L’île aux trente cercueils : le film cliché de la Bretagne


Vous voulez du cliché et du bon cliché décalé, qui date des années 70… courez, oui, oui, courez louer le DVD de L’île aux trente cercueils. J’avais vu une partie de la série enfant, j’en avais un souvenir épouvanté et une grande frustration car je n’avais jamais vu la fin. J’y pensais de temps en temps, l’ambiance m’avait terrorisée. Je me rappelais d’images dans une île, au bord d’une falaise, du vide, de gens qu’on jette, bref j’avais été traumatisée.

l'Ile aux 30 cercueils


Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70

les folles de Sarek


Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !

Visite au pays de la Roche aux Fées (suite) : déguster du pain paysan bio en Bretagne

A l’heure où on restaure de nombreux fours à pain dans les campagnes bretonnes, essayez le pain de fagots et froment. En continuant vers Essé , vous trouverez un panneau vers le Theil (D99) et un indiquant Fagots et Froment ( Le Rozay 35150 Essé - 02 99 47 04 26).
Ils font un très excellent pain bio au feu de bois...


C’est une ferme convertie à l’agriculture biologique. En arrivant devant la ferme il y a un petit parking,

fagots et froment


on voit les fagots alignés contre la haie du champ. A l’accueil vous voyez les chariots remplis de pain et entendez les fours qui crépitent.

l'accueil de fagots et froments


C’est une histoire familiale qui se joue ici. Les enfants, qui ont repris la ferme, expliquent qu’ils ont repris le savoir-faire paysan de leurs parents, qui faisaient comme dans toute ferme, eux mêmes leur pain dans le four.

Les fours sont alimentés par les fagots des haies environnantes. Vous connaissez les drôles de paysage de bocage breton avec leurs haies d’arbres moignons. Eh bien ici l’histoire des paysans expliquent le paysage. Le paysan locataire n’avait pas la jouissance des troncs d’arbres. Il était uniquement autorisé à couper les branches en hiver, ce qui les rendait impropre à tout travail de menuiserie par la densité de nœuds qu’ils avaient. Et vous en voyez encore des traces aujourd’hui dans ces rares haies d’arbres vilainement étêtés, qui demeurent après les remembrements successifs.


haies bretonnes



Le pain est fait avec de la farine bio de froment (le blé c’est du froment) produite notamment sur leurs terres. Les exploitants de la ferme essayent de réintroduire ces blés cultivées depuis des siècles. Ils expliquent dans leur site que leur farine a un gluten plus digeste et que d’après certaines études, les molécules de gluten des variétés anciennes étaient mieux tolérées. Intéressant pour les allergiques au gluten, non ! En plus, la farine est obtenue grâce à une meule de pierre. Le pain est pétri à la main , repose et est cuit au feu de bois dans l’un des trois fours de la ferme. Bref de la culture à la réalisation, presque tout est fait sur place. Vous avez dit développement durable



pain paysan


Le seul problème (si c'en est un!), ce sont des pains d’un kilo, (4 € le kilo ce qui ne fait pas cher pour un pain bio, ça fait la baguette à 80cts). Même s’il vieillit bien, ça fait quand même une bonne quantité de pain à manger. Il y en a en farine blanche et d’autres, en semi complète. Tout chaud et légèrement fariné, il est excellent.

C’est ouvert tous les jours de semaine de 10h à 18h et le samedi matin de 10 à 12. Ils vendent aussi sur des marchés de la région (de Nantes à Saint Malo) et dans les magasins bio. Allez voir leur site http://www.fagotsetfroment.com/Points-de-vente.

Vous pouvez aussi commander de la viande, qui elle aussi est bio. L’un des fils élève des vaches de race Parthenaise et en propose en vente directe une fois par mois. La viande est vendu en caisses de 6, 8 et 12 kg, de 12 € le kg pour le bœuf, à 14 pour le veau. Les caisses de 6 kg sont des petites caisses qui tiennent sans problème dans un petit congélateur.
Si vous voulez vous marier dans l'année, continuez vers le Theil et arrêtez vous dans la petite chapelle Notre Dame de Beauvais à la sortie du village direction Sainte Colombe.

chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


Notre Dame de Beauvais ou Notre Dame de la Charité est pleine d’ex-voto, possède de beaux vitraux et a une architecture toute en rondeur. Un beau calvaire sculpté d’une Vierge à l’enfant (XVème siècle) est situé à sa droite. Et ceux qui baisent le pied du calvaire se marient dans l'année !


calvaire de la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


et sur son portail une inscription rappelle sa date de création 1481.


