qui nous charme que j'ai découvert en "prime time" (merci à Kougibo) l'exposition alors inédite que Dinard nous propose cette année : un grand plongeon dans l'art contemporain.

Affiche de l'exposition Hope


Depuis le 12 juin et comme tous les ans, la ville de Dinard expose au Palais des Arts et du Festival (tout près du casino). Après Picasso il y a quelques années, et le succès de l'année dernière Qui a peur des artistes (l'exposition a dépassé les 73000 visiteurs en deux mois et demi, merci à notre self made man local et sa Francois Pinault Foundation !), le programme de cette année est plein d'espoir (d'atteindre le même nombre de visiteurs!) avec HOPE.

Ashok Adicéam, le commissaire de l’exposition, veut nous remonter le moral en ces temps de catastrophisme ... Il est même un peu devin, cet homme ... Il savait qu'un cauchemar bleu "très foncé" allait s'abattre sur la France lors de la Coupe du Monde, que la crise allait dépasser les prévisions de réchauffement climatique ou que les scandales allaient se multiplier et éclabousser les retraités ! Non, il ne pouvait pas savoir... Mais il avait déjà pourtant choisi de nous raconter HOPE, l'espoir ...autour de 4 moments phares : La Genèse – l’Exode – l’Apocalypse – la Grâce... grâce à une cinquantaine d'oeuvres, oeuvres qui vont de la photo à la vidéo, des sculptures aux peintures ou à d'autres créations spectaculaires... et toutes nouvelles puisque les plus vieilles datent de 1960...

 photo de l'oeuvre de Udo Rondinone


Vous pourrez voir un portrait géant d'Obama (Yan Pei-Ming), des photos de Wim Wenders ou découvrir "en vrai" une sculpture évaluée à plus de 75 millions d'euros...... (j'ai nommé l'homme qui marche de Giacometti)... ou de vous réjouir avec d'autres artistes internationaux majeurs (classés par ordre alphabétique !!! pas de jaloux !) : Alighiero e Boetti, Allora & Calzadilla, Bill Viola, Charly Nijensohn, Claude Levêque, Damien Hirst, Do Ho Suh, Ed Ruscha, Fahrad Moshiri, Farideh Lashai, François Morellet, Gabriel Orozco, Jean-Michel Othoniel, Jin Meyerson Lucio Fontana, Mark Wallinger, Martial Raysse, Matthew Day Jackson, Mona Hatoum, Paola Pivi, Pierre&Gilles, Rashid Johnson, Reza Aramesh, Reza Derakshani, Richard Serra, Rokni Haerizadeh, Roni Horn, Sara Rahbar, Shirazeh Houshiary, Takashi Murakami, Ugo Rondinone, Zhang Huan.

Si vous voulez un petit avant-goût en images et en musique, allez voir la vidéo de Kougibo.

Et pour vous, c'est quoi le bonheur... Donnez moi votre sélection... Moi, j'aime l'extase de l'âne, le bienheureux marchant voguant béatement sur les eaux... Alors, quelle oeuvre vous promet le plus d'espoir ?

Jusqu'au 12 septembre. Tous les jours de 11h à 19h avec une nocturne le vendredi jusqu'à 21h. Entrées payantes (3 à 5 euros).

C'est quoi être breton ?

Un petit clin d'oeil à l'actualité...
Qu'est ce que ca veut dire pour vous "être breton" ? Apparemment, c'est une question récurrente puisque Facebook a lancé un défi en janvier : inscrire 150 000 Bretons en 48 heures sur une même page. Et ... il y a eu rush et réussite...
Le magazine BRETONS de février rappelle le livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton ?", qui date déjà de quelques années...
Je sais que le Conseil Régional prépare aussi une grande étude sur le sujet... Bref, peut être une définition de l'identité bretonne en devenir... car l'identité régionale, comme l'identité tout court, est une question d'époque.

Faites donc ce petit jeu.

Quand vous vous sentez Breton ...

