Jeu (de piste) pour les vacances avec Odorico (à Rennes)


Pendant mes vacances, allez sur la piste d'Odorico.

Un petit jeu gratuit, d'observation -il faut lever un peu la tête et les yeux- et de découverte.

J'ai fait simple : je n'ai choisi que 4 mosaïques parmi les œuvres d'Odorico. Il y en a plus d'une bonne centaine disséminée dans toute la Bretagne.

Je ne vous demande pas non plus d'indiquer qui, des ainés ou des enfants, a fait l'œuvre.

Car pour ceux qui n'auraient pas encore vu l'exposition, je vous rappelle que la famille Odorico a oeuvrée dans l'Ouest pendant deux générations. Et ce en variant les styles et en s'inspirant des modes d'alors...

Essayez juste de trouver elles se trouvent.
Parmi elles, il y a un intrus....
Deux sont très connues
La dernière un peu moins.
Tout est dans le centre, pas l'hyper centre, le centre un peu élargi.

Bonne chasse, bon courage.

ODORICO 1
Odorico 1

Odorico 2
ODORICO 2



Odorico 3 ODORICO 4 Odorico 4
ODORICO 3


ODORICO : l'exposition sur les mosaiques italiennes est aux Champs Libres à Rennes

Gli Italiani sono arrivatti.... Daï.

L'exposition Odorico aux Champs Libres (Rennes) présente les travaux de deux générations Odorico, famille italienne du Frioul (Venise) arrivée à la fin du XIXè siècle. Les deux frères Vincent et Isidore travaillent d'abord à Paris et participent aux travaux de l'Opéra Garnier (symbole de l'innovation dans la technique de pose des mosaïques) avant de s'installer à Rennes suite à des commandes d'architectes du diocèse comme mosaïstes.

Les deux hommes vont diffuser la nouvelle façon de poser les mosaïques : la pose par inversion (on colle d'abord à l'envers les tesselles* sur un morceau de papier avant de l'appliquer à son support) et décorent bâtiments privés et publics de "mosaïques vénitiennes, romaines, de marbre, en émaux ou en or", dans tout le grand Ouest (Angers la maison bleue).

(*tesselles : morceaux de mosaïques, pierres, émail, verre, céramique, marbre...)


Affiche de l'exposition d'Odorico aux Champs Libres à Rennes


Les fils d'Isidore continueront l'entreprise en y apportant une touche artistique (l'un d'eux a fait les Beaux Arts de Rennes). Ils multiplient les décors Art Déco (ornement stylisé et abstrait 1920-35), tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments : devanture de boutiques, de resto, piscines ou salles de bain...

La deuxième génération Odorico triomphe ouvrant des succursales en 1920 à Angers, Nantes et Dinard tandis que Rennes devient un des centres de production les plus importants de France et la plus grande entreprise de l'Ouest en 1930.

L'entreprise aura jusqu'à une centaine d'ouvriers (presque tous des Italiens) et son "patron" s'intéressera de près au football et à l'idée d'un championnat professionnel... qui verra le jour en 1932. Le Stade Rennais aura, dans la future lignée des Pinault, Dodor comme président.

L'exposition Odorico retrace la saga de la famille italienne, de l'entreprise Odorico et rappelle aussi l'histoire de la mosaïque, née en -3000 en Mésopotamie. Et ce sont les Romains qui d'abord dans leur villae puis via les édifices religieux vont la diffuser...

L'expo rennaise présente des tableaux de mosaïques, des dessins de réalisations, des vidéos... sur un fond sonore de vieilles chansons italiennes. Vous verrez aussi des reproductions dans des bâtiments publics, religieux, privés...

Des démonstrations ont lieu du vendredi au dimanche, animé par Dawa et Marie. Les deux artistes vous montrent la technique et vous proposent de finir un tableau de mosaïques (ils en sont au 3è).

Un espace pour les 3-6 ans, un carnet découverte pour les 7-12 ans et l'atelier pour les adultes permettent à chacun d'y trouver son compte.

C'est didactique, intéressant. L'expo dure 9 mois, les œuvres sont fragiles et difficiles à conserver. Les journées du patrimoine (fin septembre) seront donc le prétexte à un changement dans les supports présentés, permettant ainsi à certaines d'entre elles de se reposer ! et , à nous, de découvrir ainsi d'autres merveilles.

Si vous aimez les mosaïques... bretonnes, allez-y.

Ouvert du mardi au dimanche, de 12 (13h l'été) à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h. Fermé lundi et jours fériés.

Loisirs pour enfants : recette de pâte à sel

La pâte à sel, vous connaissez ?

C’est ce qui remplace la pâte à modeler quand les enfants ont épuisé la leur ! que cette dernière a perdu son élasticité, bref qu’elle est toute sèche.

C’est facile à faire, on peut la garder dans un pot hermétique pendant un petit bout de temps.

