Le concours des blogs de Sensation Bretagne


Tous les blogueurs, toutes les blogueuses aiment avoir de la visite. Et aiment encore plus quand le visiteur prend le temps de leur laisser un petit message... (On a d'ailleurs toutes sortes de commentaires : des phrases sympas, voire très sympas, des remarques moins agréables, des questions, des demandes d'informations... des anecdotes, des candidatures...)...

Un visiteur qui s'appelle Sensation Bretagne m'a proposé de participer à un concours de blogs... qui s'articule entre 3 catégories : la gastronomie, culture et loisirs et le tourisme... C'est dans cette dernière que je me suis inscrite avec 17 autres concurrents, blogs... (Certains sont même des blogs amis... c'est pas toujours facile les concours...).

Sensation Bretagne est un regroupement de 19 communes situées sur le littoral breton et rassemblée autour d'une charte garantissant un accueil de qualité. Autrement dit, on vous assure des vacances réussies ou un week end inoubliable dans tous ces endroits... Et c'est justement l'objet du concours puisque les "récompenses" des gagnants sont des séjours dans ces stations bretonnes mémorables... situées sur la mer en côte nord ou côte sud... et avec les prix correspondant aux catégories (et la rédaction d'un article sur la station pour les gagnants!). Et pour les autres, pleins de nouveaux visiteurs !

Chers visiteurs, chères internautes, je vous demande donc (ainsi qu'à tous vos amis (e)... et à toutes leurs connaissances...) de voter pour le blog de votre choix, en l'occurrence Bretagne buissonnière... (Les organisateurs auraient d'ailleurs pu motiver les votes en proposant des petits cadeaux aux internautes électeurs... le 100è participant aura... le millième... mais la crise aidant, ce sera pour l'année prochaine !). Dommage...

Donc, en résumé, si vous voulez favoriser ma spécialité bretonne, mon blog, votez pour lui en cliquant sur ce lien. Vous avez deux possibilités : soit vous créez votre propre compte sur le site de Sensation Bretagne, soit vous passez par Face Book...

N'oubliez pas... vous avez jusqu'au mercredi 19 mai pour vous manifester ! Et chaque vote compte !

Gavottes ou crêpes dentelle... une spécialité bretonne ?

Qui ne connait pas les gavottes ! Non, pas la gavotte qu'on danse dans les fest-noz (fête de nuit) en Bretagne mais les crêpes dentelles fabriquées à Dinan.

Cette crêpe dentelle est extrêmement fine, croustillante à souhait. Sans conservateur ni colorant. Idéal pour accompagner les glaces et les sorbets cet été.

La gavotte a changé depuis 1920, date de sa fabrication à grande échelle. Elle s'est adaptée aux évolutions des goûts modernes et elle se décline en différents parfums : chocolat lait et noir, caramel au beurre salé...



Spécialité bretonne : la crêpe dentelle


Comme très souvent en cuisine, les grandes trouvailles gastronomiques sont dues à une erreur du cuistot : trop de ceci, pas assez de cela, mauvais mélange ou trop longue cuisson...

Les gavottes vont partie des ces grandes erreurs culinaires... Un oubli sur une bilig (tôle ou l'on fait cuire crêpes et galettes...) Ici, ce n'est pas un cuisinier mais une femme de Quimper, une Madame Cornic, qui, à la toute fin du XIXè siècle a trop fait cuire sa crêpe. Elle décide alors de la plier : la gavotte est née.

C'est à Quimper que la biscuiterie commence à grande échelle (une 100è à l'heure) en 1920. Succès assuré.

30 ans plus tard, modernité et processus industriel aidant, 1500 crêpes à l'heure sont produites dans la biscuiterie.

Et comme la réussite se confirme, une usine à Dinan voit le jour. C'est le début d'un grand secteur de l'économie bretonne... Les biscuits au beurre vont se faire connaitre ailleurs...

Les gavottes à Dinan


Aujourd'hui le groupe Locmaria rassemble plusieurs marques de biscuiteries bretonnes. L'entreprise a signé le pacte de l'ONU pour un développement durable... respect des droits de l'homme et de l'environnement.

Bref, un produit en accord avec son temps...

Lisez cet article en anglais : French speciality : crispy Brittany crepes

Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?

Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...

Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de PlougastelLes gariguettes….

Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...

Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Gariguettes de Plougastel


Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.

C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.

Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.

Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.

C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…

Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Fraise déformée car mal butinée


Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.

Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.

Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?

Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel

L’artichaut de Bretagne

C’est la pleine saison des artichauts. Le calendrier pour les manger va de mai à novembre, la plante va donner plusieurs capitules (c’est le nom savant de ce que l’on mange).

L’artichaut est un chardon domestiqué… Si vous l’avez vu en fleur,

Fleur d'artichaut


elle ressemble à celle du chardon toute bleue violette et elle sent très bon… La plante est presque un buisson, qui peut atteindre 2 mètres de haut et qui fournit plusieurs artichauts.

Cinq têtes sur un pied


Plante bisannuelle ou même trisannuelle (elle donne 2 à 3 ans), sa reproduction se fait le plus souvent par œilleton… Un petit artichaut, un rejet, qui pousse à côté du grand et qu’il faut replanter en lui coupant les feuilles.

Rejet d'artichaut replanté


Son nom vient de l’italien qui l’a lui même repris de l’arabe. On l’a dit la plante est méditerranéenne. Connue en Italie dès le IX è siècle, c’est le mariage du roi Henri II avec une Italienne Catherine de Médicis (1533) qui va le populariser en France.
Ca a du bon les mariages, ou les rois… ou les deux…

L’artichaut est pourtant une plante méditerranéenne à l’origine mais elle se plait en Bretagne, sur la côte nord, la fameuse ceinture dorée autour de Roscoff … Pas étonnant car la zone est une zone de primeurs et connaît peu de variations de températures.

Champ d'artichauts à Roscoff


C’est une culture récente en Bretagne, début du XIXè introduite par un agronome parisien… Le camus de Bretagne est très vite devenu l’artichaut préféré des Français (le petit violet, l’artichaut du sud a moins de succès). La région Bretagne en produit plus des trois quart en France. C’est l’espèce la plus grosse (2 à 3 têtes par kilo), celle que l’on mange épluché.

D’ailleurs, depuis 2000, Prince de Bretagne, le grand producteur de primeurs bretons s’affiche au gré des champs et propose une route touristique des légumes. On voit les panneaux sur la route… et puis rien…

En Italie ou en Espagne, on mange des variétés plus petites souvent entières, conservées dans l’huile.
Le Pérou a fait une entrée remarquée dans la production d’artichauts puisqu’il est devenu en quelques années l’un des grands exportateurs de la variété conservée dans l’huile.

L'artichaut sert à faire une liqueur le Cynar dans la péninsule italienne et au Viet Nam ce sont ses feuilles qu’on utilise en thé. Le foin que l’on trouve dans les cœurs peut servir à cailler le lait.
Et pour finir, vous connaissez le fameux : avoir un coeur d'artichaut...

Lisez cet article en anglais : Artichoke : a French speciality from Brittany

Les craquelins de Saint Malo, une spécialité bretonne de l'estuaire de la Rance (France).

En arrivant à Saint Malo par la N137, prenez la direction Saint Malo centre et au premier rond point, la première à droite, vous êtes sur le site de production (Z.A.C. de la moinerie, 35400 Saint-Malo, Tél : 02 99 81 92 89). Je voulais visiter l’usine mais suite à des problèmes d’assurance, l’entreprise ne le propose plus. On peut toujours, par contre, goûter leurs spécialités dans le petit magasin qui est accolé au site.

site de production des craquelins de Saint Malo


Les craquelins ? Qu’est ce que c’est ? Un pain brioché couvert de perles de sucre que l’on fabrique en Belgique ou une biscotte bretonne très légère que l’on mange avec du beurre ou de la confiture ?

Les deux évidemment ! Il existe plusieurs recettes en France et en Belgique et des variantes avec du beurre ou du sucre. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’adaptation bretonne de cette spécialité européenne.

D’après le site des craquelins de Saint Malo, c’est une gourmandise qui a un long vécu dans le coin, les craquelins sont déjà mentionnés dans les comptes de l'hôpital de Saint-Malo dès 1663.

Pourquoi y a–t-il des craqueliniers dans le pays de Saint Malo ?
Le port de Saint Malo commerce avec les Flandres. Quel est le rapport me direz vous ! Et bien le mot craquelin vient d’un mot néerlandais crakelinc, qui signifie biscuit sec, craquant sous la dent.
L'existence de nombreuses forêts le long de la Rance. Il fallait quantité de fagots de bois pour alimenter les fours qui cuisaient les craquelins.

