Druides et alphabet des arbres


Noisetiers et noisettes : de la haie contre les vents au Nutella !

De l'utilité d'avoir un noisetier dans son jardin. Je n'en ai pas mais on trouve tout sur le canal d'Ille et Rance... Je vais me servir en septembre, quand les fruits sont murs.

Les noisetiers sont des arbustes bien utiles... Oui, oui... et ils servent à bien des choses...

- à occuper vos enfants pendant les dimanches de pluie
- ou encore à vous régaler de petits gâteaux allemands de Noêl,
- à vous entrainer à faire le sourcier
- à être une grande pédagogue et à montrer à vos enfants avec quoi est fait le Nutella, (non, je rigole mais Nutella en achète des tonnes -13% dans sa recette- ... pour sa pâte à tartiner...)

Petite histoire
Voyons d'abord le petit arbuste... qui devient un arbre fin et délicat... multibranches en grandissant. Il y a 8000 ans, ce sont des forêts entières de noisetiers qui couvraient l'Europe...Et puis un petit changement climatique 500 ans plus tard, et voilà les noisetiers chassés par les chênes, les ormes et autres tilleuls... bref, notre forêt préhistorique a disparu... sauf en Pologne où il en reste un bout dans le parc national de Bialowieza...

Mais je m'éloigne, je m'éloigne...

On trouve quand même aujourd'hui encore des noisetiers dans nos contrées, (on les appelait avant des coudriers).

Pourquoi planter un noisetier dans son jardin ?
- Pour récolter des noisettes
- Pour avoir une haie qui protège vos cultures des vents
- Pour savoir si vous avez les dons d'un sourcier ! (ça marche, mon homme a le « don », il faut une branche de noisetier taillée en fourche)
- Pour vous éviter la foudre quand il est planté près d'une maison (c'est ce qu'on disait avant, mais je n'ai pas testéééééé)
- Pour vous occuper le dimanche avec vos enfants

Quand donnera-t-il des noisettes ?
Ce sont les druides qui m'ont donné la réponse : le noisetier fait partie de leur alphabet des arbres. Et c'est le 9ème, 9 comme les nombres d'années pour qu'un arbuste, qu'un coudrier donne des fruits. La récolte se fait en automne.
Sinon les grands producteurs, ce sont les Turcs, ils dominent le marché de la noisette...

Comment les conserver ?
Attention à bien les conserver sinon quelques intrus iront se régaler à votre place.
Les récolter et les faire sécher sur une cagette, dans un endroit bien sec.

Lisez cet article en anglais : Hazels and hazelnuts from an hedge against the wind to the nuts used in Nutella

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les menhirs de Pleslin-Trigavou (Côtes d’Armor, Bretagne) : prétexte à une fête

Pleslin-Trigavou, oui, ces deux paroisses se sont unies, il y a quelques décennies et, en dot chacune avait un beau patrimoine : A Pleslin se trouve le 3è site mégalithique de Bretagne (il a 4000 ans) et à Trigavou, on a trouvé au siècle dernier une centaine de haches de bronze, qui ont 3000 ans….
Une union riche en histoire, donc… et je ne vous ai parlé du reste !

Est ce pour célébrer cette union qu’a lieu la fête des mégalithes fin juillet ?
Ou pour honorer les fées ?
Ou commémorer les druides ?
Ou pour perpétuer une tradition du XIXè siècle ?
Le site mégalithique, classé depuis 1887, est sûrement bien différent de l’époque néolithique. S’il reste encore 65 menhirs, disposés en 5 rangs et orientés comme à Carnac, Est – Ouest, on peut supposer que le paysage était autre il y a quelques millénaires… oui car aujourd’hui les pierres sont toutes couchées,

Pierres couchées de Pleslin Trigavou


elles devaient être levées à l’époque. Du coup, le site ressemble bien à un Champ de Roches, c’est son nom, et est moins impressionnant que si toutes ces tonnes étaient debout…

Comment sont-elles arrivées là ces pierres ?

C’est l’éternelle question, le suspense du néolithique… mais j’ai un indice : le Mont Saint Michel…

Ah bon, il existait déjà ?!

Voilà l’histoire complète : Des fées devaient transporter des pierres pour bâtir le Mont-Saint-Michel. Fatiguées –c’est lourd-, elles s’en débarrassèrent ici, au Champ des Roches.