Recette
Un verre de sel fin
Deux verres de farine
Un verre d’eau
Une cuillère à soupe d’huile
Une cuillère à café de citron
Mélangez farine et sel. Versez petit à petit l’eau jusqu’à obtention d’un beau mélange. Ajoutez le citron puis l’huile. La pâte ne doit plus coller aux doigts. Sinon, rajoutez un peu de farine.

A vous les formes délirantes, les petits animaux, les empreintes … Vous pouvez passer au four (pas plus de 100 degrés sinon ça bulle !) et peindre ensuite. Même si ces œuvres ont une durée de vie éphémère...
J’ai lu que de la colle à papier peint, ajoutée dans la pâte, prolongeait les oeuvres cuites... (autrement dit la durcissait) mais je n’ai pas essayé.
C’est, en tout cas, une pâte à modeler faite maison que vos enfants pourront sans danger avoir mis à la bouche… et recracher aussi vite car c’est très salé.

Lisez cet article en anglais : Kids activities : recipe for salt dough

Gavottes ou crêpes dentelle... une spécialité bretonne ?

Qui ne connait pas les gavottes ! Non, pas la gavotte qu'on danse dans les fest-noz (fête de nuit) en Bretagne mais les crêpes dentelles fabriquées à Dinan.

Cette crêpe dentelle est extrêmement fine, croustillante à souhait. Sans conservateur ni colorant. Idéal pour accompagner les glaces et les sorbets cet été.

La gavotte a changé depuis 1920, date de sa fabrication à grande échelle. Elle s'est adaptée aux évolutions des goûts modernes et elle se décline en différents parfums : chocolat lait et noir, caramel au beurre salé...



Spécialité bretonne : la crêpe dentelle


Comme très souvent en cuisine, les grandes trouvailles gastronomiques sont dues à une erreur du cuistot : trop de ceci, pas assez de cela, mauvais mélange ou trop longue cuisson...

Les gavottes vont partie des ces grandes erreurs culinaires... Un oubli sur une bilig (tôle ou l'on fait cuire crêpes et galettes...) Ici, ce n'est pas un cuisinier mais une femme de Quimper, une Madame Cornic, qui, à la toute fin du XIXè siècle a trop fait cuire sa crêpe. Elle décide alors de la plier : la gavotte est née.

C'est à Quimper que la biscuiterie commence à grande échelle (une 100è à l'heure) en 1920. Succès assuré.

30 ans plus tard, modernité et processus industriel aidant, 1500 crêpes à l'heure sont produites dans la biscuiterie.

Et comme la réussite se confirme, une usine à Dinan voit le jour. C'est le début d'un grand secteur de l'économie bretonne... Les biscuits au beurre vont se faire connaitre ailleurs...

Les gavottes à Dinan


Aujourd'hui le groupe Locmaria rassemble plusieurs marques de biscuiteries bretonnes. L'entreprise a signé le pacte de l'ONU pour un développement durable... respect des droits de l'homme et de l'environnement.

Bref, un produit en accord avec son temps...

Lisez cet article en anglais : French speciality : crispy Brittany crepes

Trucs et astuces de grand mère avec du sel fin

Vous savez que la Bretagne produit du sel... et que cela lui a permis de conserver son beurre et de l'exporter...Alors, je vous donne quelques petits trucs pratiques à faire avec du sel.
Pour conserver votre huile de noix : l'huile de noix rancit très vite, pour la conserver plus longtemps, ajouter du sel dans votre bouteille opaque.

Taches de vin rouge : recouvrir de sel fin toute la tache de vin. Attendre que le sel absorbe la tache. Lavez la tache imbibée avec du savon sec et faites sécher au soleil.

Vous avez des taches de brûlure dans votre cendrier. Un chiffon imbibé de sel fin les enlèvera.


Cuisson de la viande : il ne faut saler la viande qu’au dernier moment. Sinon, le sel la durcit.

Pour conserver une viande plus longtemps : enduisez la d’huile et saupoudrez de sel.

Pour que votre liquide vaisselle dure plus longtemps : il suffit de l’épaissir. Ajouter une demi cuillère de sel dans la bouteille et laissez reposer quelques heures. Bien agiter, le liquide est devenu plus épais.

Pour qu’une bougie ne coule pas : faites lui faire un bon bain d’eau salée.

Lisez cet article en anglais : Tips and tricks with salt

Remèdes et astuces avec du gros sel

Le sel de Guérande, tout comme n’importe quel gros sel, abime les mains et raye les ongles. Voici quelques conseils et recettes d'utilisation du gros sel dans la vie quotidienne...

Recette de beauté

Massage anti cellulite : massez les zones de votre corps humide avec du gros sel. Utilisez un vieux collant et mettez le gros sel dedans. Massez longuement et en profondeur. Prête pour la plage !

Pour votre santé

Remèdes contre les aphtes : faites des bains de bouche plusieurs fois dans la journée avec une cuillère à café de gros sel pour 25 cl d’eau chaude.

Compresse chaude au gros sel contre la douleur. Faire chauffer du gros sel dans une casserole. Versez dans une chaussette de tennis ou une chaussette épaisse (avec un entonnoir fait d’une bouteille coupée en deux). Nouez et posez sur la douleur (entorse) pendant 15 minutes.

