Sorties le dimanche avec des enfants à Rennes : le festival de Coquecigrues


Encore un ! Oui, encore un festival qui marche !!! Et oui, parce qu'avec un nom comme celui-là, on ne passe pas inaperçu : un coq six grues ! Rien d'étonnant puisque c'est mon oncle et ma nièce qui sont à l'origine du projet... Un festival de spectacles vivants pour les enfants !
Coquecigrues existe depuis 2004 et (malgré les problèmes budgétaires) grâce au soutien de Rennes Métropole, on va pouvoir encore en profiter cette année.

L'originalité du festival ne réside pas uniquement dans son nom (un coq six grues ?... je n'ai pas trouvé d'explication pour ce joli nom... mais quand l'association s'appelle mon oncle et ma nièce, on imagine bien qu'un coq et six grues les accompagnent dans leur aventure) mais plutôt dans sa plage horaire : un festival avec une programmation les dimanches d'hiver... C'est pas une bonne idée ça, pour sortir de la grisaille glacée...
Les auteurs d'Arts scéniques et vieilles dentelles ont tout compris : que faire un dimanche d'hiver en Bretagne quand il fait froid, qu'il pleut, qu'il neige!!! Allez à un spectacle de Coquecigrues ! Tout simplement !

Les lieux de représentation changent (différentes salles à Rennes et dans d'autres communes de Rennes Métropole Orgères, Pont Péan, Nouvoitou et Saint Grégoire). Les spectacles intéressent les jeunes publics (âges variables selon les représentations, certaines manifestations sont conçues pour les tout petits enfants des 2 ans).

Vous pourrez découvrir lors du festival des contes, des concerts, des spectacles dombres chinoises, des sketchs, des marionnettes, des ballets ou rire avec les dernières trouvailles des clowns.

Par contre, comme c'est un festival qui marche, pensez à réserver à l'avance... sur le site ou à leur boutique dans le centre ville de Rennes, 4 place Saint Germain. Vous pouvez acheter les billets juste sur le lieu du spectacle juste avant la représentation, mais attention à la déception... C'est pratiquement toujours complet !

Certaines manifestations se trouvent dans des endroits chargés d'histoire (l'opéra de Rennes, le Coq Gadby, le Garage, l'église d'Orgères, le chateau de la porte à Nouvoitou ou encore le site minier de Pont Péan... la liste est longue) : dès 15 heures, un guide conférencier de Rennes Métropole vous raconte le lieu.
Pour les horaires, c'est facile... Presque tous les spectacles sont proposés deux fois : à 16 heures et 17 heures 10... le dimanche.
Pour les tarifs, c'est l'équivalent d'une place de cinéma. Même s'il existe des forfaits pour la famille de 4 personnes ou plus, c'est un vrai budget spectacle !

Et si ça vous a bien plu, sachez que le festival continue ensuite dans l'agglomération de Vannes. Même principe, les spectacles ont lieu le dimanche.

Festival de cinéma à Rennes : Travelling Junior ou Travelling

C'est quoi Travelling Junior ???....

- Une programmation de qualité pour les enfants, des films et des courts métrages que l'on a rarement la chance de découvrir dans les salles de cinéma.... classiques.
Le grand écran, c'est quand même mieux que le DVD...

- Une compétition pour gagner l'éléphant d'or avec un jury de jeunes spectateurs amoureux du cinéma.
Si tu as entre 8 et 10 ans, et que tu souhaites faire parti du jury de Travelling Junior, prends ta plume et critique un film (en bien ou en mal). Envoies ton article à l'adresse suivante Clair Obscur / L'Eléphant d'Or 5, rue de Lorraine - 35000 Rennes et tu seras peut être sélectionné pour faire parti du jury...
Les critiques de cinéma n'ont qu'à bien se tenir....

L'association clair obscur , qui organise le festival, fait toute l'année, un travail d'éducation à l'image avec le jeune public. Et Travelling Junior couronne le tout par des récompenses...
Avec des lycéens, des ateliers autour de films faits avec un téléphone portable, les Pockets Films : une programmation et une compétition (avec le Pocket Film festival et le Forum des images de Paris) récompense le meilleur et un prix est remis par les lycéens bretons.
Ateliers autour des vidéos dans les blogs...

Le collège n'est pas en reste puisqu'il y a aussi une compétition sur les courts métrages autour de la ville célébrée par le festival des Grands (Istanbul).

L'association propose des formations au cinéma pour les enseignants et les bibliothécaires.

Mais, vous ne connaissez pas le Travelling des Grands !!!

Ca tourne... et ce depuis plus de 20 ans... L'idée de l'association clair obscur est de mettre en lumière par le cinéma une ville... Et on découvre ainsi les films du pays de la ville concernée mais aussi de partout ailleurs. Cela permet de revoir certains classiques, mais aussi des films totalement inconnus et des films en compétition... C'est un succés à chaque fois... Faites la queue pour aller voir une séance, vous verrez !

