Documentaire sur l’environnement et le développement durable


Documentaire sur les éleveurs laitiers en Bretagne : HERBE de Olivier Porte et Matthieu Levain

Ce film présente deux systèmes d’élevage laitier : le premier avec des vaches qui mangent … de l’herbe (et oui, les vaches ont depuis les années 70 changé de régime alimentaire!) et le second où les ruminants reçoivent, grâce à leur carte de cantine (puce électronique dans l’oreille), une ration d’aliments correspondant à leurs performances laitières.



On découvre deux mondes qui s’affrontent : le système herbager, les vaches vont paître dans la prairie (c'est gratuit), les éleveurs ont de petites exploitations, ne touchent pas d’aides et ont pourtant de bons rendements laitiers et de bons revenus.
L’autre système, beaucoup plus fréquent, même très majoritaire, élève des vaches qui mangent le maïs cultivé sur la ferme (c'est cher -semences, engrais, pecticides,matériel agricole, stockage... et demande beaucoup de travail) et le soja (OGM, importé du Brésil, qui n'est pas non plus gratuit). Ces éleveurs ont de grosses exploitations, beaucoup d'animaux, beaucoup d'hectares, beaucoup de matériel, beaucoup de produits phytosanitaires, beaucoup de conseils... et beaucoup d'aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

Pendant 76 minutes, chaque partie a la parole et explique son mode de fonctionnement. Les premiers suivent les principes du Centre d’Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome (CEDAPA). Le fondateur André Pochon et différents adhérents rappellent qu’une vache mange de l’herbe et que l’élevage intensif actuel l’en a privé. Ces fermiers ont fait le pari « insensé » (selon les seconds éleveurs) de nourrir leurs vaches à l’herbe. A.Pochon et son exploitation 100% écolo a même convaincu l'INRA,
Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.


Dans l’autre ferme, plus grosse, plus grande et plus peuplée (plus de vaches), on assiste à une course à l’agrandissement, à l’achat de matériel, de céréales, aux emprunts… Avec des conseillers qui favorisent cette course…

Les premiers paraissent heureux tant de leur vie que de leurs revenus. Les autres semblent angoissés par l’avenir (prêts, matériel agricole à changer, parcelles à acheter pour pouvoir tenir, vaches à acquérir pour augmenter les rendements… qu’ils doivent financer).

Face à ces paroles, on a COOPAGRI qui donne son avis, un producteur bio et des petites phrases écrites sur l’écran qui distillent des informations tout au long du film.

Ce road movie donne la part belle à l’agriculture durable (les CEDAPA) et explique le tournant pris dans les années 70. Avec un titre pareil : HERBE, on imagine bien de quel côté penche la balance. Et on (ou plutôt je) ne comprend pas bien pourquoi la profession n’est pas convaincue par le système herbager ??? Ou alors je n'ai vraiment rien compris.
En sortant, j'avais envie d'avoir encore plus d'info... C’est quand même de notre alimentation qu’on parle… Les fermes CEDAPA peuvent se visiter... Je vais bientôt aller y faire un tour...

Pourquoi ne pas lire aussi :


Des couches lavables (bio) pour bébés faites en Bretagne

On ne parle plus que d’environnement, de développement durable, de consommation de proximité… Parmi mon pool de collaborateurs, j’ai des amoureux de la terre et surtout une jeune maman, Jeanne, qui a adopté les couches lavables. Celles de Doujan sont fabriquées en Bretagne et répondent à tous ces critères.

Réponses de Jeanne à quelques questions :

- Quels sont les avantages pour l’environnement ?
- Sais tu qu’un enfant jusqu’à deux ans et demi (âge moyen de la propreté) va utiliser une tonne de couches !!! En volume, tu peux remplir un appartement de 100 m2… en couches, tu vois un peu !!!

- Et la consommation d'eau, les lessives ?
- Comparons la consommation de la couche jetable et de la lavable. Les industriels utilisent plus d’eau pour fabriquer une couche jetable que celle que tu utiliseras toi pour tes lessives !!!