Agir contre les maux de tête : versez de l’eau très chaude dans une bassine à laquelle vous ajoutez une poignée de gros sel. Plongez vos pieds et chevilles dedans. Et tentez de les garder dedans. Continuez jusqu’à ce que vous n’ayez plus de mal à rester dans la cuvette.



Bien être et relaxation

Besoin d’un bon bain relaxant ! Ajoutez une poignée de gros sel dans votre baignoire. Ca marche très bien pour les enfants.

Quelques conseils pratiques

Si vos bijoux en argent noircissent : dans un plat creux en plastique ou en verre, mettez votre argenterie sur une feuille d'aluminium, versez une poignée de gros sel et recouvrez d’eau bouillante.

Votre thé aura plus d’arôme si vous déposez un grain de gros sel au fond de la théière.

Pour que les braises du barbecue ne fument pas et qu’elles restent rouges, il suffit de jeter une poignée de gros sel dessus.

Lisez cet article en anglais : Advices, remedies and tips with cooking salt

Les marais salants (salines) de Guérande

La région autour de Guérande (gué=gwen : blanc en breton et rann=rande pays) est connue, depuis la nuit des temps, pour le sel. Pendant très longtemps, le sel a été le moyen de conservation des aliments.

Les marais salants sur la presqu'île de Guérande

- Depuis quand ?
- Où ?
- Comment ça marche ?
- Processus naturel ?
- Pourquoi y-a-t-il des couleurs dans les marais ?
- La récolte
- Fleur de sel et gros sel
- Visiter les marais salants
Depuis quand ?

Bien avant la construction des marais salants, ..., une autre technique de production de sel marin existait depuis l'âge de Fer.
Cette technique consistait à récolter du sable ou de l'argile salé durant l'été et à opérer un lessivage pour extraire une saumure* très concentrée. Cette dernière était ensuite versée dans des récipients en terre et chauffée dans des fourneaux d'argile jusqu'à cristallisation du sel.
La technique ignigène (c'est-à-dire par le feu) était répandue sur toute la côte armoricaine, elle a engendré une déforestation.

La technique actuelle d'exploitation des marais salants est antérieure au 9è siècle. La création des salines s'est étendue sur plusieurs siècles. Vers l'an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle.
Entre 1560 et 1660, grâce au développement du commerce maritime, 2500 œillets ** seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19e siècle face à la concurrence du sel de mine, à la baisse de consommation du sel alimentaire comme produit de conservation et à l'amélioration des transports par voie terrestre.
*mélange d'eau et de sel
**bassin réservoir

Le sel de Guérande circulait dans toute la Bretagne, sans impôt. Jusqu'à ce que Napoléon ne le taxe et c'est le début du déclin des salines. L’activité dégringole… Dans les années 70, les salines sont à l’abandon. Et le réfrigérateur trône dans les cuisines...

Mais peu à peu, avec énergie et enthousiasme, le sel va renaître. Après les années 80 : une formation professionnelle redynamise l’activité, une coopérative permet aux producteurs de se regrouper et bientôt de promouvoir la qualité avec un label rouge. 250 sauniers travaillent aujourd’hui sur les marais salants.

Les paludiers et leurs rables (rateau)


Où ?

Jusqu'à peu, toute la région limitrophe des marais exploitait les salines. Mais, Le Pouliguen et La Baule ont préfèré au sel, la pierre… Les terrains ont été construits. Il en reste encore 2000 hectares (autour du Traict du Croisic, pour la plus grande partie et une autre de 350 hectares autour d'Assérac, Mesquer et Saint-Molf).

Comment ça marche ?

La saliculture est une activité pleine de mots savants… mais le principe est simple.
Des étiers (canal qui alimente les réservoirs) amènent l’eau de mer dans les bassins des marais salants. L’eau est acheminée dans plusieurs retenues d’eau : des vasières pour commencer où elle va décanter -je vous passe les différentes étapes- pour finir dans la dernière,l'œillet (bassin de 7 mètres sur 10), qui correspond à son dernier voyage.
Là, il ne reste que plus quelques centimètres d’eau. L’évaporation continue, accélérée par le paludier qui attire le sel sur une partie de l’oeillet. C’est là que le sel se cristallise, que se récoltent la fleur de sel et le gros sel.

Processus naturel ?

Oui, c’est le soleil, le vent et quand même ! le savoir faire du paludier ! qui permet la récolte du sel.

Statue d'une paludière devant le musée des marais salants de Batz sur Mer


C'est même un produit 100% naturel issu d'un site classé ! explique Ronan Loison, directeur de Terre de Sel. Contrairement aux sels raffinés, notamment du Midi, le sel de Guérande ne subit aucun lavage, aucun traitement chimique ou adjonction. Après récolte, il est juste tamisé, broyé et conditionné.

Pourquoi y a-t-il des couleurs dans les marais ?

