crêpe et galette bretonne sur les marchés


La galette saucisse, une spécialité bretonne à Rennes au marché des Lices le samedi matin

J’aime la galette saucisse, savez vous comment ? Quand elle est bien faite avec du sarrasin dedans.

Les Bretons et leurs galettes ! C’est tout un programme. La galette, oui mais laquelle ? Au froment ou au blé noir ? Sucrée ou salée ?

Les crêpes et les galettes ne sont pas les mêmes en Bretagne selon l’endroit où on se trouve. A l’Ouest, dans le Finistère elles sont au froment, (au blé quoi !) et on utilise la même pâte selon qu’on la mange sucrée ou salée. Et elles sont extrêmement fines.

En avançant vers l’est, elles changent de texture et de composition. En Haute Bretagne, autour de Rennes, on la mange au blé noir, à la farine de sarrasin pour la galette salée et au froment pour le sucré. Mais quelle est cette spécialité de Haute Bretagne qu’est la galette saucisse. On ne la trouve effectivement aujourd’hui qu’aux environs de Rennes. La galette saucisse est une saucisse entourée de galette de blé noir. On la déguste nature, entourée d’une double galette, à la moutarde, au fromage râpé fondu …

galettes sur bilig


Toute kermesse reconnue, tout festival qui se respecte, toute manifestation sportive réussie a son stand de galette saucisse.

On la trouve évidemment aussi sur les marchés, et notamment le plus connu celui des Lices le samedi matin à Rennes. Les Rennais peuvent faire la queue pendant une demie heure – l’heure de pointe se situant autour de midi - pour manger leur galette sauc’.

Une bonne galette sauc’ se compose d’une bonne saucisse légèrement grillée et d’une bonne galette tiède, souple, un peu épaisse, à la consistance aérée.

Galette saucisse nature ou moutarde


Vous pouvez aussi manger la classique « complète » jambon, œuf, fromage, avec du beurre, et une petite crêpe de … froment pour le dessert : une beurre sucre évidemment !!!

Lire cet article en anglais :Breton pancakes made of buckwheat, a breton speciality

Pourquoi ne pas lire aussi :


Gavottes ou crêpes dentelle... une spécialité bretonne ?

Qui ne connait pas les gavottes ! Non, pas la gavotte qu'on danse dans les fest-noz (fête de nuit) en Bretagne mais les crêpes dentelles fabriquées à Dinan.

Cette crêpe dentelle est extrêmement fine, croustillante à souhait. Sans conservateur ni colorant. Idéal pour accompagner les glaces et les sorbets cet été.

La gavotte a changé depuis 1920, date de sa fabrication à grande échelle. Elle s'est adaptée aux évolutions des goûts modernes et elle se décline en différents parfums : chocolat lait et noir, caramel au beurre salé...



Spécialité bretonne : la crêpe dentelle


Comme très souvent en cuisine, les grandes trouvailles gastronomiques sont dues à une erreur du cuistot : trop de ceci, pas assez de cela, mauvais mélange ou trop longue cuisson...

Les gavottes vont partie des ces grandes erreurs culinaires... Un oubli sur une bilig (tôle ou l'on fait cuire crêpes et galettes...) Ici, ce n'est pas un cuisinier mais une femme de Quimper, une Madame Cornic, qui, à la toute fin du XIXè siècle a trop fait cuire sa crêpe. Elle décide alors de la plier : la gavotte est née.

C'est à Quimper que la biscuiterie commence à grande échelle (une 100è à l'heure) en 1920. Succès assuré.

30 ans plus tard, modernité et processus industriel aidant, 1500 crêpes à l'heure sont produites dans la biscuiterie.

Et comme la réussite se confirme, une usine à Dinan voit le jour. C'est le début d'un grand secteur de l'économie bretonne... Les biscuits au beurre vont se faire connaitre ailleurs...

Les gavottes à Dinan


Aujourd'hui le groupe Locmaria rassemble plusieurs marques de biscuiteries bretonnes. L'entreprise a signé le pacte de l'ONU pour un développement durable... respect des droits de l'homme et de l'environnement.

Bref, un produit en accord avec son temps...