Avec plus de deux décennies d'existence (1989), le festival a évolué et les programmations se sont enrichis. S'ajoutent aux projections, des conférences, des expositions et des cinémas en dehors de la ville de Rennes : Acigné, Betton, Bruz, Chartres de Bretagne et Cesson Sévigné. Une compétition clôt évidemment le festival avec une remise des prix et la découverte de la prochaine ville... Il y a déjà eu Lisbonne, Jérusalem, Tokyo, Buenos Aires, New York, Dublin...
Cette année (9 au 16 février 2010), le programme de la ville phare s'articule autour Istanbul.

Mais, au fait, c'est quoi un travelling :
1- un voyage à travers le temps
2- un déplacement de la caméra pendant une prise de vues pour se rapprocher ou s'éloigner du sujet qui est en mouvement.
3- une avancée rapide d'un film.

Exposition aux Champs Libres (Rennes) : Boat people, bateaux de l'exil.

En regardant l'affiche de l'exposition Boat people, les bateaux de l'exil, on réfléchit aux mots : boat people, voilà un terme qu'on n'emploie plus, me suis-je dit... C'est de l'histoire ancienne... (milieu 70). Et non ! Le phénomène n'a pas cessé... et a même toujours existé.... Seul le vocabulaire change...

Boat people aux Champs Libres


Boat people, bateaux de l'exil est une des expositions du programme de l'année 2010 aux Champs Libres. Elle a déjà été présentée à Douarnenez ("Voyages au bout de la mer - Boat people, hier, aujourd'hui") et est reprise à Rennes sous un autre nom.
Alain Le Doaré, le commissaire de cet événement, expose, après de nombreuses recherches, la vie de ces milliers de Vietnamiens qui ont tenté de fuir leur pays par la mer.... Des films, des photographies, des témoignages écrits et sonores rappellent cet exode... La parole est donnée à différents témoins de l'époque : réfugiés, journalistes, marins, médecins...

Boat people, bateaux de l'exil présente donc, salle Anita Conti, cette dure réalité.... matérialisée par un bateau de l'exil, un sampan vietnamien qui a « servi » : 86 personnes l'ont utilisé avant que Médecins du Monde ne les sauvent et ramènent en France l'embarcation. Elle est habituellement conservée au port musée de Douarnenez.
C'est un « vrai » boat people....   Le terme a été vulgarisé en 1976, après la réunification du Viêt Nam par le régime communiste d'Hanoï... Plusieurs centaines de milliers d'opposants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), ont alors fui leur pays par voie de mer en utilisant ces fameuses embarcations.

Cette expo, c'est un bond dans le passé... qui pousse à des parallèles avec l'histoire d'hier et d'aujourd'hui...
Depuis des siècles, les hommes cherchent ailleurs des conditions de vie meilleures et migrent pour tenter de les trouver. Hier les Bretons, chassés par la guerre, quittaient en catastrophe la grande Bretagne pour la petite. Aujourd'hui ce sont des raisons économiques ou politiques qui les poussent à l'exil et demain peut être des conditions climatiques. Bref le phénomène n'est pas nouveau et risque encore de durer...

L'exposition montre bien cette réalité hors temps ... et le bateau .... matérialise cette fuite obligatoire par des moyens de fortune très aléatoires.... Imaginez 86 personnes sur ce rafiot....On est un peu, beaucoup serré. Mais ça tombe bien car la croisière est souvent écourtée par un bon bain. Heureusement l'eau est chaude... Boat people montre des faits et des évidences. On ne fait pas ce genre de voyage par plaisir...

Entre 3 et 4 euros l'entrée. Les horaires : fermé le lundi et ouvert toutes les autres après midis.
Jusqu'au 2 mai 2010.

Les journées du patrimoine en Bretagne

Voilà un événement qui revient tous les ans et dont on est loin de faire le tour!!!

Ce week end de septembre, le 3ème depuis plus de deux décennies, permet à tout un chacun de visiter des lieux remarquables, qui sont d'habitude fermés au grand public. Car évidemment l'intérêt de ces deux journées est d'aller faire nos curieux dans des endroits où on ne peut aller d'habitude...

Des châteaux et des manoirs privés, des jardins avec des menhirs énormes, des intérieurs inimaginables, des promenades sur des propriétés privées, des chapelles ou églises d'habitude fermées, des moulins ou des sémaphores inaccessibles habituellement ...

Bref ce sont plus de 15000 sites qu'on peut découvrir en cette fin septembre. Souvent les visites sont gratuites, c'est bon pour le tourisme ce petit week end !!!

Si vous voulez en savoir plus, allez voir le programme pour la Bretagne et les lieux d'ouverture exceptionnelle : il y en a quand même 193 pour la région Bretagne.

L'histoire démarre en 1984 avec une journée portes ouvertes des Monuments historiques. Mais quelques années plus tard, en 1992, on passe à deux jours et on les baptise les Journées du Patrimoine.

