La terre bretonne est, comme celle de Normandie, une terre à pommes. On y fait pousser des pommiers qui, à l'automne, donnent des petites pommes acides parfaites pour le pressoir. Pressoir d'où sortira un beau jus doré qui, fermenté, deviendra du cidre !

Il semble pourtant qu'à côté des pommes, la vigne pousse depuis fort longtemps en Bretagne et dans la bonne ville de Rennes (certains parlent du XIIIe siècle). Elle a même laissé ces traces dans la toponymie... l'impasse du Champ de la Vigne !



Depuis quelques décennies, les cépages rennais font parler d'eux à l'automne... Oui, car s'ils se contentent de nos sols humides (trop humides parfois car les vignes sont ravagées par le mildiou), il y a de courageux viticulteurs amateurs qui les récoltent pour les vinifier !

Raisins blancs d'une vigne rennaise


C'est ce qui se fait dans un des quartiers du sud de Rennes tous les ans depuis les années 90. Les vignerons de Rennes et des quelques communes alentour se rassemblent et mettent en commun les grappes de leurs jardins. Même si le breuvage est élaboré avec différents cépages, il semble qu'un raisin, appelé le Petit Rennais, (crée en 1908 c'est Lucien Daniel, un professeur de botanique, qui a crée ce cépage très résistant aux maladies, aux étés secs ou très humides) ait la côte.

Quand la date de la récolte est arrêtée, les cagettes de raisins noirs et de raisins verts (on prend tout le monde!) sont vidées dans le pressoir du quartier et le précieux jus rosé est stocké dans des cuves quelques mois avant d'être dégusté !

C'est un cru fort rare puisque la production excède à peine la centaine de litres... Tout dépend de l'année, s'il y a beaucoup de fruits et d'amateurs pour faire partie de la vendange... L'aventure du cru rennais le Haut Quineleu est aujourd'hui devenue une tradition annuelle.
Yec’hed mat *

*Santé !