Le prunellier : un arbuste aux propriétés multiples
Par LN, mercredi 15 avril 2009 à 10:39 - Faune et flore en Bretagne - Tags
Les prunelliers sont ces petits arbustes qui peuplent les haies bretonnes … Il y en a partout… pour notre plus grand bonheur car ce prunellier est bien utile.
L’arbre est connu dès le néolithique (d’après l'historien Jean Delumeau, le nouvel âge de pierre dure, en Bretagne, de 3500 à 1800 avant JC). On a trouvé des noyaux dans les habitations de nos ancêtres.
Le prunellier fleurit entre mars et avril chez nous. A l'abri des épines, les fleurs sont toutes fragiles et délicates. C'est un parfum très doux qu'elles exhalent, une très légère fragrance d'une parfumerie de luxe. De très minces pétales blancs pour le bonheur des oiseaux et des insectes. Car l'arbre est dense et nos petits animaux peuvent s'y cacher facilement, y couver sans crainte et ce à l'abri des prédateurs.
L’arbuste est doté de maintes qualités : son écorce, par exemple, est un colorant naturel : elle servait à teindre en rouge la laine ou le lin.
Ses fleurs permettent de faire des infusions qui, dit on, purifient reins et vessie ou des huiles de massage qui aident à la digestion et au transit quand on se masse le ventre avec.

Mais en Bretagne, il est surtout connu et utilisé pour ses fruits : les prunelles qu'on peut cueillir à la fin de l'été dans les terres bretonnes et au début de l'automne sur la côte (le Cap Frehel est très bien achalandé!), servent à faire un alcool savoureux. Les Basques le vendent sous le nom de Patxaran, mais nous, les bretons, en faisons une boisson maison, presque traditionnelle...
On a domestiqué l'arbuste pour en faire un arbre à fruits, le prunier, qui lui aussi se décline en plusieurs types de prunes...
Lisez cet article en anglais : Prunus spinosa :a nice hedge tree
L’arbre est connu dès le néolithique (d’après l'historien Jean Delumeau, le nouvel âge de pierre dure, en Bretagne, de 3500 à 1800 avant JC). On a trouvé des noyaux dans les habitations de nos ancêtres.
Le prunellier fleurit entre mars et avril chez nous. A l'abri des épines, les fleurs sont toutes fragiles et délicates. C'est un parfum très doux qu'elles exhalent, une très légère fragrance d'une parfumerie de luxe. De très minces pétales blancs pour le bonheur des oiseaux et des insectes. Car l'arbre est dense et nos petits animaux peuvent s'y cacher facilement, y couver sans crainte et ce à l'abri des prédateurs.

L’arbuste est doté de maintes qualités : son écorce, par exemple, est un colorant naturel : elle servait à teindre en rouge la laine ou le lin.
Ses fleurs permettent de faire des infusions qui, dit on, purifient reins et vessie ou des huiles de massage qui aident à la digestion et au transit quand on se masse le ventre avec.

Mais en Bretagne, il est surtout connu et utilisé pour ses fruits : les prunelles qu'on peut cueillir à la fin de l'été dans les terres bretonnes et au début de l'automne sur la côte (le Cap Frehel est très bien achalandé!), servent à faire un alcool savoureux. Les Basques le vendent sous le nom de Patxaran, mais nous, les bretons, en faisons une boisson maison, presque traditionnelle...
On a domestiqué l'arbuste pour en faire un arbre à fruits, le prunier, qui lui aussi se décline en plusieurs types de prunes...
Lisez cet article en anglais : Prunus spinosa :a nice hedge tree
Pourquoi ne pas lire aussi :
Le cynorrhodon en Bretagne : fruit du rosier ou de l’églantier ?
Par LN - Tags
Les deux, très chère lectrice et cher lecteur !!! (Je bichonne mes lectrices, je pense que vous êtes plus nombreuses !!!). Le cynorrhodon est le nom donné au fruit des rosiers et des églantiers. Par contre, selon la plante, il n’a pas la même forme et n’a pas, non plus, les mêmes propriétés.

Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines…

Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...
Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…
C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).

Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares…
La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.
Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program
Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines…

Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...
Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…
C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).
Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares…
La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.
Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program
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Le vinaigre : une solution naturelle contre la grippe
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Des infos de dernière minute :
Quelle prétention ! Quelle faute de goût ! Dans un blog d'actualités bretonnes, de loisirs, osez parler de la grippe !!!
Oui, mais même dans la presse nationale, le très sérieux Le Monde Magazine de ce week end, le journal explique les différences entre les grippes A, B et C.
La première est très dangereuse, les deux autres bénignes.
A ces lettres, il faut en ajouter 2 : le H et le N.
Le premier se décline en 16 variantes, le second en 9. Faites le calcul ! 144 possibilités différentes. Une vie ne suffirait à les faire tous, ces virus !
Et pourtant...j'avais envie... de raconter mon anecdote. Et de la partager bien modestement et sans garantie aucune de résultat !
J'ai un ami qui est médecin acupuncteur et chinois. On parlait "grippe".
Il me dit :
Je sais, c'est un faux scoop, on utilisait déjà le vinaigre contre la peste... Oui, et alors. Ce que je ne sais pas, c'est si ça marchera mais ça ne coûte rien ou presque d'essayer. Juste une régularité quotidienne !
Que cela ne vous empêche pas de prendre les précautions d'usage contre la prolifération du virus, pour ne pas finir chez le médecin ou mieux ou au pire dans les hôpitaux...
Quelle prétention ! Quelle faute de goût ! Dans un blog d'actualités bretonnes, de loisirs, osez parler de la grippe !!!
Oui, mais même dans la presse nationale, le très sérieux Le Monde Magazine de ce week end, le journal explique les différences entre les grippes A, B et C.
La première est très dangereuse, les deux autres bénignes.
A ces lettres, il faut en ajouter 2 : le H et le N.
Le premier se décline en 16 variantes, le second en 9. Faites le calcul ! 144 possibilités différentes. Une vie ne suffirait à les faire tous, ces virus !
Et pourtant...j'avais envie... de raconter mon anecdote. Et de la partager bien modestement et sans garantie aucune de résultat !
J'ai un ami qui est médecin acupuncteur et chinois. On parlait "grippe".
Il me dit :
En Chine, tu sais, le virus a muté. Et on s'est rendu compte que les gens qui travaillaient dans les usines de vinaigre n'étaient pas malades.Et il continue :
Je te conseille d'inhaler une fois par jour pendant 2 minutes du vinaigre (1 cuillère à soupe pour un verre d'eau) que tu auras fait bouillir.
Quel type de vinaigre ?je demande un peu incrédule.
N'importe lequel. Ils ont les mêmes propriétés.Ça m'a évidemment intéressée : je suis dans la tranche à risque : 30 / 45 ans. Et comme j'ai de jeunes enfants : je mets la potion magique sur un brûle parfum une fois par jour.
Je sais, c'est un faux scoop, on utilisait déjà le vinaigre contre la peste... Oui, et alors. Ce que je ne sais pas, c'est si ça marchera mais ça ne coûte rien ou presque d'essayer. Juste une régularité quotidienne !
Que cela ne vous empêche pas de prendre les précautions d'usage contre la prolifération du virus, pour ne pas finir chez le médecin ou mieux ou au pire dans les hôpitaux...
Se laver les mains et éviter de partager vos mouchoirs avec tout le monde !Ou finalement vous vacciner... Même si, avec tout ce qu'on entend, -la France est la patrie de Pasteur quand même- on ne sait plus quoi en penser de la vaccination...
Ne pas postillonner sur vos collègues et éviter de viser votre voisin (que vous n'aimez guère) en éternuant !
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L'expo Au temps des mammouths est à Rennes : à l'espace des Sciences aux Champs Libres
Par LN - Tags
Les mammouths laineux arrivent et reviennent à Rennes. Ils arrivent ou ils reviennent, ces mammouths ???
Ils arrivent... de Paris. L'exposition a été conçue et présentée au Muséum National d'Histoire Naturelle il y a quelques années et elle est aujourd'hui adaptée à l'Espace des Sciences de Rennes.
Et ils reviennent car il y en avait beaucoup sur notre Bretagne glacée il y a quelques dizaines de milliers d'années...