Lisez cet article en anglais : French speciality : crispy Brittany crepes

Recette typique des galettes de blé noir en Bretagne


Le sarrasin ou le blé noir est une farine qui peut aider en cas d'allergies alimentaires (gluten ou lactose) : elle ne contient pas de gluten et la recette pas de lait. Les allergiques peuvent donc la cuisiner sans crainte. De même les galettes de blé noir conviennent à ceux qui suivent un régime végétarien.
A vous de faire la garniture qui vous va bien !!!

Ingrédients

330g de farine de sarrasin (on produit de la farine bio en Bretagne, c’est mieux que de l’importer de Chine ou de Russie !)
75 cl d’eau
Une pincée de sel

Une bilig (ou une poêle)
Une spatule en bois
Un coup de main

Repos : de 15 minutes à quelques heures

Versez très doucement dans un récipient avec de hauts bords l’eau dans la farine en plusieurs fois.
Remuez à l’aide d’une cuillère en bois (chassez les grumeaux).
Il faut au moins battre la pâte 100 fois avec votre cuillère. Plus on la mélange, plus elle sera légère.
Après, si vous en faites régulièrement, gardez toujours un peu de vieille pâte que vous rajouterez dans la nouvelle. Certains y ajoutent aussi un œuf.
Quand elle a la consistance d’une pâte à crêpe, laissez la reposer 15 minutes à quelques heures.

Pour la bilig, il existe aujourd’hui des bilig en fonte à mettre sur le gaz. La poêle fait l’affaire, les galettes sont juste d’un format moins généreux.

Bilg et spatule en bois


Enduisez la bilig à l’aide d’un sopalin imbibé d'un corps gras (en Bretagne, du beurre fondu). Soyez généreux pour la première et il suffit ensuite de repasser le sopalin rapidement sur la bilig pour ne pas que cela colle.
Versez une louche de pâte.
A l’aide d’une petite raclette en bois, et d’un beau coup de main en forme de cercle, étalez la. L’épaisseur de la galette doit être équivalente partout.
Quand les bords se détachent, retournez-la. On ne fait pas sauter les galettes ! On les soulève à l’aide d’une spatule et on s’aide de ses mains pour la retourner. Ratez la première, c’est normal.

Ajoutez les ingrédients que vous voulez… Les puristes vous diront qu’il faut peu garnir pour garder le goût de la galette.

Lisez cet article en anglais : Typical recipe of buckwheat galettes en Brittany France

Marchés de Noël en Bretagne : Côtes d'Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan et Loire Atlantique

Noël en Bretagne ! Pourquoi pas... Le froid n'est pas trop féroce et on peut profiter des lieux sans bousculade... Quoique... Si vous vous rendez sur les marchés de Noël, il y a de l'animation, des odeurs, de la musique...

Même si ce n’est pas quelque chose de traditionnellement breton, les marchés de Noël se multiplient aujourd’hui partout en Bretagne… et pourtant à l’origine… ce n’est guère de chez nous.

C’est dans les pays germanophones (Allemagne actuelle, Autriche et en Alsace), au Moyen Age, au XIVè siècle que tout a commencé… en l'honneur de Saint Nicolas… l’équivalent de notre Père Noël.

Et c’est dans les années 90, que l’idée se propage et que ce marché devient commun en Europe. Et ailleurs... Des Allemands qui ont émigré au Nouveau Monde commencent à le diffuser en Amérique.

A l’origine ce marché célébrait l’enfant Christ et commençait juste quelques jours avant Noël. Aujourd’hui il dure de quelques jours à presque tout le mois de décembre, selon les capacités de chaque commune. Par contre, il cesse le jour de Noël et ce jusqu'au mois de décembre de l'année suivante. Ces marchés se situent sur une place ou occupent quelques rues piétonnières et rassemblent artisans, commerçants, gastronomie… et animations diverses.

Des stands en plein air proposent de tout… Cela permet de faire une pause dans les achats de Noël, de déguster le vin chaud qu'on trouve sur tous les marchés de Noël ou manger des choses bien riches qui vous réchauffent en ces temps froids… C'est aussi l'occasion d'acheter un énième cadeau, mais un cadeau plus original, du fait main par un artisan local ou plus lointain... ou encore découvrir des spécialités d'autres régions françaises. Et puis vous profiterez des animations de Noël proposées souvent pour les enfants. Ou du Père Noël qui s'est perdu dans le coin...