Le pli est très vite pris par d'autres pays européens puisque dès l'année suivante, la journée existe chez nos voisins. Le Conseil de l'Europe et l'Union Européenne s'en mêlent en 1991 et les journées deviennent des Journées Européennes du Patrimoine. En 1995, 34 pays organisent la manifestation et plus de 13 millions d'Européens y participent. Aujourd'hui 49 pays se sont joints à cette idée. Mais par contre, les manifestations européennes n'ont pas toutes lieu aux même dates !!!

Depuis 1997, chaque année la France met en valeur un thème précis : en l'an 2000, par exemple, les journées s'articulaient autour du "patrimoine du XXè siècle".

Les journées ont été annulées une seule fois depuis leur création en 2001 suite à l'attentat du 11 septembre.

C'est bien ces initiatives, ça permet la curiosité, d'amener les enfants à regarder des sites sympas et de ne pas laisser tout le temps aux écoles le choix du patrimoine à découvrir.

Ferez vous partie cette année des 12 millions de visiteurs ?


Festival du film britannique à Dinard

La Normandie a son festival du film américain à Deauville à la fin de l'été.... eh bien la Bretagne a, elle aussi, son festival de cinéma international... le festival du film britannique.

Et pour l'accueillir il fallait un lieu propice à l'amitié franco-anglaise... j'ai nommé... Dinard.

Oui, car c'est à Dinard au milieu du XIXè siècle que les Britanniques se pressent pour profiter des bains de mer. Le succès est tel que Dinard la mondaine compte aujourd'hui plus de 400 villas classées monument historique...

Bref, le festival du film britannique ne pouvait donc trouver meilleure alliée, surtout que la liaison en ferry continue avec le Royaume Uni sur la berge en face de Dinard, à Saint Malo.

Mais revenons à notre cinéma. Le festival a lieu au début de l'automne, pendant quelques jours.
Il est réellement un berceau d'avant-premières, et on peut dire qu'il a vu "juste" en programmant en avant-première des premiers long-métrages qui ont tous reçu un prix à Dinard qui se sont tous exportés avec succès : Petits meurtres entre amis (1994), The Full Monty (1997), Billy Elliot (2000), Bloody Sunday (2002) ou encore La jeune fille à la perle (2003). Quelle belle récompense pour notre manifestation qui offre aux cinéphiles la possibilité de découvrir des oeuvres inédites.
Pas mal pour un festival de province !!!

Voici le programme pour la 20è édition.

Le festival a plusieurs prix mais la récompense suprême est le Hitchcok d'or... un mythe à lui seul !...

Le festival pense à tout le monde : certaines séances de films sont gratuites, des projections sont organisées à la maison d'arrêt de Saint Malo. Et surtout, mais c'est avant en septembre, il y a cette très agréable projection en plein air...
Bref, le festival est une réussite, loin de la cohue estivale, on découvre les charmes de Dinard et de ces salles obscures...

Lisez cet article en anglais : British film festival at Dinard France

ODORICO : l'exposition sur les mosaiques italiennes est aux Champs Libres à Rennes

Gli Italiani sono arrivatti.... Daï.

L'exposition Odorico aux Champs Libres (Rennes) présente les travaux de deux générations Odorico, famille italienne du Frioul (Venise) arrivée à la fin du XIXè siècle. Les deux frères Vincent et Isidore travaillent d'abord à Paris et participent aux travaux de l'Opéra Garnier (symbole de l'innovation dans la technique de pose des mosaïques) avant de s'installer à Rennes suite à des commandes d'architectes du diocèse comme mosaïstes.

Les deux hommes vont diffuser la nouvelle façon de poser les mosaïques : la pose par inversion (on colle d'abord à l'envers les tesselles* sur un morceau de papier avant de l'appliquer à son support) et décorent bâtiments privés et publics de "mosaïques vénitiennes, romaines, de marbre, en émaux ou en or", dans tout le grand Ouest (Angers la maison bleue).

(*tesselles : morceaux de mosaïques, pierres, émail, verre, céramique, marbre...)


Affiche de l'exposition d'Odorico aux Champs Libres à Rennes


Les fils d'Isidore continueront l'entreprise en y apportant une touche artistique (l'un d'eux a fait les Beaux Arts de Rennes). Ils multiplient les décors Art Déco (ornement stylisé et abstrait 1920-35), tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments : devanture de boutiques, de resto, piscines ou salles de bain...

La deuxième génération Odorico triomphe ouvrant des succursales en 1920 à Angers, Nantes et Dinard tandis que Rennes devient un des centres de production les plus importants de France et la plus grande entreprise de l'Ouest en 1930.

L'entreprise aura jusqu'à une centaine d'ouvriers (presque tous des Italiens) et son "patron" s'intéressera de près au football et à l'idée d'un championnat professionnel... qui verra le jour en 1932. Le Stade Rennais aura, dans la future lignée des Pinault, Dodor comme président.