L'expo Au temps des mammouths est sympa... Je (on) viens (t) d'y passer une heure et demie avec mon jeune neveu (6 ans).
La visite commence par toutes les élucubrations possibles qui préexistaient à la découverte du mammouth. Je m'explique : ces os immenses que les hommes trouvaient étaient attribuées à des figures imaginaires... avant qu'on ne découvre un squelette entier et que l'on puisse imaginer cet animal disparu.
Ensuite on nous donne des dates, on nous montre le climat (j'ai enfin compris la géographie de la Bretagne pendant les périodes glaciaires), et on découvre le MAMMOUTH. On peut toucher ... des choses.... ou plutôt des morceaux de la bête (je vous laisse le suspens de la découverte...)
On plonge dans sa vie quotidienne avec les hommes qui vivaient à l'époque... Bref on devient des spécialistes du mammouth laineux.
L'expo présente aussi de l'histoire locale avec un petit film sur le Mont Dol (vous savez cette colline entre Cancale et le Mont Saint Michel) où des restes de mammouths ont été trouvés au siècle dernier.
Et on finit agréablement avec un long document sur les mammifères laineux (à la fin du parcours), qui reprend tout ce qu'on sait depuis qu'on a visité l'exposition. On révise quoi !!!
J'ai bien aimé mais j'étais seule ou presque dans l'expo. Car, comme souvent aux Champs Libres, les lieux sont petits et les bandes sonores s'entrechoquent. J'avais besoin de me concentrer pour entendre la bande son du documentaire sur le Mont Dol, (que j'ai trouvé, par ailleurs, intéressant) surtout que mon neveu écoutait le bulletin météo juste à côté.
Et les enfants alors ?
A partir de 6 ans, indique la brochure. Mon cobaye a trouvé très sympa d'essayer la trompe ou de voir un bébé mammouth, un vrai !!! (Dina, qu'il s'appelle ce petit pachyderme et il vient d'un musée belge). De toucher et de comparer les peaux d'un éléphant avec celle de notre pachyderme disparu.
Et même si mon protégé est un être attentif et passionné par le mammouth, il faut quand même pour certaines parties accompagner la visite : il y a pas mal de textes à lire. Mais pas que. Le film de la fin de l'expo résume bien tout le parcours de l'exposition et surtout, on s'y croirait !!!
Bref l'adulte ne s'est pas ennuyé et l'enfant non plus. Pas devant les mêmes choses, mais peu importe. Et puis sur certains stands de l'expo, on était ensemble.
A la sortie, un "vrai mammouth laineux" vous regarde...
4 € pour les adultes et 3 pour les 8 ans et plus.
Du mardi au dimanche (12h - 19h en semaine et 14-19 le week end), nocturne jusqu'à 21h le mardi.
Jusqu'au 7 mars 2010.
Lisez cet article en anglais : Mammoths are back in Brittany (France) for an exhibition at Les Champs Libres Rennes
Ils arrivent... de Paris. L'exposition a été conçue et présentée au Muséum National d'Histoire Naturelle il y a quelques années et elle est aujourd'hui adaptée à l'Espace des Sciences de Rennes.
Et ils reviennent car il y en avait beaucoup sur notre Bretagne glacée il y a quelques dizaines de milliers d'années...