- Le coût des couches ?
- Ca revient à nettement moins cher que des couches jetables … Pas au début, d’accord ! Il faut acheter le lot de couches lavables, ça coûte entre 100 et 300 euros soit quelques mois de couches jetables. Mais après c’est fini. Les mêmes couches servent jusqu’à la propreté et elles peuvent servir pour plusieurs enfants… Et les modèles sont sympas...

Couche à pressions de la naissance à la propreté


Couche à nouer


- C’est facile à utiliser ?
- Bon c’est un peu contraignant, il faut avoir un seau qui ferme (ça sent fort l’ammoniaque des couches salies), du savon au fiel pour détacher si besoin, et un rouleau de lingettes pour mettre dans la couche. Mais sinon c’est simple. Il faut une couche en tissu et une surcouche imperméable (que l’on garde pour la journée).

Surcouche


- Combien de lessives par semaine ?
- Il faut faire des lessives deux à trois fois par semaine selon que tu es une puriste (tu n’utilises que des couches lavables) ou si tu utilises aussi les autres (quand tu vas dans un lieu reculé… sans eau courante !!!), tu en fais moins.

- Autre chose pour que je les adopte?
- Les couches jetables, c’est mieux pour la santé de ton enfant, surtout les petits garçons : dans les couches jetables, il y a des produits peu recommandés pour la peau, voire pour les testicules de nos futurs mâles…



Couche lavable pour nos bébés


Elle vous a convaincu (e) (Ne faisons pas de sexisme !!!) ???
Si vous voulez, en plus, faire du commerce de proximité, allez voir le site de Doujan, qui fabrique des couches lavables dans le Finistère. Le coton est bio … Le site explique plein de petites choses très intéressantes : l’historique de la boutique, le choix de leurs matières premières, le mode d’emploi pour l’utilisation des couches, surcouches et autres subtilités, les raisons des produits bio…
Et en plus vous pouvez commander en ligne

Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo

Le week end de la Pentecôte a son rituel à Saint Malo. Le festival Etonnants Voyageurs. Ce n’est pas un rassemblement touristique ou une foire aux guides de voyages que vous allez trouver mais un festival international du livre et du film qui persiste et signe depuis maintenant une vingtaine d’années.

Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.

Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.

Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).

Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.

Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!

Eoliennes et développement durable : pour ou contre

Ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les éoliennes.

C’est quoi une éolienne ?
Il était une fois Eole dieu du vent… Non, j’arrête. Les éoliennes sont les remplaçantes de nos vieux moulins à vent, ceux qui servaient à moudre de la farine ou à faire de l'huile. Ou encore à extraire de l'eau, avec des roues à godets, pour irriguer. Sauf que nos moulins modernes produisent de l’électricité.
Qui a inventé les éoliennes et pourquoi ?
C'est un Danois (fin XIX è) qui est à l’origine de l’idée.
Mais on ne s'y intéresse pas plus que ça, pendant tout un siècle. Jusqu'à l'arrivée des crises de l'énergie : le pétrole dans les années 70 et maintenant la volonté de diversifier les approvisionnements énergétiques, la lutte contre le changement climatique et les gaz à effets de serre... C'est très tendance.
Et les pays les plus équipés sont l’Allemagne (22.000 MW), l’Espagne et les Etats-Unis (12.000 MW), l’Inde (6000 MW).





Et la France alors ?
La France a un très bon potentiel (le second en Europe), et pourtant… l’objectif est l’installation de 17.000 MW d'éolien en 2015. Fin 2007, la puissance éolienne installée était de 2500 MW…

Le Grenelle de l’Environnement a été l’occasion pour le gouvernement français de réaffirmer la nécessité du développement des énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation finale d’énergie en 2020.

