Plante ornementale et décorative, aromatique et comestible : la capucine


Origine
La capucine arrive de loin... d'Amérique du Sud. Selon les sources, on la fait venir du Pérou ou des pays andins limitrophes (Colombie, Bolivie ou même du Brésil). Ce sont les Jésuites, au XVIè siècle, conscients de ses propriétés culinaires (on la mange là bas), qui lui auraient fait passer l'Atlantique et l'auraient importée en Espagne, vers 1600. De là elle aurait conquis l'Europe comme plante comestible et médicinale.
Description
C'est Linné, notre fameux botaniste qui fixe son nom en 1753 de Tropaeolum majus. En Europe, la plante existe en de multiples variétés. Annuelle, elle est sensible au gel. Sa fleur (5 pétales) de 3 à 5 centimètres varie du jaune ou rouge.
Elle s'adapte à vos jardins : naines (30 à 50 cm) pour vos jardinières ou grimpantes (plusieurs mètres) pour vos murets... ou rampantes comme couvre sol...

Capucines jaunes


Elle a aussi une autre singularité... elle est imperméable...Oui, l'eau qui arrive sur la plante ne la mouille pas mais forme des gouttes et glisse... C'est l'effet lotus...
La cultiver : semis ou bouturage
Vous pouvez faire vos semis dès février et les replantez en avril dès les beaux jours. La capucine aime les endroits ensoleillés. la plante est fragile (la tige se casse facilement... évitez les espaces ventés). Si malgré vos bons soins, elle casse, vous pouvez la bouturer en la mettant à l'abri dans du terreau... en quelques jours vous aurez des racines.
Les graines sont récupérées en juillet, après la floraison... Laissez les sécher jusqu'à l'année prochaine.

Utilité... dans les jardins
Pucerons : les jardiniers bio l'aiment beaucoup.... Très utiles dans les potagers, elle attire les pucerons .... Vous n'aurez plus qu'à brûler les fleurs noircies d'insectes.
Et la cuisine
C'est une plante comestible : tout l'est dans cette plante miracle (du bouton de fleur, à la fleur, aux graines et aux feuilles....). Les feuilles et les fleurs sont considérées comme un excitant, elles ont un goût proche du cresson. Elles sont utilisées crues ouvertes comme aromates dans les salades (ça donne une petite saveur poivrée). En Italie, on les utilise pour décorer les plats de poissons ou les viandes.
Les fruits ou les boutons tendres peuvent être macérés dans du vinaigre pour en atténuer le goût. Et remplacer ainsi les câpres. Les Espagnols aromatisent leurs vinaigres avec les fleurs. Mais dans leur recette, ils ajoutent de l'estragon et des piments.



Propriétés médicinales
On attribue, à son huile essentielle, des effets antibiotiques... elle est aussi utilisée contre les infections urinaires ou la grippe. Et enfin pour traiter les ecchymoses : on conseille d'écraser ducement les feuilles jusqu'à obtenir une huile. Badigeonner le bleu. Cela démange un peu. A renouveller.
Sources : Wikipédia Allemagne, Espagne, France, Grande Bretagne, Italie et Portugal.

Lire cet article en anglais : Ornamental decorative aromatic and edible nasturtium

Les fleurs de l’églantier : les cynorrhodons du futur

L’églantier, c’est ce petit arbuste à épines (2 à 3 mètres quand même) qu’on trouve dans nos vieilles haies, le long des routes, à la campagne et parfois même dans nos jardins. Il peuple d'un peu de couleur, notre nature si triste, l'hiver.

Si j’en parle, c’est parce que si vous voulez, cet hiver, faire des confitures de cynorrhodons (une bombe en vitamines C, vous vous rappelez !), apprenez déjà à reconnaître son « géniteur » en repérant ses fleurs…5 pétales blanc rosé …toutes fines et délicates.