Juste à côté, une collection de chênes (pleins d’essences différentes) rappellent que les menhirs sont aussi le domaine des druides

Plus tard vers 300 ans av. notre ère, les Celtes vont réutiliser les édifices mégalithiques issus des peuples néolithiques : Le Champ des Roches va être le théâtre de nouvelles croyances, qui vont donner naissance à certaines légendes et mythes qui ont subsisté jusqu'à encore voilà quelques décennies. Les druides, prêtres tout-puissants y officiaient. En ce lieu, se célèbrèrent sans doute des cérémonies rituelles qui pourraient aujourd'hui nous paraître étranges voire cruelles. Par ces rites les Celtes cherchaient à communiquer avec le surnaturel et l'Autre Monde.

Chênes et menhirs


En face, il y a une grande aire pour perpétuer la tradition ?

Vers 1850, une tradition très ancienne, conduisait les habitants de Pleslin à rendre hommage au Champ des Roches, le jour de la Saint Jean et de la Saint Pierre. Aux gens de la commune se joignaient des visiteurs venus de plus loin.Ces fêtes se traduisaient par des banquets et des feux de joie allumés le soir : elles devaient prendre une forme relativement païenne, car les prêtres de la paroisse s'efforçaient vainement de faire cesser ces rites.


Bon, alors la fête des mégalithes, c’est pour quoi selon vous ?

Lisez cet article en anglais : The menhirs of Pleslin-Trigavou, Brittany, France



Grimper aux arbres à Rennes : le parcours aventure de Forêt Adrénaline

Au parc des Gayeulles, on n'arrête pas le progrès !!! Il y avait des arbres, il y a maintenant des parcours de grimpe pour les aventuriers acrobates qui aiment être loin du sol ...
Des vacances d'avril jusqu'à la Toussaint, vous pouvez tous les après-midis grimper aux arbres (hors vacances,c'est ouvert les mercredi, samedi et dimanche). Tout cela avec le bémol de la météo, évidemment... La pluie battante ou les vents à décorner les boeufs sont en général des jours de chômage technique !

L'accueil c'est la petite cabane en bois dans le fond de la fôrêt


Dès 2 ans, les enfants peuvent s'y mettre (Mes cobayes avaient 3 ans et demi et 5 ans... ils ont fait le parcours pour les 2-4 ans). Très vite, les petits sont autonomes et se gèrent tout seuls (même les plus jeunes). Pas de danger qu'ils ne tombent puisqu'ils sont sécurisés par baudrier et mousquetons... (qu'ils doivent décrocher et accrocher au gré de leurs promenade dans les airs). A cet âge là, ils apprennent vite et n'ont pas le vertige.

Plusieurs autres parcours sont possibles : pour les 5-8 ans, un autre pour les 9-13 et ensuite pour les plus de 14 ans. Les activités sont payantes (les tarifs sont sur le site...).

Grimpe d'arbres à Rennes


C'est un spécialiste, Forêt adrénaline, qui fait tout : ce ne sont pas uniquement des animateurs de grimpe d'arbres, ce sont aussi des concepteurs d'espaces d'aventure : ils ont déjà ouvert plusieurs parcs dans la région : le 1er à Carnac dans les années 2000... et il y a peu à Betton, tout près de Rennes.

Accro dans les branches de Rennes


Pas de panique si vous êtes "coincé" sur votre pont de singe ou si la tyrolienne qui passe au dessus du lac vous affole ! Les encadrants, des professionnels, vous aident dans votre parcours.
Forêt adrénaline propose aussi des séminaires d'entreprises, des "ateliers acrobatiques insolites" (pour découvrir ce dont vous êtes capable, vous et votre chef !), ou plutôt comme il l'indique sur le site pour créer une ambiance "fédératrice" qui valorisera "les capacités de vos collègues ou collaborateurs" et qui renforcera l'esprit d'équipe de votre société. Vous pouvez aussi y fêter les anniversaires ... ou tout ce que vous voulez...

Bref, ce sont des pro de la nature, de l'animation et des loisirs qui s'occuperont de vous. L'entrée du parc est près du camping des Gayeulles... Vous verrez, il y a plein de choses accrochées dans le bois...

Encore un mot... Que les amoureux de la forêt se rassurent, les professionnels de ce type de loisirs sont des amis des arbres : ils font tout pour éviter de les abimer (c'est quand même le gagne pain de ces constructeurs de parcours acrobatiques), et pour ne pas gêner leurs croissances (les troncs vivent pendant que vous leur grimpez dessus !). Ils tentent de limiter l'impact de leurs équipements sur la nature et l'environnement. En tout cas, c'est ce qu'ils vous assurent !

Lire cet article en anglais : Climbing trees in France : Forêt adrénaline

Parc loisirs en forêt de Villecartier en Bretagne

La forêt de Villecartier, à quelques encablures de Fougères (à Bazouges la Pérouse), couvre plus de 1000 hectares de hêtres, de chênes et de houx.
Cette futaie a abrité des épisodes historiques... majeurs... refuge quand les Normands ont envahi la Bretagne, terre d'affrontement entre les Chouans et les Républicains... Elle a aussi été le lieu de vie et de travail des sabotiers... jusqu'au début XXè siècle...