Dans notre région, la Bretagne, il y a de nombreux marchés de Noël : à Rennes par exemple, il y en a deux, un appelé marché de Noël sur la Place du Parlement où vous pouvez vous restaurer, vous réchauffer avec un bon vin à la cannelle et des spécialités alsaciennes, un autre qui ne s'appelle pas marché de Noël mais marché de la création -on aime jouer avec les mots chez nous- Place Hoche qui est un rassemblement d’artisans d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas quel nom donné au troisième au Colombier.

Chaque département et surtout chaque ville organise son marché… ses jours d'ouverture, ses animations. D'où la difficulté, si vous êtes exposant de vous y retrouver… surtout que l'information n'est pas vraiment centralisée.

Voici, malgré tout, quelques liens qui pourront vous aider : surtout que si le Comité Régional du Tourisme de Bretagne centralise bien l’info, leurs équivalents départementaux ne sont pas aussi efficaces.
Le site départemental des Côtes d’Armor ne propose rien, tentez celui-là.

Le comité départemental d’Ille et Vilaine, la Haute Bretagne distille (c’est bien le terme) frais et vieilles infos. A vous de vous y retrouver.

Dans le Finistère, ça marche. Le département est très actif au niveau touristique (il propose plein de visites originales, de lieux de productions ou d’entreprises, chose qui existe à peine dans les autres départements, alors que ces activités marchent très bien dans le 29).

Pour le Morbihan, c’est pas top pour le CDT 56 (Comité Départemental du Morbihan). Tentez aussi celui-là.

Reste la Loire Atlantique, qui est aussi à la traine.

Bon courage. Et bon marché de Noël.

Lisez cet article en anglais : Christmas markets in France (Brittany : cotes d'armor, finistèren, Ille et Vilaine and Morbihan)

Recette de crêpes à la fleur de sureau

Une petite connotation printanière… La fleur de sureau donne un très léger goût sucré aux crêpes. La saison des fleurs de sureau passe vite (un gros mois de mai) alors dépêchons…

Il vous faut deux à trois grosses grappes de fleurs que vous allez égrener dans la pâte.

Ingrédients

250 g de farine
500 ml de lait (soit la double de farine)
250 ml de bière (soit la même quantité de farine)
6 œufs
Une pincée de sel
Un bouchon de l’alcool de votre choix

Une petite poêle (c'est meilleur dans une taille blinis...) Un petit temps de repos

Une fois la pâte reposée, égrenez les fleurs dans la pâte.
Faites chauffer votre poêle. Avec un sopalin huilé, graissez la poêle et réutilisez à chaque nouvelle crêpe. Versez une louche de pâte. Quand les bords noircissent et se décollent, retournez la. Laissez cuire une petite minute.
Déposez dans une assiette, saupoudrez de sucre (qui va fondre avec la chaleur) et rajouter ainsi de suite vos crêpes.

Lire cet article en anglais :Recipe for pancakes with elderberry flowers

Recette facile de blinis à la farine de châtaignes

C’est une recette très simple à faire. Et elle peut servir pour le goûter des enfants. Ou à l'apéro, les blinis tartinés d'une crème à l'avocat, de rillettes de thon ou de sardine, ou même nature, ca plait !

Ingrédients pour 8 blinis de 10 cm :

Un yaourt (qui vous sert de mesure)
Un œuf
Un pot de farine (moitié de châtaigne et moitié d'une autre…)
Un demi pot d’eau
Un sachet de levure
Une petite poêle (10 cm de diamètre)

Temps de préparation : 10 minutes et une heure de repos


Mélangez les ingrédients dans l’ordre. Faites reposer une heure.
Quand votre poêle est chaude et huilez, versez une petite louche. Quand la pâte commence « à faire des trous », retournez la. Si vous optez pour le 4 heures : vous pouvez les agrémenter de copeaux de chocolat ajoutés dans la poêle, de morceaux d’abricots secs, de raisins secs…
Pour l'apéro, laissez les nature mais tartinez-les.