L'exposition Odorico retrace la saga de la famille italienne, de l'entreprise Odorico et rappelle aussi l'histoire de la mosaïque, née en -3000 en Mésopotamie. Et ce sont les Romains qui d'abord dans leur villae puis via les édifices religieux vont la diffuser...

L'expo rennaise présente des tableaux de mosaïques, des dessins de réalisations, des vidéos... sur un fond sonore de vieilles chansons italiennes. Vous verrez aussi des reproductions dans des bâtiments publics, religieux, privés...

Des démonstrations ont lieu du vendredi au dimanche, animé par Dawa et Marie. Les deux artistes vous montrent la technique et vous proposent de finir un tableau de mosaïques (ils en sont au 3è).

Un espace pour les 3-6 ans, un carnet découverte pour les 7-12 ans et l'atelier pour les adultes permettent à chacun d'y trouver son compte.

C'est didactique, intéressant. L'expo dure 9 mois, les œuvres sont fragiles et difficiles à conserver. Les journées du patrimoine (fin septembre) seront donc le prétexte à un changement dans les supports présentés, permettant ainsi à certaines d'entre elles de se reposer ! et , à nous, de découvrir ainsi d'autres merveilles.

Si vous aimez les mosaïques... bretonnes, allez-y.

Ouvert du mardi au dimanche, de 12 (13h l'été) à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h. Fermé lundi et jours fériés.

Les menhirs de Pleslin-Trigavou (Côtes d’Armor, Bretagne) : prétexte à une fête

Pleslin-Trigavou, oui, ces deux paroisses se sont unies, il y a quelques décennies et, en dot chacune avait un beau patrimoine : A Pleslin se trouve le 3è site mégalithique de Bretagne (il a 4000 ans) et à Trigavou, on a trouvé au siècle dernier une centaine de haches de bronze, qui ont 3000 ans….
Une union riche en histoire, donc… et je ne vous ai parlé du reste !

Est ce pour célébrer cette union qu’a lieu la fête des mégalithes fin juillet ?
Ou pour honorer les fées ?
Ou commémorer les druides ?
Ou pour perpétuer une tradition du XIXè siècle ?
Le site mégalithique, classé depuis 1887, est sûrement bien différent de l’époque néolithique. S’il reste encore 65 menhirs, disposés en 5 rangs et orientés comme à Carnac, Est – Ouest, on peut supposer que le paysage était autre il y a quelques millénaires… oui car aujourd’hui les pierres sont toutes couchées,

Pierres couchées de Pleslin Trigavou


elles devaient être levées à l’époque. Du coup, le site ressemble bien à un Champ de Roches, c’est son nom, et est moins impressionnant que si toutes ces tonnes étaient debout…

Comment sont-elles arrivées là ces pierres ?

C’est l’éternelle question, le suspense du néolithique… mais j’ai un indice : le Mont Saint Michel…

Ah bon, il existait déjà ?!

Voilà l’histoire complète : Des fées devaient transporter des pierres pour bâtir le Mont-Saint-Michel. Fatiguées –c’est lourd-, elles s’en débarrassèrent ici, au Champ des Roches.

Juste à côté, une collection de chênes (pleins d’essences différentes) rappellent que les menhirs sont aussi le domaine des druides

Plus tard vers 300 ans av. notre ère, les Celtes vont réutiliser les édifices mégalithiques issus des peuples néolithiques : Le Champ des Roches va être le théâtre de nouvelles croyances, qui vont donner naissance à certaines légendes et mythes qui ont subsisté jusqu'à encore voilà quelques décennies. Les druides, prêtres tout-puissants y officiaient. En ce lieu, se célèbrèrent sans doute des cérémonies rituelles qui pourraient aujourd'hui nous paraître étranges voire cruelles. Par ces rites les Celtes cherchaient à communiquer avec le surnaturel et l'Autre Monde.

Chênes et menhirs


En face, il y a une grande aire pour perpétuer la tradition ?

Vers 1850, une tradition très ancienne, conduisait les habitants de Pleslin à rendre hommage au Champ des Roches, le jour de la Saint Jean et de la Saint Pierre. Aux gens de la commune se joignaient des visiteurs venus de plus loin.Ces fêtes se traduisaient par des banquets et des feux de joie allumés le soir : elles devaient prendre une forme relativement païenne, car les prêtres de la paroisse s'efforçaient vainement de faire cesser ces rites.


Bon, alors la fête des mégalithes, c’est pour quoi selon vous ?

Lisez cet article en anglais : The menhirs of Pleslin-Trigavou, Brittany, France



Exposition d'art contemporain (Pinault) au Palais des Arts de Dinard

Cette année, Dinard a encore frappé fort… Le Palais des Arts fête ses 20 ans d’expo… et pour cet évènement, c’est une partie des collections privées de la François Pinault Foundation qui est exposée.