l'inscription sur la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


C’était alors une chapelle frairienne (célébration de la fête patronale du village), elle a été reconstruite fin XIXè s. On y vient encore en pèlerinage pendant la Visitation. Elle devait faire partie d’un pèlerinage qui donnait 100 jours d’indulgence (cf Chapelle Sainte Anne de La Selle Guerchaise) à ceux qui le faisaient.
Si vous voulez finir votre balade par du néolithique, continuez vers Sainte Colombe et cherchez le menhir de Rumfort que les fées de le Roche aux Fées ont laissé tombé dans leur précipitation…

Lisez cet article en anglais : Visiting the surroundings of La Roche aux Fées (Brittany) : taste a local bio bread

Menhirs, dolmens, cromlechs et autres cairns en Bretagne : testez vos connaissances

Menhirs, dolmens, cromlec'hs, vous n’y comprenez rien . Voici les réponses que vous attendiez sur tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la culture mégalithique… et en quelques minutes …

1 - Le plus gros menhir de Bretagne pèse plus de 30 tonnes ?
Oui et beaucoup plus même. Le menhir, men en Breton veut dire pierre, et hir long est une pierre unique, dressée. C’est la pierre que transporte Obélix dans son dos. Le plus imposant est à Locmariaquer (Morbihan), il est brisé mais il faisait 21 mètres et plus de 300 tonnes.


obelix et son menhir

2 - Un dolmen est un cercle constitué de différents menhirs ?
Non, c'est pas du tout ça. Le dolmen, en breton, table de pierre, est une construction de pierres : une allée couverte, c’est à dire deux rangs de pierres plantées dans le sol couverts par un toit lui aussi en pierre. Le dolmen a souvent perdu son toit… et a différentes architectures avec un couloir plus ou moins long et une à des chambres rondes, rectangles… la Roche aux Fées (Essé, Ille et Vilaine) en est un bel exemple. Il devait être à l’époque couvert par un tumulus (pierres et terre).

dolmen de la Roche aux Fées


3- Et le cromlec'h, le cairn ?
Le cromlec'h c’est un cercle fait de pierres plantés dans le sol.
Le cairn est une construction en pierre (type dolmen) recouverte d’un tumulus, c’est à dire d’une montagne de pierres qui le cache complètement et qui lui donne l’aspect d’une colline, comme à Barnenez et Gavrinis, deux exemples bretons. Ici c’est celui de Dissignac près de Pornichet, Loire Atlantique.

tumulus de Dissignac



Toutes ces constructions sont édifiées à des époques différentes et avaient vraisemblablement des buts différents. Certaines des pierres utilisées dans les constructions sont décorées (idoles gravées, hache, crosse, motifs géométriques). D’autres ont été couchées au sol ou détruites dès l’époque mégalithique, on ne sait pas pourquoi. A l’époque où le christianisme s’impose en Bretagne les pierres sont utilisées dans les rites paiens et l’église qui se méfiait de ces signes du passé les christianise en y ajoutant des croix ou en les gravant à l’image de leur religion.

menhir de Saint Uzec


4 - Les Egyptiens avaient déjà construit leurs pyramides quand nos ancêtres s’occupaient de transporter leurs menhirs.
Et bien non. Certaines des constructions bretonnes sont beaucoup plus anciennes. Ce n’est qu’en 1950 avec le carbone 14 qu’on a pu précisément les dater. On découvre que les hommes du néolithique les ont construites entre – 5000 et – 2000 avant Jésus Christ alors que les Egyptiens commencent leurs pyramides autour de - 3000 quand nos Paléo-Bretons les abandonnent. On a l’impression que toutes ses pierres sont érigées en même temps mais l’architecture des sites évolue pendant les 3000 ans concernés. Les couloirs sont longs, courts, inexistants, à une ou plusieurs chambres…


menhirs et pyramides


5 - Les menhirs , dolmens et autres constructions mégalithiques ont été construits
a - par les Celtes
b - par les druides ?

a - On les attribue à tort aux Celtes depuis le XVIIIè siècle quand les « scientifiques » de l’époque commencent à s’intéresser à ces drôles de constructions. C’est d’ailleurs de cette époque que date le terme mégalithe (1877, le Robert, monument de pierre brute de grande dimension). ils sont arrivés vers - 500.
b – César parle des druides et de leurs constructions en pierre mais on sait maintenant qu’ils les ont utilisées mais pas érigées

6 – c’est Pantagruel et ses amis les géants qui ont laissé des menhirs un peu partout ?
Oui. Pantagruel a laissé une dent à Saint Suliac (menhir de Saint Suliac, Ille et Vilaine) et un caillou qui le gênait dans sa chaussure au Fort Lalatte, au Cap Frehel ...