Vous verrez des micro organismes rouges, des algues qui s'installent dans l'eau de mer.

eau de mer qui deviendra du sel


La récolte ?

La récolte (12000 t de sel par an) a lieu de juin à septembre. Ce sont des greniers à sel d'hier

Greniers à sel d'hier à Batz sur Mer


et d'aujourd'hui...

Greniers à sel nouvelle génération


Le reste du temps, il faut entretenir les salines...

Fleur de sel et gros sel

Le gros sel, c’est le très gros de la récolte. S’il est gris, c’est qu’il contient encore un brin de fond terreux. Le nec plus ultra des cuisiniers, la fleur de sel. Ces quelques kilo sont récoltés et recueillis à part. Un œillet produit autour de 12000 kg de sel gris et 80 kg de nec plus ultra !

Oeillets et bossis (muret entre les oeillets)


Visiter les marais salants ?

Oui. D’abord parce que c’est un patrimoine exceptionnel (classés depuis 1996). Ensuite c’est vraiment joli (c’est mièvre de le dire mais c’est vrai). Aussi parce qu’on y voit une faune et une flore particulière. Enfin pour mieux comprendre le fonctionnement des salines.

Dans le village de Saillé, ancien village paludier, la maison des paludiers propose un visite de l’écomusée.
A Batz sur Mer, il y a aussi un musée des marais salants.
A Guérande, Terre de Sel, la coopérative, propose des visites guidées dans les marais. Et, on peut faire des visites en calèche. C'est très sympa.

Visite en calèche des marais salants


Lisez cet article en anglais : Tourism on salt marshes at Guérande in Brittany, France

Randonnée sur une des îles du Ponant : l’Ile de Batz

5 bonnes raisons pour aller à l'île de Batz !

Se dépayser
Pouvoir la parcourir en une journée
S'y rendre presque toute l'année (fin mars à la Toussaint)
Pour admirer des fleurs
Et enfin avec un peu de chance, saluer un phoque !
Ouest de l'ile de Batz


L’île de Batz est à 15 minutes du continent, bien protégée par des courants et des récifs qui sont des épreuves pour les bons marins ! Vous verrez à marée basse...

Il y a des bateaux hors saison plusieurs fois par jour et en saison toutes les 30 minutes. Donc on peut y arriver à toute heure, sans se presser...

Horaires hors saison


Le tour de Batz doit faire une quinzaine de kilomètres – l’île mesure un peu plus de 3 kms de long sur 1,5 de large à marée haute. Parce qu'à marée basse... la rando est plus longue...

Batz à marée basse


Le paysage est très différent entre le côté continent, le côté océan, l’est ou l’ouest de l'île. Vous avez le choix entre des rochers, des dunes, des galets ou des plages paradisiaques de sable extrêmement fin presque blanc…
C'est pas tout, selon la hauteur de la mer, le paysage varie encore …
Et malgré tout, l'’île n'est pas que tourisme… Avec ses presque 600 habitants, elle vit aussi de l’agriculture… A donc une vraie vie...

Pour aller au jardin, passez par ce petit chemin


Des fleurs poussent partout : fleurs des champs (oeillets sauvages, ajoncs, coquelicots, camomilles...)

Camomilles et chardons


ou fleurs de dunes (panicauts, ponpons...)… ou fleurs de jardins (hortensias, géraniums...) ou même des fleurs exotiques puisque à la fin du siècle dernier Georges Delaselle y a installé un jardin « colonial ». Son fondateur y a fait pousser des plantes tropicales (le climat est très doux à Batz)… Après la décolonisation, le jardin a pris le nom de son fondateur.


Le parc a été abandonné pendant plusieurs années mais depuis 1986, il a été remis en état, accueille plantes et arbres tropicaux à la pointe ouest. Et que du coup il y a des thuyas, des eucalyptus, des dracénas (palmiers de Nouvelle Zélande), des agaves (cactus du Mexique servant à faire le Mezcal) et des échiums,

Echiums


des agapanthes dans tous les recoins de l'île.

Si vous poussez vers la face océanique, vous découvrirez des plages de sable blanc… des oiseaux qu’on dérange et même parfois – avec un peu de chance – des phoques

Phoque à Batz côté océan


Plus loin encore, on arrive à l’extrême ouest et là c’est un chaos de pierres qui nous attend : Toul ar Sarpant, le trou au serpent ou au dragon plutôt.

Le trou du serpent


Et ce côté là abrite aussi un marais avec sa faune et sa flore.

La dernière facette de l’île, c’est le côté abrité, qui fait face à Roscoff. Là, c’est le réconfort après la balade : resto, bars, le port, la ville quoi…

Le port et le phare de l'île


On peut visiter l'île presque toute l'année... Y a le Gulf Stream qui adoucit les températures l'hiver...
A vos vélos, vtt, trottinettes et autres ...