L'expo Au temps des mammouths est sympa... Je (on) viens (t) d'y passer une heure et demie avec mon jeune neveu (6 ans).
La visite commence par toutes les élucubrations possibles qui préexistaient à la découverte du mammouth. Je m'explique : ces os immenses que les hommes trouvaient étaient attribuées à des figures imaginaires... avant qu'on ne découvre un squelette entier et que l'on puisse imaginer cet animal disparu.
Ensuite on nous donne des dates, on nous montre le climat (j'ai enfin compris la géographie de la Bretagne pendant les périodes glaciaires), et on découvre le MAMMOUTH. On peut toucher ... des choses.... ou plutôt des morceaux de la bête (je vous laisse le suspens de la découverte...)
On plonge dans sa vie quotidienne avec les hommes qui vivaient à l'époque... Bref on devient des spécialistes du mammouth laineux.
L'expo présente aussi de l'histoire locale avec un petit film sur le Mont Dol (vous savez cette colline entre Cancale et le Mont Saint Michel) où des restes de mammouths ont été trouvés au siècle dernier.
Et on finit agréablement avec un long document sur les mammifères laineux (à la fin du parcours), qui reprend tout ce qu'on sait depuis qu'on a visité l'exposition. On révise quoi !!!
J'ai bien aimé mais j'étais seule ou presque dans l'expo. Car, comme souvent aux Champs Libres, les lieux sont petits et les bandes sonores s'entrechoquent. J'avais besoin de me concentrer pour entendre la bande son du documentaire sur le Mont Dol, (que j'ai trouvé, par ailleurs, intéressant) surtout que mon neveu écoutait le bulletin météo juste à côté.
Et les enfants alors ?
A partir de 6 ans, indique la brochure. Mon cobaye a trouvé très sympa d'essayer la trompe ou de voir un bébé mammouth, un vrai !!! (Dina, qu'il s'appelle ce petit pachyderme et il vient d'un musée belge). De toucher et de comparer les peaux d'un éléphant avec celle de notre pachyderme disparu.
Et même si mon protégé est un être attentif et passionné par le mammouth, il faut quand même pour certaines parties accompagner la visite : il y a pas mal de textes à lire. Mais pas que. Le film de la fin de l'expo résume bien tout le parcours de l'exposition et surtout, on s'y croirait !!!
Bref l'adulte ne s'est pas ennuyé et l'enfant non plus. Pas devant les mêmes choses, mais peu importe. Et puis sur certains stands de l'expo, on était ensemble.
A la sortie, un "vrai mammouth laineux" vous regarde...
4 € pour les adultes et 3 pour les 8 ans et plus.
Du mardi au dimanche (12h - 19h en semaine et 14-19 le week end), nocturne jusqu'à 21h le mardi.
Jusqu'au 7 mars 2010.
Lisez cet article en anglais : Mammoths are back in Brittany (France) for an exhibition at Les Champs Libres Rennes
Horaires de l'expo mammouth à l'Espace des Sciences aux Champs Libres (Rennes), Expo mammouths à Rennes, Expo de l'Espace des Sciences, Qu'est ce qu'un mammouth laineux, Mamouths et histoire, Exposition pour enfants à Rennes, Animations pour enfants à l'espace des sciences, Expositions pour enfants à Rennes, Sciences et animation pour enfants, Que faire le dimanche à Rennes
Huitres triploides : OGM ou pas ?
Par LN - Tags
Les amateurs d'huitres laiteuses doivent se dépêcher.... il n'y en aura plus pour tout le monde.... Oui, avant d'aller sur le port de Cancale vous régalez d'huîtres, avant de les choisir sur le marché ou d'acheter votre bourriche chez votre poissonnier en ligne... renseignez-vous !
Les huîtres triploïdes, (qu'on appelle aussi d'un nom flatteur l'huître des 4 saisons), sont une nouvelle variété sur les étals... Une huître singulière, invisible, née dans les laboratoires... de recherche d'IFREMER (Institut public Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) à la fin du 20è siècle.
Petit bon en arrière...
Les huitres sont consommées depuis toujours... Déjà à la Préhistoire, l’homme du littoral les appréciait... (elles étaient sauvages à l'époque). Les Romains installés en Bretagne en consommaient beaucoup. Plus de 10 siècles plus tard, Louis XIV les adorait toujours.
Devant cette consommation s'est vite posé le problème de la surconsommation... On craignait la disparition des bancs naturels d'huîtres... Déjà au 19è siècle, une réglementation existait n'autorisant la drague des mollusques qu'à des périodes bien définies de l'année (septembre à avril, quand elles ne se reproduisent pas).
Et puis on a pensé à l'élevage : Napoléon III a demandé à Victor Coste d'aller étudier les élevages d'huîtres en Italie. Il devient alors le fondateur de l'ostréiculture moderne et crée les premiers parcs à huîtres. Aujourd'hui l'huitre sauvage est très rare. Et en plus, on la transforme...
Les espèces originelles et les modifiées
Les huitres sont plates ou creuses... et fragiles... On connait tous l'huitre de Belon en Bretagne, qui a été fortement concurrencée à la fin du 19è siècle ... par l'huître portugaise, rejetée par un navire dans la Gironde. Elle sera élevée jusque dans les années 70 jusqu'à ce qu'une épizootie (épidémie) ne l'ait pratiquement décimée. Depuis, c'est l'huître japonaise, une creuse qui la remplace... jusqu'à la prochaine maladie... A moins que les prédateurs ne s'en chargent : les crabes et les étoiles de mer ou les bigorneaux perceur s'en délectent... l'huîtrier pie les aime bien aussi.
Ca, c'est dans la vraie vie, chez l'ostréiculteur traditionnel !. Dans les labo, depuis la fin du 20è siècle, il existe une nouvelle variété qui répond donc au doux nom d'huître des 4 saisons...
Attention à ne pas tout confondre... me dira-t-on... Elles ne sont pas des Organismes Génétiquement Modifiées (OGM) (ce n'est pas une histoire de gêne, mais de chromosome !). On la rend stérile et elle n'est plus laiteuse ! C'est aussi simple que cela !
Ces huîtres dites triploïdes ont deux avantages notables : comme elles ne se reproduisent pas, elles ont plus d'énergie et se développent plus vite. Une huître "naturelle" est consommable à 3 ans, celles ci mettent à peine un an à avoir la taille requise pour être vendue.
Le deuxième avantage est qu'elles sont stériles et donc jamais laiteuses (tant pis pour ma maman qui les aime comme ca !). Oui, vous connaissez les mois en R et les mois sans R (de mai à août) où on ne consomme pas les huitres.... Et bien la laitance correspond à la période de reproduction ... et donc les mollusques, l'été, se vendent moins bien. Celles-ci, les huîtres des 4 saisons, peuvent par contre être écoulées toute l'année.
Les défenseurs de l'huître de 4 saisons me diront que c'est la crainte d'une nouvelle épizootie (épidémie) qui a poussé la recherche à créer une variété résistante. Sûrement... Déjà l'huitre portugaise avait été anéantie dans les années 70... On a peur que la dernière qui pouvait la remplacer, l'huitre japonaise n'ait le même problême et qu'on n'ait plus d'huitres du tout...
Ils ajouteront que la triploide n'est finalement que le chapon des mollusques... Sauf qu'on ne l'a pas crée en laboratoire...
Dernier problème ! Sait-on si elles sont encore aphrodisiaques, ces huîtres d'un nouveau genre ?
Et le consommateur...
Comme d'habitude, on a oublié de lui demander son avis ! Dommage pour lui ! Et puis, on a peu de recul sur cette nouvelle espèce... sur les dangers que cela peut provoquer... Mais qu'à cela ne tienne, la recherche a fait la même chose pour les moules ! On ne change pas une équipe qui gagne !
Et pire, on ne pense surtout pas à l'informer...
Aucune mention ne permet au consommateur de les reconnaitre. Sur les 15000 à 20000 tonnes produites par an, il y en aurait 10 à 15% de la production sans qu'on ne le sache (expliquait un article de Libération).
Alors, qu'en pensez vous ?
Lire cet article en anglais : Triploid oysters : gmo or not
Les huîtres triploïdes, (qu'on appelle aussi d'un nom flatteur l'huître des 4 saisons), sont une nouvelle variété sur les étals... Une huître singulière, invisible, née dans les laboratoires... de recherche d'IFREMER (Institut public Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) à la fin du 20è siècle.
Petit bon en arrière...
Les huitres sont consommées depuis toujours... Déjà à la Préhistoire, l’homme du littoral les appréciait... (elles étaient sauvages à l'époque). Les Romains installés en Bretagne en consommaient beaucoup. Plus de 10 siècles plus tard, Louis XIV les adorait toujours.
Devant cette consommation s'est vite posé le problème de la surconsommation... On craignait la disparition des bancs naturels d'huîtres... Déjà au 19è siècle, une réglementation existait n'autorisant la drague des mollusques qu'à des périodes bien définies de l'année (septembre à avril, quand elles ne se reproduisent pas).
Et puis on a pensé à l'élevage : Napoléon III a demandé à Victor Coste d'aller étudier les élevages d'huîtres en Italie. Il devient alors le fondateur de l'ostréiculture moderne et crée les premiers parcs à huîtres. Aujourd'hui l'huitre sauvage est très rare. Et en plus, on la transforme...
Les espèces originelles et les modifiées
Les huitres sont plates ou creuses... et fragiles... On connait tous l'huitre de Belon en Bretagne, qui a été fortement concurrencée à la fin du 19è siècle ... par l'huître portugaise, rejetée par un navire dans la Gironde. Elle sera élevée jusque dans les années 70 jusqu'à ce qu'une épizootie (épidémie) ne l'ait pratiquement décimée. Depuis, c'est l'huître japonaise, une creuse qui la remplace... jusqu'à la prochaine maladie... A moins que les prédateurs ne s'en chargent : les crabes et les étoiles de mer ou les bigorneaux perceur s'en délectent... l'huîtrier pie les aime bien aussi.
Ca, c'est dans la vraie vie, chez l'ostréiculteur traditionnel !. Dans les labo, depuis la fin du 20è siècle, il existe une nouvelle variété qui répond donc au doux nom d'huître des 4 saisons...
Attention à ne pas tout confondre... me dira-t-on... Elles ne sont pas des Organismes Génétiquement Modifiées (OGM) (ce n'est pas une histoire de gêne, mais de chromosome !). On la rend stérile et elle n'est plus laiteuse ! C'est aussi simple que cela !
Ces huîtres dites triploïdes ont deux avantages notables : comme elles ne se reproduisent pas, elles ont plus d'énergie et se développent plus vite. Une huître "naturelle" est consommable à 3 ans, celles ci mettent à peine un an à avoir la taille requise pour être vendue.
Le deuxième avantage est qu'elles sont stériles et donc jamais laiteuses (tant pis pour ma maman qui les aime comme ca !). Oui, vous connaissez les mois en R et les mois sans R (de mai à août) où on ne consomme pas les huitres.... Et bien la laitance correspond à la période de reproduction ... et donc les mollusques, l'été, se vendent moins bien. Celles-ci, les huîtres des 4 saisons, peuvent par contre être écoulées toute l'année.
Les défenseurs de l'huître de 4 saisons me diront que c'est la crainte d'une nouvelle épizootie (épidémie) qui a poussé la recherche à créer une variété résistante. Sûrement... Déjà l'huitre portugaise avait été anéantie dans les années 70... On a peur que la dernière qui pouvait la remplacer, l'huitre japonaise n'ait le même problême et qu'on n'ait plus d'huitres du tout...
Ils ajouteront que la triploide n'est finalement que le chapon des mollusques... Sauf qu'on ne l'a pas crée en laboratoire...
Dernier problème ! Sait-on si elles sont encore aphrodisiaques, ces huîtres d'un nouveau genre ?
Et le consommateur...
Comme d'habitude, on a oublié de lui demander son avis ! Dommage pour lui ! Et puis, on a peu de recul sur cette nouvelle espèce... sur les dangers que cela peut provoquer... Mais qu'à cela ne tienne, la recherche a fait la même chose pour les moules ! On ne change pas une équipe qui gagne !
Et pire, on ne pense surtout pas à l'informer...
Aucune mention ne permet au consommateur de les reconnaitre. Sur les 15000 à 20000 tonnes produites par an, il y en aurait 10 à 15% de la production sans qu'on ne le sache (expliquait un article de Libération).
Alors, qu'en pensez vous ?
Lire cet article en anglais : Triploid oysters : gmo or not
Gastronomie et randonnée au Mont Saint Michel : un vrai marathon !
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Vous recherchez une escapade originale et insolite dans l'Ouest... Hors saison pour être tranquille... Le Mont Saint Michel !
Vous aimez les pierres, la rando et les spécialités locales... le Mont Saint Michel
Vous êtes un adepte des marathons de l'extrême... le Mont Saint Michel
Ou recherchez à faire une retraite dans un site hors du commun... le Mont Saint Michel, vous dis-je!
Un brin de tourisme entre Bretagne et Normandie...
On commence par quoi ?
La gastronomie et les spécialités locales, histoire de vous faire saliver... On peut dire qu'il y a quatre raisons de s'arrêter dans le coin.
La baie est célèbre pour ses élevages de moules, la mytiliculture comme on l'appelle quand on est savant ! Si vous scrutez la baie, vous verrez des parcs de bouchots, pieux de chêne plantés dans le sable, couvert de cordes où les moules s'accrochent. Les poteaux sont couverts par les marées. Les moules sauvages poussent aussi de façon naturelle sur les rochers. La baie assure près d'un quart de la production française.
Pour rester dans les mollusques, vous pouvez aussi faire un arrêt huitres à Cancale. L'ostréiculture y est une vieille tradition puisque déjà la renommée des huitres cancalaises s'étendait jusquà Versailles au XVIIIè siècle. Vous pouvez déguster ces mollusques sur le port de Cancale (on vous propose différents types d'huitres), en plein air, assis sur la digue, devant la mer... C'est top !!!
Moins maritime et encore, l'agneau de pré-salé est une spécialité de la baie. Ce jeune mouton a un goût très particulier : il pâture les prés où la végétation est salée et iodée, puisqu'ils sont régulièrement recouverts par les marées. La viande a ainsi une saveur très particulière et est très recherchée car on n'en trouve que dans le coin...
Je peux finir ce parcours gastronomique par une légende, celle de Madame Poulard et de sa fameuse omelette... A déguster sur le Mont... Cette dame a fait la renommée de son restaurant au XIXè siècle, avec une omelette originale cuite au feu de bois. Déjà à l'époque, les pèlerins aimaient s'y arrêter et aujourd'hui, la fameuse préparation est toujours une spécialité du rocher.
Et les balades
Il existe des balades superbes à faire dans le Mont...ou plutôt dans la baie du Mont Saint Michel... Et ce entre Normandie et Bretagne puisque la baie abrite les deux régions...Mais ce ne sont pas des balades à faire non accompagnées. La baie du Mont Saint Michel est depuis toujours réputée pour sa dangerosité... et ce pour diverses raisons :
Les marées ont une très grande amplitude. La baie étant extrêmement plate, la marée remonte très vite sur le sable et surprend le visiteur. Surtout que ce sable est traitre : il est constitué de tangue (un sédiment de calcaire, de limons et d'argile qui servait d'engrais avant... on ne le prélève plus et cela contribue à l'ensablement de la baie) qui se solidifie à marée basse et qui "devient sable mouvant" quand il est à nouveau gorgé d'eau (mon explication n'est pas très scientifique mais c'est le danger de ce sable que je désire pointer). On peut donc à marée basse s'y promener mais bien guidé.
Juste à côté, les herbages qui servent de prairies aux pré-salés sont un site d'hivernage pour les échassiers et est classé site d'intérêt national depuis 1982.
La légende : la baie était, il y a fort longtemps (2000 ans), couverte de bois : la forêt de Scissy... je m'arrête là car c'est un mythe... revenons plutôt sur terre avec un peu de géophysique. La baie fait plus de 500 m2 et deux rochers s'y trouvent : le Mont Saint Michel et Tombelaine. Le premier, un rocher inégal de granit, fait 900 mètres de diamètres de 80 mètres de hauteur. Il abrite la Merveille, son clocher, fait par Frémiet en 1897 et rénové en 1987, représente Saint Michel terrassant le dragon et donne au Mont ses 157 mètres de haut.
Le second a été occupé par les Anglais au XVè siècle mais offre surtout aujourd'hui un beau prétexte à balade.
Pour ceux qui aiment la vitesse... le marathon du Mont Saint Michel est une belle manière de parcourir la région... C'est une course difficile mais qui rassemble des milliers de joggers tous les ans depuis 1997 pendant un week end (8 mai). On dit que c'est une épreuve car on voit l'arrivée pendant des kilomètres...
Pour ceux qui ne souhaite que le repos et le recueillement, le Mont Saint Michel organise des retraites dans l'abbaye. Un site magnifique à découvrir de l'intérieur.
Lisez cet article en anglais : Gastronomy, walks and marathon in the bay of Mont Saint Michel (Normandy- France)
Vous aimez les pierres, la rando et les spécialités locales... le Mont Saint Michel
Vous êtes un adepte des marathons de l'extrême... le Mont Saint Michel
Ou recherchez à faire une retraite dans un site hors du commun... le Mont Saint Michel, vous dis-je!
Un brin de tourisme entre Bretagne et Normandie...

