Definition identite bretonne


C'est quoi être breton ?

Un petit clin d'oeil à l'actualité...
Qu'est ce que ca veut dire pour vous "être breton" ? Apparemment, c'est une question récurrente puisque Facebook a lancé un défi en janvier : inscrire 150 000 Bretons en 48 heures sur une même page. Et ... il y a eu rush et réussite...
Le magazine BRETONS de février rappelle le livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton ?", qui date déjà de quelques années...
Je sais que le Conseil Régional prépare aussi une grande étude sur le sujet... Bref, peut être une définition de l'identité bretonne en devenir... car l'identité régionale, comme l'identité tout court, est une question d'époque.

Faites donc ce petit jeu.

Quand vous vous sentez Breton ...

Dans les clichés d'hier et d'aujourd'hui !
- Vous ne dansez que dans les Fest Noz !!!
- Vous pestez contre l'abandon des phares par leurs gardiens (c'est la tradition qui s'en va!)
- Vous admirez les prouesses de vos ancêtres en contemplant les menhirs !
- Vous jurez que votre grand mère portait une coiffe au siècle dernier !
- Vous ponctuez toutes vos phrases d'un Kenavo !
- Vous arborez un autocollant "A l'aise Breizh" sur la voiture
- Vous ne ratez jamais le festival des vieilles charrues, la route du rock...
Dans la gastronomie bretonne
- Vous ne vous régalez que dans une crêperie
- Vous achetez uniquement des choux fleurs "Prince de bretagne" (et produits en bretagne!)
- Vous dégustez vos huitres sur le port de Cancale (et pendant les bons mois...)
- Vous ne jurez que par les fraises de Plougastel...
Le patrimoine sportif, culturel ou naturel breton
- La thalasso, c'est dans la ville corsaire de Saint Malo
- Le chemin des douaniers ou le Tro Breizh, c'est quand même mieux que Compostelle !
- Un gite à Brocéliande, rien de mieux pour faire le point !
- Le camping sauvage dans les Monts d'Arrée, c'est fantaaaastique !
- Les hôtels de charme sur les îles bretonnes, c'est le pied !
... Je pourrais continuer dans les clichés (LOL) .... mais je vous laisse la plume !!!! Car votre avis m'interesse !!!

Pourquoi ne pas lire aussi :


Gavottes ou crêpes dentelle... une spécialité bretonne ?

Qui ne connait pas les gavottes ! Non, pas la gavotte qu'on danse dans les fest-noz (fête de nuit) en Bretagne mais les crêpes dentelles fabriquées à Dinan.

Cette crêpe dentelle est extrêmement fine, croustillante à souhait. Sans conservateur ni colorant. Idéal pour accompagner les glaces et les sorbets cet été.

La gavotte a changé depuis 1920, date de sa fabrication à grande échelle. Elle s'est adaptée aux évolutions des goûts modernes et elle se décline en différents parfums : chocolat lait et noir, caramel au beurre salé...



Spécialité bretonne : la crêpe dentelle


Comme très souvent en cuisine, les grandes trouvailles gastronomiques sont dues à une erreur du cuistot : trop de ceci, pas assez de cela, mauvais mélange ou trop longue cuisson...

Les gavottes vont partie des ces grandes erreurs culinaires... Un oubli sur une bilig (tôle ou l'on fait cuire crêpes et galettes...) Ici, ce n'est pas un cuisinier mais une femme de Quimper, une Madame Cornic, qui, à la toute fin du XIXè siècle a trop fait cuire sa crêpe. Elle décide alors de la plier : la gavotte est née.

C'est à Quimper que la biscuiterie commence à grande échelle (une 100è à l'heure) en 1920. Succès assuré.

30 ans plus tard, modernité et processus industriel aidant, 1500 crêpes à l'heure sont produites dans la biscuiterie.

Et comme la réussite se confirme, une usine à Dinan voit le jour. C'est le début d'un grand secteur de l'économie bretonne... Les biscuits au beurre vont se faire connaitre ailleurs...

Les gavottes à Dinan


Aujourd'hui le groupe Locmaria rassemble plusieurs marques de biscuiteries bretonnes. L'entreprise a signé le pacte de l'ONU pour un développement durable... respect des droits de l'homme et de l'environnement.

Bref, un produit en accord avec son temps...

Lisez cet article en anglais : French speciality : crispy Brittany crepes

Les Bretons et la première guerre mondiale

Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

monument aux morts en Bretagne


Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).