Lisez cet article en anglais : Hiking on a french island : Batz (Brittany, France)

Les histoires de l’île de Batz : prétexte à une balade

VRAI ou FAUX
L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC)
Un village est enseveli à l’est de l’île
L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre
Le phare de l’île se visite
Enez Vaz veut dire l’île au dragon
Les algues ont remplacé les arbres sur l'île
Les Brittaniques ont laissé des traces sur l'île
L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques
A vélo ou à pied, allez chercher les réponses...

L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC).
Oui, on pouvait s’y rendre à marée basse. Au siècle dernier, une trentaine de tombes qui ont 4000 ans ont été découvertes par Georges Delaselle, le fondateur du jardin colonial. Ce dernier a creusé une cuvette dans l’extrémité est de l’île (où est actuellement le jardin) pour abriter ses plantes exotiques. Il a protégé l'espace par une haie de cyprès et de pins.

Batz la sauvage


Un village est enseveli à l’est de l’île.
Oui, l’actuel village est récent. Jusqu’au XVII è siècle, le village se trouvait à l' est de l’île, où sont les tombes du néolithique. Cet endroit a peut être même été habité en continu depuis l’âge du fer, car on y a trouvé d’autres traces de présence humaine. En tout cas, l’ancien village est recouvert par 6 mètres de dunes.

On le comprend bien quand on va à la chapelle Sainte Anne. Cette église romane est cachée pour moitié dans les dunes. Ses piliers carrés ont remplacés le monastère édifié par Pol Aurélien, ce Gallois arrivé au Vè siècle en Bretagne pour la convertir. Vers 530, il y crée un monastère qui sera détruit par les Vikings en 878. Ce n’est qu’à la fin du XI è siècle, quand le calme est revenu que les moines réédifient une église. Quand les sables menacent, elle est peu à peu délaissée pour l’édifice du centre ville actuel.

Ses ruines auront tout de même servi de dépôt d’artillerie un peu avant et après la Révolution. Aujourd’hui une messe en plein air est célébrée pour la Sainte Anne fin juillet.
La chapelle est classée depuis 1980 ainsi que le cimetière.

Chapelle deu Pénity ou chapelle Saint Anne


L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre.
C’est comme cela que le guide Joanne présente l’île en 1884 : Dans cette île, tous les hommes sont marins. Le sol est exclusivement cultivé par les femmes.

Et il y en eut des célèbres, des hommes. Un natif, Yves Trémintin, un marin de commerce qui bientôt se met au service de l’Etat comme pilote côtier. Il se distingue par son courage en luttant contre les pirates et perd une jambe. Il s’est retiré sur son île claudiquant…
Il y a aussi un corsaire portugais... Balidar, qui hait l’Anglais et vient aider les Français pendant la Révolution… Il se cache dans le chenal et attend l’ennemi … Les Batziens lui font signe du corps de garde, la maison du corsaire, et il attaque.

Dans le fond, on distingue la maison du corsaire


Le phare de l’île se visite.
Oui, il a été construit entre 1836 et 1852. Il faut monter ses 210 marches par contre…

Phare de l'île


Enez Vaz veut dire l’île au dragon.
Non, l’île de Batz en breton. Par contre, on l'appelle aussi parfois l'île au bâton… et je ne sais pas pourquoi !
J'ai envoyé des mails de ci de
Mais de réponse il n'y a
Si, si, la réponse, la voi
Baton en breton se dit bazh

Par contre, c’est bien un dragon qui habitait l’île il y a quelques siècles.
La légende affirme qu'il y eut jadis ... un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, ... arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre...
Avec un gentilhomme ... de Cléder, il se dirigea, ... vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ... avança vers les deux téméraires...
Sans se laisser intimider par ... l'animal, Pol* lui entoura le cou de son étole**... Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint ... jusqu'à disparaître dans la mer.
On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre.
Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège ... d'aller à l'église l'épée au côté ... Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île,... guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600***, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon.
* Confiant dans l’Evangile qui donnait aux apôtres le pouvoir de vaincre les serpents
** L'étole est conservée dans la nouvelle église de Batz.
***On dit que Pol Aurélien a vécu 102 ans… Ca conserve les dragons !

et c’est pour cela que ça s'appelle le trou du serpent ! Où est caché le dragon, c’est logique, non ?

Non ! Parfois, dans les légendes bretonnes, les serpents se substituent aux dragons (car le dragon a fréquemment un lien avec une fée et il n'y a pas de fée partout). Le serpent est aussi plus familier donc plus assimilable. Ces figures légendaires sont en tout cas souvent le symbole des religions païennes dont il faut se débarrasser...

Le trou du dragon


Les algues ont remplacé les arbres sur l'île…
Il y avait très peu d'arbres sur l'île... Et ça posait problème...

Quelques arbres


Les îliens suppléent à l’absence de combustible par du goémon sec et des galettes composées de fiente de vache et de paille hachée qu’ils font sécher au soleil contre les murs extérieurs de leurs maisons. (Guide Joanne 1884). On s’en servait alors pour se chauffer ou cuire des aliments.
Par contre il fallait les récolter : à marée basse ou dans l’eau froide jusqu’au genou, quand c’est la saison, les femmes tiraient le goémon hors de la mer… Pas toujours facile… d'être une femme à Batz !