On commence par quoi ?
La gastronomie et les spécialités locales, histoire de vous faire saliver... On peut dire qu'il y a quatre raisons de s'arrêter dans le coin.
La baie est célèbre pour ses élevages de moules, la mytiliculture comme on l'appelle quand on est savant ! Si vous scrutez la baie, vous verrez des parcs de bouchots, pieux de chêne plantés dans le sable, couvert de cordes où les moules s'accrochent. Les poteaux sont couverts par les marées. Les moules sauvages poussent aussi de façon naturelle sur les rochers. La baie assure près d'un quart de la production française.
Pour rester dans les mollusques, vous pouvez aussi faire un arrêt huitres à Cancale. L'ostréiculture y est une vieille tradition puisque déjà la renommée des huitres cancalaises s'étendait jusquà Versailles au XVIIIè siècle. Vous pouvez déguster ces mollusques sur le port de Cancale (on vous propose différents types d'huitres), en plein air, assis sur la digue, devant la mer... C'est top !!!
Moins maritime et encore, l'agneau de pré-salé est une spécialité de la baie. Ce jeune mouton a un goût très particulier : il pâture les prés où la végétation est salée et iodée, puisqu'ils sont régulièrement recouverts par les marées. La viande a ainsi une saveur très particulière et est très recherchée car on n'en trouve que dans le coin...
Je peux finir ce parcours gastronomique par une légende, celle de Madame Poulard et de sa fameuse omelette... A déguster sur le Mont... Cette dame a fait la renommée de son restaurant au XIXè siècle, avec une omelette originale cuite au feu de bois. Déjà à l'époque, les pèlerins aimaient s'y arrêter et aujourd'hui, la fameuse préparation est toujours une spécialité du rocher.
Et les balades
Il existe des balades superbes à faire dans le Mont...ou plutôt dans la baie du Mont Saint Michel... Et ce entre Normandie et Bretagne puisque la baie abrite les deux régions...Mais ce ne sont pas des balades à faire non accompagnées. La baie du Mont Saint Michel est depuis toujours réputée pour sa dangerosité... et ce pour diverses raisons :
Les marées ont une très grande amplitude. La baie étant extrêmement plate, la marée remonte très vite sur le sable et surprend le visiteur. Surtout que ce sable est traitre : il est constitué de tangue (un sédiment de calcaire, de limons et d'argile qui servait d'engrais avant... on ne le prélève plus et cela contribue à l'ensablement de la baie) qui se solidifie à marée basse et qui "devient sable mouvant" quand il est à nouveau gorgé d'eau (mon explication n'est pas très scientifique mais c'est le danger de ce sable que je désire pointer). On peut donc à marée basse s'y promener mais bien guidé.
Juste à côté, les herbages qui servent de prairies aux pré-salés sont un site d'hivernage pour les échassiers et est classé site d'intérêt national depuis 1982.
La légende : la baie était, il y a fort longtemps (2000 ans), couverte de bois : la forêt de Scissy... je m'arrête là car c'est un mythe... revenons plutôt sur terre avec un peu de géophysique. La baie fait plus de 500 m2 et deux rochers s'y trouvent : le Mont Saint Michel et Tombelaine. Le premier, un rocher inégal de granit, fait 900 mètres de diamètres de 80 mètres de hauteur. Il abrite la Merveille, son clocher, fait par Frémiet en 1897 et rénové en 1987, représente Saint Michel terrassant le dragon et donne au Mont ses 157 mètres de haut.
Le second a été occupé par les Anglais au XVè siècle mais offre surtout aujourd'hui un beau prétexte à balade.
Pour ceux qui aiment la vitesse... le marathon du Mont Saint Michel est une belle manière de parcourir la région... C'est une course difficile mais qui rassemble des milliers de joggers tous les ans depuis 1997 pendant un week end (8 mai). On dit que c'est une épreuve car on voit l'arrivée pendant des kilomètres...
Pour ceux qui ne souhaite que le repos et le recueillement, le Mont Saint Michel organise des retraites dans l'abbaye. Un site magnifique à découvrir de l'intérieur.
Lisez cet article en anglais : Gastronomy, walks and marathon in the bay of Mont Saint Michel (Normandy- France)
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Les 11 dolmens de Barnenez : un tumulus du Finistère (Bretagne)
Par LN - Tags
Besoin d'une visite guidée à Barnenez ? Faisons le point ensemble :
Le cairn de Barnenez est sur un des bouts du monde de la Bretagne, une presqu’île du Finistère, à Plouezoc'h… Ce Parthénon de la préhistoire (comme l'a appelé Malraux) revient de loin, de très loin même… puisqu’il a failli être arasé en 1954. On n'en admire plus qu'un unique exemplaire aujourd'hui parce que cette énorme construction néolithique de plus de 72 mètres de long n’était pas seule, mais accompagné d’un autre monument.
Qui a disparu. Il a servi de carrière de pierres et celui que l'on peut encore voir aujourd’hui, devait subir le même sort quand, in extremis, les représentants de la culture de l’époque (le ministère de la culture n’existe pas) l’ont protégé et sauvé du démantèlement.