On a encore une sacrée marge devant nous...
La Bretagne ?
La production électrique bretonne ne couvre que 5 % des besoins. 17 000 GWh de consommation pour une production de 610 GWh de production avec le barrage de la Rance en tête 540 GWH et 50 pour l’éolien. Le barrage produit l'équivalent d'un an de consommation d'une ville comme Rennes.
La Bretagne serait une terre d’accueil idéale mais… avec son habitat mité, il est difficile de trouver des lieux ou il n’y ait pas d’habitation à un périmètre suffisant (300 mètres minimum).
Pourquoi c'est si haut une éolienne ?
Parce qu’il y a plus de vent loin du sol. Les pâles peuvent faire 15 mètres et les mats jusqu’à 100.
On peut en mettre partout ?
Non... il y a plein de conditions nécessaires pour installer une éolienne : un sol stable, un réseau accessible pour que le coût de raccordement au réseau ne soit pas trop onéreux, un site avec un vent fréquent et régulier, qui souffle souvent dans le même sens (le matériel est conservateur, il n’aime pas les changements, ni les vents trop puissants). Tout est une question de dosage bien précis.
Il ne faut pas non plus être dans une zone protégé ou que des habitations soient trop proches.
Il faut aussi que le site soit accessible : pas facile de monter des mats de plusieurs dizaines de mètres, la grue et les pales doivent aussi passées !!!
Et la puissance
Il y a 4 types d'éoliennes :
- le grand éolien : puissance > 350 kW
- le moyen éolien : puissance entre 36 kW et 350 kW

Les deux autres sont pour les particuliers ou les entreprises, les exploitations agricoles : le petit éolien à une puissance qui varie entre 1 kW et 36 kW et le très petit (1 kW) sert sur les bateaux de plaisance.
Un exemple de consommation : une ampoule de 100 W allumée pendant 1 heure par jour va consommer en une année 36 kWh.
Plus concrètement, une éolienne fournit l'électricité d'environ 2000 personnes (chauffage non compris).

Pour la maintenance ?
Dans les nouvelles générations d'éoliennes, il y a des ascenseurs… mais quand elle ne fonctionne pas, on monte à pied… et on oublie pas les outils en bas!!!
Pâles d'éolienne


Pourquoi est on contre ?

Il y a tout plein de raisons :
L’irrégularité de l’énergie : pas très fiable comme énergie, ça va ça vient donc on ne peut pas compter uniquement sur elle !!! Elles ne peut qu’être associée à d’autres…

Son stockage : Que fait-on quand trop d’énergie est produite… On ne sait pas encore bien stocker sa surproduction.

Les ondes … peuvent perturber la réception de la télévision.

Et elles seraient dangereuses pour les chauve-souris
Le pour parce qu’il y en a quand même…

Contrairement aux idées reçues, on fait attention aux oiseaux : les projets évitent les couloirs de migration et les études (même la Ligue de Protection des Oiseaux le dit) montrent que ça n'est pas pire que les lumières des villes et autres nuisances…
Le bruit : les premières générations étaient bruyantes et aujourd’hui les éoliennes installées répondent à des normes bien précises quant aux décibels qu’elles émettent. Et c’est un critère qui décide de son implantation. Le niveau sonore d’une éolienne à 500 m est de 35 décibels, c’est à dire l’équivalent d’une conversation à voix basse.

L'électricité est produite sans dégrader la qualité de l’air (pas de rejet de gaz à effet de serre, ni de polluants atmosphériques), sans polluer les eaux ni les sols et sans déchets radioactifs.

Le Grenelle de l’Environnement devrait accélérer le développement de l’éolien : d’ici 2020, 25.000 MW devraient être installés, produisant l’équivalent de 10% de la consommation électrique française, soit 55 térawattheures. Ce chiffre correspond à la production de 7 réacteurs nucléaires ou à la production des centrales thermiques françaises en 2007.

Une éolienne dure environ 20 ans. on peut alors installée un nouveau spécimen ou démantelé le site.
Quant à la santé, les diverses études effectuées ne font état d’aucun impact sur la santé.
Une électricité verte quoi…

Et économiquement
Le secteur éolien, c'est du travail... Il est estimé que, pour une puissance installée de 10 000 MW en 2010, plus de 20 000 emplois seraient créés en France.

Au niveau national, l'énergie éolienne contribue à la diversification et à l'indépendance énergétique du pays.
Pour ceux qui veulent investir, on peut louer ses terres pour recevoir une éolienne.

