La Butte de César : légende historique ou site préhistorique du Golfe du Morbihan ?
Par LN, mardi 21 avril 2009 à 21:20 - La Bretagne romaine - Tags
Si vous êtes en vacances dans le Morbihan, faites un tour sur la presqu’île de Rhuys. D’abord, parce que c’est le golfe et ses atours, ça vaut le détour (!!!) mais surtout parce que vous ferez une rencontre avec une légende bretonne : la butte de César.
Oui, oui, de Jules. L’empereur romain est venu en Bretagne pour la conquérir. Et c’est, dit la légende, de cette butte (sur la route de Sarzeau à Arzon sur la presqu’île) qu’il aurait suivi la bataille navale fatale (pour les Bretons) entre sa flotte et la flotte venète (une des cinq populations armoricaines de l'époque).

Tout a commencé une année plus tôt en 57 avant Jésus Christ. Les Romains pensent avoir conquis l ‘Armorique après avoir ramené quelques otages lors d 'une promenade pacifique dans les cités maritimes de l’Ouest. Et quand l’année suivante, l’armée romaine revient pour réquisitionner des vivres, ce sont les Venètes, qui demandent, en échange des officiers, le retour de leurs otages.
César, devant cette résistance, décide de construire une flotte pour conquérir la région. Les Venètes, eux, forment une ligue avec les autres peuples d’Armorique et demandent même de l’aide aux Bretons insulaires.
En -56, César attaque l’Armorique. Au Nord, pas de résistance – les hommes fuient en emmenant leurs trésors qu’on retrouvera pour certains à Jersey et d'autres, dans la Manche.
L'affaire est plus difficile dans le Sud : les Venètes, sur terre, se réfugient sur les promontoires protégés par des levées de terre et quand le danger est trop menaçant, ils fuient en mer. César décide d’utiliser sa flotte pour en finir avec ces Astérix bretons !!!

220 gros navires venètes en chêne vont face à une flotte romaine plus nombreuse, constituée de bateaux plus petits et plus maniables. Et surtout armés d’une faux qui, au bout d’un long manche, coupent les attaches des voiles armoricaines. Les Romains, une fois le navire immobilisé, l’abordent. Très vite, les Venètes cessent la bataille et l’Armorique devient romaine… Il n'y avait pas de vent ce jour là, il y avait peut être un temps comme sur les photos...
Ca, c'est pour la légende romaine mais il y a autre chose... Cette butte avait déjà eu une vie avant César… en tant que tombe d’un haut dignitaire du Néolithique et ce n’est plus la butte de César que vous admirez mais le tumulus de Tumiac (Vè millénaire).
On accède à la butte qui abrite le tombeau par un petit chemin qui démarre de la route nationale. Un sentier un peu raide et glissant, surtout s'il a plu, mène au sommet et un autre permet de redescendre de l'autre côté. On ne peut plus visiter les entrailles du tumulus.
86 m de haut, 20 mètres de diamètre, il n’est pas constitué de pierres sèches mais d’argile. Il abrite dans un coffre de plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, couvert par 3 dalles de pierre, la tombe d’un homme – sûrement très important- du Néolithique. Des fouilles, en 1853, ont révélé des objets, une hache et surtout de restes d’ossements humains, chose très rare dans les sols acides de Bretagne.

Bref la colline vaut son pesant d’histoire… et de légendes... si vous êtes en week end découverte du Golfe du Morbihan.
Source : Histoire de la Bretagne, sous la Direction de Jean Delumeau
Lisez cet article en anglais : Tourism in Brittany (france) : Stone Age heritage
Oui, oui, de Jules. L’empereur romain est venu en Bretagne pour la conquérir. Et c’est, dit la légende, de cette butte (sur la route de Sarzeau à Arzon sur la presqu’île) qu’il aurait suivi la bataille navale fatale (pour les Bretons) entre sa flotte et la flotte venète (une des cinq populations armoricaines de l'époque).

Tout a commencé une année plus tôt en 57 avant Jésus Christ. Les Romains pensent avoir conquis l ‘Armorique après avoir ramené quelques otages lors d 'une promenade pacifique dans les cités maritimes de l’Ouest. Et quand l’année suivante, l’armée romaine revient pour réquisitionner des vivres, ce sont les Venètes, qui demandent, en échange des officiers, le retour de leurs otages.
César, devant cette résistance, décide de construire une flotte pour conquérir la région. Les Venètes, eux, forment une ligue avec les autres peuples d’Armorique et demandent même de l’aide aux Bretons insulaires.
En -56, César attaque l’Armorique. Au Nord, pas de résistance – les hommes fuient en emmenant leurs trésors qu’on retrouvera pour certains à Jersey et d'autres, dans la Manche.
L'affaire est plus difficile dans le Sud : les Venètes, sur terre, se réfugient sur les promontoires protégés par des levées de terre et quand le danger est trop menaçant, ils fuient en mer. César décide d’utiliser sa flotte pour en finir avec ces Astérix bretons !!!

220 gros navires venètes en chêne vont face à une flotte romaine plus nombreuse, constituée de bateaux plus petits et plus maniables. Et surtout armés d’une faux qui, au bout d’un long manche, coupent les attaches des voiles armoricaines. Les Romains, une fois le navire immobilisé, l’abordent. Très vite, les Venètes cessent la bataille et l’Armorique devient romaine… Il n'y avait pas de vent ce jour là, il y avait peut être un temps comme sur les photos...

Ca, c'est pour la légende romaine mais il y a autre chose... Cette butte avait déjà eu une vie avant César… en tant que tombe d’un haut dignitaire du Néolithique et ce n’est plus la butte de César que vous admirez mais le tumulus de Tumiac (Vè millénaire).
On accède à la butte qui abrite le tombeau par un petit chemin qui démarre de la route nationale. Un sentier un peu raide et glissant, surtout s'il a plu, mène au sommet et un autre permet de redescendre de l'autre côté. On ne peut plus visiter les entrailles du tumulus.
86 m de haut, 20 mètres de diamètre, il n’est pas constitué de pierres sèches mais d’argile. Il abrite dans un coffre de plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, couvert par 3 dalles de pierre, la tombe d’un homme – sûrement très important- du Néolithique. Des fouilles, en 1853, ont révélé des objets, une hache et surtout de restes d’ossements humains, chose très rare dans les sols acides de Bretagne.

Bref la colline vaut son pesant d’histoire… et de légendes... si vous êtes en week end découverte du Golfe du Morbihan.
Source : Histoire de la Bretagne, sous la Direction de Jean Delumeau
Lisez cet article en anglais : Tourism in Brittany (france) : Stone Age heritage
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