Pourtant la butte est signalée dès le XVIIIè siècle sur les cartes et bientôt sur les guides mais on ne devine pas encore l’importance du site…
En arrivant le site, on découvre l'importance du tumulus (structure qui recouvre une tombe).
Le grand cairn (amoncellement de pierres) est constitué de deux parties d’époques différentes et abrite 11 chambres funéraires (dolmens à couloir) donnant toutes sur le côté sud est.
Construit entre 5000 et 4000 ans avant JC, avec quelques siècles de différences entre l’édification du premier et du second cairn, il a été fréquenté pendant plusieurs dizaines de siècles, même après le Néolithique : certains objets retrouvés dateraient du Moyen Age.
Le premier cairn (le plus vieux et le plus proche de l’entrée) est constitué des pierres affleurant autour du site : 2000 mètres cubes soit quelque 4000 tonnes de matériaux. .. On a pu estimer que les rassembler à la main nécessiterait 10 000 à 12 000 journées de travail (… une dizaine d’ouvriers durant 3 ou 4 ans). Subvenir à la nourriture d’une telle équipe –ou de son équivalent à temps partiel travaillant, par exemple, en morte saison agricole – devait malgré tout rester à la portée d’un groupe de quelques centaines de personnes… (*)
L’ensemble du cairn est constitué d’un amoncellement de pierres sèches (pierres qui sont empilées les unes sur les autres sans mortier) jusqu’à une hauteur de plus de 8 mètres …
Le second cairn (qui est collé au premier, mais il faut être un spécialiste pour trouver le début ou la fin du premier ou du second !) est encore plus monumental : deux fois plus important en volume (*). Et les pierres utilisées ont été transportées de sites alentour (1 km de distance). On estime le travail nécessaire 4 à 5 fois supérieur (*).
A ces pierres sont associées, pour certains éléments de la structure, des dalles de plusieurs dizaines de tonnes qu’il fallait transporter aussi jusqu’en haut de la colline…
C’est sur ce deuxième cairn que l’on peut découvrir les chambres funéraires du monument. Au bout du tumulus, un trou (le début de la fameuse carrière) permet de découvrir les constructions de l’intérieur. Quel outil pédagogique! Surtout que chacune des chambres "ouvertes" a sa spécificité :
L’une d’elles est une salle mégalithique (*) (en pierres) : des dalles de pierres de plusieurs tonnes constituent les murs et le toit.
Une autre est une chambre avec, en coupe, une fausse coupole :
c'est une voute constituée d’un empilement de pierres où chacune d’entre elles est décalée jusqu’à la fermeture de la voute, le tout maintenu et caché par la structure.
Une autre mélange les deux architectures : dalles de pierres et coupole.
Peu de dalles sont utilisées : peut être parce que les dalles étaient difficiles à transporter… ou encore qu’elles étaient rares ou encore parce qu’avec l’expérience, les bâtisseurs du néolithique s’étaient rendu compte qu’elles se brisaient sous le poids du tumulus. Certaines dalles de plusieurs tonnes sont "fendues" dans le cairn. Cette salle était fermée mais il y avait un " hublot" qui permettait peut être d’apporter des offrandes dans la chambre.
Toutes ces chambres étaient des tombes, individuelles (hommes ou femmes importants nous a expliqué le guide) ou collectives, auxquelles on accédait par un couloir... (un passage symbolique entre deux mondes…).
Cette incroyable structure en pierre, ce mausolée néolithique (*), est construit dans une presqu’île, sur une hauteur naturelle…
Le paysage à l'époque était différent et même si le niveau de la mer à l’époque était plus bas, le lieu n’a pas été choisi au hasard.
Les architectes préhistoriques cherchaient sûrement à admirer la mer... ou à être vu de loin... et à dominer leur espace.
Il reste encore bien des choses à découvrir … Allez y pendant les vacances, passez un petit week end dans le Finistère et surtout profitez des 3 visites guidées par jour pour tout apprendre sur ce lieu insolite, sur les recherches de l'archéologie en Bretagne . Et sur l'architecture de la préhistoire...
Sources : * Le grand cairn de Barnenez, Mausolée néolithique de Charles Tanguy Le Roux et Yannick Lecerf
Lire cet article en anglais : Neolithic tourism in Brittany (France) : 11 passage graves in the cairn of Barnenez
- Barnenez est une construction qui date du néolithique ?Vous voulez les réponses ?
- Obélix s'en est servi comme carrière de pierres ?
- Il y avait plusieurs cairns sur le site actuel ?
- Le tumulus fait plus de 100 mètres de long ?
- C'est l'ancêtre de la voute en pierre ?
- Barnenez est la tombe d'une femme préhistorique ?
Le cairn de Barnenez est sur un des bouts du monde de la Bretagne, une presqu’île du Finistère, à Plouezoc'h… Ce Parthénon de la préhistoire (comme l'a appelé Malraux) revient de loin, de très loin même… puisqu’il a failli être arasé en 1954. On n'en admire plus qu'un unique exemplaire aujourd'hui parce que cette énorme construction néolithique de plus de 72 mètres de long n’était pas seule, mais accompagné d’un autre monument.
Qui a disparu. Il a servi de carrière de pierres et celui que l'on peut encore voir aujourd’hui, devait subir le même sort quand, in extremis, les représentants de la culture de l’époque (le ministère de la culture n’existe pas) l’ont protégé et sauvé du démantèlement.

Pourtant la butte est signalée dès le XVIIIè siècle sur les cartes et bientôt sur les guides mais on ne devine pas encore l’importance du site…
En 1807 le tumulus est cité dans le cadastre napoléonien, puis en 1850 lors d'une réunion scientifique par le maire de la commune de Plouezoc'h. Ces signalements ne suffiront pas à protéger le monument, qui sera la proie d'un entrepreneur au cours du XXe siècle. Se servant d'un premier cairn comme de carrière de pierre, il sera stoppé de justesse en 1955 par les autorités au moment de se servir du second. À ce moment, et en urgence, le cairn restant sera classé à la demande de Pierre-Roland Giot (Directeur des antiquités historiques de Bretagne). Ce sera aussi le déclenchement des premières fouilles sur le site.
En arrivant le site, on découvre l'importance du tumulus (structure qui recouvre une tombe).
Le grand cairn (amoncellement de pierres) est constitué de deux parties d’époques différentes et abrite 11 chambres funéraires (dolmens à couloir) donnant toutes sur le côté sud est.

Construit entre 5000 et 4000 ans avant JC, avec quelques siècles de différences entre l’édification du premier et du second cairn, il a été fréquenté pendant plusieurs dizaines de siècles, même après le Néolithique : certains objets retrouvés dateraient du Moyen Age.
Le premier cairn (le plus vieux et le plus proche de l’entrée) est constitué des pierres affleurant autour du site : 2000 mètres cubes soit quelque 4000 tonnes de matériaux. .. On a pu estimer que les rassembler à la main nécessiterait 10 000 à 12 000 journées de travail (… une dizaine d’ouvriers durant 3 ou 4 ans). Subvenir à la nourriture d’une telle équipe –ou de son équivalent à temps partiel travaillant, par exemple, en morte saison agricole – devait malgré tout rester à la portée d’un groupe de quelques centaines de personnes… (*)

L’ensemble du cairn est constitué d’un amoncellement de pierres sèches (pierres qui sont empilées les unes sur les autres sans mortier) jusqu’à une hauteur de plus de 8 mètres …
Le second cairn (qui est collé au premier, mais il faut être un spécialiste pour trouver le début ou la fin du premier ou du second !) est encore plus monumental : deux fois plus important en volume (*). Et les pierres utilisées ont été transportées de sites alentour (1 km de distance). On estime le travail nécessaire 4 à 5 fois supérieur (*).
A ces pierres sont associées, pour certains éléments de la structure, des dalles de plusieurs dizaines de tonnes qu’il fallait transporter aussi jusqu’en haut de la colline…
C’est sur ce deuxième cairn que l’on peut découvrir les chambres funéraires du monument. Au bout du tumulus, un trou (le début de la fameuse carrière) permet de découvrir les constructions de l’intérieur. Quel outil pédagogique! Surtout que chacune des chambres "ouvertes" a sa spécificité :
L’une d’elles est une salle mégalithique (*) (en pierres) : des dalles de pierres de plusieurs tonnes constituent les murs et le toit.
Une autre est une chambre avec, en coupe, une fausse coupole :

c'est une voute constituée d’un empilement de pierres où chacune d’entre elles est décalée jusqu’à la fermeture de la voute, le tout maintenu et caché par la structure.
Une autre mélange les deux architectures : dalles de pierres et coupole.