La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).

noms des soldats morts de 1914 et 15 dans une petite commune bretonne

soldats morts de 1916, 17 et 18  dans une petite commune bretonne


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…

Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.

La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.

Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

Salon breton du livre et du gourmet à Saint Brieuc fin novembre

Ca y est !!! La gastronomie bretonne fait son entrée dans le monde de la grande cuisine française.

Rendez vous à Saint Brieuc, le dernier week end de novembre, pour vous régaler.
Voici le programme. Né en 2008, ce salon persiste et signe pour les années suivantes...
Le salon breton du livre et du gourmet propose deux soirées gala où les chefs bretons vous feront déguster leurs cuisines. Les auteurs des dernières parutions de gastronomie bretonne dédicaceront leurs ouvrages. Et la confrérie des chevaliers de la coquille Saint Jacques révélera enfin les secrets gastronomiques autour de son mollusque !!!




D’autres invités parleront sur leurs thèmes de prédilection : chefs –avec des étoiles au Michelin, s’il vous plait-, sociologues, sommeliers, et profs (Florent Quellier parle le dimanche de la cuisine française : j’ai déjà assisté à ses conférences, c’est passionnant !!!).

Et comme la profession se féminise, vous pourrez même rencontrer des chef(e)s.

Il y aura aussi des animations où on nous apprendra à cuisiner comme les grands !!!.

Le prix du gourmet breton, récompensant un livre de cuisine, sera aussi décerné lors de ce week end.

C’est au carré Rosengart, à Saint Brieuc, fin novembre de 9h30 à 19h et en plus, c’est gratuit. Profitez-en car les prochaines manifestations ne le seront sûrement plus.

Lisez cet article en anglais : First breton cook books and gastronomy fair in saint Brieuc Brittany France

Paysages de landes de Bretagne : ajoncs, genêts et bruyères

Au printemps, l'Ouest se couvre de fleurs sauvages jaunes… Genêts et ajoncs ont façonné les paysages de landes bretonnes. Comme ils aiment les terres pauvres et acides, et le climat marin,

Ajoncs sur la côte bretonne


on les trouve partout… Vivaces, ces plantes ne demandent pas de soin particulier…

Mais ces arbustes ne sont pas uniquement une image d’Épinal de la Bretagne, ils ont été bien utiles jusqu'à peu.

Ce sont les ajoncs qui fleurissent d’abord.

Fleurs d'ajonc


Dès février, pour les premières fleurs du printemps. Les fleurs sont d’un jaune proche de l’orange. Avec ces épines, l'arbuste sert à des haies denses qui permettent le pacage des ruminants. En Angleterre, on les utilisait contre les lapins… Comme il pousse très facilement sous nos climats et nos terres pauvres, les paysans les utilisaient comme fourrage.

Fourrage ! mais les épines… On écrasait la plante entre des rouleaux pour que les épines éclatent et ne blessent pas les animaux qui mangeaient leur maigre pâture … C'est d'ailleurs un agronome des environs de Lannion, Gabriel Calloet de Querbrat, qui a inventé la machine à broyer les ajoncs au XVIIè siècle. La pratique va se répandre les années suivantes.

Les genêts fleurissent plus tard, les fleurs sont jaune citron et surtout les arbustes n’ont pas d’épines…

Fleurs du genêt


Il existe de nombreuses variétés de couleurs différentes (jaune, blanc, rouge et rose).

Genets blancs


Les fleurs pouvaient être utilisées comme teinture.

Arbuste de genêt


Il ne manque plus au paysage que la bruyère qui aime aussi les terres pauvres et la lande bretonne…

Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?

Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...

Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de PlougastelLes gariguettes….

Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...

Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Gariguettes de Plougastel


Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.

C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.

Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.

Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.

C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…

Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Fraise déformée car mal butinée


Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.

Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.

Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?

Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel

L’île aux trente cercueils : le film cliché de la Bretagne

Vous voulez du cliché et du bon cliché décalé, qui date des années 70… courez, oui, oui, courez louer le DVD de L’île aux trente cercueils. J’avais vu une partie de la série enfant, j’en avais un souvenir épouvanté et une grande frustration car je n’avais jamais vu la fin. J’y pensais de temps en temps, l’ambiance m’avait terrorisée. Je me rappelais d’images dans une île, au bord d’une falaise, du vide, de gens qu’on jette, bref j’avais été traumatisée.

l'Ile aux 30 cercueils


Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70

les folles de Sarek


Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !

Recette de poisson au four sauce moutarde aux algues

Voilà une recette simple et rapide... avec de la moutarde aux algues ... bretonnes...

