Exposition aux Champs Libres (Rennes) : Boat people, bateaux de l'exil.


En regardant l'affiche de l'exposition Boat people, les bateaux de l'exil, on réfléchit aux mots : boat people, voilà un terme qu'on n'emploie plus, me suis-je dit... C'est de l'histoire ancienne... (milieu 70). Et non ! Le phénomène n'a pas cessé... et a même toujours existé.... Seul le vocabulaire change...

Boat people aux Champs Libres


Boat people, bateaux de l'exil est une des expositions du programme de l'année 2010 aux Champs Libres. Elle a déjà été présentée à Douarnenez ("Voyages au bout de la mer - Boat people, hier, aujourd'hui") et est reprise à Rennes sous un autre nom.
Alain Le Doaré, le commissaire de cet événement, expose, après de nombreuses recherches, la vie de ces milliers de Vietnamiens qui ont tenté de fuir leur pays par la mer.... Des films, des photographies, des témoignages écrits et sonores rappellent cet exode... La parole est donnée à différents témoins de l'époque : réfugiés, journalistes, marins, médecins...

Boat people, bateaux de l'exil présente donc, salle Anita Conti, cette dure réalité.... matérialisée par un bateau de l'exil, un sampan vietnamien qui a « servi » : 86 personnes l'ont utilisé avant que Médecins du Monde ne les sauvent et ramènent en France l'embarcation. Elle est habituellement conservée au port musée de Douarnenez.
C'est un « vrai » boat people....   Le terme a été vulgarisé en 1976, après la réunification du Viêt Nam par le régime communiste d'Hanoï... Plusieurs centaines de milliers d'opposants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), ont alors fui leur pays par voie de mer en utilisant ces fameuses embarcations.

Cette expo, c'est un bond dans le passé... qui pousse à des parallèles avec l'histoire d'hier et d'aujourd'hui...
Depuis des siècles, les hommes cherchent ailleurs des conditions de vie meilleures et migrent pour tenter de les trouver. Hier les Bretons, chassés par la guerre, quittaient en catastrophe la grande Bretagne pour la petite. Aujourd'hui ce sont des raisons économiques ou politiques qui les poussent à l'exil et demain peut être des conditions climatiques. Bref le phénomène n'est pas nouveau et risque encore de durer...

L'exposition montre bien cette réalité hors temps ... et le bateau .... matérialise cette fuite obligatoire par des moyens de fortune très aléatoires.... Imaginez 86 personnes sur ce rafiot....On est un peu, beaucoup serré. Mais ça tombe bien car la croisière est souvent écourtée par un bon bain. Heureusement l'eau est chaude... Boat people montre des faits et des évidences. On ne fait pas ce genre de voyage par plaisir...

Entre 3 et 4 euros l'entrée. Les horaires : fermé le lundi et ouvert toutes les autres après midis.
Jusqu'au 2 mai 2010.

Commentaires

1. Le lundi 28 décembre 2009 à 21:02, par La lorgnette

J'irai certainement voir cette exposition, très intéressante et instructive avec des images fortes.

2. Le samedi 2 janvier 2010 à 09:33, par Sylvain

Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2010.

3. Le jeudi 7 janvier 2010 à 10:23, par la tortue legere

Bonjour
je viens juste de découvrir vos commentaires sur la tortue légère !
Merci à bientôt !
Lôlà

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Jeu (de piste) pour les vacances avec Odorico (à Rennes)

Pendant mes vacances, allez sur la piste d'Odorico.

Un petit jeu gratuit, d'observation -il faut lever un peu la tête et les yeux- et de découverte.

J'ai fait simple : je n'ai choisi que 4 mosaïques parmi les œuvres d'Odorico. Il y en a plus d'une bonne centaine disséminée dans toute la Bretagne.

Je ne vous demande pas non plus d'indiquer qui, des ainés ou des enfants, a fait l'œuvre.

Car pour ceux qui n'auraient pas encore vu l'exposition, je vous rappelle que la famille Odorico a oeuvrée dans l'Ouest pendant deux générations. Et ce en variant les styles et en s'inspirant des modes d'alors...

Essayez juste de trouver elles se trouvent.
Parmi elles, il y a un intrus....
Deux sont très connues
La dernière un peu moins.
Tout est dans le centre, pas l'hyper centre, le centre un peu élargi.

Bonne chasse, bon courage.