Peu de dalles sont utilisées : peut être parce que les dalles étaient difficiles à transporter… ou encore qu’elles étaient rares ou encore parce qu’avec l’expérience, les bâtisseurs du néolithique s’étaient rendu compte qu’elles se brisaient sous le poids du tumulus. Certaines dalles de plusieurs tonnes sont "fendues" dans le cairn. Cette salle était fermée mais il y avait un " hublot" qui permettait peut être d’apporter des offrandes dans la chambre.
Toutes ces chambres étaient des tombes, individuelles (hommes ou femmes importants nous a expliqué le guide) ou collectives, auxquelles on accédait par un couloir... (un passage symbolique entre deux mondes…).

Cette incroyable structure en pierre, ce mausolée néolithique (*), est construit dans une presqu’île, sur une hauteur naturelle…
Le paysage à l'époque était différent et même si le niveau de la mer à l’époque était plus bas, le lieu n’a pas été choisi au hasard.

Les architectes préhistoriques cherchaient sûrement à admirer la mer... ou à être vu de loin... et à dominer leur espace.

Il reste encore bien des choses à découvrir … Allez y pendant les vacances, passez un petit week end dans le Finistère et surtout profitez des 3 visites guidées par jour pour tout apprendre sur ce lieu insolite, sur les recherches de l'archéologie en Bretagne . Et sur l'architecture de la préhistoire...
Sources : * Le grand cairn de Barnenez, Mausolée néolithique de Charles Tanguy Le Roux et Yannick Lecerf
Lire cet article en anglais : Neolithic tourism in Brittany (France) : 11 passage graves in the cairn of Barnenez
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Randonnée sur la côte atlantique ou excursion à vélo autour de BATZ sur Mer
Par LN - Tags
Après La Baule la mondaine et Le Pouliguen, le sportif, voilà Batz le culturel... Et son lot de questions. On joue à VRAI ou Faux.
Petit retour historique sur Batz
1 - Il y a encore quelques siècles le bourg de Batz, comme on l’a appelé jusqu’au XIXè siècle, était une île. Et qui avait une bien mauvaise réputation. Ecoutez ce qu'en disait Strabon, cet illustre géographe grec du 1er siècle avant JC :
* Dieu du vin chez les Romains
Sympa l’île…
Mais les sables bougent et Batz est devenu terre. Et a, sûrement, abandonné ses curieux mœurs…
2 - Des documents écrits au Xè siècle rappellent qu’Alain Barbe Torte, un des premiers ducs de Bretagne, donne le territoire de Batz à des religieux, pour qu’ils exploitent la presqu’île et notamment le sel. Et depuis près d’un millénaire, l’homme exploite cette ressource naturelle. Pourtant, au XIXè siècle, la manne salicole (du sel) est menacée.
Les travailleurs des marais salants attendent avec impatience, eux aussi, le chemin de fer (1879) en pensant pouvoir relancer l’économie salicole. Mais, c’est l’économie touristique qui va en naître et en bénéficier.
3 - Les baigneurs, qui viennent jusqu’à Batz sur Mer, ne profitent pas uniquement des bains de mer. Ils veulent voir du tourisme folklorique en rêvant (déjà) devant les paludiers costumés et leurs pardons (le pardon de Saint Guénolé a encore lieu début août)…
Le guide Joanne de 1884 confirme d’ailleurs cette vision ethnologique …
Mais très vite la station perd son caractère folklorique – on ne porte plus le costume – et vit de sa réputation balnéaire. Et même si l’économie de Batz sur Mer a changé, le nombre d’habitants reste relativement stable (2689 habitants en 1884 pour 2734 en 1996).
La balade, le long de la côte atlantique, croise certains épisodes de la vie de cette commune. Des croix, (si nombreuses ici que je ne sais pas laquelle choisir)
et des menhirs,
jalonnent le sentier des douaniers.
Plus contemporain, le Grand Blockhaus est un musée

situé dans un des plus grands blockhaus du Mur de l’Atlantique : 300m2 sur 5 niveaux… de reconstitutions à l'aide de mannequins.
4 - Un peu plus loin, vous avez le choix de continuer vers Le Croisic et le menhir de Pierre Longue ou bien vous quittez le chemin et entrez dans le village de Batz sur Mer pour découvrir les vestiges de Notre Dame du Mûrier.
Les avis divergent sur l’origine du mot « mûrier » .
Pour certains, il est lié à une légende d’un individu sauvé de la mer grâce à une lueur sur terre. Il promet de construire une chapelle.
Il existe en Bretagne de nombreux édifices dédiés à Notre Dame du Mûrier, se rapportant souvent à une légende similaire : un individu découvre une statue souvent dans un buisson de mûriers (de ronces) et promet d’y construire un lieu saint.
D’autres estiment que mûrier a une autre signification et y voit une déformation d’un mot latin qui signifie saumure et donc par extension marais salants.
Il faut croire que l’édifice est familier des ruines car au milieu du XVè siècle, la future Notre Dame est construite à l’emplacement des vestiges que les Batziens souhaitent reconstruire pour se protéger de la peste qui ravage la Bretagne.
Et comme les ressources manquent, le duc de Bretagne demande au pape d’accorder des indulgences (comprenez des sous, on achête ses bonnes actions) aux fidèles visitant la chapelle. Grâce à ses dons, cet édifice de style flamboyant est fini en 1496.
Mais en 1819, la toiture est arrachée et la chapelle connaît à nouveau les ruines.
Au milieu du siècle, conscient de sa valeur romantique (les Romantiques de l’époque adorent les ruines), Notre Dame du Mûrier est classée monument historique en 1862. Depuis, elle a été restaurée et offre une belle carcasse de granit du XVè de très belle dimension (27 mètres sur 15 mètres).
Juste à côté, l’église de Saint Guénolé, Saint Irlandais qui créa Landevennec (monastère qui serait à l'origine de la diffusion du catholicisme en Bretagne).
5 - Cette église de granit, elle aussi de style gothique flamboyant, de la fin du XIVè se repère grâce à sa très haute tour carrée en pierres terminée par une lanterne.
A l’origine, la tour était en bois, mais a été détruite par deux fois (foudre et feu) au XVII è siècle. C’est grâce à un impôt spécial sur le vin et uniquement dans leur commune que les Batziens purent reconstruite un clocher en pierre haut de 70 mètres… auquel on accède par beau temps, pour admirer Belle Ile ou Noirmoutier. La tour se visite mais quand j’y suis passée, elle était fermée « pour travaux».
Ce n’est pas sous la tour, par le porche flamboyant en partie abîmé -l'érosion et la Révolution!-, que vous rentrerez dans l’église mais par une porte latérale donnant sur la place.
A l’intérieur les charpentes sont en bois et rondes (voûte en carène : partie de la coque située sous la ligne de flotaison) comme souvent dans les églises de bord de mer (Serait ce du aux charpentiers marine du village ???? qui imitent ainsi les coques de bateaux !!!).
Certaines sont peintes.
6 - Vous y découvrirez la statue du précieux sang (le sang coule du cœur de l’enfant dans un calice), il y en une à l'entrée et deux dans l'église. Cette statue en bois du XVè siècle se trouvait dans Notre Dame du Mûrier jusqu'à ce qu'elle ne tombe en ruine. Après, elle a été vénérée dans l'église de Saint Guénolé jusqu'à son vol en 1979. On l'a retrouvée aux Pays Bas quelques années plus tard...
des vitraux, un orgue monumental…
7 - et un homme en proie aux 7 péchés capitaux...