Blinis aux cpeaux de chocolat


Lisez cet article en anglais : Homemade chestnuts flour blinis recipe

Les craquelins de Saint Malo, une spécialité bretonne de l'estuaire de la Rance (France).

En arrivant à Saint Malo par la N137, prenez la direction Saint Malo centre et au premier rond point, la première à droite, vous êtes sur le site de production (Z.A.C. de la moinerie, 35400 Saint-Malo, Tél : 02 99 81 92 89). Je voulais visiter l’usine mais suite à des problèmes d’assurance, l’entreprise ne le propose plus. On peut toujours, par contre, goûter leurs spécialités dans le petit magasin qui est accolé au site.

site de production des craquelins de Saint Malo


Les craquelins ? Qu’est ce que c’est ? Un pain brioché couvert de perles de sucre que l’on fabrique en Belgique ou une biscotte bretonne très légère que l’on mange avec du beurre ou de la confiture ?

Les deux évidemment ! Il existe plusieurs recettes en France et en Belgique et des variantes avec du beurre ou du sucre. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’adaptation bretonne de cette spécialité européenne.

D’après le site des craquelins de Saint Malo, c’est une gourmandise qui a un long vécu dans le coin, les craquelins sont déjà mentionnés dans les comptes de l'hôpital de Saint-Malo dès 1663.

Pourquoi y a–t-il des craqueliniers dans le pays de Saint Malo ?
Le port de Saint Malo commerce avec les Flandres. Quel est le rapport me direz vous ! Et bien le mot craquelin vient d’un mot néerlandais crakelinc, qui signifie biscuit sec, craquant sous la dent.
L'existence de nombreuses forêts le long de la Rance. Il fallait quantité de fagots de bois pour alimenter les fours qui cuisaient les craquelins.

Et son succès ?
C’est un biscuit sec, facile à conserver, donc à transporter et à vendre. On le trouvait sur les marchés et on le distribuait au détail, dans les fermes – les femmes portaient de grandes hottes où l’on pouvait stocker jusqu'à 2000 pièces et parcouraient la région. On les envoyait en train à Rennes ou à Paris. A Dinard, la clientèle anglaise en raffolait.

craquelins nature


Qu’est ce qui fait la spécificité du craquelin ?
Ca ne vient pas de sa recette, vous n’y trouverez que des ingrédients simples : farine, œufs, lait, mais de sa cuisson. Sa forme particulière, un cercle de pâte concave, vient de sa cuisson. La pâte est plongée dans l’eau bouillante, refroidie dans un bain d’eau froide, avant de passer au four. Ce mode de cuisson s'appelle l'échaudage et les échaudés sont d’abord cuits sur les bords par ce petit bain. La fin de la cuisson se fait dans le four.

Sa recette traditionnelle et son processus de fabrication font qu'il est sans conservateur. Il est en plus pauvre en graisse, sans sucre et très peu calorique. Il existe aussi sans sel. Consommé au petit déjeuner, avec du beurre et de la confiture, la biscotte bretonne a une texture très originale, difficile à comparer. Elle est très légère, craquante et light !!! On adore ou on trouve que ça n’a aucun goût.

 12 craquelins


Le paquet compte 12 pièces et coûte 2,10 euros. Il y a des prix pour les gros mangeurs en lots de 10 et vous allez comprendre pourquoi. La clientèle, m’expliquait la vendeuse, est une clientèle locale, on déguste alors les craquelins de génération en génération. Et j’ai vu une dame est venue en acheter 10 paquets pour sa semaine.
Mais ce sont les hôtels qui sont des gros clients et qui font connaître le produit. C’est là que les touristes les goûtent et viennent en acheter pour en ramener de leur périple breton. (Vous en trouverez aussi dans les Leclerc). Sur le site.

Les craquelins de Saint Malo ont diversifié leurs productions : ils sont fabriqués en petits formats : pour faire des toasts salés ou en formule sucrée : les corsaires (2 € le paquet) enrobés de chocolat à l’amande ou à la noisette ou les craque fins, fourrés – ça ressemble à des « pyms » en plus léger - à la framboise ou à l’abricot.

corsaires au chocolat


Bonne dégustation et en sortant, allez faire une balade à Saint Servan.