Fleur d'égantier


L'églantier est aussi appelé rosier sauvage. Ca d'accord. Mais encore rosier des chiens, là c'est plus compliqué. Ce la vient de sa réputation : on dit que sa racine pouvait soigner la rage. Et c’est aussi cela qui explique le nom si « facile » à retenir de ses baies : le cynorhodon

Rosa canina


facile à écrire, car il peut aussi supporter 2 r cynorrhodon ou un seul selon votre envie,
facile à retenir, non…

C'est un nom grec, qui est la traduction de ses propriétés « canines »... en grec !!!
D’ou le nom latin rosa canina ! L’églantier, c’est le frère du rosier, il est d’ailleurs souvent utilisé comme porte greffe pour améliorer nos variétés de roses !!!

Rosa canina


Les fruits, les fameux cynorhodons, servent pour les confitures

Cynorrhodons ou fruits de l'eglantier


ou pour faire de la liqueur.

Les pétales des fleurs ne sont pas sans utilité : en cosmétique, on s’en sert pour faire des lotions visage.
En Chine les pétales sont utilisés pour aromatiser le thé.
Et, j'ose, pendant la guerre du Viet Nam les pétales mélangés au tabac servaient à tout autre chose …

Vertus des plantes sauvages : le pissenlit

Les fleurs de printemps... Crocus, Jonquilles, narcisses, ajoncs ou genêts, c'est le jaune après le gris de l'hiver......
Et si on leur en demandait plus, à ces fleurs. Le soleil, c'est bien mais et notre bidon... Qui peut être un précieux composant de recettes d'avril ?

Le pissenlit. Lui aussi est tout jaune mais pas que...

Facile à trouver, le pissenlit ? Oui, il pousse vraiment partout et au printemps, il couvre de ses fleurs jaunes tous les lieux où il y a de la terre… C'est, d'ailleurs, à cause de cette multitude que le miel de pissenlit est un des miles les moins onéreux du marché ! Et tout dans cette plante est utile : les feuilles, les boutons et les fleurs...

Attention à ne pas les confondre : il en existe quand même plus d’une centaine d’espèces qui se ressemblent et qui ont des fleurs jaunes. Mais qui n'ont ni son goût, voire qui sont toxiques.

Comment reconnaître le pissenlit ?

- La fleur sent le miel et si vous en goûtez le coeur, il est légérement sucré.
- La tige est creuse et suinte un liquide blanc.
- Il n'y a qu'une fleur par tige.
- Une fois la fleur fanée, la plante présente des akènes à aigrettes. Si vous n'êtes pas sûr de vous, repérez les akènes ...
Au Portugal, les enfants soufflent sur la plante pour savoir si "o teu pai é careca ?" – ton père est chauve ?…

Akenes à aigrettes des pissenlits


- Il a des feuilles très dentelées.

Feuilles de pissenlit


Appelé dans de nombreuses langues, dent de lion, à cause de la forme de ses feuilles, son nom de pissenlit en français (pisse au lit) viendrait peut être de ses propriétés diurétiques

C’est une plante connue et utilisée depuis toujours. Chacune de ses parties a ses spécificités.

On sait tous que ces jeunes feuilles servent à faire une salade aux lardons et aux œufs durs dont vous me direz des nouvelles… Ca, c’est pour le classique…

Pour l’original, la plante a aussi d’autres tours dans son sac :

Ses racines d’abord. Elles étaient utilisées, pendant la guerre, grillées pour en faire un substitut au café. (Je n’ai pas testé)

Ses feuilles peuvent être blanchies et remplacées les épinards.

Les fleurs, mellifères (plante que les insectes utilisent pour produire du miel), peuvent servir pour une recette de sirop ou une bonne gelée

Fleur de pissenlit


Lisez cet article en anglais : Dandelions : a wild and useful plant

Paysages de landes de Bretagne : ajoncs, genêts et bruyères

Au printemps, l'Ouest se couvre de fleurs sauvages jaunes… Genêts et ajoncs ont façonné les paysages de landes bretonnes. Comme ils aiment les terres pauvres et acides, et le climat marin,

Ajoncs sur la côte bretonne


on les trouve partout… Vivaces, ces plantes ne demandent pas de soin particulier…

Mais ces arbustes ne sont pas uniquement une image d’Épinal de la Bretagne, ils ont été bien utiles jusqu'à peu.

Ce sont les ajoncs qui fleurissent d’abord.