Vous connaissez François Pinault ? ou PPR (Pinault Printemps Redoute) le groupement d’entreprises crée par notre célèbre milliardaire breton. Autodidacte en plus et amateur d’art…. et de foot… le Stade Rennais, c’est lui.

Bon, pour ces 20 ans, Dinard a décidé de se servir dans les œuvres du costarmoricain qui sont exposées à Venise, oui, oui, on ne plaisante pas avec l'art
à Din ard !

Une expo d’une 60 è d’œuvres d’une trentaine d’artistes *…

Qui a peur des artistes à Dinard


Qui a peur des artistes ? Pas moi même si, quand je regarde l’affiche, mon sang ne fait qu’un tour… Ca me rappelle Verdun, le soldat enterré debout (et vivant ?) dont ne voit que le bout du fusil…
Mais chacun y voit ce qu’il veut : je croyais que c'était une pub pour Action contre la faim, m'a-t-on dit par exemple …

Dérangeant l’affiche ? Et le titre ?

A quoi sert l’art finalement ?
- à faire peur ? (3 points)
- à se divertir ? (123 points)
- à se poser des questions ? (54321 points)
- à donner une lecture du monde ? (393 points)
- ou une critique ? (3131 points)
- à être beau (333 points)
- à déranger ? (731 points)
- à ne rien comprendre ? (34536 points)
- à rire et s’amuser (0,333333333333)
- à être moral ? (321 points)
- à être écolo ? (369 points)
- à quoi encore ?
- à partager (4,50 Euros en tarif plein, les expo du Palais étaient l’année dernière gratuites)

Si votre score atteint 3 points ou plus, allez y !

L’expo s’organise autour de plusieurs thématiques :
- Où l’oeuvre découle du concept avec le courant minimaliste qui met en lumière la primauté de la pensée sur l’expression
- Où l’histoire de l’art est revisitée et réinterprétée par les artistes contemporains
- Où les icônes et les objets de la culture populaire entrent dans l’art
- Où les artistes offrent une lecture originale du monde qui nous entoure depuis la société de consommation jusqu’à la recherche des utopies en passant par les conflits
Le point d’orgue étant l’oeuvre de Paul Mc Carthy qui rappelle la nécessité de garder l’humour et l’humilité en toutes circonstances.
Bon, pas facile de donner son avis. Portraits, peinture, photo, photo-collages, dessins, vidéo, sculptures… Toutes les formes d’art sont représentées… Chaque salle a un titre… et des rapprochements singuliers... Guerre-Consommation-Révolte.
Jeff Wall dérange avec l’embuscade en Afghanistan. Plus loin c’est encore plus dérangeant (enfants s’abstenir avec la vidéo…). Et pourtant, le même artiste Adel Abdessemed fait des photos marrantes sur le mur en face !
Je vous laisse faire les commentaires pour la plus célèbre la nona hora (la neuvième heure qui doit son nom à une prière qui est récitée à la neuvième heure du jour, habituellement vers 15 heures pour commémorer l'instant où le Christ est mort sur la Croix) de Maurizio Cattelan, où plutôt celle qui a fait le plus de bruit. Et juste à côté, Damien Hirst n’a pas fait hurler les écolo ? Mais je n’y connais rien en insectes…

Bref, chacun y va de sa lecture et de son interprétation… Je vous laisse faire… car comme dit François Pinault : L’art m’a conduit à m'interroger davantage. Il m’empêche de me refermer sur les certitudes, m’amène à être plus attentif aux évolutions du monde…

Mais si vous n’avez pas le temps de vous rendre dans ses musées au Palazzo Grazzi ou à Punta della dogana (Venise,Italie) où sont les autres collections, ou que vous avez raté l'exposition temporaire de Moscou (un certain état du monde), allez à Dinard… du 14 juin au 13 septembre de 11h à 19h et une nocturne (21h) le vendredi.
On ne peut faire de photos …

* Josef Albers, Dan Flavin, Agnes Martin, Lucio Fontana, Piero Manzoni, Lee Ufan, Pierre Soulages, Charles Matton, Takashi Murakami, Paul McCarthy, Yan Pei-Ming, Martial Raysse, Ed Ruscha, Adel Abdessemed, Andreas Gursky, Barbara Kruger, Cindy Sherman, Jeff Wall, Yang Jiechang, Chen Zhen. Subodh Gupta, Mike Kelley, Bharti Kher, Takashi Murakami, Julie Mehretu, Luc Tuymans, Maurizio Cattelan, Paul Fryer, Damien Hirst, Claude Lêvêque, Yan Pei-Ming, Andres Serrano.

Exposition à l'Espace Culturel de Landivisiau (Bretagne)

Landivisiau, ville du cheval... oui mais pas uniquement. La mairie et l'espace culturel Lucien Prigent apprécient les artistes de la région.