ODORICO 1
Odorico 1

Odorico 2
ODORICO 2



Odorico 3 ODORICO 4 Odorico 4
ODORICO 3


Le Roi Arthur est aux Champs Libres à Rennes

J’ai une copine, Suzanne -pour ne pas la nommer- qui habite en Brocéliande ( le pays de Merlin, le précepteur du Roi Arthur). Elle m’a proposé d’aller voir aux Champs Libres l’expo le Roi Arthur, une légende en devenir.



J’ai évidemment dit oui. Et ce pour deux raisons : Arthur, elle connaît bien en étant à deux pas des lieux mythiques de la légende (et moi, dois-je l’avouer… je suis pas tout à fait au point sur la geste arthurienne). La seconde, c’est qu’elle vient d’obtenir un master de médiation du Patrimoine. Alors visiter une expo avec une spécialiste à l’œil professionnel et critique, ça ne se refuse pas.

Rendez vous dans le hall des Champs Libres où un guide commence la visite devant deux énormes statues qui introduisent le thème (Morgane et le géant vert)…




et ce sont les seules photos de l’expo que vous verrez, car les pièces exposées étant très rares (tableaux, miniatures, manuscrits enluminés –La bibliothèque de Rennes Métropole possède l’un des plus anciens romans de la Table Ronde du XIIIè siècle-, pièces des musées londoniens, jeux d'échecs en ivoire miniature …) on ne peut les photographier.

C ‘est à l’étage que commence l’exposition. Très vite, on se rend compte que sans guide, on est perdues… Le côté esthétique de l’expo ne fait pas de doute mais le côté didactique est resté dans les limbes… La guide, heureusement, connaît bien son sujet mais elle doit jongler entre des explications d’œuvres ou jouer au conteur de légendes… Elle explique pourtant que l’expo a eu un franc succès, certains visiteurs venant même de Paris ou d’Outre Manche pour la voir… Elle continue en précisant que les visiteurs ont rapidement demandé à avoir des médiateurs pour visiter l’exposition. Et je les comprends !!!
Ce sont les spécialistes des légendes arthuriennes de l’Université de Rennes II qui sont à l’origine de l’expo. Ca se sent. Je sais que Arthur, c’est un monde de légendes, de brume et de brouillard, et bien c’est réussi. !!!



Alors, un conseil, visitez accompagné par un bon passeur… au risque d’être déçu par un thème si attrayant.
Pendant les vacances scolaires, des animations pour les 5-7 ans et les 8-12 ans sont proposées autour des petits chevaliers de la Table Ronde. Plein tarif : 5 € et 3 € pour le tarif réduit. Fermé le lundi et les matins.Jusqu'au 4 janvier.

L'expo Au temps des mammouths est à Rennes : à l'espace des Sciences aux Champs Libres

Les mammouths laineux arrivent et reviennent à Rennes. Ils arrivent ou ils reviennent, ces mammouths ???

Ils arrivent... de Paris. L'exposition a été conçue et présentée au Muséum National d'Histoire Naturelle il y a quelques années et elle est aujourd'hui adaptée à l'Espace des Sciences de Rennes.

Et ils reviennent car il y en avait beaucoup sur notre Bretagne glacée il y a quelques dizaines de milliers d'années...

Au temps des mammouths à l'espace des sciences des Champs Libres à Rennes


L'expo Au temps des mammouths est sympa... Je (on) viens (t) d'y passer une heure et demie avec mon jeune neveu (6 ans).

La visite commence par toutes les élucubrations possibles qui préexistaient à la découverte du mammouth. Je m'explique : ces os immenses que les hommes trouvaient étaient attribuées à des figures imaginaires... avant qu'on ne découvre un squelette entier et que l'on puisse imaginer cet animal disparu.

Ensuite on nous donne des dates, on nous montre le climat (j'ai enfin compris la géographie de la Bretagne pendant les périodes glaciaires), et on découvre le MAMMOUTH. On peut toucher ... des choses.... ou plutôt des morceaux de la bête (je vous laisse le suspens de la découverte...)

On plonge dans sa vie quotidienne avec les hommes qui vivaient à l'époque... Bref on devient des spécialistes du mammouth laineux.

L'expo présente aussi de l'histoire locale avec un petit film sur le Mont Dol (vous savez cette colline entre Cancale et le Mont Saint Michel) où des restes de mammouths ont été trouvés au siècle dernier.

Et on finit agréablement avec un long document sur les mammifères laineux (à la fin du parcours), qui reprend tout ce qu'on sait depuis qu'on a visité l'exposition. On révise quoi !!!

