Exposition à l’espace culturel de Landivisiau (Finistère, Bretagne) : Monts d’Arrée regards croisés.


C’est Cécile qui me propose cette visite à l’espace culturel de Landivisiau en mars (du 6 mars au 12 avril 2009) : quatre regards croisés d’artistes sur le paysage des Monts d’Arrée.

Rodolphe Le Corre, Gilles Blazy, Daniel Kay et Alain le Beuze, quatre artistes bretons (les uns se servant des mots et l’autre de la matière) vous présentent leurs oeuvres.

Commençons par Rodolphe Le Corre. Ce plasticien breton, né à Lorient, nous donne à voir ses huiles sur toiles.
Mon travail part très souvent d'une observation du quotidien. [...] La peinture à l’huile me convient particulièrement car la lenteur de son séchage me permet de retravailler la matière… Les paysages de Bretagne et de Suisse sont pour moi autant de prétextes à la peinture.




Gilles Plazy a plusieurs cordes à son arc : il écrit (du roman, aux poèmes, aux biographies ou livres d’art, j'en oublie, déjà une quarantaine d'ouvrages...), il peint (entre abstraction libre et abstraction géométrique, je le cite) et photographie (de l’argentique au numérique en passant par les collages… dit-il ). Tout cela entre Paris et le Finistère. Il explique sa poésie :
Après avoir longtemps tâtonné et m'être copieusement nourri du surréalisme, je me sens depuis quelques années engagé dans une aventure poétique qui est celle d’une rêverie se tenant solidement au réel, adossé à la pierre et prenant le vent du large.
L’expo propose des extraits de son recueil L'amande intérieure, paru en 2008.

Daniel Kay, lui, est de Morlaix. Il enseigne à Tréguier, écrit et anime des émissions de radio… Voici un extrait de ce qu'il écrit sur Georges Perros, l’écrivain de Douarnenez :

Il écrivait dans les trous, les flaques,
il aimait coudre et découdre.
L’ardoise qu’il laissa en partant
fut magique ; en attendant sa craie
continue à distraire l’éternelle gosserie qui s’ébroue
insoucieuse dans la blanche écume


Alain le Beuze est originaire de Quimperlé. Enseignant à Brest, il écrit aussi dans des revues artistiques. Il aime associé ses mots à d'autres artistes plasticiens.

L’entrée est libre de 14h à 17h30 les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.

Le jour du vernissage (vendredi 6 mars à 18h), venez rencontrer les artistes !!!

Pour les manifestations autour de l’exposition (conférences sur la poésie, visites guidées ou pour les jeunes publics), allez voir le site de l’espace culturel de Landivisiau.

Dites bonjour de ma part à Cécile. Et revenez faire un commentaire sur l'expo !!!

Site archéologique en Bretagne : le village de l’an Mil à Melrand (Morbihan)

Ou petite excursion « culturelle » pour enfants et jeunes ado pendant les vacances de février.

- Le Morbihan ? Tu connais ?
- Oui, c’est un département au sud de la Bretagne.
- Et le Moyen Age ?
- Evidemment, c’est une période historique d’une dizaine de siècles qui va de 476 (chute de l’Empire Romain d'Occident) à 1453 (prise de Constantinople par les Ottomans).
- Et l’archéologie ?
- C’est quand on fouille le passé lointain ou plus proche ... Mais quel est le rapport entre tout ça ?
- Facile, dans le Morbihan, à Melrand plus exactement, se trouve le village de l’an Mil, un site archéologique du Moyen Age qui reconstitue un village aux alentours de l’an … 1000, au beau milieu de la période médiévale.

Village de l'an Mil


Le parc de Melrand se divise en deux parties : l’une où sont situés les vestiges du village abandonné au Moyen Age,

Réserve archéologique


l’autre avec des bâtiments reconstitués, un jardin botanique et des animaux.


Maquette du site à l'accueil


Le contexte historique est rappelé à l’aide d’un petit fascicule qu’on vous donne à l’accueil et de panneaux jalonnant le site.