L'espace culturel est un lieu magique... Le parc de Kréac'h Kellen et une grande batisse accueillent des expo de sculpture permanentes et temporaires toute l'année.

Cet été, ce sont les CERAMISTES qui sont à l'honneur. Une femme Gaëlle Haubtmann et un homme Jean-Michel Kerdilès se partagent l'espace.



Jean-Michel Kerdilès expose ses bols en grès ou en porcelaine. Il investit aussi l'espace avec des plaques en porcelaine noires et blanches inspirées par les Monts d'Arrée (pour les novices, cest la chaîne de montagne en Bretagne) ainsi que des morceaux de grès armoricains des mêmes monts.

Gaëlle Haubtmann travaille la céramique en s'inspirant de la nature et des éléments. Même si elle laisse aussi le four (5 jours et 5 nuits) laisser son empreinte sur l'oeuvre. Certaines pièces sont réalistes (gouttes d'eau), d'autres laissent les éléments parler : tempête, mer et vent...

L'expo permet de découvrir l'art sculptural contemporain mais aussi propose de voir l'artiste travailler... et même de ramener une oeuvre chez soi... L'expo pense aux jeunes : visite guidée ou pour les solitaires livret découverte...

Horaires : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche 14-18H, jusqu'au 27 septembre.
Tel 02.98.68.00.30 ou 02.98.68.30.27.

L’Art, chemin faisant, parcours d’art contemporain à Pont-Scorff (Bretagne)

Quand on évoque Pont-Scorff, on pense tout de suite au zoo. Et pourtant… Pont-Scorff est aussi une ville d’art et culture… et elle le prouve tous les étés en mettant en place un parcours d’art contemporain.

L'art chemin faisant à Pont-Scorff


Cette petite bourgade du Morbihan propose une exposition originale d’art plastique puisque les œuvres sont disséminées dans différents sites remarquables de la commune et de sa campagne… atelier d’Estienne, combles de la maison des Princes, chaumière et ferme de Saint Urchaut, chapelles….

On se balade en découvrant le travail des artistes. Certains lieux sont très excentrés, voilà le prétexte d’une belle randonnée insolite (le circuit pédestre est fléché en vert)… et culturelle !

Balade sur le parcours d'art contemporain


On comprend mieux le titre de l’expo L’Art, chemin faisant….

Cette année, le thème Ressources Humaines se décline dans différentes œuvres d’art plastique. La brochure présente ainsi son exposition :
Que faire en temps de crise et de désillusion ? Fêter l’humain. Créer de nouvelles valeurs matérielles et immatérielles, se questionner sur le sens du laborieux et œuvrer ensemble à ce que l’individu garde une place d’honneur. La 11è édition du parcours d’art contemporain « Ressources Humaines » intégré dans un village de caractère et sa campagne environnante, invite 13 plasticiens * à approfondir le champ de l’humain tout comme celui des rapports entre art, travail et pouvoir. S’il aborde la quête d’un nouvel humanisme ou la question des ressources qui s’épuisent, … ce parcours interroge également la place et la mission de l’artiste « travailleur-rêveur » dans notre société.
*Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Clifford Charles, Sophie Hutin, Serge Le Squer, Pedro Pereira, Julien Prévieux, Vinca Schiffmann, Véronique Ricci, Isabelle Vaillant, Sonia Winter, Oscar Yana et Gaële Flao

Certaines œuvres sont drôles : les lettres de non motivation par exemple, d’autres beaucoup moins…

Avec 17000 visiteurs l’année dernière, l’Art chemin faisant est une belle réussite. Vous êtes en vacances en Bretagne Sud… Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Surtout que la ville héberge aussi des galeries d’art… et un zoo...



Ceux de 14 spectacle vivant et fresque historique cet été en Bretagne

Cet été, pendant le mois de juillet, les Carrefours Culturels du Couesnon organisent un spectacle vivant, Ceux de 14.
Comme toujours - ça fait plusieurs années que ça dure -, il s’agit de mettre en valeur le patrimoine local, un bout d’histoire du coin et ses habitants, tout ça à la sueur des bénévoles (un petit clin d'oeil à Jannick que je ne vois plus tellement elle est débordée...). 180 acteurs et figurants locaux participent à cette fresque historique, très réaliste (explosions, et tout et tout…).

L’association Les Carrefours Culturels du Couesnon produit, à peu près tous les 3 ans, un spectacle gigantesque - c'est un peu un Puy du Fou breton - qui prouve que le bénévolat a encore de beaux jours devant lui. Et le concept est intéressant car, à chaque nouvelle version, c’est une nouvelle commune qui organise la manifestation culturelle.

Cette année, c’est à Chauvigné qu’ont lieu les réjouissances (sur le canton d’Antrain , entre Rennes et le Mont Saint Michel). Comptez 10 € pour les enfants de 5 à 12 ans et 14 € pour les grands. Il faut réserver au 02 99 95 03 38 à partir du 1er juin de 17 à 20h.
Des conférences auront lieu avant le spectacle.
Rendez vous en juillet à 22h30 (les 10,11,12,13,17,18,23,24 et 25).