Lisez cet article en anglais : Breton speciality : crakers from Saint Malo (Brittany, France)

Les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne aux Champs Libres à Rennes

Je sais que c’est un peu tard – les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne – ont lieu le 12 et le 13 décembre mais je ne peux pas ne pas parler de ces rencontres concernant la culture locale dans un blog sur la Bretagne, ses habitudes, ses clichés…

Qu’est ce que le PCI (patrimoine culturel immatériel) ?

L’ Unesco en 2003 par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a validé l’idée que le patrimoine, ce n’est pas uniquement du « matériel ». Mais soyons didactique et rappelons d'abord ce qu’est le patrimoine matériel.
L’UNESCO est à l’origine de la convention de 1972 pour la sauvegarde du patrimoine matériel (cela rassemble le patrimoine culturel cad les monuments, notamment les … sculpture[s] ou … peintures monumentales, éléments ou structures de caractères archéologiques, inscriptions, grottes […] qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ; les ensembles : de constructions, …, les sites… qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
Et le patrimoine naturelformations physiques et biologiques… qui ont une valeur universelle exceptionnelles du point de vue esthétique ou scientifique, … les formations géologiques et physiographiques … constituant l’habitat d’espèces animales et végétales menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle… Les sites naturels ou les zones naturelles. En bref, le patrimoine matériel, c'est tout ce qui est solide (construction de l'homme ou de la nature)... mais qui menace un jour de s'écrouler et qu'il faut sauvegarder pour nos descendants !!!

En 2003, l’UNESCO a rapproché le patrimoine de l’immatériel. Je m’explique à nouveau en citant la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, y compris la langue […], … les arts du spectacle, … les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir faire.
L’objectif de ces rencontres, je crois, est de faire connaître cette convention, de penser à son application concrète en Bretagne -la convention a été ratifiée en 2006 en France-. Et de s'interroger sur ce qu'on doit sauvegarder ?
Est ce du collectage de musique, de contes, de souvenirs liés à des événements marquants de la région ou des savoir faire pour le cidre, la fabrication des fagots, la galette saucisse...

Pour plus d’infos, je vous renvoie au programme ou à ses possibles applications.

Activités pour les jours de pluie

Mes lectrices et lecteurs assidus auront peut être remarqué que mes derniers posts sont sans photo...
Et oui mystère de l'informatique, mon PC a quelques défaillances, une panne... Un écran plein de rayures colorées qui ne répond plus. Horreur, toutes mes photos sont dedans, dans mon ordinateur (et le reste aussi d'ailleurs, mais je ne veux même pas y penser...).

Comment réparer mon ordi ? Des appels de ci de là, des conseils mais pas de solutions qui marchent pour l'instant... Je n'ose même pas imaginer s'il faut que je l'emmène chez un réparateur....

Du coup, j'utilise mon tout petit portable.... Et, en attendant que cela s'arrange, je fais des billets sans images !!!mon ordi étant maintenant réparé, voilà les photos!

Pour ces deux activités, il faut avoir guetter les prévisions météo et vous être un peu préparé à l'avance, en attente de l'hiver et de la pluie bretonne. Oui, il vous faut quelques munitions ... des branches droites et assez grosses (1,5 centimètres de diamètre) et les noisettes que vous avez récoltées en septembre.

Pour la suite, attendez un bonne prévision météorologique de weekend pluvieux... et patientez jusqu'au «qu'est ce qu'on fait, il pleut... » de votre progéniture.

Et là on commence par la recette ou par les branches ?

Activité gratuite avec des branches de noisetier : petits nains et autres bonhommes à colorier

nains en noisetier


Un sécateur
Une longue branche de noisetier
Un couteau sans dent
Des crayons feutres à mine épaissssse
Du coton pour les variantes

Couper votre branche en morceaux. Tailler les têtes et faites peindre à vos petits les chapeaux et dessiner les visages.
Vous pouvez aussi faire une autre famille avec une barbe, une robe...

L'autre PHOTO est en attente dans mon ordinateur qui a un souci


Le noisetier peut aussi servir à faire un arc, il est souple... mais je ne sais pas encore faire les flèches...