Ingrédients :

Filets de poisson

Pour la sauce:

- moutarde aux algues (ou simple si vous n'avez pas de moutarde bretonne sous la main !!!)
- crème fraîche (la crème allégée marche aussi mais il faut qu'elle soit épaisse)
- sel, poivre

Un four

Temps de préparation : 5 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes , four à 7

Mélanger à dose égale votre moutarde aux algues et la crème fraiche épaisse. Beurrez généreusement vos filets avec votre sauce. Salez, poivrez. C'est tout... 20 minutes au four et c'est prêt.

Lisez cet article en anglais : Recipe of fish fillets and algae mustard sauce

Les craquelins de Saint Malo, une spécialité bretonne de l'estuaire de la Rance (France).

En arrivant à Saint Malo par la N137, prenez la direction Saint Malo centre et au premier rond point, la première à droite, vous êtes sur le site de production (Z.A.C. de la moinerie, 35400 Saint-Malo, Tél : 02 99 81 92 89). Je voulais visiter l’usine mais suite à des problèmes d’assurance, l’entreprise ne le propose plus. On peut toujours, par contre, goûter leurs spécialités dans le petit magasin qui est accolé au site.

site de production des craquelins de Saint Malo


Les craquelins ? Qu’est ce que c’est ? Un pain brioché couvert de perles de sucre que l’on fabrique en Belgique ou une biscotte bretonne très légère que l’on mange avec du beurre ou de la confiture ?

Les deux évidemment ! Il existe plusieurs recettes en France et en Belgique et des variantes avec du beurre ou du sucre. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’adaptation bretonne de cette spécialité européenne.

D’après le site des craquelins de Saint Malo, c’est une gourmandise qui a un long vécu dans le coin, les craquelins sont déjà mentionnés dans les comptes de l'hôpital de Saint-Malo dès 1663.

Pourquoi y a–t-il des craqueliniers dans le pays de Saint Malo ?
Le port de Saint Malo commerce avec les Flandres. Quel est le rapport me direz vous ! Et bien le mot craquelin vient d’un mot néerlandais crakelinc, qui signifie biscuit sec, craquant sous la dent.
L'existence de nombreuses forêts le long de la Rance. Il fallait quantité de fagots de bois pour alimenter les fours qui cuisaient les craquelins.

Et son succès ?
C’est un biscuit sec, facile à conserver, donc à transporter et à vendre. On le trouvait sur les marchés et on le distribuait au détail, dans les fermes – les femmes portaient de grandes hottes où l’on pouvait stocker jusqu'à 2000 pièces et parcouraient la région. On les envoyait en train à Rennes ou à Paris. A Dinard, la clientèle anglaise en raffolait.

craquelins nature


Qu’est ce qui fait la spécificité du craquelin ?
Ca ne vient pas de sa recette, vous n’y trouverez que des ingrédients simples : farine, œufs, lait, mais de sa cuisson. Sa forme particulière, un cercle de pâte concave, vient de sa cuisson. La pâte est plongée dans l’eau bouillante, refroidie dans un bain d’eau froide, avant de passer au four. Ce mode de cuisson s'appelle l'échaudage et les échaudés sont d’abord cuits sur les bords par ce petit bain. La fin de la cuisson se fait dans le four.

Sa recette traditionnelle et son processus de fabrication font qu'il est sans conservateur. Il est en plus pauvre en graisse, sans sucre et très peu calorique. Il existe aussi sans sel. Consommé au petit déjeuner, avec du beurre et de la confiture, la biscotte bretonne a une texture très originale, difficile à comparer. Elle est très légère, craquante et light !!! On adore ou on trouve que ça n’a aucun goût.

 12 craquelins


Le paquet compte 12 pièces et coûte 2,10 euros. Il y a des prix pour les gros mangeurs en lots de 10 et vous allez comprendre pourquoi. La clientèle, m’expliquait la vendeuse, est une clientèle locale, on déguste alors les craquelins de génération en génération. Et j’ai vu une dame est venue en acheter 10 paquets pour sa semaine.
Mais ce sont les hôtels qui sont des gros clients et qui font connaître le produit. C’est là que les touristes les goûtent et viennent en acheter pour en ramener de leur périple breton. (Vous en trouverez aussi dans les Leclerc). Sur le site.

Les craquelins de Saint Malo ont diversifié leurs productions : ils sont fabriqués en petits formats : pour faire des toasts salés ou en formule sucrée : les corsaires (2 € le paquet) enrobés de chocolat à l’amande ou à la noisette ou les craque fins, fourrés – ça ressemble à des « pyms » en plus léger - à la framboise ou à l’abricot.

corsaires au chocolat


Bonne dégustation et en sortant, allez faire une balade à Saint Servan.