Aujourd’hui la récolte se fait en tracteur ou avec des scoubidous, ces drôles de bateaux armés d’un long bras qui font cueillir les laminaires au fond de la mer.

Ramassage des algues


Les Britanniques ont laissé des traces sur l'île.
Si on veut... C'est plutôt le contraire... C'est pour défendre la baie de Morlaix contre les Anglais... Il y a plusieurs vestiges de fortification. Certaines du XVIIIè siècle : 4 batteries : celle de Penn Ar C'hleguer qu'on voit encore se situe après le jardin exotique, la batterie du Bilvidic, sur la pointe opposée et les deux autres sur les pointes restantes.
Il y a aussi des restes du Mur de l'atlantique (système défensif allemand de la seconde guerre mondiale) avec des blockhaus... Mais la végétation les a bien cachés....

L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques.
La moitié de l’île est cultivée en agriculture bio. Les terres de l’île de Batz sont des terres de primeurs. Les parcelles sont protégées par des petits murets ou des haies et à l’abri et fertilisées par les algues. Les pommes de terre, le fenouil, la rhubarbe… poussent avec quelques semaines d’avance sur le continent.
On y fait jusqu’à 3 récoltes par an, parfois le ramassage se fait à la main. L’île a bien mérité son label.



Lisez cet article en anglais : History of the island of Batz :pretext for a walk

Sources notamment Daniel Hillion et Daniel Mingat, l’île de Batz (édition Ouest France, 1996).

Moulins à marées en Bretagne

Mais à quoi servent les marées ? A moudre de la farine, pardi !
- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
- Y en a -t-il ailleurs ?
- Depuis quand ces moulins existent ?
- Comment ça marche ?
- Où peut on en voir ?

- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
La Bretagne est une terre d'abers... d'estuaires en quelque sorte. Et celles-ci sont fort précieuses pour nos moulins. A chaque marée, la mer les envahit puis les délaisse et c'est ce mouvement de marées qui est à l'origine de l'énergie des moulins.

Moulin de Pen Castel dans la presqu'île de Rhuys, Morbihan


- Y en a-t-il ailleurs ?
Il y en a dans les pays à estuaires, le Portugal, l'Espagne, le Royaume Uni, l'Irlande, les Pays Bas et les Etats Unis.

- Depuis quand ces moulins existent ?
On les connaît, en Bretagne, dès le Moyen Age, et il y en eut jusqu’à une centaine dans la région.

- Comment ça marche ?
Le moulin à marée utilise comme énergie la force de la mer. Le principe était simple : on laissait les marées montantes remplir un bassin fermé par une digue. Une fois la marée basse, il suffisait d’ouvrir le bassin et de laisser s’échapper l’eau qui actionnait une roue.

Bassin du moulin de Pen castel


Ce type de moulin demandait un investissement de départ : une digue à construire. Le meunier, par contre, vivait à l'heure des marées et pouvait travailler la nuit.

Meunier tu dors… oui parfois pendant le jour… si j’attends la mer…

Inconvénients de ce système : comme tous les énergies liées aux éléments, elles sont variables. Avec les périodes de vive-eau (marées à forte amplitude) et de morte-eau… Marée importante, bon fonctionnement, petit coefficient de marée, faible mouvement…

Digue du moulin de la vallée de la Rance


Avantage : C'est une énergie renouvelable... La marée revient toutes les 6 heures… Ce n’est pas le cas du vent…

Les moulins pouvaient être alimentés en grains par la terre et par la mer. Les chariots et les bateaux repartaient chargés de farine…

Moulin à marée dans la vallée de la Rance


Petite précision encore. Le moulin implique une pratique artisanale des meuniers. Plus tard on parle de minoterie, ce qui suppose une destination industrielle du monument. L’utilisation des moulins de mer s’arrête avec la Seconde Guerre Mondiale.

Si vous voulez comprendre le phénomène, la maison de la Rance à Dinan explique, à l’aide d’une maquette, le fonctionnement du moulin. La Rance possédait beaucoup de moulins car l’amplitude des marées y est particulièrement importante.

- Où peut on en voir ?
En Bretagne, certains moulins ont été restaurés : dans le Sud de la Bretange, le moulin de Pen Castel dans la presqu’île de Rhuys et dans le Nord, à Bréhat le moulin du Birlot ou encore le moulin du Prat sur la Rance qu'on peut visiter tous les jours en saison et les dimanches et jous fériés sinon… .

Estuaire sans eau dans la vallée de la Rance


Lisez cet article en angalis : Tidal mills in Brittany France

Les menhirs de Pleslin-Trigavou (Côtes d’Armor, Bretagne) : prétexte à une fête

Pleslin-Trigavou, oui, ces deux paroisses se sont unies, il y a quelques décennies et, en dot chacune avait un beau patrimoine : A Pleslin se trouve le 3è site mégalithique de Bretagne (il a 4000 ans) et à Trigavou, on a trouvé au siècle dernier une centaine de haches de bronze, qui ont 3000 ans….
Une union riche en histoire, donc… et je ne vous ai parlé du reste !