Noisettes


La recette allemande de petits gâteaux de Noël aux noisettes et au chocolat


En Allemagne pour la période de Noël, nos voisins font plein de gâteaux très différents. C'est une recette de ma copine de Freiburg que je vous propose.

Cette recette est bien chocolatée et surtout rappelle les gâteaux au pain d'épice nappé de chocolat qu'on trouve dans le commerce pendant cette pré période de Noël.

Recette facile pour une trentaine de petits rectangles de 2 centimètre sur 2

Ingrédients
60 grammes de chocolat noir
60 g de beurre
3 oeufs
80 g de sucre
1 cuillère à café de cannelle rase
60 g de farine
60g de noisettes grossièrement pilées

Pour le glaçage
80 g de chocolat
Sucre glace à saupoudrer

Préchauffer le four à 180° (6).
Piler grossièrement les noisettes.
Faire fondre le beurre et le chocolat.
Pendant ce temps là, mélanger le sucre et les œufs. Ajouter la farine, la cannelle et les noisettes. Puis le mélange beurre-chocolat. Bien mélanger.
Couvrir votre plat (carré ou rectangle) d'une feuille de cuisson.
Verser votre préparation et étaler de manière régulière (couche peu épaisse). Enfournez pour 30 minutes.
Une fois sorti du four, faire fondre le chocolat et le verser sur la « galette » carrée. Bien étaler de façon homogène et saupoudrer de sucre glace. Attendre que le gâteau refroidisse et couper en petits morceaux.

Lisez cet article en anglais : Activities for rainy days

Le chevalier Du Guesclin et la guerre : épisode de la tour du Grand Fougeray

Il était une fois... il était une fois... une guerre... une guerre de succession entre les membres d'une même famille...pour une couronne ducale... et cela il y a quelques temps... au Moyen Age, au XIVè siècle...

Le duc breton d'alors (Jean III pour ne pas le nommer) meurt sans avoir choisi de successeur... Du coup, les prétendants au trône sont au nombre de deux : le mari de sa fille (Charles de Blois, un neveu du roi de France) ou son frère cadet (Jean de Montfort) soutenu par les Anglais...

Pour départager nos héros, nos rivaux plutôt, il faudra plus de 20 ans... 2 bonnes décennies de batailles entre Bretons... mais aussi entre Français et Anglais. Cette guerre de succession (1341-1364) se passe pendant la Guerre de Cent Ans (c'est la guerre qui oppose les Français aux Anglais, et qui se termine par la mort de Jeanne d'Arc). La Bretagne devient aussi la terre des affrontements franco-anglais...



Bref, de nombreuses aventures vont ponctuer cette période de luttes bretonnes... et cette tour correspond à un épisode de cette histoire : son protagoniste principal est une star du Moyen Age : le seigneur Du Guesclin.

Qui est Du Guesclin ?
Un Breton né à Broons en 1380 ... Il a pris une part active à l'affrontement franco-anglais, cette guerre de Cent Ans qui dure... (1337-1453).
Il a livré moult batailles et été prisonnier bien des fois... Ce Breton, connu pour être le contemporain de Jeanne d'Arc mais mal aimé en Bretagne car soutenant le camp français... (il est même enterré à Saint Denis à Paris)
C'est peut être pour cela que la légende le dit petit et pas très beau, cupide, prétentieux... mais courageux, il l'était.
Duguesclin, non, Du Guesclin veut reprendre le château que les Anglais ont conquis... Le bâtiment que l'on voit aujourd'hui est le reste d'une forteresse du XIIè siècle situé dans le village du Grand Fougeray. Ce village est aux Marches de la Bretagne, cette zone frontière entre la France et la Bretagne, terre de bien des batailles...

L'édifice est donc aux mains des Anglais... En 1354 le chevalier Du Guesclin va la reconquérir par une bonne ruse. Avec quelques soldats, ayant appris qu'une livraison de fagots était prévue, ils se déguisent en bucherons et entrent ainsi dans la bâtisse... Un épisode breton du cheval de Troie...Les Anglais sont possédés et perdent leur conquête....
Vous comprenez maintenant pourquoi le connétable Du Guesclin a donné son nom à ce donjon...où il a joué un tour pendable aux ennemis héréditaires de l'époque... nos amis les Anglais...