Fleurs d'ajonc


Dès février, pour les premières fleurs du printemps. Les fleurs sont d’un jaune proche de l’orange. Avec ces épines, l'arbuste sert à des haies denses qui permettent le pacage des ruminants. En Angleterre, on les utilisait contre les lapins… Comme il pousse très facilement sous nos climats et nos terres pauvres, les paysans les utilisaient comme fourrage.

Fourrage ! mais les épines… On écrasait la plante entre des rouleaux pour que les épines éclatent et ne blessent pas les animaux qui mangeaient leur maigre pâture … C'est d'ailleurs un agronome des environs de Lannion, Gabriel Calloet de Querbrat, qui a inventé la machine à broyer les ajoncs au XVIIè siècle. La pratique va se répandre les années suivantes.

Les genêts fleurissent plus tard, les fleurs sont jaune citron et surtout les arbustes n’ont pas d’épines…

Fleurs du genêt


Il existe de nombreuses variétés de couleurs différentes (jaune, blanc, rouge et rose).

Genets blancs


Les fleurs pouvaient être utilisées comme teinture.

Arbuste de genêt


Il ne manque plus au paysage que la bruyère qui aime aussi les terres pauvres et la lande bretonne…

Le prunellier : un arbuste aux propriétés multiples

Les prunelliers sont ces petits arbustes qui peuplent les haies bretonnes … Il y en a partout… pour notre plus grand bonheur car ce prunellier est bien utile.

L’arbre est connu dès le néolithique (d’après l'historien Jean Delumeau, le nouvel âge de pierre dure, en Bretagne, de 3500 à 1800 avant JC). On a trouvé des noyaux dans les habitations de nos ancêtres.

Le prunellier fleurit entre mars et avril chez nous. A l'abri des épines, les fleurs sont toutes fragiles et délicates. C'est un parfum très doux qu'elles exhalent, une très légère fragrance d'une parfumerie de luxe. De très minces pétales blancs pour le bonheur des oiseaux et des insectes. Car l'arbre est dense et nos petits animaux peuvent s'y cacher facilement, y couver sans crainte et ce à l'abri des prédateurs.



L’arbuste est doté de maintes qualités : son écorce, par exemple, est un colorant naturel : elle servait à teindre en rouge la laine ou le lin.

Ses fleurs permettent de faire des infusions qui, dit on, purifient reins et vessie ou des huiles de massage qui aident à la digestion et au transit quand on se masse le ventre avec.



Mais en Bretagne, il est surtout connu et utilisé pour ses fruits : les prunelles qu'on peut cueillir à la fin de l'été dans les terres bretonnes et au début de l'automne sur la côte (le Cap Frehel est très bien achalandé!), servent à faire un alcool savoureux. Les Basques le vendent sous le nom de Patxaran, mais nous, les bretons, en faisons une boisson maison, presque traditionnelle...

On a domestiqué l'arbuste pour en faire un arbre à fruits, le prunier, qui lui aussi se décline en plusieurs types de prunes...

Lisez cet article en anglais : Prunus spinosa :a nice hedge tree

Blé noir ou sarrasin en Bretagne : une farine miracle

Ses origines

On appelle blé noir une plante qui n'est pas du blé. Ce n'est pas une graminée mais une soeur de l’oseille ou de la rhubarbe (des polygonacées).

Blé noir


On l’appelle noir parce que sa farine est grise. Et sarrasin parce qu'on dit qu'il serait revenu du Moyen Orient avec les Croisés (au Moyen Age). Mais c'est la légende... Les historiens (Alain Croix) pensent qu'il a été réintroduit autour du XVè siècle. Revenu ou réintroduit car on en a trouvé trace dans des pollens préhistoriques de la région.

Il devient en tout cas populaire dès le XVIè siècle sous Anne de Bretagne et est alors cultivé dans la Bretagne historique (Bretagne actuelle et Loire Atlantique). Sa production atteint son apogée au XIXè siècle (la Bretagne produit 50% de la production de blé noir française) et devient la base de l’alimentation de la région.

Mais à la fin du XIXe s avec l’essor de nouvelles céréales, de la pomme de terre et de l’élevage, la culture du sarrasin diminue pour atteindre un seuil minimal dans les années 80-90.