Est ce pour célébrer cette union qu’a lieu la fête des mégalithes fin juillet ?
Ou pour honorer les fées ?
Ou commémorer les druides ?
Ou pour perpétuer une tradition du XIXè siècle ?
Le site mégalithique, classé depuis 1887, est sûrement bien différent de l’époque néolithique. S’il reste encore 65 menhirs, disposés en 5 rangs et orientés comme à Carnac, Est – Ouest, on peut supposer que le paysage était autre il y a quelques millénaires… oui car aujourd’hui les pierres sont toutes couchées,

Pierres couchées de Pleslin Trigavou


elles devaient être levées à l’époque. Du coup, le site ressemble bien à un Champ de Roches, c’est son nom, et est moins impressionnant que si toutes ces tonnes étaient debout…

Comment sont-elles arrivées là ces pierres ?

C’est l’éternelle question, le suspense du néolithique… mais j’ai un indice : le Mont Saint Michel…

Ah bon, il existait déjà ?!

Voilà l’histoire complète : Des fées devaient transporter des pierres pour bâtir le Mont-Saint-Michel. Fatiguées –c’est lourd-, elles s’en débarrassèrent ici, au Champ des Roches.

Juste à côté, une collection de chênes (pleins d’essences différentes) rappellent que les menhirs sont aussi le domaine des druides

Plus tard vers 300 ans av. notre ère, les Celtes vont réutiliser les édifices mégalithiques issus des peuples néolithiques : Le Champ des Roches va être le théâtre de nouvelles croyances, qui vont donner naissance à certaines légendes et mythes qui ont subsisté jusqu'à encore voilà quelques décennies. Les druides, prêtres tout-puissants y officiaient. En ce lieu, se célèbrèrent sans doute des cérémonies rituelles qui pourraient aujourd'hui nous paraître étranges voire cruelles. Par ces rites les Celtes cherchaient à communiquer avec le surnaturel et l'Autre Monde.

Chênes et menhirs


En face, il y a une grande aire pour perpétuer la tradition ?

Vers 1850, une tradition très ancienne, conduisait les habitants de Pleslin à rendre hommage au Champ des Roches, le jour de la Saint Jean et de la Saint Pierre. Aux gens de la commune se joignaient des visiteurs venus de plus loin.Ces fêtes se traduisaient par des banquets et des feux de joie allumés le soir : elles devaient prendre une forme relativement païenne, car les prêtres de la paroisse s'efforçaient vainement de faire cesser ces rites.


Bon, alors la fête des mégalithes, c’est pour quoi selon vous ?

Lisez cet article en anglais : The menhirs of Pleslin-Trigavou, Brittany, France



Exposition d'art contemporain (Pinault) au Palais des Arts de Dinard

Cette année, Dinard a encore frappé fort… Le Palais des Arts fête ses 20 ans d’expo… et pour cet évènement, c’est une partie des collections privées de la François Pinault Foundation qui est exposée.

Vous connaissez François Pinault ? ou PPR (Pinault Printemps Redoute) le groupement d’entreprises crée par notre célèbre milliardaire breton. Autodidacte en plus et amateur d’art…. et de foot… le Stade Rennais, c’est lui.

Bon, pour ces 20 ans, Dinard a décidé de se servir dans les œuvres du costarmoricain qui sont exposées à Venise, oui, oui, on ne plaisante pas avec l'art
à Din ard !

Une expo d’une 60 è d’œuvres d’une trentaine d’artistes *…

Qui a peur des artistes à Dinard


Qui a peur des artistes ? Pas moi même si, quand je regarde l’affiche, mon sang ne fait qu’un tour… Ca me rappelle Verdun, le soldat enterré debout (et vivant ?) dont ne voit que le bout du fusil…
Mais chacun y voit ce qu’il veut : je croyais que c'était une pub pour Action contre la faim, m'a-t-on dit par exemple …

Dérangeant l’affiche ? Et le titre ?

A quoi sert l’art finalement ?
- à faire peur ? (3 points)
- à se divertir ? (123 points)
- à se poser des questions ? (54321 points)
- à donner une lecture du monde ? (393 points)
- ou une critique ? (3131 points)
- à être beau (333 points)
- à déranger ? (731 points)
- à ne rien comprendre ? (34536 points)
- à rire et s’amuser (0,333333333333)
- à être moral ? (321 points)
- à être écolo ? (369 points)
- à quoi encore ?
- à partager (4,50 Euros en tarif plein, les expo du Palais étaient l’année dernière gratuites)

Si votre score atteint 3 points ou plus, allez y !