Le chateau sera rasé au XVIIIè siècle, seul le donjon sera épargné... Il a été classé monument historique en 1913.

La tour du Grand Fougeray abrite aujourd'hui un restaurant et est entouré d'un grand parc de plusieurs hectares. Et rappelle un épisode de la petite histoire bretonne... Pour les amateurs de vélo, une rando est proposée reliant plusieurs villages du coin... Vive le tourisme vert !

Lire cet article en anglais : Episode of the Hundred Years War with the knight Du Guesclin

Blé noir ou sarrasin en Bretagne : une farine miracle

Ses origines

On appelle blé noir une plante qui n'est pas du blé. Ce n'est pas une graminée mais une soeur de l’oseille ou de la rhubarbe (des polygonacées).

Blé noir


On l’appelle noir parce que sa farine est grise. Et sarrasin parce qu'on dit qu'il serait revenu du Moyen Orient avec les Croisés (au Moyen Age). Mais c'est la légende... Les historiens (Alain Croix) pensent qu'il a été réintroduit autour du XVè siècle. Revenu ou réintroduit car on en a trouvé trace dans des pollens préhistoriques de la région.

Il devient en tout cas populaire dès le XVIè siècle sous Anne de Bretagne et est alors cultivé dans la Bretagne historique (Bretagne actuelle et Loire Atlantique). Sa production atteint son apogée au XIXè siècle (la Bretagne produit 50% de la production de blé noir française) et devient la base de l’alimentation de la région.

Mais à la fin du XIXe s avec l’essor de nouvelles céréales, de la pomme de terre et de l’élevage, la culture du sarrasin diminue pour atteindre un seuil minimal dans les années 80-90.

On l'importe alors de Russie, de Pologne, du Canada ou du Brésil. Puis, sous l’impulsion d’agriculteurs de Centre Bretagne -la frugalité de la plante est intéressante en ces nouveaux temps écologiques-, sa culture a repris sous des labels bio qui alimentent les crêperies régionales, les fabricants locaux ou les marchés. Les moulins bio fleurissent aussi.

Sa culture

Le blé noir est aujourd’hui semé en mai, juin et la graine peut être récoltée fin septembre. Rustique, il supporte les sols pauvres ou acides, a besoin de beaucoup d’eau. Or, ça tombe plutôt bien, les sols et le climat en Bretagne répondent à toutes ces exigences !

Pour nos paysans pauvres, il avait l’avantage de pousser vite, donc d’immobiliser la terre peu de temps et pouvait être calé entre les cultures d’hiver, après les dernières gelées et celles d’été. Il ne demandait pas un gros travail de préparation de la terre et peu de soins.

Fleur de sarrasin


C’était aussi une plante nettoyante : elle étouffait les mauvaises herbes, s'enfouissait comme engrais vert dans la terre et permettait un meilleur rendement du froment ou du seigle.

A cela s’ajoutait un autre avantage : on pouvait le moudre « gratuitement » dans des petits moulins à bras sans avoir besoin du moulin "payant".

Aujourd'hui le sarrasin a de nouveaux atouts. Sans gluten, très riche en protéines végétales, en acides aminés et en vitamines, il peut être consommé par les allergiques. On s’en sert aussi pour produire de la bière bretonne (sans gluten). Comme plante mellifère, elle permet de produire un beau miel brun très rare (un apiculteur sur le marché m'expliquait qu'il produisait 1 tonne 7 de miel par an et seulement 200 kg de miel de sarrasin!). Ce nectar, il mérite ce titre, est très cher mais très, très parfumé.

Graines de sarrasin


Elle est utilisée ailleurs dans le monde sous d'autres formes (sa région d’origine est l’Asie du Sud-est) : les Japonais, par exemple, en font des nouilles (les "soba" avec la farine) ou des oreillers (avec les graines) qui épouse bien la forme de la tête et permettent de bien se relaxer…

Lisez cet article en anglais : Organic buckwheat in Brittany : a gluten free flour

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