Et son succès ?
C’est un biscuit sec, facile à conserver, donc à transporter et à vendre. On le trouvait sur les marchés et on le distribuait au détail, dans les fermes – les femmes portaient de grandes hottes où l’on pouvait stocker jusqu'à 2000 pièces et parcouraient la région. On les envoyait en train à Rennes ou à Paris. A Dinard, la clientèle anglaise en raffolait.

craquelins nature


Qu’est ce qui fait la spécificité du craquelin ?
Ca ne vient pas de sa recette, vous n’y trouverez que des ingrédients simples : farine, œufs, lait, mais de sa cuisson. Sa forme particulière, un cercle de pâte concave, vient de sa cuisson. La pâte est plongée dans l’eau bouillante, refroidie dans un bain d’eau froide, avant de passer au four. Ce mode de cuisson s'appelle l'échaudage et les échaudés sont d’abord cuits sur les bords par ce petit bain. La fin de la cuisson se fait dans le four.

Sa recette traditionnelle et son processus de fabrication font qu'il est sans conservateur. Il est en plus pauvre en graisse, sans sucre et très peu calorique. Il existe aussi sans sel. Consommé au petit déjeuner, avec du beurre et de la confiture, la biscotte bretonne a une texture très originale, difficile à comparer. Elle est très légère, craquante et light !!! On adore ou on trouve que ça n’a aucun goût.

 12 craquelins


Le paquet compte 12 pièces et coûte 2,10 euros. Il y a des prix pour les gros mangeurs en lots de 10 et vous allez comprendre pourquoi. La clientèle, m’expliquait la vendeuse, est une clientèle locale, on déguste alors les craquelins de génération en génération. Et j’ai vu une dame est venue en acheter 10 paquets pour sa semaine.
Mais ce sont les hôtels qui sont des gros clients et qui font connaître le produit. C’est là que les touristes les goûtent et viennent en acheter pour en ramener de leur périple breton. (Vous en trouverez aussi dans les Leclerc). Sur le site.

Les craquelins de Saint Malo ont diversifié leurs productions : ils sont fabriqués en petits formats : pour faire des toasts salés ou en formule sucrée : les corsaires (2 € le paquet) enrobés de chocolat à l’amande ou à la noisette ou les craque fins, fourrés – ça ressemble à des « pyms » en plus léger - à la framboise ou à l’abricot.

corsaires au chocolat


Bonne dégustation et en sortant, allez faire une balade à Saint Servan.

Lisez cet article en anglais : Breton speciality : crakers from Saint Malo (Brittany, France)

La galette saucisse, une spécialité bretonne à Rennes au marché des Lices le samedi matin

J’aime la galette saucisse, savez vous comment ? Quand elle est bien faite avec du sarrasin dedans.

Les Bretons et leurs galettes ! C’est tout un programme. La galette, oui mais laquelle ? Au froment ou au blé noir ? Sucrée ou salée ?

Les crêpes et les galettes ne sont pas les mêmes en Bretagne selon l’endroit où on se trouve. A l’Ouest, dans le Finistère elles sont au froment, (au blé quoi !) et on utilise la même pâte selon qu’on la mange sucrée ou salée. Et elles sont extrêmement fines.

En avançant vers l’est, elles changent de texture et de composition. En Haute Bretagne, autour de Rennes, on la mange au blé noir, à la farine de sarrasin pour la galette salée et au froment pour le sucré. Mais quelle est cette spécialité de Haute Bretagne qu’est la galette saucisse. On ne la trouve effectivement aujourd’hui qu’aux environs de Rennes. La galette saucisse est une saucisse entourée de galette de blé noir. On la déguste nature, entourée d’une double galette, à la moutarde, au fromage râpé fondu …

galettes sur bilig


Toute kermesse reconnue, tout festival qui se respecte, toute manifestation sportive réussie a son stand de galette saucisse.

On la trouve évidemment aussi sur les marchés, et notamment le plus connu celui des Lices le samedi matin à Rennes. Les Rennais peuvent faire la queue pendant une demie heure – l’heure de pointe se situant autour de midi - pour manger leur galette sauc’.

Une bonne galette sauc’ se compose d’une bonne saucisse légèrement grillée et d’une bonne galette tiède, souple, un peu épaisse, à la consistance aérée.

Galette saucisse nature ou moutarde


Vous pouvez aussi manger la classique « complète » jambon, œuf, fromage, avec du beurre, et une petite crêpe de … froment pour le dessert : une beurre sucre évidemment !!!

Lire cet article en anglais :Breton pancakes made of buckwheat, a breton speciality