Avant d’y aller, faites donc ce petit jeuen 8 questions autour du vocabulaire de 14-18

1 - Pourquoi parle –t-on de la Grande Guerre ?
C’est un des noms qu’on a donné à la guerre de 1914-1918. C’est une grande guerre car c’est la première guerre mondiale : elle implique des nations des différents continents : les Etats Unis, le Japon, la France et ces colonies, le Commonwealth…

2 – Qu’est ce que la der des der ?
On a toujours l’impression d’être moderne et d'aller vers le progrès. Et, en 14, on le pensait aussi. Les soldats croyaient, en allant sur le front, que cette guerre serait la dernière des dernières. Et qu'elle serait courte….

3 - Pourquoi appelait-on les soldats français les poilus ?
Si Balzac (1833) utilisait le mot poilu comme une caractéristique des hommes courageux ou virils, le terme est passé dans le langage des civils pour désigner les soldats de la première guerre mondiale.
Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l'arrière, paraissaient tous « poilus ». Cette version ne peut trouver de fondements que dans les débuts de la guerre, car dès lors que les gaz firent leur apparition, les masques à gaz bannirent la barbe des visages des soldats ainsi que du règlement militaire.
4 – On les appelait aussi les bleuets !
Nom poétique, certes mais très dangereux… Je m’explique : les soldats français étaient, au début de la guerre, habillés de chapeaux et de pantalons rouges. Or, ces couleurs, vous imaginez bien, se repéraient de loin et étaient idéales pour abattre les soldats à la mitrailleuse. L’armée française changea donc les couleurs pour un gris bleu plus discret. Le kaki sera choisi plus tard bien après la fin de la première guerre mondiale.

5 – La grosse Bertha, c’est qui ?
C’est quoi, plutôt ! C’est un canon allemand de très gros calibre qui devait être capable de percer 3 mètres de béton armé et de briser des tourelles en acier.
Et c’est qui ?
Le prénom de la fille du constructeur de canons allemands Friedrich-Alfred Krupp.

6 – Les Boches : un terme bien péjoratif mais passé dans le langage courant !
Mot très utilisé pendant la première guerre mondiale pour désigner les Allemands. Il apparaît pourtant, au milieu du XIXè siècle, et est un mélange entre caboche (tête dure) et de alboche qui voulait dire allemand.
En Bretagne, on était encore plus mesquin quand on disait : encore une que les boches n’auront pas. On parlait évidement des bouteilles de vin…

7 – Et les gueules cassées, vous connaissez ?
Ce sont les survivants mutilés de la première guerre mondiale, blessés au visage, souvent très gravement et qui n’ont pas forcément pu reprendre une vie normale après la guerre.
Marc Dugain dans son roman La chambre des officiers parle du destin et des souffrances de ces gazés de 14-18.



On en a tiré un film.
Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo évoque aussi ces atrocités.

8 – Limoger est un terme qui date de 14-18 !
C’est à Limoges que Joffre (général puis maréchal) envoyait les généraux qu’il considérait comme incapables, ville française éloignée du front.

L’expo de Yann Arthus Bertrand : 6 milliards d’autres à Rennes (Champs Libres).

Yann Arthus Bertrand, pas besoin de le présenter, le photographe écolo à la moustache… Avec un prénom pareil, il pouvait presque faire parti du patrimoine breton. Mais non, c’est un bon Parisien.

Bon, commençons par le plus de l'exposition :

Le thème, on l’a compris, ce sont les hommes. Après la terre vue du ciel, ce sont 6 milliards d’individus qui se regardent. 5000 interviews dans 75 pays et 40 réponses à 40 questions. Et chacun y va de sa singularité.

6 milliards d'Autres


C’est banal à dire mais c’est parfois très étonnant de comparer les réactions des gens à des thèmes tels que la violence, l’amour, les croyances, le bonheur

Pour l’un, c’est la naissance de son fils qui est l’Evènement de sa vie, pour l’autre l’espoir du procès de Pol pot, pour une troisième le bonheur (bonne heur comme dit une Allemande) se résume à plein de choses, à une mangue par exemple. Un autre ne supporte pas les gens qui se répètent. Ou que sa femme fasse mal la cuisine. Une survivante d'un crash aérien qui aime la vie…
Vous pouvez aussi laisser votre témoignage, le but étant d’en récolter …. 6 milliards d’autres… L’humanité quoi !!!