L'éolienne pour les particuliers

Une petite dans votre jardin ?
Elle fournit de l’électricité pour le foyer mais à quelque conditions :

- sa taille (12m) sans permis de construire (plus haut, il faut un permis et l’autorisation des voisins).
- un jardin (on déconseille de la fixer contre une maison car elle vibre beaucoup) mais vous ne devez pas la fixer à plus de 15 m de votre habitation pour éviter les pertes d’électricité.
Et enfin elles ne sont pas très performantes… pour l’instant. Mais sont parfaites pour des exploitations agricoles, des entreprises qui veulent valoriser leur image par un projet d’avenir ou des particuliers qui souhaitent une énergie respectueuse de l'environnement et diversifier leurs approvisionnements d’ énergie.

Lisez cet article en anglais :
Wind turbines and sustainable development for or against it

Salon bio en Bretagne : le salon Ille et Bio à Guichen (Ille et Vilaine)

La bio n’existait pas que ce salon existait déjà. Si, si ! Né en 1991, le salon Ille et Bio n’a fait que prendre de l’ampleur et s’est même couplé d’une autre manifestation, une foire de professionnels du bio, la terre est notre métier.

Le programme se déroule sur un week end début octobre. Le salon ouvre dès le vendredi soir, souvent avec un petit spectacle.

Le samedi et le dimanche, de multiples conférences se disputent la vedette autour de tous les thèmes à travailler de notre époque.

On parlera santé (vaccination, cancer, vieillesse) habitat (réhabilitation écologique, maison durable), transport (comment vivre sans voiture !), éducation (enfants, ado et environnement), agriculture et jardin (OGM, engrais, désherbants, jardin bio…), territoires (politiques environnementales), solidarité (avec nos lointains voisins), décroissance … Ai-je oublié un thème ?

A côté de ce vaste programme, vous avez des exposants (presque 300) qui se réjouissent de vous présenter leurs produits, leur savoir-faire ou leurs trouvailles.

Et là aussi le choix est immense : l’alimentation (miel, pain, biscuits, sel, fromage brebis et produits laitiers, viandes…) est très bien représentée. Mais le bien être et la beauté ne sont pas en reste (huiles essentielles, savons, cosmétiques bio), les associations font de la prévention santé ou de l’info sur les systèmes d’échange local, les écoles alternatives … Les pro du textile défileront avec leurs couches bio (Doujan vous vous rappelez), leurs vêtements en coton, en chanvre, en laine, leurs chaussures, leurs écharpes de portage…
Si vous voulez construire ou rénover écolo, des professionnels du secteur seront aussi là pour vous renseigner. Les jardineurs et jardineuses pourront trouver les semences qu’ils recherchent…
Les libraires, les petits journaux thématiques, les animateurs et associations de sensibilisation, les artistes et les artisans... Tout le monde est là. Bref, de quoi refaire toute la planète !!! En bieau ! (je sais, c'était facile !)

Et si on y allait juste pour profiter, se reposer, rêver et manger… C’est possible ? Toute la restauration sur place est évidemment assurée par des producteurs bio… A nous la bonne galette sauc’ !!!.

Et à ce petit salon s'ajoute un autre des professionnels de la bio. La terre est notre métier est plus jeune. Né en 2001, les pro du bio du grand ouest veulent, devant le succès de la filière, continuer à défendre des valeurs humaines, l’accessibilité de tous aux produits qu’ils fabriquent, et la volonté de continuer une agriculture durable et responsable. Qui dit mieux ?

Bref, le programme est bien rempli… et l’organisation pratique du salon en accord avec le thème : des navettes partent de Rennes pour vous y emmener, un système de covoiturage est aussi possible. Enfin les parents qui veulent écouter une conférence tranquille n’ont qu’à laisser leur progéniture à la halte garderie ... Elle est pas belle la vie...

Horaires du salon : le vendredi à partir de 12h et les samedi et dimanche à 10h. Les portes ferment à 19h.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

Gavottes ou crêpes dentelle... une spécialité bretonne ?

Qui ne connait pas les gavottes ! Non, pas la gavotte qu'on danse dans les fest-noz (fête de nuit) en Bretagne mais les crêpes dentelles fabriquées à Dinan.