On l'importe alors de Russie, de Pologne, du Canada ou du Brésil. Puis, sous l’impulsion d’agriculteurs de Centre Bretagne -la frugalité de la plante est intéressante en ces nouveaux temps écologiques-, sa culture a repris sous des labels bio qui alimentent les crêperies régionales, les fabricants locaux ou les marchés. Les moulins bio fleurissent aussi.

Sa culture

Le blé noir est aujourd’hui semé en mai, juin et la graine peut être récoltée fin septembre. Rustique, il supporte les sols pauvres ou acides, a besoin de beaucoup d’eau. Or, ça tombe plutôt bien, les sols et le climat en Bretagne répondent à toutes ces exigences !

Pour nos paysans pauvres, il avait l’avantage de pousser vite, donc d’immobiliser la terre peu de temps et pouvait être calé entre les cultures d’hiver, après les dernières gelées et celles d’été. Il ne demandait pas un gros travail de préparation de la terre et peu de soins.

Fleur de sarrasin


C’était aussi une plante nettoyante : elle étouffait les mauvaises herbes, s'enfouissait comme engrais vert dans la terre et permettait un meilleur rendement du froment ou du seigle.

A cela s’ajoutait un autre avantage : on pouvait le moudre « gratuitement » dans des petits moulins à bras sans avoir besoin du moulin "payant".

Aujourd'hui le sarrasin a de nouveaux atouts. Sans gluten, très riche en protéines végétales, en acides aminés et en vitamines, il peut être consommé par les allergiques. On s’en sert aussi pour produire de la bière bretonne (sans gluten). Comme plante mellifère, elle permet de produire un beau miel brun très rare (un apiculteur sur le marché m'expliquait qu'il produisait 1 tonne 7 de miel par an et seulement 200 kg de miel de sarrasin!). Ce nectar, il mérite ce titre, est très cher mais très, très parfumé.

Graines de sarrasin


Elle est utilisée ailleurs dans le monde sous d'autres formes (sa région d’origine est l’Asie du Sud-est) : les Japonais, par exemple, en font des nouilles (les "soba" avec la farine) ou des oreillers (avec les graines) qui épouse bien la forme de la tête et permettent de bien se relaxer…

Lisez cet article en anglais : Organic buckwheat in Brittany : a gluten free flour

Les algues en Bretagne : de l'engrais de nos grands-pères aux compléments alimentaires et produits cosmétiques

En Bretagne, on n’a pas de corail mais on a des idées (aussi) et surtout des algues.



Et une réputation qui dépasse largement les côtes bretonnes… Les Japonais se les arrachent, nos algues …

Et c'est à Roscoff que ça se passe. Pourquoi Roscoff ?

Le Gulf Stream permet une température stable de l'eau de mer. Le courant favorise un brassage et donne une eau transparente et d’une bonne qualité (le rail d’Ouessant n’est pas loin pourtant !). Et du coup, on a un foyer avec une diversité très importante (800 sur les 1500 algues bretonnes - chiffres de 2000, depuis on a du en découvrir bien d’autres !)… Et les savants se sont installés dans le coin...

Mais en Bretagne, on n'a pas attendu que les chercheurs se creusent la tête pour se servir des algues. Depuis toujours (ou presque) les paysans des côtes utilisent le varech pour amender leurs terres.




Si vous êtes un brin observateur, vous avez du repérer que les algues ont différentes couleurs : vertes, rouges et brunes. Chaque couleur correspondant à une place précise sur le littoral : les brunes restent sous la mer, la verte aime le bord de mer. Je vous laisse deviner ce que font les rouges.



Les vertes ont malheureusement fait notre réputation à Saint Brieuc puisqu’elles sont à l’origine de ces fameuses marées vertes qui envahissaient nos plages l’été (elles proliféraient "grâce" aux nitrates (dus aux déjections porcines : quand les cochons font pipi,ils produisent des nitrates, j'utilise l'imparfait parce que ça va un peu mieux).



Si les Japonais (encore eux !) les consomment depuis toujours (eux aussi), nous, on commence juste à s’y intéresser. On les utilise comme compléments alimentaires notamment comme gélifiants (E407). Si les tartes aux pommes que vous achetez ont de si beaux quartiers, c’est qu’à la compote de pomme utilisée a été rajoutée du gélifiant pour faire ces beaux fruits si présentables !!!