7 - Ce sont les Fées qui ont déplacé ces pierres de plusieurs tonnes ?
A la Roche aux Fées, oui mais pas ailleurs.

le travail des fées


Cette civilisation du néolithique n’a laissé aucune trace écrite et les archéologues supposent avec ce qu’ils découvrent au gré des sites. Ces hommes maîtrisaient l’agriculture, étaient donc sédentaires, organisés. Un chef devait les diriger et demander l’aide d’autres communautés environnantes pour bâtir ces monuments. Ces mégalithes supposent une société avec des « géologues » (les pierres ne sont pas choisies par hasard et viennent de loin, de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres. A Stonehenge, plusieurs types de pierre sont utilisées , certaines originaires de plus de 210 km), des « ingénieurs » pour l’architecture des monuments, des « astronomes » pour l’orienter par rapport au soleil. Plusieurs expériences ont été menées pour déplacer ou lever les pierres. En 1979 à Stonehenge, une centaine d’hommes sont arrivés à tracter une pierre de 32 tonnes, posée sur des rondins de bois et tirée par des cordes végétales. Pour la lever, il fallait une soixantaine d’hommes qui la faisaient glisser dans un trou préalablement creusé et qui la calaient ainsi.
Quant à la façon dont ils extrayaient les énormes blocs des carrières, les théories disent que les hommes devaient introduire des coins de bois dans les anfractuosités des blocs de pierre, qu’ils les faisaient ensuite gonfler d’eau ce qui fissurait le bloc et détachait la pierre. Il fallait certes être patient.

8 - L’architecture mégalithique n’existe qu’en Bretagne ?
Non, mais la Bretagne avec Carnac est le spot mondial pour le nombre de pierres (près de 3000 mais on pense qu’il y en avaient beaucoup plus à l’époque , on parle de 10000). Il en existe ailleurs dans le monde. On en a trouvé en Colombie ou dans les Célèbes. Et il existe plus près, en Europe, des constructions en pierres monumentales impressionnantes en Corse, en Sardaigne, aux Baléares, à Malte…

9 - Il ne reste plus que 5 à 10% des menhirs qui existaient en Bretagne ?
Oui. Au XIX è siècle avec l’essor des sociétés savantes qui veulent étudier le passé et le mégalithisme, de nombreux sites vont être bouleversés. Les fouilles alors étaient très destructrices, on démontait les tumulus pour voir ce qu’il y avait dedans. Et on le rasait. Parallèlement et ce depuis toujours, les particuliers cherchaient des pierres pour construire leurs maisons, les constructions de routes ou de chemin de fer ne s’encombraient pas de notions patrimoniales.

10 - On ne retrouve pas d’ossements sous les pierres bretonnes parce que ce ne sont pas des tombes.
Ce sont souvent des tombes individuelles ou collectives mais on ne retrouve pas d’ossements en Bretagne car le sol est trop acide et a fait disparaître les os. Si on a rarement retrouvé des ossements, on a par contre retrouvé des pendeloques, perles, haches, flèches, lames, silex, pendentifs…

11 - Et à quoi ça servait, toutes ces pierres ?
Ben on n’en sait rien , on suppose qu’elles avaient un but religieux. Les menhirs ou les alignements sont orientés par rapport au soleil, on a pensé à des calendriers solaires, des repères temporels pour le travail des champs… Les dolmens ou les cairns étaient des tombes… Vous avez des idées…

Vous voulez en savoir plus : les mégalithes : pierres de mémoire, JP Mohen, Gallimard Jeunesse.

Lisez cet article en anglais : Menhirs, dolmens, cromlechs megaliths here is the quizz you're looking for

Visite au pays de la Roche aux Fées, Ille et Vilaine, Bretagne

On sait tous que ce qui fait l’image d’Epinal de la Bretagne, ce sont les menhirs (juste d'Epinal, car les Bretons et autres Celtes ont des alibis bétons: ils ne sont arrivés que quelques siècles plus tard). Et bien, je vous propose une variante : plusieurs menhirs, ou plutôt un dolmen car c’est du dolmen de la Roche aux Fées dont je vais vous parler.





Situé à une bonne vingtaine de kilomètres à l’est de Rennes, il est caché sous les chênes à quelques kilomètres à l’est de la commune d’Essé (Ille et Vilaine). Du centre d’Essé, c’est simple il suffit de suivre les indications. Le lieu est ouvert toute l’année puisqu’il est en plein air et gratuit.