Cette crêpe dentelle est extrêmement fine, croustillante à souhait. Sans conservateur ni colorant. Idéal pour accompagner les glaces et les sorbets cet été.

La gavotte a changé depuis 1920, date de sa fabrication à grande échelle. Elle s'est adaptée aux évolutions des goûts modernes et elle se décline en différents parfums : chocolat lait et noir, caramel au beurre salé...



Spécialité bretonne : la crêpe dentelle


Comme très souvent en cuisine, les grandes trouvailles gastronomiques sont dues à une erreur du cuistot : trop de ceci, pas assez de cela, mauvais mélange ou trop longue cuisson...

Les gavottes vont partie des ces grandes erreurs culinaires... Un oubli sur une bilig (tôle ou l'on fait cuire crêpes et galettes...) Ici, ce n'est pas un cuisinier mais une femme de Quimper, une Madame Cornic, qui, à la toute fin du XIXè siècle a trop fait cuire sa crêpe. Elle décide alors de la plier : la gavotte est née.

C'est à Quimper que la biscuiterie commence à grande échelle (une 100è à l'heure) en 1920. Succès assuré.

30 ans plus tard, modernité et processus industriel aidant, 1500 crêpes à l'heure sont produites dans la biscuiterie.

Et comme la réussite se confirme, une usine à Dinan voit le jour. C'est le début d'un grand secteur de l'économie bretonne... Les biscuits au beurre vont se faire connaitre ailleurs...

Les gavottes à Dinan


Aujourd'hui le groupe Locmaria rassemble plusieurs marques de biscuiteries bretonnes. L'entreprise a signé le pacte de l'ONU pour un développement durable... respect des droits de l'homme et de l'environnement.

Bref, un produit en accord avec son temps...

Lisez cet article en anglais : French speciality : crispy Brittany crepes

Stage de meubles en carton en Bretagne

Les meubles en carton, vous connaissez...

Ce sont des meubles (oui) qui, en ces temps de développement durable, sont fabriqués avec des matériaux de récup... le carton. Costauds, on peut faire des commodes, des fauteuils, rigolos on peut faire un peu tout ce qu'il nous passe par la tête, créatifs, on les habille comme on veut, et uniques on les construits de A à Z. Et j'oubliais tendance...

C'est à Pont-Scorff (une 10e de kms au nord de Lorient) que j'ai suivi le stage et plus précisément dans l'atelier de Gwenola qui propose en une journée ou deux demies de vous initier à la technique du meuble en carton.

L'ateleir de Gwenola


Une commode, un chevet, un club... Et un jour je pousse le défi encore plus haut, je fabrique à la maison un mur de séparation de 25 cm de large, 2m50 de haut et 3m20 de longueur. Ce mur fonctionnel et ludique m'a permis d'éviter une cloison fixe. Dans ce mur on trouve un passe-plat, une chatière, une lampe en trompe l'oeil, un bar, des niches, des tiroirs, c'est fantastique de voir ce que l'on peut réaliser avec le carton.
explique Gwenola.
Prête à tout, notre créatrice...

En 8 heures, on réalise une petite commode qui nous permet de faire le tour des difficultés du meuble en carton. On coupe, on colle, on assemble et, oh joie, on découvre que l'arrondi d'un meuble ou qu'un tiroir, c'est tout simple à faire. Gwénola explique, donne des conseils, nous permet d'éviter les pièges et de gagner du temps. On repart avec un meuble bien avancé, qu'il faut décorer chez soi. C'est dense, intensif, sympathique et bon pour l'égo.

En plus, les meubles sont non seulement fait avec des cartons de récupération mais Gwénola a banni les colles et utilise du papier collant écolo, du craft "bio" pour faire des meubles en accord avec notre époque.

Le prix est modique (80 €, elle souhaite que tout un chacun puisse le faire), propose des facilités de paiement. Et un SAV "service en ligne" si on a oublié un détail ou besoin d'un conseil. C'est TOP. Je vous le conseille.
Elle vend aussi ses propres créations, fait du sur mesure (intérieur de camions, étagères...), de la mosaïque et propose des stages de perfectionnement.