Cette forêt aujourd'hui est un lieu de loisirs pour la famille... Les dimanches ensoleillés d'hiver, c'est un endroit très agréable... Peu de monde, randonnées en familles avec enfants oncles, tantes et grand-parents, circuits à vélo pour les cyclistes, balades de quelques maîtres et maîtresses qui veulent faire faire de l'exercice à leurs chiens, et enfin promenade en musique... Bref, de la rando pour tous...

Etang de Villecartier à Bazouges la Pérouse


Des sentiers bien balisés vous invitent à la découverte du paysage, de la nature et du patrimoine. Vous pouvez aussi jouer l'aventure et vous perdre au gré des chemins forestiers... et vous retrouver nez à nez avec des chaos de pierres, des arbres remarquables...

Des aires de jeux pour enfants clôtureront la promenade en beauté...

Aire de jeux pour enfants


Dimanche pour les petits


Si c'est l'exercice qui vous motive... je vous conseille le parcours sportif (C.R.A.P.A) dans la forêt avec des étapes plus physiques... Tout ça c'est gratuit...
La crêperie est ouverte aussi les dimanches d'hiver... pour se réchauffer après tant d'activités...

L'été et les week end d'avril à septembre, la forêt se transforme en parc de loisirs avec des activités payantes.
Au milieu de la forêt, sur l'étang de Villecartier (3 hectares) , le port miniature est le départ des croisières en modèles réduits électriques, qui promènent 2 à 4 personnes pendant une vingtaine de minutes... bateaux à aube, chalutiers, ferries, remorqueurs et pédalos.

Port miniature de la forêt de Villecartier


Pendant la traversée, vous admirerez des répliques de la Tour solidor... des phares.... et autres merveilles bretonnes.
Le port est ouvert tous les jours en juillet et en août. Le week end et les jours fériés d'avril, mai, juin et septembre.

Et puis il y a les parcours accrobatiques dans les arbres, Récré nature, au parc des Grands chênes... Vous pourrez voler d'arbres en arbres, glisser avec des tyroliennes, traverser des tonneaux ou des ponts de singes... Tout cela au milieu de la nature... On peut sans problème y passer la journée...

Accrobranches en forêt


Pensez à prendre la tenue adéquate, le reste du matériel est fourni.

Il y a deux types d'activités distinctes : un parc conçu pour les enfants avec 3 circuits de difficultés différentes... Il est accessible pour les plus jeunes dès 5 ans.
Le parc adulte est accessible aux enfants dès 10 ans sous la responsabilité d'un grand. Par contre, l'enfant doit avoir une taille minimum de 1,40 mètres... Plusieurs parcours de niveaux variés sont possibles.

Recre nature


L'ouverture de l'accrobranche en été : tous les jours en juillet et en août. Et le week end et les jours fériés en avril, mai, juin et septembre.
Après votre stage d'aventurier sportif dans les cimes, vous êtes bon pour passer la nuit dans les arbres, dans les cabanes en bois de la région !

Lire cet article en anglais : Forest of Villecartier leisure park in France

Arbre remarquable de mille ans : le chêne à Guillotin

En vous baladant dans la région de Brocéliande, vous pouvez admirer sur cet arbre millénaire...

Chêne millénaire


Je m'appelle Eon Guillotin et j'ai mille ans. Je suis un chêne pédonculé, de plus de 20 m de haut et de près de 10 m de circonférence.
Je suis né lors d'un des passages de la comète de Halley... en 1144, mais je m'en souviens à peine, c'est si loin et j'étais si jeune..
Oui, c'est l'ermite Eon qui m'a baptisé... Il s'était réfugié dans la forêt de Brocéliande. Il a vécu dans mes jeunes branches comme un bandit de grands chemins avant de finir dans un cachot à Reims en 1148...
200 ans plus tard en 1352, j'ai vu cette bataille fratricide entre Bretons, la bataille de Mauron qui a opposé les Français aux Anglais... ou celle (du même genre) qui a eu lieu en 1364 et qui a opposé à nouveau nos compatriotes...
Jusqu'à ce combat en 1370 où le seigneur Du Guesclin assiège le château de Comper et le met à feu et à sang... Château qui sera démantelé en 1598 sur les ordres du roi Henri IV de visite en Bretagne.(Allez le visiter d'ailleurs, c'est pas loin...).

