Les malheurs de Sophie, le film de 2016 de Christophe Honoré, est un des films proposés par le festival Télérama enfants. Son titre évoque le roman de la Comtesse de Ségur dont il s'inspire bien évidemment. Il fait aussi référence à un deuxième titre Les petites filles modèles.
Sophie Rostopchine, l'auteur, est née en Russie et est devenue Comtesse en épousant Eugène de Ségur qu'elle a connu à Paris. Elle est, en plus, presque bretonne, Sophie, puisqu'elle a souvent vécue à Pluneret dans le château de Kermadio (Morbihan) où elle a écrit, notamment, Les malheurs de Sophie. Elle est enterrée dans le cimetière du village breton. Mais ce n'est pas cela qui m'a interpellée dans le film. Ni l'adaptation de l'histoire qu'on connait : la vie et les malheurs de Sophie, cette petite fille pleine de ressources et de talent pour ne pas faire les choses comme on le penserait.




Le cinéaste Christophe Honoré a, dit-il, dévoré les romans de la comtesse de Ségur enfant et a voulu en faire un film. Il a choisi d'utiliser des images pour mettre en scène les épisodes où devaient jouer des animaux. C'est ainsi que l’écureuil meurt dans le film, que maman hérisson est tué d'un coup de fusil devant ses enfants et que le crapaud fait de la figuration.

Christophe Honoré explique qu'il ne voulait pas avoir à dresser d'animal sauvage pour son film mais qu'il voulait rester fidèle aux romans de Ségur. Et qu'il a trouvé que l'animation permettait de filmer les épisodes des livres avec des petites bêtes sans s’encombrer de dresseurs... Et moi qui croyais qu'il faisait partie de l'association de défense du droit des animaux L214... Qu'il ne voulait pas mettre en cage l'écureuil de Sophie, qu'il ne voulait pas avoir à filmer une maman hérisson avec ses petits. En tout cas, il n'a pas voulu des images quand Sophie s 'occupe des poissons rouges de l'aquarium et qu'elle les prépare, les coupe, les sale et les donne à manger à sa poupée. On le sait tous, le poisson et surtout le poisson rouge, ça ne se dresse pas !