Si les luminaires vous intéressent, Françoise propose elle aussi des stages de création de lampes. Ou vous pouvez aussi acheter du tout fait.

Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?

Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...

Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de PlougastelLes gariguettes….

Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...

Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Gariguettes de Plougastel


Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.

C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.

Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.

Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.

C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…

Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Fraise déformée car mal butinée


Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.

Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.

Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?

Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel

Ouverture de la pêche à la truite

La pêche à la truite... Ce week end, à la radio, j'apprends que c'est l'ouverture de la pêche à la truite... Et que cette activité remporte un franc succès auprès des Français puisqu'elle se place en deuxième position, après le foot-ball!!!

Qu'en est-il en Bretagne ?
Je me rappelle, il y a une trentaine d'années, le père de ma meilleure copine, partait tous les étés en Irlande pour s'adonner à sa passion, les truites et les saumons... Je ne sais pas si les rivières irlandaises sont toujours aussi prolixes, mais je sais qu'en Bretagne, on revient de loin.
Vu l'état des eaux il y a quelques années encore, c'était pas gagné ! Pourtant, tout change et cela s'améliore... Je me souviens d'une discussion avec un agriculteur, chez ma soeur, qui habite le long d'une rivière (la Seiche) et qu'il expliquait :
Que vu l'état, ou plutôt la pollution de l'eau, je n'arrosais pas ces cultures avec !!!
Donc vous imaginez le poisson qui y vivait...
C'est vrai qu'aujourd'hui on parle moins des nitrates (encore que... vu qu'il faut 7 ans pour assainir une terre...) et davantage des résidus médicamenteux (antibiotiques, contraceptifs et autres) qui, même à très faibles doses, sont dans nos cours d'eau... Et qui provoquent des dérèglements hormonaux chez les animaux d'eau douce et les rend hermaphrodites !

Cessons le pessimisme... et soyons optimiste. Dans le Finistère, la pêche à la truite est à nouveau possible... Pas une pêche "artificielle" où l'on rajoute des poissons juste avant l'ouverture... et le jour fatidique pour que les détenteurs de carte de pêche soient contents et arborent fièrement leurs prises... Non, il y a de vrais spécimens qui ont toujours vécu dans la nature... Pour les débutants, certaines associations proposent même des stages...

Mais d'après les sites de pêcheurs, il y a bien trop de concurrence... (si c'est la deuxième activité de loisirs après le foot, ca fait effectivement du monde... Heureusement que les femmes ne sont pas trop mordues... sinon...). Les sites de pêche sont surpeuplés, les truiteurs après une période d'"arrêt forcé", en manque et tout cela fait un cocktail explosif les jours d'ouverture...
Bon, en tout cas, cette pêche en eau douce est très réglementée... Par des arrêtés préfectoraux qui protègent les espèces les plus fragiles, en stipulant les dates d'ouverture et m^meme les heures de capture selon les espèces, les tailles des poissons, le nombre par pêcheur et par jour et enfin les procédés de pêche...

D'après ce que j'ai lu, il existe bien des façons de pêcher la truite : à la mouche, aux leurres, au vairon, aux appâts naturels, mais on ne peut pas faire ce que l'on veut et pêcher selon ses envies comme ça...

Il faut quand même une carte de membre d’une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique, avoir acquitté sa cotisation et avoir l’autorisation du détenteur du droit de pêche. Et puis bien sûr, la canne à pêche et tout le matériel...
Amis blogueurs pêcheurs et truiteurs, qu'en pensez vous ? Et si vous voulez les déguster, essayer la truite farcie aux dattes (dans sa série poissons) de Casa Breizh

Lire cet article en anglais : Trout fishing in France

Visite au pays de la Roche aux Fées (suite) : déguster du pain paysan bio en Bretagne

A l’heure où on restaure de nombreux fours à pain dans les campagnes bretonnes, essayez le pain de fagots et froment. En continuant vers Essé , vous trouverez un panneau vers le Theil (D99) et un indiquant Fagots et Froment ( Le Rozay 35150 Essé - 02 99 47 04 26).
Ils font un très excellent pain bio au feu de bois...