Lann Gouh cet ancien petit hameau breton a eu une existence éphémère. Au milieu du Moyen Age, la population augmente. De nombreux villages, comme celui ci, furent crées en Occident médiéval sur des terrains qui, jusque là, n'intéressaient guère (parce qu'ils étaient plus difficiles à exploiter et moins riches (forêts, terrains en pente, terrains granitiques ou marécageux...). Souvent le seigneur mettait un peu de temps à réagir et la "fiscalité" y était plus lâche ... A tout avantage, son inconvénient...

Le village a été abandonné après la Peste Noire (1347) (un habitant sur trois en meurt) et les rares survivants se regroupent, recherchent des lieux moins difficiles à exploiter et retournent dans les premiers villages. Les habitants ont donc transporté leurs maigres biens et possessions ailleurs, plus bas dans la vallée et laissé le site. On n’a pas retrouvé d’objets usuels sur les lieux.

Maison sur pilotis


Avant son abandon, le village dépendait du seigneur de Porhoet, seigneur de Castennec où se situait son château.

Seules deux habitations sur les 17 (je crois) maisons ont été fouillées. Les recherches dans d’autres villages bretons comme Brennilis, Guidel ou Berrien ont permis de mieux comprendre la vie médiévale paysanne et de reconstituer celle-ci dans ce village… Même s’il est très difficile de connaître la vie quotidienne des plus humbles… On a tellement peu de traces ou de témoignages.

Le village était construit en hauteur et entouré d’une palissade – on vous rappelle notamment les différents clôtures qui existaient à l’époque – les maisons s’organisent autour d’une place (déjà !!!) et d’un four à pain.

Four collectif


Les maisons sont basses, en toit de chaume très épais (étanchéité oblige). Le visiteur peut rentrer à l’intérieur d’une des habitations et imaginer...

Maison d'habitation pour hommes et bêtes


Les hommes vivaient tous ensemble avec les animaux (c’était leur chauffage central !), les ouvertures étaient petites pour que la chaleur ne s'en aille pas... La fumée non plus d'ailleurs (il n'y avait pas de "trou" pour qu'elle s'échappe...).... Mais par contre, ils avaient pensé un sol en pente (les animaux étaient en contrebas pour que leurs déjections ne viennent pas inonder le sol des hommes !!! ). On sent aussi les odeurs, le feu au milieu de la pièce et les aliments stockés en l’air pour qu’ils ne soient pas dévorés… Le mobilier (on ne trouve pas grand chose en Bretagne à cause des sols acides qui mangent les objets) était très succinct : des lits bas (pour ne pas respirer la fumée qui -comme chacun sait- monte), des assiettes en bois...

Vous verrez la reconstitution d’un four à pain collectif, le poulailler et le piège à loup (Bouh, il y avait des loups en Bretagne à l’époque !!!) …

Piège à loup


Les animaux du village sont les dignes descendants de races bretonnes rustiques (– races très résistantes et demandant peu de soins -) de l’époque : vous y verrez des pies noires (ce ne sont pas des volatiles mais des vaches laitières !),

Pie noire


des moutons d’Ouessant,

des chèvres des fossés

Chèvre des fossés


Une vraie ferme… pédagogique.



Le site ne propose rien de spectaculaire, une vie rurale modeste du Moyen Age... La balade est sympa, (on a eu le site pour nous tout seul !) mais on a la vague impression que le village, en ce mois de février, est en attente. Le jardin botanique, avec une petite centaine de plantes du Moyen Age, est en « hibernation ». Les animateurs binent, taillent et brûlent dans le parc, on sent le lieu un peu à l’abandon. L’ambiance doit être complètement différente dès que la nature renaît. Ca n’a pas empêché nos têtes blondes de se documenter et de « sentir » le passé. Et de se représenter ce que cette vie pouvait être.

Melrand est ouvert presque toute l’année (des vacances de février au vacances de la Toussaint). L’hiver le site est ouvert l’après midi à partir de 13.30 et l’été à partir de 10h. 4 euros pour les plus de 6 ans et 5 pour les adultes.