Le dolmen de la Roche aux Fées est un monument à visiter car c'est certainement un des plus impressionnants qui puissent exister en Bretagne, en France, en Europe et dans le monde!!! Formé d’une quarantaine de pierres, dont certaines pèsent plus de 40 tonnes, il mesure près de 20 mètres de long sur 4 mètres de large et vous tenez debout à l’intérieur!!

le dolmen de la Roche aux Fées


Ce dolmen (table de pierres en breton) est aussi appelé allée couverte, (autrement dit une allée dont les murs et la couverture sont faites de pierres). C’est un long couloir qui commence par un portique imposant

portique de la Roche aux Fees


dont les pierres sont soigneusement taillées, un long couloir et une chambre rectangulaire pour finir. Il est caractéristique d’un type d’architecture de la région voisine (pour les spécialistes Dolmens Angevins à Portique) parce qu’on trouve ce type d’architecture entre Angers et Saumur. Il date de la première moitié du IIIè millénaire avant notre ère (il y a 4500 ans!!).

Il a une longue réputation de patrimoine remarquable puisqu’il est classé monument historique depuis 1840. Les premiers croquis datant du XVIIIe le représentent déjà sous sa forme actuelle . Pourtant pendant sa période d’occupation, le néolithique, ce dolmen n’avait sûrement pas le même aspect puisqu’il devait être recouvert d’un tumulus de terre.

D’après le dictionnaire du patrimoine breton (ouvrage de référence s’il en faut d’Alain Croix), on ne sait pas à quoi il servait : les spécialistes de la préhistoire hésitent entre une fonction de temple ou de sépulture.

On ne peut douter de la haute technicité des hommes de l’époque quand on sait que les petits cailloux rouges de quelques dizaines de tonnes (c’est du schiste pourpré) proviennent de la région de la forêt du Theil à quelques kilomètres au sud. Le néolithique en Bretagne s’étend de – 3500 à – 1800 ans avant JC et correspond au début de l’agriculture et de l’élevage. La domestication des plantes et des animaux permettent un nouveau type d’organisation sociale : des communautés voient le jour avec une spécialisation des hommes et des tâches qui permettent à certains d'avoir de drôles d'idées (moins drôles pour ceux qui trimballent les cailloux!!) et d’ériger de tels monuments. Les détails pour transporter et élever le dolmen sont hypothétiques, on suppose que c’est à l’aide de rondins de bois qu’on faisait rouler les pierres et qu’il fallait un grand nombre de bonshommes pour effectuer le travail.

des pierres de quelques dizaines de tonnes


Le monument est complexe et nous suggère que, déjà, des astronomes en peau de bêtes faisaient la pluie et le beau temps. En effet l’orientation Nord-Ouest Sud-sud-est n’est pas lié au hasard, il reçoit les rayons du soleil qui éclaire son centre au solstice d’hiver. Quelle prouesse technique pour des hommes de la préhistoire !!! Et ça marche encore aujourd’hui… Je vous invite à y aller le 21 décembre et vous verrez…

Ou bien, comme on l'dit dans le coin - et d'ailleurs d'où son nom - ce sont les fées qui ont transporté les pierres de la forêt du Theil à la Roche (version que nous conseillons aux parents qui ont des gamins qui posent trop de questions!).

travail des fees


Elles en ont d'ailleurs laissé tomber un peu partout dans le secteur: la Pierre de Richebourg à Retiers, ou la Pierre des Fées à Janzé. Je vous raconterai la légende un autre jour. Allez d’abord le voir.

En tout cas, vous pouvez le visiter pour trois raisons :
Satisfaire votre curiosité,
Faire la même chose que les indigènes du coin, il y a 4500 ans, le 21 décembre
Pour être sûr d'avoir rencontré l'âme sœur, bien plus fiable et poétique que les critères de meetic, courez un soir de pleine lune avec votre moitié au Dolmen de le Roche aux Fées, aussi appelé Oracle des Amoureux, car c'est ici de tout temps que les hommes ont su s'ils pouvaient se fier à leur cœur. Pour cela, faites le tour du dolmen et comptez les pierres. Si vous trouvez tous les deux le même nombre, mariez-vous (ou pacsez vous ou restez ensemble suivant votre intérêt fiscal !) ça va marcher! Sinon on vous déconseille de penser à des projets communs sur le long terme…
Un dernier détail: le site est libre d'accès ce qui ne veut pas dire que l'on soit libre d'y faire de la varappe!! A cause des indélicats, l'accès à l'intérieur est obturé depuis quelques semaines...