L’expo a d’abord été présentée au Grand Palais à Paris et, comme la salle d’exposition des Champs Libres est plus modeste, il a fallu s’adapter… La solution a été de changer les thèmes exposés dans les 3 yourtes tous les 10 jours.
Bref, l’expo se renouvelle et on peut y aller plusieurs fois à condition d’attendre 10 jours entre les visites… Et puis il faut en profiter car, après Paris et Rennes, l’expo quitte la France pour New York. On est des privilégiés quand même…

Et le moins !
On ne sait pas qui ou comment on a choisi les 40 questions.... et leurs thèmes. Ni comment s'est fait le "recrutement" des interviewés. Spontané ou trié ? Et pour quoi faire ? C'est un peu gênant de voir une expo qui manque de transparence... Bref, n'importe quel sociologue un peu sérieux s'arracherait les cheveux.

Dommage aussi qu'on est à payer 4 euros (ça ne les vaut pas) même si c'est sympathique... La gratuité aurait été plus en adéquation avec la philosophie du projet. Surtout que, comme le montre cet extrait du journal Le Monde :
... le projet phare de GoodPlanet (association de Y.A. Bertrand) depuis deux ans est "6 milliards d'autres" : filmer à travers le monde 5 000 personnes qui parlent de leur vie et de leurs espoirs. Là encore, les télévisions ont refusé. Yann Arthus-Bertrand a rebondi : "Il a convaincu la BNP [...] La banque a donné 5 millions d'euros : 2 millions pour les tournages dans 70 pays ; 3 millions pour monter l'exposition, en janvier, au Grand Palais. Elle est jusqu'en août à Rennes, en version allégée - la ville a payé 200 000 euros. "Nous sommes en contact avec toutes les métropoles régionales [...] Toujours la même recette : expositions gratuites, financées par des sponsors ou des villes, et un livre, déjà vendu à 50 000 exemplaires.
C'est quand même un bon coup marketing ... pour Yann, avec un message sympa, certes, mais pas très lisible...



Ouvert tous les jours sauf le lundi et le dimanche jusqu’à fin août.

Lisez cet article en anglais : The exhibition of Yann Arthus Bertrand : 6 billion others

Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo

Le week end de la Pentecôte a son rituel à Saint Malo. Le festival Etonnants Voyageurs. Ce n’est pas un rassemblement touristique ou une foire aux guides de voyages que vous allez trouver mais un festival international du livre et du film qui persiste et signe depuis maintenant une vingtaine d’années.

Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.

Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.

Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).

Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.

Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!

Exposition à l’espace culturel de Landivisiau (Finistère, Bretagne) : Monts d’Arrée regards croisés.

C’est Cécile qui me propose cette visite à l’espace culturel de Landivisiau en mars (du 6 mars au 12 avril 2009) : quatre regards croisés d’artistes sur le paysage des Monts d’Arrée.

Rodolphe Le Corre, Gilles Blazy, Daniel Kay et Alain le Beuze, quatre artistes bretons (les uns se servant des mots et l’autre de la matière) vous présentent leurs oeuvres.

Commençons par Rodolphe Le Corre. Ce plasticien breton, né à Lorient, nous donne à voir ses huiles sur toiles.
Mon travail part très souvent d'une observation du quotidien. [...] La peinture à l’huile me convient particulièrement car la lenteur de son séchage me permet de retravailler la matière… Les paysages de Bretagne et de Suisse sont pour moi autant de prétextes à la peinture.




Gilles Plazy a plusieurs cordes à son arc : il écrit (du roman, aux poèmes, aux biographies ou livres d’art, j'en oublie, déjà une quarantaine d'ouvrages...), il peint (entre abstraction libre et abstraction géométrique, je le cite) et photographie (de l’argentique au numérique en passant par les collages… dit-il ). Tout cela entre Paris et le Finistère. Il explique sa poésie :
Après avoir longtemps tâtonné et m'être copieusement nourri du surréalisme, je me sens depuis quelques années engagé dans une aventure poétique qui est celle d’une rêverie se tenant solidement au réel, adossé à la pierre et prenant le vent du large.
L’expo propose des extraits de son recueil L'amande intérieure, paru en 2008.

Daniel Kay, lui, est de Morlaix. Il enseigne à Tréguier, écrit et anime des émissions de radio… Voici un extrait de ce qu'il écrit sur Georges Perros, l’écrivain de Douarnenez :

Il écrivait dans les trous, les flaques,
il aimait coudre et découdre.
L’ardoise qu’il laissa en partant
fut magique ; en attendant sa craie
continue à distraire l’éternelle gosserie qui s’ébroue
insoucieuse dans la blanche écume


Alain le Beuze est originaire de Quimperlé. Enseignant à Brest, il écrit aussi dans des revues artistiques. Il aime associé ses mots à d'autres artistes plasticiens.

L’entrée est libre de 14h à 17h30 les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.

Le jour du vernissage (vendredi 6 mars à 18h), venez rencontrer les artistes !!!

Pour les manifestations autour de l’exposition (conférences sur la poésie, visites guidées ou pour les jeunes publics), allez voir le site de l’espace culturel de Landivisiau.

Dites bonjour de ma part à Cécile. Et revenez faire un commentaire sur l'expo !!!

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France