Vous pouvez aussi les utiliser comme compléments alimentaires, elles regorgent de calcium, de fer ou de protéines. Saupoudrez les sur vos salades ou utilisez-les en gélatine.

Elles servent aussi dans les centres de thalassothérapie pour tous les soins, crèmes et autres bienfaits pour le corps. Comme les algues ne peuvent se dissoudre dans l’eau (c'est une évidence mais on n'y pense pas forcément!), on est obligé de les broyer pour en extraire toutes leurs propriétés.
A nous les crèmes hydratantes, onguents drainants, pommades régénérantes… Les algues sont si riches en toutes sortes d’oligo-éléments et de vitamines qu'il existe pléthore de produits cosmétiques : soins du visage, soins du corps, des cheveux, des dents (il y a même des dentifrices). Même les produits pour hommes s'y mettent … Crèmes anti-rides aux algues, oui messieurs !!


Si vous allez à Roscoff, allez faire un tour à l'algopole, vous en apprendrez encore plus...

Lisez cet article en anglais : Algae in Brittany : soil conditioner, food products and cosmetics

Oiseaux migrateurs en Bretagne : les oies bernaches sont sur la côte

Les oies bernaches se donnent rendez vous en Bretagne pendant quelques mois d’hiver (de novembre à mars).

Oie bernache


Ces oiseaux migrateurs quittent la Sibérie en novembre et y repartent fin mars pour se reproduire et nicher (mai à juin). Pour ce long voyage, elles ont fait le plein en se nourrissant d’algues, de laitues de mer, de coquillages et de petits poissons sur les bords de mer et en eaux peu profondes.

5 légumes par jour !


Il semble même que, depuis quelques décennies, elles commencent à manger des céréales. Peut être à cause d’une surpopulation des estuaires, l'animal n'est pas en danger d'extinction !!!

La nuit, leur instinct grégaire les poussent à se regrouper en mer.

Le jour aussi, elles sont en groupe


Ce sont des Anatidés (famille d’oiseaux aux pieds palmés). Ces oies sauvages effectuent leurs vols migratoires en altitude et s’organisent pour voler en V.

Il existe des légendes concernant l’oie bernache en Bretagne : un ouvrage de Julien Costantin en 1898 Les végétaux et les milieux cosmiques rappelle que :
D’après cette légende, longtemps tenue comme suspecte par l’Eglise, il y aurait sous la mer un arbre sur lequel se trouveraient des coquillages produisant des Oiseaux quand ils sont rejetés sur le rivage. L’oie Bernache ne serait autre que cet animal fabuleux : le mot bernache (barnagh) voulant dire en breton coquillage.
En fait, on le confondait avec un crustacé l’anatife.




L’oie Bernache aurait été introduite d'Amérique du Nord en Europe vers le XVIII è siècle… en Angleterre d'abord...



Jonquilles ou narcisses : c'est le printemps

Le printemps, c'est top. Du jaune, orange, vert, blanc... Les villes et les jardins regorgent de parterres de jonquilles et de narcisses...



Les jonquilles des bois sont les premières à sortir. Elles sont petites. Et elles sentent bon. Mais je n'ai pas de photo. Les jonquilles des jardins, elles, sont énooooormes et sans odeur... multiples même parfois...


Les narcisses apparaissent un peu plus tard. Ce sont les fleurs à corolles.



Là encore les "vieilles races" sentaient bons : dans les années 60, il existait un parfum à son odeur : le narcisse bleu.

Aujourd'hui, de nombreuses variétés ne sentent plus rien (jonquilles et narcisses confondus). Par contre, ils sont faciles à faire pousser : il suffit de respecter le calendrier, de planter les bulbes à l'automne et de ne plus y toucher. Une fois fleuri, le laisser tranquille jusqu'à l'année d'après.



Et si vous voulez augmenter vos plants, tous les 3 ans, vous pouvez en septembre, diviser les bulbes.



A vous, les jardins fleuris et les bouquets de fleurs de printemps !!!