J'ai bien aimé mais j'étais seule ou presque dans l'expo. Car, comme souvent aux Champs Libres, les lieux sont petits et les bandes sonores s'entrechoquent. J'avais besoin de me concentrer pour entendre la bande son du documentaire sur le Mont Dol, (que j'ai trouvé, par ailleurs, intéressant) surtout que mon neveu écoutait le bulletin météo juste à côté.

Et les enfants alors ?

A partir de 6 ans, indique la brochure. Mon cobaye a trouvé très sympa d'essayer la trompe ou de voir un bébé mammouth, un vrai !!! (Dina, qu'il s'appelle ce petit pachyderme et il vient d'un musée belge). De toucher et de comparer les peaux d'un éléphant avec celle de notre pachyderme disparu.

Et même si mon protégé est un être attentif et passionné par le mammouth, il faut quand même pour certaines parties accompagner la visite : il y a pas mal de textes à lire. Mais pas que. Le film de la fin de l'expo résume bien tout le parcours de l'exposition et surtout, on s'y croirait !!!

Bref l'adulte ne s'est pas ennuyé et l'enfant non plus. Pas devant les mêmes choses, mais peu importe. Et puis sur certains stands de l'expo, on était ensemble.

A la sortie, un "vrai mammouth laineux" vous regarde...

4 € pour les adultes et 3 pour les 8 ans et plus.

Du mardi au dimanche (12h - 19h en semaine et 14-19 le week end), nocturne jusqu'à 21h le mardi.
Jusqu'au 7 mars 2010.

Lisez cet article en anglais : Mammoths are back in Brittany (France) for an exhibition at Les Champs Libres Rennes

ODORICO : l'exposition sur les mosaiques italiennes est aux Champs Libres à Rennes

Gli Italiani sono arrivatti.... Daï.

L'exposition Odorico aux Champs Libres (Rennes) présente les travaux de deux générations Odorico, famille italienne du Frioul (Venise) arrivée à la fin du XIXè siècle. Les deux frères Vincent et Isidore travaillent d'abord à Paris et participent aux travaux de l'Opéra Garnier (symbole de l'innovation dans la technique de pose des mosaïques) avant de s'installer à Rennes suite à des commandes d'architectes du diocèse comme mosaïstes.

Les deux hommes vont diffuser la nouvelle façon de poser les mosaïques : la pose par inversion (on colle d'abord à l'envers les tesselles* sur un morceau de papier avant de l'appliquer à son support) et décorent bâtiments privés et publics de "mosaïques vénitiennes, romaines, de marbre, en émaux ou en or", dans tout le grand Ouest (Angers la maison bleue).

(*tesselles : morceaux de mosaïques, pierres, émail, verre, céramique, marbre...)


Affiche de l'exposition d'Odorico aux Champs Libres à Rennes


Les fils d'Isidore continueront l'entreprise en y apportant une touche artistique (l'un d'eux a fait les Beaux Arts de Rennes). Ils multiplient les décors Art Déco (ornement stylisé et abstrait 1920-35), tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments : devanture de boutiques, de resto, piscines ou salles de bain...

La deuxième génération Odorico triomphe ouvrant des succursales en 1920 à Angers, Nantes et Dinard tandis que Rennes devient un des centres de production les plus importants de France et la plus grande entreprise de l'Ouest en 1930.

L'entreprise aura jusqu'à une centaine d'ouvriers (presque tous des Italiens) et son "patron" s'intéressera de près au football et à l'idée d'un championnat professionnel... qui verra le jour en 1932. Le Stade Rennais aura, dans la future lignée des Pinault, Dodor comme président.

L'exposition Odorico retrace la saga de la famille italienne, de l'entreprise Odorico et rappelle aussi l'histoire de la mosaïque, née en -3000 en Mésopotamie. Et ce sont les Romains qui d'abord dans leur villae puis via les édifices religieux vont la diffuser...

L'expo rennaise présente des tableaux de mosaïques, des dessins de réalisations, des vidéos... sur un fond sonore de vieilles chansons italiennes. Vous verrez aussi des reproductions dans des bâtiments publics, religieux, privés...

Des démonstrations ont lieu du vendredi au dimanche, animé par Dawa et Marie. Les deux artistes vous montrent la technique et vous proposent de finir un tableau de mosaïques (ils en sont au 3è).

Un espace pour les 3-6 ans, un carnet découverte pour les 7-12 ans et l'atelier pour les adultes permettent à chacun d'y trouver son compte.