Dans les clichés d'hier et d'aujourd'hui !
- Vous ne dansez que dans les Fest Noz !!!
- Vous pestez contre l'abandon des phares par leurs gardiens (c'est la tradition qui s'en va!)
- Vous admirez les prouesses de vos ancêtres en contemplant les menhirs !
- Vous jurez que votre grand mère portait une coiffe au siècle dernier !
- Vous ponctuez toutes vos phrases d'un Kenavo !
- Vous arborez un autocollant "A l'aise Breizh" sur la voiture
- Vous ne ratez jamais le festival des vieilles charrues, la route du rock...
Dans la gastronomie bretonne
- Vous ne vous régalez que dans une crêperie
- Vous achetez uniquement des choux fleurs "Prince de bretagne" (et produits en bretagne!)
- Vous dégustez vos huitres sur le port de Cancale (et pendant les bons mois...)
- Vous ne jurez que par les fraises de Plougastel...
Le patrimoine sportif, culturel ou naturel breton
- La thalasso, c'est dans la ville corsaire de Saint Malo
- Le chemin des douaniers ou le Tro Breizh, c'est quand même mieux que Compostelle !
- Un gite à Brocéliande, rien de mieux pour faire le point !
- Le camping sauvage dans les Monts d'Arrée, c'est fantaaaastique !
- Les hôtels de charme sur les îles bretonnes, c'est le pied !
... Je pourrais continuer dans les clichés (LOL) .... mais je vous laisse la plume !!!! Car votre avis m'interesse !!!

ODORICO : l'exposition sur les mosaiques italiennes est aux Champs Libres à Rennes

Gli Italiani sono arrivatti.... Daï.

L'exposition Odorico aux Champs Libres (Rennes) présente les travaux de deux générations Odorico, famille italienne du Frioul (Venise) arrivée à la fin du XIXè siècle. Les deux frères Vincent et Isidore travaillent d'abord à Paris et participent aux travaux de l'Opéra Garnier (symbole de l'innovation dans la technique de pose des mosaïques) avant de s'installer à Rennes suite à des commandes d'architectes du diocèse comme mosaïstes.

Les deux hommes vont diffuser la nouvelle façon de poser les mosaïques : la pose par inversion (on colle d'abord à l'envers les tesselles* sur un morceau de papier avant de l'appliquer à son support) et décorent bâtiments privés et publics de "mosaïques vénitiennes, romaines, de marbre, en émaux ou en or", dans tout le grand Ouest (Angers la maison bleue).

(*tesselles : morceaux de mosaïques, pierres, émail, verre, céramique, marbre...)


Affiche de l'exposition d'Odorico aux Champs Libres à Rennes


Les fils d'Isidore continueront l'entreprise en y apportant une touche artistique (l'un d'eux a fait les Beaux Arts de Rennes). Ils multiplient les décors Art Déco (ornement stylisé et abstrait 1920-35), tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments : devanture de boutiques, de resto, piscines ou salles de bain...

La deuxième génération Odorico triomphe ouvrant des succursales en 1920 à Angers, Nantes et Dinard tandis que Rennes devient un des centres de production les plus importants de France et la plus grande entreprise de l'Ouest en 1930.

L'entreprise aura jusqu'à une centaine d'ouvriers (presque tous des Italiens) et son "patron" s'intéressera de près au football et à l'idée d'un championnat professionnel... qui verra le jour en 1932. Le Stade Rennais aura, dans la future lignée des Pinault, Dodor comme président.

L'exposition Odorico retrace la saga de la famille italienne, de l'entreprise Odorico et rappelle aussi l'histoire de la mosaïque, née en -3000 en Mésopotamie. Et ce sont les Romains qui d'abord dans leur villae puis via les édifices religieux vont la diffuser...

L'expo rennaise présente des tableaux de mosaïques, des dessins de réalisations, des vidéos... sur un fond sonore de vieilles chansons italiennes. Vous verrez aussi des reproductions dans des bâtiments publics, religieux, privés...

Des démonstrations ont lieu du vendredi au dimanche, animé par Dawa et Marie. Les deux artistes vous montrent la technique et vous proposent de finir un tableau de mosaïques (ils en sont au 3è).

Un espace pour les 3-6 ans, un carnet découverte pour les 7-12 ans et l'atelier pour les adultes permettent à chacun d'y trouver son compte.

C'est didactique, intéressant. L'expo dure 9 mois, les œuvres sont fragiles et difficiles à conserver. Les journées du patrimoine (fin septembre) seront donc le prétexte à un changement dans les supports présentés, permettant ainsi à certaines d'entre elles de se reposer ! et , à nous, de découvrir ainsi d'autres merveilles.

Si vous aimez les mosaïques... bretonnes, allez-y.

Ouvert du mardi au dimanche, de 12 (13h l'été) à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h. Fermé lundi et jours fériés.

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