Tout autour, le circuit de la vallée du Blavet propose des détours dans une région très vallonnée (on se croirait en montagne tellement ça tourne, non je ne plaisante pas) qui vaut le ... détour... pour vous rendre à la Vénus de Quinipily ou à Poul Fétan.

Maison




Lisez cet article en anglais : Visit an archaeological site in Brittany (France) : a medieval village at Melrand (Morbihan)



Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

Le parc de Maurepas à Rennes (Bretagne) : pour les enfants de 7 mois à 77 ans

Le parc de Maurepas est situé au Nord Est de Rennes (dans le quartier résidentiel de Maurepas) et est ouvert tous les jours de 8h15 à 18h15.



C’est un jardin municipal idéal pour que les enfants s’amusent et pour que les parents s’interrogent : le parc de Maurepas est–il le plus vieux parc de Rennes ? Est-ce le plus petit de la ville ?

Commençons par répondre aux enfants et à leurs envies : les tout petits d’abord s’amusent dans l’immense bac à sable qui touche les toboggans,



balançoires et autres,



qui peuvent détendre le constructeur de châteauxxxx…

Il y a même un manège qui "tourne" le dimanche après midi l’hiver et plus souvent l’été…

manège et bac à sable


Toutes ces activités sont ceinturées par une piste - qui s’adressent aux plus grands - pour les adeptes de vélos, de patins ou de trottinette… … Elle est agrémentée de feux (des vrais),



des stop…, un petit paradis de la circulation, quoi !


Et pendant ce temps là, le grand peut aller à l’opposé et commencer à s’entraîner au skate. Une barre de slide et une tonne de modules (je cite Luc, le skater de la famille) lui permettent de s’essayer en attendant que le skate parc de la Poterie voit le jour.



Les parents peuvent penser pique nique –des tables sont prévues à cet effet -voire sieste, détente, repos, farniente...



pendant que tout votre petit monde s'affaire : le petit mange le sable du bac à sable, pendant que la cousine escalade le toboggan, que la copine de la cousine a disparu... elle est au manège avec votre porte monnaie...



et que votre cycliste brûle les feux rouges. Votre ado peut s’adonner à son skate préféré… C’est pas le bonheur ça !!! ???

Si vous avez une apprentie vétérinaire dans votre marmaille, elle pourra observer les mœurs de Monsieur et Madame Colvert dans leurs différentes mares.

M et Mme Colvert


Un artiste dans votre famille ? Il admirera la statue du taureau du parc.

le parc du taureau


Et les parents ??? Ils veulent un petit historique pour ne pas buller idiot ???
Le parc de Maurepas ne date pas d’hier… ni d'avant hier. Vous rencontrerez de nombreuses mamans qui vous parleront entre deux balançoires de « comment le parc était avant quand … » , quand les normes européennes n'étaient pas encore passées par là. Mais le parc, c’est encore bien plus vieux que ça. Voyons voir ce que dit le site de Rennes :
Il faut attendre l'opportunité d'une donation en 1931, le legs du propriétaire du château de Maurepas à destination « des classes laborieuses », pour concrétiser le projet du deuxième jardin rennais. On fait appel à Moser, paysagiste de Versailles, en lui commandant une mise en scène florale et un espace de jeux. L'entrée s'effectue par une roseraie et un aménagement artdéco. Au nord, l'aire de jeux propose un circuit pour les tricycles.

Et voilà comment est né le deuxième jardin à Rennes (le Thabor étant le premier, la voilà votre réponse !). Le parc a vu le jour entre 1936 et 1939 et couvre 5,5 hectares (le plus grand c’est le parc des Gayeulles avec 100 hectares, Bréquigny en a 17 et le Thabor 10).

Pins ou pins parasol ?


Envie d’un petit challenge : dites moi donc où se trouvent les deux seuls pins parasol de Rennes ?



Lire cet article en anglais : Rennes with children : tobbogans and skate in the parc of Maurepas

Recette de soupe à la courge musquée et aux châtaignes

Cette recette peut se faire avec des courges mais aussi des potirons ou des citrouilles.