L’expo s’organise autour de plusieurs thématiques :
- Où l’oeuvre découle du concept avec le courant minimaliste qui met en lumière la primauté de la pensée sur l’expression
- Où l’histoire de l’art est revisitée et réinterprétée par les artistes contemporains
- Où les icônes et les objets de la culture populaire entrent dans l’art
- Où les artistes offrent une lecture originale du monde qui nous entoure depuis la société de consommation jusqu’à la recherche des utopies en passant par les conflits
Le point d’orgue étant l’oeuvre de Paul Mc Carthy qui rappelle la nécessité de garder l’humour et l’humilité en toutes circonstances.
Bon, pas facile de donner son avis. Portraits, peinture, photo, photo-collages, dessins, vidéo, sculptures… Toutes les formes d’art sont représentées… Chaque salle a un titre… et des rapprochements singuliers... Guerre-Consommation-Révolte.
Jeff Wall dérange avec l’embuscade en Afghanistan. Plus loin c’est encore plus dérangeant (enfants s’abstenir avec la vidéo…). Et pourtant, le même artiste Adel Abdessemed fait des photos marrantes sur le mur en face !
Je vous laisse faire les commentaires pour la plus célèbre la nona hora (la neuvième heure qui doit son nom à une prière qui est récitée à la neuvième heure du jour, habituellement vers 15 heures pour commémorer l'instant où le Christ est mort sur la Croix) de Maurizio Cattelan, où plutôt celle qui a fait le plus de bruit. Et juste à côté, Damien Hirst n’a pas fait hurler les écolo ? Mais je n’y connais rien en insectes…

Bref, chacun y va de sa lecture et de son interprétation… Je vous laisse faire… car comme dit François Pinault : L’art m’a conduit à m'interroger davantage. Il m’empêche de me refermer sur les certitudes, m’amène à être plus attentif aux évolutions du monde…

Mais si vous n’avez pas le temps de vous rendre dans ses musées au Palazzo Grazzi ou à Punta della dogana (Venise,Italie) où sont les autres collections, ou que vous avez raté l'exposition temporaire de Moscou (un certain état du monde), allez à Dinard… du 14 juin au 13 septembre de 11h à 19h et une nocturne (21h) le vendredi.
On ne peut faire de photos …

* Josef Albers, Dan Flavin, Agnes Martin, Lucio Fontana, Piero Manzoni, Lee Ufan, Pierre Soulages, Charles Matton, Takashi Murakami, Paul McCarthy, Yan Pei-Ming, Martial Raysse, Ed Ruscha, Adel Abdessemed, Andreas Gursky, Barbara Kruger, Cindy Sherman, Jeff Wall, Yang Jiechang, Chen Zhen. Subodh Gupta, Mike Kelley, Bharti Kher, Takashi Murakami, Julie Mehretu, Luc Tuymans, Maurizio Cattelan, Paul Fryer, Damien Hirst, Claude Lêvêque, Yan Pei-Ming, Andres Serrano.

Recette de poisson au gros sel au four

Recette facile à faire, 20 à 30 minutes de cuisson.

Ingrédients

Un poisson entier à peau épaisse (type bar ou loup de mer, dorade, saumon…)
Du gros sel
Un filet d’huile d’olive

Préchauffez votre four (T 240/ 8). Dans un plat pour le four, déposez votre poisson en entier. Ajouter un filet d’huile d’olive et jetez une poignée généreuse de gros sel. Enfournez le poisson et laissez cuire selon la taille de la bête. (20 à 30 minutes).

Une fois cuit, la peau se détache toute seule. Le poisson est salé à souhait. C'est pas mal avec des pommes de terre nouvelles.

Bon appétit.

Lisez cet article en anglais : Recipe of salt fish in oven

Exposition à l'Espace Culturel de Landivisiau (Bretagne)

Landivisiau, ville du cheval... oui mais pas uniquement. La mairie et l'espace culturel Lucien Prigent apprécient les artistes de la région.

L'espace culturel est un lieu magique... Le parc de Kréac'h Kellen et une grande batisse accueillent des expo de sculpture permanentes et temporaires toute l'année.

Cet été, ce sont les CERAMISTES qui sont à l'honneur. Une femme Gaëlle Haubtmann et un homme Jean-Michel Kerdilès se partagent l'espace.



Jean-Michel Kerdilès expose ses bols en grès ou en porcelaine. Il investit aussi l'espace avec des plaques en porcelaine noires et blanches inspirées par les Monts d'Arrée (pour les novices, cest la chaîne de montagne en Bretagne) ainsi que des morceaux de grès armoricains des mêmes monts.

Gaëlle Haubtmann travaille la céramique en s'inspirant de la nature et des éléments. Même si elle laisse aussi le four (5 jours et 5 nuits) laisser son empreinte sur l'oeuvre. Certaines pièces sont réalistes (gouttes d'eau), d'autres laissent les éléments parler : tempête, mer et vent...

L'expo permet de découvrir l'art sculptural contemporain mais aussi propose de voir l'artiste travailler... et même de ramener une oeuvre chez soi... L'expo pense aux jeunes : visite guidée ou pour les solitaires livret découverte...

Horaires : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche 14-18H, jusqu'au 27 septembre.
Tel 02.98.68.00.30 ou 02.98.68.30.27.