C'est didactique, intéressant. L'expo dure 9 mois, les œuvres sont fragiles et difficiles à conserver. Les journées du patrimoine (fin septembre) seront donc le prétexte à un changement dans les supports présentés, permettant ainsi à certaines d'entre elles de se reposer ! et , à nous, de découvrir ainsi d'autres merveilles.

Si vous aimez les mosaïques... bretonnes, allez-y.

Ouvert du mardi au dimanche, de 12 (13h l'été) à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h. Fermé lundi et jours fériés.

L’expo de Yann Arthus Bertrand : 6 milliards d’autres à Rennes (Champs Libres).

Yann Arthus Bertrand, pas besoin de le présenter, le photographe écolo à la moustache… Avec un prénom pareil, il pouvait presque faire parti du patrimoine breton. Mais non, c’est un bon Parisien.

Bon, commençons par le plus de l'exposition :

Le thème, on l’a compris, ce sont les hommes. Après la terre vue du ciel, ce sont 6 milliards d’individus qui se regardent. 5000 interviews dans 75 pays et 40 réponses à 40 questions. Et chacun y va de sa singularité.

6 milliards d'Autres


C’est banal à dire mais c’est parfois très étonnant de comparer les réactions des gens à des thèmes tels que la violence, l’amour, les croyances, le bonheur

Pour l’un, c’est la naissance de son fils qui est l’Evènement de sa vie, pour l’autre l’espoir du procès de Pol pot, pour une troisième le bonheur (bonne heur comme dit une Allemande) se résume à plein de choses, à une mangue par exemple. Un autre ne supporte pas les gens qui se répètent. Ou que sa femme fasse mal la cuisine. Une survivante d'un crash aérien qui aime la vie…
Vous pouvez aussi laisser votre témoignage, le but étant d’en récolter …. 6 milliards d’autres… L’humanité quoi !!!

L’expo a d’abord été présentée au Grand Palais à Paris et, comme la salle d’exposition des Champs Libres est plus modeste, il a fallu s’adapter… La solution a été de changer les thèmes exposés dans les 3 yourtes tous les 10 jours.
Bref, l’expo se renouvelle et on peut y aller plusieurs fois à condition d’attendre 10 jours entre les visites… Et puis il faut en profiter car, après Paris et Rennes, l’expo quitte la France pour New York. On est des privilégiés quand même…

Et le moins !
On ne sait pas qui ou comment on a choisi les 40 questions.... et leurs thèmes. Ni comment s'est fait le "recrutement" des interviewés. Spontané ou trié ? Et pour quoi faire ? C'est un peu gênant de voir une expo qui manque de transparence... Bref, n'importe quel sociologue un peu sérieux s'arracherait les cheveux.

Dommage aussi qu'on est à payer 4 euros (ça ne les vaut pas) même si c'est sympathique... La gratuité aurait été plus en adéquation avec la philosophie du projet. Surtout que, comme le montre cet extrait du journal Le Monde :
... le projet phare de GoodPlanet (association de Y.A. Bertrand) depuis deux ans est "6 milliards d'autres" : filmer à travers le monde 5 000 personnes qui parlent de leur vie et de leurs espoirs. Là encore, les télévisions ont refusé. Yann Arthus-Bertrand a rebondi : "Il a convaincu la BNP [...] La banque a donné 5 millions d'euros : 2 millions pour les tournages dans 70 pays ; 3 millions pour monter l'exposition, en janvier, au Grand Palais. Elle est jusqu'en août à Rennes, en version allégée - la ville a payé 200 000 euros. "Nous sommes en contact avec toutes les métropoles régionales [...] Toujours la même recette : expositions gratuites, financées par des sponsors ou des villes, et un livre, déjà vendu à 50 000 exemplaires.
C'est quand même un bon coup marketing ... pour Yann, avec un message sympa, certes, mais pas très lisible...



Ouvert tous les jours sauf le lundi et le dimanche jusqu’à fin août.

Lisez cet article en anglais : The exhibition of Yann Arthus Bertrand : 6 billion others

Les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne aux Champs Libres à Rennes

Je sais que c’est un peu tard – les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne – ont lieu le 12 et le 13 décembre mais je ne peux pas ne pas parler de ces rencontres concernant la culture locale dans un blog sur la Bretagne, ses habitudes, ses clichés…

Qu’est ce que le PCI (patrimoine culturel immatériel) ?

