Cet été, pendant le mois de juillet, les
Carrefours Culturels du Couesnon organisent un spectacle vivant,
Ceux de 14.
Comme toujours - ça fait plusieurs années que ça dure -, il s’agit de
mettre en valeur le patrimoine local, un bout d’histoire du coin et ses habitants, tout ça à la sueur des bénévoles (un petit clin d'oeil à Jannick que je ne vois plus tellement elle est débordée...). 180 acteurs et figurants locaux participent à
cette fresque historique, très réaliste (explosions, et tout et tout…).
L’association
Les Carrefours Culturels du Couesnon produit, à peu près tous les 3 ans, un spectacle gigantesque - c'est un peu un Puy du Fou breton - qui prouve que le bénévolat a encore de beaux jours devant lui. Et le concept est intéressant car, à chaque
nouvelle version, c’est une
nouvelle commune qui organise la manifestation culturelle.
Cette année, c’est à
Chauvigné qu’ont lieu les réjouissances (sur le canton d’Antrain , entre Rennes et le Mont Saint Michel). Comptez
10 € pour les enfants de 5 à 12 ans et
14 € pour les grands. Il faut réserver au 02 99 95 03 38 à partir du 1er juin de 17 à 20h.
Des conférences auront lieu avant le spectacle.
Rendez vous en
juillet à 22h30 (les
10,11,12,13,17,18,23,24 et 25).
Avant d’y aller, faites donc
ce petit jeu…
en 8 questions autour du vocabulaire de 14-18…
1 - Pourquoi parle –t-on de la Grande Guerre ?
C’est un des noms qu’on a donné à la guerre de 1914-1918. C’est une grande guerre car c’est la première guerre mondiale : elle implique des nations des différents continents : les Etats Unis, le Japon, la France et ces colonies, le Commonwealth…
2 – Qu’est ce que la der des der ?
On a toujours l’impression d’être moderne et d'aller vers le progrès. Et, en 14, on le pensait aussi.
Les soldats croyaient, en allant sur le front, que cette guerre serait la dernière des dernières. Et qu'elle serait courte….
3 - Pourquoi appelait-on les soldats français les poilus ?
Si Balzac (1833) utilisait le mot poilu comme une caractéristique des hommes courageux ou virils, le terme est passé dans le langage des civils pour désigner les soldats de la première guerre mondiale.
Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l'arrière, paraissaient tous « poilus ». Cette version ne peut trouver de fondements que dans les débuts de la guerre, car dès lors que les gaz firent leur apparition, les masques à gaz bannirent la barbe des visages des soldats ainsi que du règlement militaire.
4 – On les appelait aussi les bleuets !
Nom poétique, certes mais très dangereux… Je m’explique : les soldats français étaient, au début de la guerre, habillés de
chapeaux et de pantalons rouges. Or, ces couleurs, vous imaginez bien, se repéraient de loin et étaient idéales pour abattre les soldats à la mitrailleuse. L’armée française changea donc les couleurs pour un gris bleu plus discret. Le kaki sera choisi plus tard bien après la fin de la première guerre mondiale.
5 – La grosse Bertha, c’est qui ?
C’est quoi, plutôt ! C’est un
canon allemand de très gros calibre qui
devait être capable de percer 3 mètres de béton armé et de briser des tourelles en acier.
Et c’est qui ?
Le prénom de la fille du constructeur de canons allemands Friedrich-Alfred Krupp.
6 – Les Boches : un terme bien péjoratif mais passé dans le langage courant !
Mot très utilisé pendant la première guerre mondiale pour désigner les Allemands. Il apparaît pourtant, au milieu du XIXè siècle, et est un mélange entre caboche (tête dure) et de alboche qui voulait dire allemand.
En Bretagne, on était encore plus mesquin quand on disait :
encore une que les boches n’auront pas. On parlait évidement des bouteilles de vin…
7 – Et les gueules cassées, vous connaissez ?
Ce sont les survivants mutilés de la première guerre mondiale, blessés au visage, souvent très gravement et qui n’ont pas forcément pu reprendre une vie normale après la guerre.
Marc Dugain dans son roman
La chambre des officiers parle du destin et des souffrances de ces gazés de 14-18.
On en a tiré un film.
Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo évoque aussi ces atrocités.
8 – Limoger est un terme qui date de 14-18 !
C’est à
Limoges que
Joffre (général puis maréchal) envoyait les généraux qu’il considérait comme incapables, ville française éloignée du front.