C’est une ferme convertie à l’agriculture biologique. En arrivant devant la ferme il y a un petit parking,

fagots et froment


on voit les fagots alignés contre la haie du champ. A l’accueil vous voyez les chariots remplis de pain et entendez les fours qui crépitent.

l'accueil de fagots et froments


C’est une histoire familiale qui se joue ici. Les enfants, qui ont repris la ferme, expliquent qu’ils ont repris le savoir-faire paysan de leurs parents, qui faisaient comme dans toute ferme, eux mêmes leur pain dans le four.

Les fours sont alimentés par les fagots des haies environnantes. Vous connaissez les drôles de paysage de bocage breton avec leurs haies d’arbres moignons. Eh bien ici l’histoire des paysans expliquent le paysage. Le paysan locataire n’avait pas la jouissance des troncs d’arbres. Il était uniquement autorisé à couper les branches en hiver, ce qui les rendait impropre à tout travail de menuiserie par la densité de nœuds qu’ils avaient. Et vous en voyez encore des traces aujourd’hui dans ces rares haies d’arbres vilainement étêtés, qui demeurent après les remembrements successifs.


haies bretonnes



Le pain est fait avec de la farine bio de froment (le blé c’est du froment) produite notamment sur leurs terres. Les exploitants de la ferme essayent de réintroduire ces blés cultivées depuis des siècles. Ils expliquent dans leur site que leur farine a un gluten plus digeste et que d’après certaines études, les molécules de gluten des variétés anciennes étaient mieux tolérées. Intéressant pour les allergiques au gluten, non ! En plus, la farine est obtenue grâce à une meule de pierre. Le pain est pétri à la main , repose et est cuit au feu de bois dans l’un des trois fours de la ferme. Bref de la culture à la réalisation, presque tout est fait sur place. Vous avez dit développement durable



pain paysan


Le seul problème (si c'en est un!), ce sont des pains d’un kilo, (4 € le kilo ce qui ne fait pas cher pour un pain bio, ça fait la baguette à 80cts). Même s’il vieillit bien, ça fait quand même une bonne quantité de pain à manger. Il y en a en farine blanche et d’autres, en semi complète. Tout chaud et légèrement fariné, il est excellent.

C’est ouvert tous les jours de semaine de 10h à 18h et le samedi matin de 10 à 12. Ils vendent aussi sur des marchés de la région (de Nantes à Saint Malo) et dans les magasins bio. Allez voir leur site http://www.fagotsetfroment.com/Points-de-vente.

Vous pouvez aussi commander de la viande, qui elle aussi est bio. L’un des fils élève des vaches de race Parthenaise et en propose en vente directe une fois par mois. La viande est vendu en caisses de 6, 8 et 12 kg, de 12 € le kg pour le bœuf, à 14 pour le veau. Les caisses de 6 kg sont des petites caisses qui tiennent sans problème dans un petit congélateur.
Si vous voulez vous marier dans l'année, continuez vers le Theil et arrêtez vous dans la petite chapelle Notre Dame de Beauvais à la sortie du village direction Sainte Colombe.

chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


Notre Dame de Beauvais ou Notre Dame de la Charité est pleine d’ex-voto, possède de beaux vitraux et a une architecture toute en rondeur. Un beau calvaire sculpté d’une Vierge à l’enfant (XVème siècle) est situé à sa droite. Et ceux qui baisent le pied du calvaire se marient dans l'année !


calvaire de la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


et sur son portail une inscription rappelle sa date de création 1481.


l'inscription sur la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


C’était alors une chapelle frairienne (célébration de la fête patronale du village), elle a été reconstruite fin XIXè s. On y vient encore en pèlerinage pendant la Visitation. Elle devait faire partie d’un pèlerinage qui donnait 100 jours d’indulgence (cf Chapelle Sainte Anne de La Selle Guerchaise) à ceux qui le faisaient.
Si vous voulez finir votre balade par du néolithique, continuez vers Sainte Colombe et cherchez le menhir de Rumfort que les fées de le Roche aux Fées ont laissé tombé dans leur précipitation…

Lisez cet article en anglais : Visiting the surroundings of La Roche aux Fées (Brittany) : taste a local bio bread

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