L’ Unesco en 2003 par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a validé l’idée que le patrimoine, ce n’est pas uniquement du « matériel ». Mais soyons didactique et rappelons d'abord ce qu’est le patrimoine matériel.
L’UNESCO est à l’origine de la convention de 1972 pour la sauvegarde du patrimoine matériel (cela rassemble le patrimoine culturel cad les monuments, notamment les … sculpture[s] ou … peintures monumentales, éléments ou structures de caractères archéologiques, inscriptions, grottes […] qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ; les ensembles : de constructions, …, les sites… qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
Et le patrimoine naturelformations physiques et biologiques… qui ont une valeur universelle exceptionnelles du point de vue esthétique ou scientifique, … les formations géologiques et physiographiques … constituant l’habitat d’espèces animales et végétales menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle… Les sites naturels ou les zones naturelles. En bref, le patrimoine matériel, c'est tout ce qui est solide (construction de l'homme ou de la nature)... mais qui menace un jour de s'écrouler et qu'il faut sauvegarder pour nos descendants !!!

En 2003, l’UNESCO a rapproché le patrimoine de l’immatériel. Je m’explique à nouveau en citant la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, y compris la langue […], … les arts du spectacle, … les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir faire.
L’objectif de ces rencontres, je crois, est de faire connaître cette convention, de penser à son application concrète en Bretagne -la convention a été ratifiée en 2006 en France-. Et de s'interroger sur ce qu'on doit sauvegarder ?
Est ce du collectage de musique, de contes, de souvenirs liés à des événements marquants de la région ou des savoir faire pour le cidre, la fabrication des fagots, la galette saucisse...

Pour plus d’infos, je vous renvoie au programme ou à ses possibles applications.

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

L’Art, chemin faisant, parcours d’art contemporain à Pont-Scorff (Bretagne)

Quand on évoque Pont-Scorff, on pense tout de suite au zoo. Et pourtant… Pont-Scorff est aussi une ville d’art et culture… et elle le prouve tous les étés en mettant en place un parcours d’art contemporain.

L'art chemin faisant à Pont-Scorff


Cette petite bourgade du Morbihan propose une exposition originale d’art plastique puisque les œuvres sont disséminées dans différents sites remarquables de la commune et de sa campagne… atelier d’Estienne, combles de la maison des Princes, chaumière et ferme de Saint Urchaut, chapelles….

On se balade en découvrant le travail des artistes. Certains lieux sont très excentrés, voilà le prétexte d’une belle randonnée insolite (le circuit pédestre est fléché en vert)… et culturelle !

Balade sur le parcours d'art contemporain


On comprend mieux le titre de l’expo L’Art, chemin faisant….

Cette année, le thème Ressources Humaines se décline dans différentes œuvres d’art plastique. La brochure présente ainsi son exposition :
Que faire en temps de crise et de désillusion ? Fêter l’humain. Créer de nouvelles valeurs matérielles et immatérielles, se questionner sur le sens du laborieux et œuvrer ensemble à ce que l’individu garde une place d’honneur. La 11è édition du parcours d’art contemporain « Ressources Humaines » intégré dans un village de caractère et sa campagne environnante, invite 13 plasticiens * à approfondir le champ de l’humain tout comme celui des rapports entre art, travail et pouvoir. S’il aborde la quête d’un nouvel humanisme ou la question des ressources qui s’épuisent, … ce parcours interroge également la place et la mission de l’artiste « travailleur-rêveur » dans notre société.
*Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Clifford Charles, Sophie Hutin, Serge Le Squer, Pedro Pereira, Julien Prévieux, Vinca Schiffmann, Véronique Ricci, Isabelle Vaillant, Sonia Winter, Oscar Yana et Gaële Flao

Certaines œuvres sont drôles : les lettres de non motivation par exemple, d’autres beaucoup moins…

Avec 17000 visiteurs l’année dernière, l’Art chemin faisant est une belle réussite. Vous êtes en vacances en Bretagne Sud… Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Surtout que la ville héberge aussi des galeries d’art… et un zoo...



Rennes Nord canal Saint Martin : jardins ouvriers de la rive droite


La rive droite du canal Saint Martin correspond à la zone d’épandage lorsque le canal déborde et c’est là la raison des prairies Saint Martin. Il y a aussi pour cette zone de nouvelles idées d’aménagement. La Ville de Rennes souhaite en faire une zone verte.

graf du canal d'ille et rance


La rive droite ? C’est de quel côté ? Ce sont les berges où se trouvent l’auberge de jeunesse, la maison des tisserands, le parc des tanneurs ou enfin le départ des bateaux électriques sans permis, urbavag pour naviguer sur le canal.