Et là il faut se décider … une balade dans les marais salants ou bien un retour dans l’intérieur en vous laissant guider par votre flair au gré des villas jusqu’au Pouliguen.
En chemin, vous pouvez visiter le Moulin de la falaise qui date du XVIè mais qui a été rénové en 1992.
8 - Il produit de la farine de blé noir (pour nos galettes bretonnes) et se visite.
Je peux terminer par ma série people, (people du siècle dernier certes un peu oublié ces people là), Balzac, grand écrivain du XIXè a séjourné à Batz et même écrit quelques lignes sur le village dans Beatrix (roman de Scènes de la vie privée qui se situe à Guérande).
- Batz est une île où habite des femmes en délire ? (1)Batz sur Mer est situé sur la côte atlantique, au milieu de la presqu’île de Guérande. Et c’est une bonne étape pour vous poser avant de faire demi tour si vous êtes parti de la pointe du Pouliguen ou de celle du Croizic.
- Le commerce du sel a fait la richesse de la région ? (2)
- On visitait Batz au XIXè siècle pour se dépayser en allant voir du folklore breton ? (3)
- Notre Dame du Mûrier est à l'origine de la soie à Batz ? (4)
- On voit Belle Ile de Batz ? (5)
- La statue de Notre Dame du Précieux Sang a été volée et retrouvée en Finlande ? (6)
- Les 7 péchés capitaux sont représentés dans Saint Guénolé ? (7)
- Un moulin à vent meule du blé noir les jours de tempête ? (8)
Petit retour historique sur Batz
1 - Il y a encore quelques siècles le bourg de Batz, comme on l’a appelé jusqu’au XIXè siècle, était une île. Et qui avait une bien mauvaise réputation. Ecoutez ce qu'en disait Strabon, cet illustre géographe grec du 1er siècle avant JC :
… L’île de Batz était originairement habitée par des femmes… espèces de prêtresses en délire, qui… venaient s’y livrer loin du regard des hommes à toutes les pratiques d’une religion cruelle et insensée. Ces femmes sont vouées au culte de Bacchus(*)… une fois chaque année elles détruisent le toit de leur temple, qu’il leur faut rétablir le même jour. Si l’une d’entre elles, chargée de matériaux destinés à ce travail, a la maladresse de les laisser choir…, ses compagnes la saisissent, déchirent son corps et en promènent les lambeaux autour du temple en poussant d’horribles cris de fureur.(Guide Bretagne de Paul Jouanne de 1884).
* Dieu du vin chez les Romains
Sympa l’île…
Mais les sables bougent et Batz est devenu terre. Et a, sûrement, abandonné ses curieux mœurs…
2 - Des documents écrits au Xè siècle rappellent qu’Alain Barbe Torte, un des premiers ducs de Bretagne, donne le territoire de Batz à des religieux, pour qu’ils exploitent la presqu’île et notamment le sel. Et depuis près d’un millénaire, l’homme exploite cette ressource naturelle. Pourtant, au XIXè siècle, la manne salicole (du sel) est menacée.
Mais en 1806, Napoléon crée un nouvel impôt sur le sel. En fait, la nouveauté est que la taxe est perçue à la source de production et que les brigades de douaniers sont chargées de surveiller nuit et jour les accès au marais. Cette décision plonge les paludiers* dans la misère. En 1817, sous la Restauration, la troque [droit d'échanger du sel contre des céréales qui existait depuis 1420] est rétablie sans apporter de vraie amélioration au sort des paludiers. Alors que le Blocus Continental a définitivement ruiné le commerce international du sel, la concurrence des sels du Midi et de l'Est se fait de plus en plus sentir. Elle gagne les circuits commerciaux traditionnellement approvisionnés par les sauniers* dont le trafic était le seul moyen de subsistance. Cause de fraude et de délinquance, la troque est supprimée en 1862. [...]paludier et saunier * : ouvrier qui travaillent à la production de sel
Les travailleurs des marais salants attendent avec impatience, eux aussi, le chemin de fer (1879) en pensant pouvoir relancer l’économie salicole. Mais, c’est l’économie touristique qui va en naître et en bénéficier.
3 - Les baigneurs, qui viennent jusqu’à Batz sur Mer, ne profitent pas uniquement des bains de mer. Ils veulent voir du tourisme folklorique en rêvant (déjà) devant les paludiers costumés et leurs pardons (le pardon de Saint Guénolé a encore lieu début août)…
Le guide Joanne de 1884 confirme d’ailleurs cette vision ethnologique …
Les habitants disent ne pas appartenir à la même race que les populations d’origine bretonne environnantes, ils se croient d’origine saxonne ou scandinave. Cependant …l’aspect physique, ni le costume, ni la langue des paludiers n’indiquent une séparation nette entre eux et leurs voisins du plateau de Guérande. Dans les deux régions on trouve en même nombre des hommes de haute taille aux yeux bleus et à la chevelure blonde, les anciens costumes ont à peu prés disparu sauf la coiffe des femmes… Ce qui distinguait surtout les gens de Batz, c’était l’isolement dans lequel ils vivaient et le patriotisme local qui en était la conséquence. Naguère il n’y avait pas d’exemple qu’un seul de jeunes hommes se mariât avec une fille des alentours. La pureté de la race était complète tous les habitants du bourg sont cousins et les familles qui portant le même, nom si nombreuses qu’il faut les distinguer par des sobriquets.Plus d’un siècle a passé et vocabulaire et vision du monde ont bien évolué…
Mais très vite la station perd son caractère folklorique – on ne porte plus le costume – et vit de sa réputation balnéaire. Et même si l’économie de Batz sur Mer a changé, le nombre d’habitants reste relativement stable (2689 habitants en 1884 pour 2734 en 1996).
La balade, le long de la côte atlantique, croise certains épisodes de la vie de cette commune. Des croix, (si nombreuses ici que je ne sais pas laquelle choisir)

et des menhirs,

jalonnent le sentier des douaniers.
Plus contemporain, le Grand Blockhaus est un musée

situé dans un des plus grands blockhaus du Mur de l’Atlantique : 300m2 sur 5 niveaux… de reconstitutions à l'aide de mannequins.
4 - Un peu plus loin, vous avez le choix de continuer vers Le Croisic et le menhir de Pierre Longue ou bien vous quittez le chemin et entrez dans le village de Batz sur Mer pour découvrir les vestiges de Notre Dame du Mûrier.

Les avis divergent sur l’origine du mot « mûrier » .
Pour certains, il est lié à une légende d’un individu sauvé de la mer grâce à une lueur sur terre. Il promet de construire une chapelle.
Il existe en Bretagne de nombreux édifices dédiés à Notre Dame du Mûrier, se rapportant souvent à une légende similaire : un individu découvre une statue souvent dans un buisson de mûriers (de ronces) et promet d’y construire un lieu saint.
D’autres estiment que mûrier a une autre signification et y voit une déformation d’un mot latin qui signifie saumure et donc par extension marais salants.
Il faut croire que l’édifice est familier des ruines car au milieu du XVè siècle, la future Notre Dame est construite à l’emplacement des vestiges que les Batziens souhaitent reconstruire pour se protéger de la peste qui ravage la Bretagne.
Et comme les ressources manquent, le duc de Bretagne demande au pape d’accorder des indulgences (comprenez des sous, on achête ses bonnes actions) aux fidèles visitant la chapelle. Grâce à ses dons, cet édifice de style flamboyant est fini en 1496.

Mais en 1819, la toiture est arrachée et la chapelle connaît à nouveau les ruines.
Au milieu du siècle, conscient de sa valeur romantique (les Romantiques de l’époque adorent les ruines), Notre Dame du Mûrier est classée monument historique en 1862. Depuis, elle a été restaurée et offre une belle carcasse de granit du XVè de très belle dimension (27 mètres sur 15 mètres).
Juste à côté, l’église de Saint Guénolé, Saint Irlandais qui créa Landevennec (monastère qui serait à l'origine de la diffusion du catholicisme en Bretagne).

5 - Cette église de granit, elle aussi de style gothique flamboyant, de la fin du XIVè se repère grâce à sa très haute tour carrée en pierres terminée par une lanterne.

A l’origine, la tour était en bois, mais a été détruite par deux fois (foudre et feu) au XVII è siècle. C’est grâce à un impôt spécial sur le vin et uniquement dans leur commune que les Batziens purent reconstruite un clocher en pierre haut de 70 mètres… auquel on accède par beau temps, pour admirer Belle Ile ou Noirmoutier. La tour se visite mais quand j’y suis passée, elle était fermée « pour travaux».
Ce n’est pas sous la tour, par le porche flamboyant en partie abîmé -l'érosion et la Révolution!-, que vous rentrerez dans l’église mais par une porte latérale donnant sur la place.
A l’intérieur les charpentes sont en bois et rondes (voûte en carène : partie de la coque située sous la ligne de flotaison) comme souvent dans les églises de bord de mer (Serait ce du aux charpentiers marine du village ???? qui imitent ainsi les coques de bateaux !!!).

Certaines sont peintes.
6 - Vous y découvrirez la statue du précieux sang (le sang coule du cœur de l’enfant dans un calice), il y en une à l'entrée et deux dans l'église. Cette statue en bois du XVè siècle se trouvait dans Notre Dame du Mûrier jusqu'à ce qu'elle ne tombe en ruine. Après, elle a été vénérée dans l'église de Saint Guénolé jusqu'à son vol en 1979. On l'a retrouvée aux Pays Bas quelques années plus tard...

des vitraux, un orgue monumental…
7 - et un homme en proie aux 7 péchés capitaux...