Lisez cet article en anglais : Breton speciality : crakers from Saint Malo (Brittany, France)

La Vallée des Saints : 1000 Statues à Carnoët (Bretagne)

L'idée est pharaonique... par la taille : orner une vallée bretonne de statues monumentales (plus de 3 mètres de haut) ....et par le nombre : 1000 saints en granit.... Quel boulot ! Car, en plus, pour la plupart, elles n'existent pas encore, ces statues... On compte sur les sculpteurs, tous les ans, pour les tailler dans la pierre.



L'association, à l'origine du projet, veut créer une île de Pâques bretonne du 3è millénaire... Un lieu de mémoire de 1500 ans de culture populaire bretonne... Pour sauvegarder l'identité de la région.

Les statues des Saints, à l'origine de la christianisation de la Bretagne, sont les premiers sur la liste...
C'est à Saint Pol de Léon, pendant l'été 2009, que les artistes ont commencé, avec leurs burins, à sculpter la pierre... devant les badauds... et Saint Pol est né. 6 autres saints ont suivi : Pattern, Malo, Brieuc, Corentin, Tugdual et Samson. Chacun des mains d'un artiste différent...
Le lieu d'hébergement pour ces oeuvres d'art a fait l'objet d'une compétition : 9 communes souhaitaient recevoir le projet. C'est Carnoët, dans le Centre Bretagne, (à quelques kilomètres de Carhaix), qui a remporté la mise.



Après l'été, les statues ont regagné leur demeure définitive, sur le site élu du Tossen Sant Gweltaz.... La vallée a commencé à être habitée.
Le projet continue... Il reste encore quelques (!) dizaines de statues à tailler pour "alimenter" la vallée. Le mécénat (chaque statue-menhir est financée par une entreprise) doit permettre aux sculpteurs, chaque année de réaliser leurs oeuvres en granit. De mai à septembre, chaque mois, 8 artistes devront tailler un saint avec ses attributs (une quarantaine par an devrait voir le jour).

L'association espère attirer des milliers de visiteurs et être un site carrefour de cultures (galloises, irlandaises, cornouaillaises, bretonnes... ). Car, à côté de ce chantier gigantesque, va être crée un centre d'information et de documentation sur le Haut Moyen Age (c'est l'époque où arrivent les saints en Bretagne), la reconstitution d'un monastère celtique et une scène pour recevoir des spectacles théâtraux, musicaux... et des reconstitutions historiques... Gageons que les hôtels, gites et autres campings sont prévus pour accueillir nos curieux...

L'idée est sûrement très bonne... (un concours de sculpture) et surtout très ambitieuse, c'est certain. Un pôle artistique pour attirer les promeneurs du monde entier avec un site unique dans le monde... en Centre Bretagne.... (d'après les chiffres du Comité Régional du Tourisme de Bretagne, les visiteurs viennent en très grande majorité dans la région pour profiter du littoral, des côtes et de la mer...). Pour détourner le flux des aoutiens vers l'Argoat breton, il faut au moins un projet pharaonique... Le festival des vieilles charrues est un bon exemple de réussite...

Je suis allée les voir... cet hiver, ces mégalithes sculptés. C'est un peu un parcours du combattant. Rien n'indiquait encore la précieuse vallée. J'étais un peu perdue dans le bourg de Carnoët quand on m'a donné les précieuses indications. C'est dans la campagne, il faut se garer devant une belle église (Saint Gildas) avec un beau calvaire et après quelques mètres, on arrive sur le lieu qui accueille les statues.

Calvaire de Saint Gildas à Carnoet


Elles vous regardent, du haut de leurs trois mètres, au sommet de la colline en scrutant le lointain.

Vallée des saints


Mais, pour l'instant, les Saints semblent plantés là... et attendre les copains ! Sait-on... ce parc d'attraction celtique fera peut être concurrence au Disneyland parisien !!! Affaire à suivre...

Lire cet article en anglais : A small Easter island in Brittany (France)

Tour de Bretagne à pied, à cheval ou à vélo... idée de vacances sportives en Bretagne

Destination : vacances, loisirs et sport...