Potiron, courge ou citrouille ?


Ingrédients :

1 kg de courge musquée
250g de châtaignes
Sel, poivre
Une gousse d’ail
Du gingembre
Cuisson : 10 minutes dans une cocotte minute.

Bien laver la courge pour ne pas avoir à l’éplucher. Faire revenir l’ail dans une cocotte minute pendant que vous coupez en gros dés la courge musquée.
Mettre dans la cocotte et verser l’eau pour que les dés soient presque couverts (la courge étant très aqueuse, il ne faut pas mettre trop d’eau pour avoir de l’onctuosité). Ajouter quelques tranches de gingembre (la poudre fait aussi l’affaire).
Faire cuire 10 minutes dans la cocotte. La courge doit être extra tendre. Mixer la soupe et ajouter les châtaignes. Je ne mixe pas complètement les châtaignes car j’aime avoir des morceaux de marrons dans ma soupe. Servir . La courge et les marrons donnent une dominante sucrée à cette soupe.

Lisez cet article en anglais : Recipe of a butternut squash soup with chestnuts

Des couches lavables (bio) pour bébés faites en Bretagne

On ne parle plus que d’environnement, de développement durable, de consommation de proximité… Parmi mon pool de collaborateurs, j’ai des amoureux de la terre et surtout une jeune maman, Jeanne, qui a adopté les couches lavables. Celles de Doujan sont fabriquées en Bretagne et répondent à tous ces critères.

Réponses de Jeanne à quelques questions :

- Quels sont les avantages pour l’environnement ?
- Sais tu qu’un enfant jusqu’à deux ans et demi (âge moyen de la propreté) va utiliser une tonne de couches !!! En volume, tu peux remplir un appartement de 100 m2… en couches, tu vois un peu !!!

- Et la consommation d'eau, les lessives ?
- Comparons la consommation de la couche jetable et de la lavable. Les industriels utilisent plus d’eau pour fabriquer une couche jetable que celle que tu utiliseras toi pour tes lessives !!!

- Le coût des couches ?
- Ca revient à nettement moins cher que des couches jetables … Pas au début, d’accord ! Il faut acheter le lot de couches lavables, ça coûte entre 100 et 300 euros soit quelques mois de couches jetables. Mais après c’est fini. Les mêmes couches servent jusqu’à la propreté et elles peuvent servir pour plusieurs enfants… Et les modèles sont sympas...

Couche à pressions de la naissance à la propreté


Couche à nouer


- C’est facile à utiliser ?
- Bon c’est un peu contraignant, il faut avoir un seau qui ferme (ça sent fort l’ammoniaque des couches salies), du savon au fiel pour détacher si besoin, et un rouleau de lingettes pour mettre dans la couche. Mais sinon c’est simple. Il faut une couche en tissu et une surcouche imperméable (que l’on garde pour la journée).

Surcouche


- Combien de lessives par semaine ?
- Il faut faire des lessives deux à trois fois par semaine selon que tu es une puriste (tu n’utilises que des couches lavables) ou si tu utilises aussi les autres (quand tu vas dans un lieu reculé… sans eau courante !!!), tu en fais moins.

- Autre chose pour que je les adopte?
- Les couches jetables, c’est mieux pour la santé de ton enfant, surtout les petits garçons : dans les couches jetables, il y a des produits peu recommandés pour la peau, voire pour les testicules de nos futurs mâles…



Couche lavable pour nos bébés


Elle vous a convaincu (e) (Ne faisons pas de sexisme !!!) ???
Si vous voulez, en plus, faire du commerce de proximité, allez voir le site de Doujan, qui fabrique des couches lavables dans le Finistère. Le coton est bio … Le site explique plein de petites choses très intéressantes : l’historique de la boutique, le choix de leurs matières premières, le mode d’emploi pour l’utilisation des couches, surcouches et autres subtilités, les raisons des produits bio…
Et en plus vous pouvez commander en ligne