Un peu plus loin, à quelques centaines de mètres en allant vers Saint Malo (la mer est à 85 kms d'ici), en longeant les berges qui bordent le canal, vous avez une petite route qui vous mène aux jardins ouvriers. Vous pouvez aussi vous dépayser en passant devant la maison des tanneurs et traverser un petit bois avant d'arriver sur les routes en terre des jardins.

jardin du canal


Vous allez vous retrouver devant des petits jardins ouvriers et des potagers. Il y a encore peu de temps, chaque espace était unique et marqué par l’imagination et l’ingéniosité de son occupant.

cabane du canal st martin rennes


Certains étaient tellement clos qu’on ne pouvait deviner ce qui s’y passait à l’intérieur. D’autres témoignaient du bonheur de vivre



des jardiniers du dimanche qui cherchaient là de la verdure. Il y a pleins de photos des jardins sur cette adresse qui témoignent de cette période.

un autre jardin du canal un troisième


Mais petit à petit, la Ville de Rennes les a transformés en des jardins modèles avec petites maisons multicolores et délimitation de clôtures vertes. C’est bien, parce que certains endroits de la zone faisait peur à la nuit tombée mais en même temps, le côté uniforme des espaces ainsi crées a transformé la zone en un espace répétitif nettement moins poétique.


potager du canal d'Ille et Rance


C’est dommage. Laissons le temps à leurs occupants de réinvestir la zone et de lui redonner une certaine originalité…

jardin et immeubles de la rue d'antrain



Balade de Dinan à Léhon par le canal d'Ille et Rance (Bretagne, France)

Vous voulez prendre l’air à Dinan ? Mais vous ne voulez pas vous épuiser à monter le Jerzual (la rue du Jerzual est LA rue à visiter à Dinan)… Longez le canal d’Ille et Rance, c’est pas mal non plus...

En bas du Jerzual, au port de Dinan, passez le petit pont de pierre et longez le chemin rive gauche. Après une petite demi-heure, vous apercevrez les jardins de l’abbaye de Léhon et une partie des bâtiments conventuels (religieux, quoi !).

jardins et bâtiments conventuels de Léhon


Ils savaient choisir des endroits bien agréables, ces moines…

les baies gothiques du réfectoire de Léhon


Admirez le pont en pierre de Léhon. Depuis toujours, les hommes ont cherché à traverser les rivières et pour cela il fallait des lieux propices au passage à gué. Ce gué servait déjà lorsque la voie romaine Rennes Corseul était utilisée.

Plus tard ce sont les moines, au Xè siècle, qui font évoluer les choses : un pont … en bois est construit. Mais la Rance n’est pas canalisée et elle est toujours bien sauvage. Alors vous imaginez le travail lors des crues… Adieu petit pont de bois, bonjour la reconstruction… Le pont est bien souvent dans l’eau…

Ce n’est qu’entre le XVè et le XVIè siècle que l’on pense à une construction en dur, en pierres. Mais la Rance -toujours pas maîtrisée- continue d’attaquer le pont qui l’enjambe.

pont de Léhon


Par période, le pont est en piteux état… surtout qu’on en fait sauter l’arche centrale –il en avait quatre alors- pour empêcher les armées royales d’atteindre Dinan en 1799

L’arche manquante sera remplacée par une passerelle en bois, puis au XIXè siècle en métal qui permet aux bateaux de passer.

En 1832, la Rance est canalisée et un important trafic de marchandises de Saint Malo à Rennes se met en place. Le chemin de halage (c'est le chemin par lequel vous êtes arrivé) permet aux chevaux de haler les bateaux pour les remonter jusqu'à Rennes. Dans l'autre sens, le courant les ramenaient jusqu'au port de Saint Malo.

Le pont, que l’on voit aujourd’hui, est construit en 1925. Il n’a qu’une seule arche pour laisser passer les chalands (bateau plat destiné au transport fluvial) sur le canal.

arches du pont de Léhon


Mais l’histoire du petit pont de Léhon connaît encore des rebondissements : cette fois ci, c’est pour empêcher l’avancée des Alliés, que les Allemands détruisent l’arche centrale. Elle ne sera remontée qu’en 1946.

rue piétonne de Léhon


Maintenant que vous êtes sûr de la solidité du pont, que la Rance est canalisée et qu’il n’y a pas de troupes à l’horizon, allez faire un tour sur l’autre rive… dans la petite cité de caractère de Léhon...

Lisez cet article en anglais : Walking along the canal d'Ille et Rance to a picturesque village of Léhon (Brittany, France)

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