Tous les ans, les journées du patrimoine se déroulent le troisième week-end de septembre, et proposent évidemment des manifestations autour du dolmen. Des visites du mégalithe auront lieu le dimanche et d’autres manifestations des bourgs (Theil de Bretagne, Martigné-Ferchaud Marcillé-Robert Piré-sur-Seiche…) alentour sont prévues avec production et dégustation des produits locaux ( pain, cidre…fest noz). (www.paysdechateaubriant.fr/-Les-journees-du-patrimoine-au-Pays-de-la-Roche-aux-Fees_a4204.html - 38k) En sortant du site, vous pouvez aussi déguster des produits locaux, rendez vous dans le prochain billet…

Lisez cet article en anglais : Visit an old megalithic monument in La Roche aux Fées (Essé, Brittany, France)

Visitez pieds nus les Jardins de Brocéliande à Bréal sous Montfort (Ille et Vilaine), Bretagne.

Depuis le mois de juin, les annonces pour le parcours Réveille tes pieds m’interpellent et ça y est, j’y suis allée. Accompagnée de deux enfants en bas âge, 2 ans et 2 ans et demi, on a enlevé nos chaussures et testé le parcours… qui est super.

Les jardins de Brocéliande (Le Pommeret, 35310 Bréal sous Monfort) sont à un quart d’heure de Rennes.



En sortant de la voie express direction Lorient, c’est super simple et très bien indiqué. Il suffit juste de suivre les panneaux.Vous arrivez devant une longère face à laquelle il y a un verger et des jeux pour enfants.

accueil des jardins de Brocéliande


Le parc est immense (24 hectares) et s’articule autour de différentes expositions. Si j’ai décidé de m’intéresser au parcours réveille tes pieds, sachez que vous y voyez bien d’autres curiosités : les jardins de la 4è manifestation des jardins amateurs,


jardin amateur


jardin amateur


des races d’animaux diverses : de la poule coucou de Rennes (ce sont des poules de la région) à la pie noire (vache de race bretonne) au cochon et biquettes, des parcours autour du thème de Brocéliande ou s’intéressant aux plantes et fleurs du parc, le jardin botanique, l’observation des nichoirs... Bref, y a de quoi faire.
L’accueil est assuré par une grande équipe avec notamment des travailleurs handicapés.

Ouvert de Pâques à la Toussaint, du mardi au samedi à partir de 13h30, les jardins de Brocéliande proposent de découvrir pleins de choses. Le tarif adulte est de 6,5 € et de 3€ pour les enfants de plus de 6 ans, de 3,5€ pour les étudiants…Ils ont un tarif famille à 15€.

Mais revenons à nos moutons, à nos pieds que dis-je. Une fois entrés, on a parcouru quelques centaines de mètres en passant devant différents volatiles, quelques spécimens des jardins amateurs avant d'arriver à des jeux pour enfants originaux car mus par la force de l’eau.

Jeux des jardins de Broceliande


Jeux d'eau des jardins de Brocéliande



Juste à côté, des « vestiaires à chaussures » gardent nos précieux souliers pour nous permettre de marcher pieds nus dans le parcours. Si le début est très classique,

Parcours pieds nus à Brocéliande


très vite on s’essaye à différentes surfaces, les unes toutes douces, les autres rugueuses, boueuses, dérangeantes, arrosées, étonnantes… je m’attendais à 3 ou 4 surfaces différentes foulées en quelques minutes or c’est à 45 surfaces très variées qu’on a à faire (il faut plus d’une heure pour tout parcourir). On peut faire un arrêt toboggan et découvrir un montage très impressionnant: le bac de saut en longueur pour animaux où se superpose le petit saut de lapin jusqu'au bondissement du cerf. Au petit bonheur, on peut traverser un labyrinthe végétal ou encore rencontrer un miroir déformant.....

Le parcours vous ramène aux vestiaires qui ont bien gardé nos souliers et une petite fontaine permet de se laver les pieds. Là les enfants peuvent se cacher dans le labyrinthe à dahlias ou s’amuser dans l’aire de jeux. Le parcours convient aussi à des enfants beaucoup plus vieux que mes deux petits cobayes. C'est très sympa.

En rejoignant la sortie, on peut acheter certaines des plantes du jardin. Dans la boutique, vous trouvez des spécialités de la région (miel, confiture, cidre...), vous pouvez aussi acheter des légumes du jardin (tomates, courgettes..) ou des fruits (pommes…), des livres… Un restaurant propose aussi tous les midis des plats traditionnels à moins de 10 €.

Lire cet article en anglais : Visiting barefoot the gardens of Brocéliande (Bréal sous Montfort, Brittany, France)