Le Tro Breizh (tour de Bretagne) est aujourd'hui une belle et longue randonnée que l'on peut organiser... Une belle balade de quelques centaines de kilomètres ... à faire à pied, à vélo ou à cheval ... d'une seule traite (et là quelques jours ne suffisent pas, il faut prévoir plusieurs semaines...) ou en plusieurs étapes (et en profiter pour visiter des coins sympathiques), en famille ou en groupe, en solo ou en couple... Les parcours sont prévus avec les arrêts qui vont bien... crêperie ou restaurant gastronomique, hôtel de charme ou gite, petit ou gros budget ...



Ce pèlerinage date du Moyen Age. Il s'agissait de prier les sept saints fondateurs de la Bretagne, à l'origine de l'évangélisation bretonne. La légende dit même que ces 7 Saints sont des frères septuplés (ils devaient être tués à la naissance par leur mère Domnonée... car elle avait dit que les jumeaux étaient les enfants du péché). Ces sept frères (Seizh Breur) seront protégés par Dieu et, pour leur sécurité, envoyés en Armorique. Là, ils se sépareront pour évangéliser la Bretagne. Et c'est cette légende qui est à l'origine du Tro Breizh... et des 7 évéchés historiques bretons : Corentin à Quimper, Patern à Vannes, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon, Samson à Dol-de-Bretagne, Tugdual à Tréguier, Brieuc et Malo dans leur ville respective. Les pélerins de l'époque effectuaient le pélerinage en un mois environ (plus de 600 kilomètres).

Tous les Chrétiens bretons devaient accomplir une fois dans leurs vies le Tro Breizh... au risque de devoir le faire une fois trépassés... et là, le parcours, même pour les bons catholiques, était bien long... La légende rappelle encore que le croyant qui ne l'avait pas réalisé vivant, devait faire son tour de Bretagne en avançant d'une longueur de cercueil par nuit... Alors pour faire les kilomètres requis, il fallait un certain temps avant de pouvoir goûter au repos...

Depuis 1994, une association "Les Chemins du Tro Breiz" a relancé le tour de Bretagne à pied. Elle conseille d'effectuer chaque année une semaine de marche. Et donc de le réaliser en 7 ans. C'est une variante bretonne des chemins de Compostelle !
Historiquement donc, et pour les puristes, le Tro Breizh relie les diocèses des saints fondateurs de Bretagne. Mais rien ne vous empêche de faire le votre (de Tro Breizh) et de prendre des libertés avec le Ciel !

Revenons à notre balade : Dol est une des étapes du tour. Saint Samson est le saint patron de la ville. C'est encore un des saints fondateurs bretons, qui a sa sculpture de granit à Carnoët, dans la vallée des Saints. Sculpté par Jacques Dumas et Pierre Marie Clavier, il fait partie des premières statues à être exposées sur le site. Il est représenté avec une sirène...
Pour la statue de saint Samson, nous nous sommes inspirés de la légende " Saint Samson au pays de Pleumeur " d'après l'étude réalisée par Daniel Giraudon (professeur des universités de breton à l'université de Bretagne occidentale, chercheur au CRBC (centre de recherche bretonne et celtique).
Pour la sirène c'est grâce à elle que Samson a pu voir le jour. La mère de St Samson a porté secours à une sirène, qui lui a donné un fils (elle était trop âgée pour en avoir un), par la suite elle lui a donnée vigueur et force.
explique Jacques Dumas.
Photo de Samson


Samson, comme presque tous les autres saints fondateurs n'est pas un Breton d'Armorique... Il est né au Pays de Galles et a émigré ...
C'est un maître en médiation entre les animaux et avec les hommes : il commande aux oiseaux qui détruisent les récoltes, il chasse le serpent qui occupe la grotte où il souhaite s'installer... Il intervient aussi chez les humains et règle les conflits politiques entre les Francs et les Bretons. Bref, Samson est l'ancêtre du médiateur, un "pro" de la gestion des conflits... Il est à l'origine du diocèse de Dol. Il meurt à Dol vers 565. Sa fête est le 28 juillet.

A l'autre bout de la Bretagne, à la fin de votre Tro Breizh, il y a Saint Pol Aurélien... qui scrute l'horizon à Carnoët.C'est David Puech qui en est l'artiste.

Statue de Pol Aurélien


Ce saint est à l'origine de bien des miracles de la région....C'est grâce à lui que l'île de Batz a été libérée du dragon qui terrorisait la région.... Lui aussi vient du Pays de Galles, arrive à Ouessant et finalement s'installe à Saint Pol de Léon, ville à laquelle il a laissé son nom.

Lire cet article en anglais : Sport and tourism in France : Tro Breizh in Brittany

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