Et là il faut se décider … une balade dans les marais salants ou bien un retour dans l’intérieur en vous laissant guider par votre flair au gré des villas jusqu’au Pouliguen.
En chemin, vous pouvez visiter le Moulin de la falaise qui date du XVIè mais qui a été rénové en 1992.

8 - Il produit de la farine de blé noir (pour nos galettes bretonnes) et se visite.
Le moulin est ouvert au public :Je suis loin d’avoir tout dit sur Batz car chaque recoin vous proposera quelque chose à découvrir. Je vous l'avais bien annoncé : Batz c'est l'étape culturelle...
- quand les toiles sont déployées.
- en été tous les après-midi, du 15 juin au 15 septembre (fermeture hebdomadaire le dimanche).
- hors saison, le samedi après-midi et pendant les congés scolaires, sauf Noël.
Je peux terminer par ma série people, (people du siècle dernier certes un peu oublié ces people là), Balzac, grand écrivain du XIXè a séjourné à Batz et même écrit quelques lignes sur le village dans Beatrix (roman de Scènes de la vie privée qui se situe à Guérande).
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Spécialiste des produits de toiture à Pleumeleuc : les ardoisières de Galice
Nous sommes des spécialistes des produits de couverture. Nous distribuons aussi de la pierre naturelle pour agrémenter votre jardin.
Depuis 1982, nous distribuons des professionnels reconnus, gage de qualité. Tags
Les ardoises
L'ardoise naturelle est depuis bien longtemps utilisée dans la construction. Ses propriétés en font un produit garantissant d'une bonne étanchéité. Sa forme, sa couleur et sa texture sont très variées.
Nous fournissons aussi des modèles économiques pour des économies sur vos frais de toiture. Nos gammes et prix sont dans nos agences.Acheter produits de couverture Cotes d'armor 22 | Produits de couverture 35 ille et vilaine | Liteaux toiture conseils
Les autres produits de couverture
Nous distribuons aussi des ardoises fibro, un produit synthétique de fibre minérale et de ciment, sans amiante. Nous dispososns de différents modèles.
Nous fournissons tous types de bois de couverture (liteaux, voliges...) ainsi que les accessoires nécessaires à votre toiture et les matériaux de zinguerie (arêtier, faîtage, noue, solin...).
Outillage, isolation et étanchéité
Une bonne couverture garantit la longue vie d'un bâtiment. Nous vous conseillons vers les meillers systèmes d'étanchéité adapté à votre couverture.
Nous vous conseillons aussi sur l'isolation la plus performante pour vos batiments.
Nous avons aussi une large gamme d'outils adaptés à vos besoins de toiture (cisailles, martellerie, matériel de coupe, outillage de mesure, outils de traçage, pinces...)
Fenêtres de toit
Les ouvertures sur les toitures demande un matériel de qualité. Les fenêtres de toit et les Velux© s'adaptent aux pentes de toit. Nous vous proposons différents modèles.
Velux et fenetres de toit Begard | Couverture et touture Quessoy | Guide de couverture pour faire son toit
Nos agences
Nous avons 4 agences en Bretagne : équipe se met à votre service : à Plancoet, route de Dinard, (Tél : 02 96 80 42 43), à Bégard, Zone artisanale de Traou Fos (Tél : 02 96 45 26 26), à Bédée, Parc d'activité du Domaine - Route de Bédée (Tél : 02 99 61 29 29) et à Quessoy,Zone artisanale de l'Espérance, (Tel: 02 96 64 64 64)
Nous vous proposerons nos conseils ainsi que des guides de pose ou des travaux de couverture en ardoise.
Contact :
Ardoisières de Galice
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35137 Pleumeleuc
tél : 02 99 61 29 29
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Catégorie > Ille-et-Vilaine (35) > Divers > Produits de couverture > PleumeleucBois de chauffage de chataignier et clôtures en chataignier à Chevaigné : Energie forestière
Energie forestière, spécialiste du chataignier, vous fournit en bois de chauffage et en clôtures et autres articles. Tags
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Le bois bien exploité est une énergie renouvelable. Par le bois de chauffage, vous disposez d'une énergie naturelle, confortable.
La France a de nombreuses forêts qui bien maitrisées se régénèrent et permettent un développement durable des espaces forestiers.
Le bois de chauffage 100% forêts françaises
Nous vendons différents types de bois de chauffage : des abri bois, du bois d'allumage, des bûches, des bûches de bois densifié, des bûches en ballot, des bûches en filet ou sur palette, des granulés.
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Autres articles en bois
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Contact :
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35250 Chevaigné
tél : 02 23 27 47 95
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Catégorie > Ille-et-Vilaine (35) > Divers > Bois de chauffage et clôtures > ChevaignéCabinet de réflexologie plantaire, Delphine Sahuqué à la Trinité-sur-Mer.
Certifiée en 2009,et affiliée à la FFPER, j'ouvre ce cabinet en juin 2010 sur les hauteurs de la Trinité-sur-Mer dans le Morbihan. Il suffit de prendre rendez-vous pour venir profiter de séances. Tags
Venez découvrir la réflexologie plantaire:
C'est une technique manuelle de bien-être et de vitalité basée sur les principes énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise. C'est une pratique douce, naturelle et non-invasive qui s'exerce sur les terminaisons nerveuses des pieds. Cela libère les tensions et favorise ainsi l’équilibre fonctionnel et émotionnel.Relaxation et detoxination en Bretagne Morbihan | Medecine non conventionnelle Bretagne sud | Technique de bien etre par relaxation
Ce qu'elle vous apportera
Les séances de réflexologie plantaire procurent de la détente et de l'énergie qui vous permettront de poursuivre votre chemin. Cette technique peut également avoir des effets très bénéfiques sur la concentration, grâce cette relaxation profonde qu'amène la stimulation des zones réflexes des pieds. Chacun y trouvera son compte.Relaxation pour adolescent Morbihan | Nourrissons et sommeil que faire ? | Bébés et problèmes de sommeil morbihan
La séance
Vêtus de vêtements amples, vous serez pieds-nus et confortablement allongé sur une table de massage. Des coussins et une couverture sont à votre disposition. Il n'est pas rare de s'endormir durant la séance, qui dure entre 1h et 1h30.Medecine douce Bretagne sud Morbihan | Trinité sur mer relaxation et massage | Définition de la reflexologie plantaire
Les protocoles
La séance "Découverte" dure 35mn : elle vous procure relaxation et détoxination. La séance "Sérénité" dure 60mn : elle vous relaxe et permet une détoxination profonde. La séance "Thaï" de 60mn est aussi un moment de relaxation et détoxination profonde.Ils existent des séances adaptées à l'adolescent, à l'enfant (hyperactivité et anxiété) et au nourrisson (pour les problèmes de sommeil). Les huiles végétales et les huiles essentielles utilisées lors des soins sont certifiées bio.Reflexologie plantaire chinoise Morbihan | Enfants hyperactifs medecine douce | Probleme de sommeil nourrissons reflexologie plantaire
CONTACT:
Le cabinet est situé dans le Morbihan,à la Trinité-sur-mer,2 rue de Kerhino.
Très facile d'accès, vous pourrez y garer votre véhicule.
Prenez rendez-vous par téléphone au 02-97-55-77-64 ou par mail: contact@reflexologie-morbihan.comSommeil bébé relaxation morbihan | Medecin non conventionnel Morbihan | Reflexologie plantaire en bretagne adresses
Contact :
Cabinet de réfexologie plantaire, Delphine Sahuqué
2 rue de kerhino
56470 La Trinité-sur-Mer
France
tél : 02-97-55-77-64
Thèmes abordés : Relaxation et detoxination en Bretagne Morbihan, Medecine non conventionnelle Bretagne sud, Technique de bien etre par relaxation, Relaxation pour adolescent Morbihan, Nourrissons et sommeil que faire ?, Bébés et problèmes de sommeil morbihan, Medecine douce Bretagne sud Morbihan, Trinité sur mer relaxation et massage, Définition de la reflexologie plantaire, Reflexologie plantaire chinoise Morbihan, Enfants hyperactifs medecine douce, Probleme de sommeil nourrissons reflexologie plantaire, Sommeil bébé relaxation morbihan, Medecin non conventionnel Morbihan.
Catégorie > Morbihan (56) > Santé > Médecine non conventionnelle > Reflexologie plantaire > La Trinité sur Mer

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