Pendant la Révolution Française... j'ai sauvé la vie d'un homme Guillotin. C'est de là que vient mon deuxième baptème ! Il ne faisait pas bon être croyant à l'époque. Le prêtre Guillotin pourchassé par les Sans Culottes se cacha dans mon tronc. Les Bleus (les soldats anti-cléricaux) arrivèrent devant mes entrailles rendues invisibles grâce au travail énorme d'une araignée qui y avait tissé sa toile. C'est Notre Dame de Paimpont qui s'était transformée en insecte pour sauver notre curé.



Si vous saviez... toutes les complaintes d'amoureux que j'ai entendues, les premiers baisers que j'ai pu voir, les chouettes que j'ai portées, les coups de tonnerre que j'ai supportés, tous les garnements qui m'ont escaladé, les vaches qui ont cherché à se protéger du soleil (la canicule de 2003, ca vous dit rien), les oiseaux que j'ai hébergés et toutes la naissances auxquelles j'ai assistées, les chiens qui se sont soulagés, les menaces des menuisiers qui me voient déjà en tables ou en parquet...
Ma vieille écorce marquée par le temps pourrait raconter encore tellement de choses...


Lire cet article en anglais : Millenium tree in France : the Guillotin oak

L’île aux trente cercueils : le film cliché de la Bretagne

Vous voulez du cliché et du bon cliché décalé, qui date des années 70… courez, oui, oui, courez louer le DVD de L’île aux trente cercueils. J’avais vu une partie de la série enfant, j’en avais un souvenir épouvanté et une grande frustration car je n’avais jamais vu la fin. J’y pensais de temps en temps, l’ambiance m’avait terrorisée. Je me rappelais d’images dans une île, au bord d’une falaise, du vide, de gens qu’on jette, bref j’avais été traumatisée.

l'Ile aux 30 cercueils


Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70

les folles de Sarek


Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !

Tourisme dans la forêt de Brocéliande : l'église de Tréhorenteuc

L'église de Tréhorenteuc n'est pas comme les autres. C'est grâce à l'abbé Gillard. L'autorité ecclésiastique avait décidé d'envoyer un jeune abbé un peu fantasque et contestataire – ses idées de tolérance n'étaient pas appréciées - dans la paroisse la plus "reculée" de ce diocèse morbihanais, afin que certainement la dure vie des campagnes le ramènent à des idées plus acceptables.
Il hérite d'une église en piteux état qu'il décide de rénover... à sa façon (1942-1953) et d'en faire ce qu'elle est aujourd'hui : une église originale où les croyances se croisent ... la légende arthurienne, le monde celte et le christianisme. L'abbé Gillard considérait que ces trois mondes devaient se rencontrer... Le mythe du Graal lui a permis de les rapprocher.

Les références aux chevaliers de la Table Ronde ne sont pas très étonnantes quand on sait que cette petite commune d'une centaine d'habitants est située tout prés de la forêt de Brocéliande, lieu associé à leurs épopées.

La table ronde


Le monde celte a laissé de nombreuses traces en Bretagne... (les druides, ça vous rappelle quelque chose... ils se rassemblent tous les ans dans la forêt)...
Quant au christianisme, il est partout (les croix de pierre jalonnent les chemins bretons).

Vitrail de l'église de Tréhorenteuc


Ce n'est peut être pas, non plus, un hasard .... si Henri Gillard a été chargé de la paroisse de Tréhorenteuc. En breton, Tréhorenteuc signifie... le pays de la charité... tout un programme en lien avec les idées de l'abbé, idées qu'il va mettre en images dans cet édifice.

L'abbé Gillard


L'entrée de l'église est pleine d'interrogations : la porte est en dedans (de soi, à nous de la découvrir...) est gravé sur le porche.

La porte est en dedans


L'intérieur est tout aussi truffé de symboles et d'interrogations. Aidé par deux prisonniers allemands, l'un menuisier fabrique la voute et les bancs, l'autre, peintre est à l'origine de certaines des illustrations de cette chapelle.

Vous pourrez voir la fée Morgane (qui habite tout près, dans le Val sans Retour) immortalisée dans l'église avec les chevaliers de la Table Ronde

Morgane et les chevaliers


ou la Cène (le dernier repas du Christ revisité) ...

La cène et les chevaliers de la Table Ronde


L'église, qu'on appelle aussi la chapelle du Graal, est dédiée à Sainte Onenne, la patronne de Tréhorenteuc. Vingt-deuxième enfant de Judicaël roi de la Domnonée, au VIIè siècle, (un des royaumes de l'Armorique), Onenne est née tout près d'ici, à Gaël. Elle ne veut pas d'une vie de princesse et s'engage comme servante dans une ferme. Elle est représentée sur les vitraux avec des oies. Très pieuse, elle n'a pas fait de miracles mais ses qualités (piété et bonté) l'ont élevé au rang de sainte. Une sainte bretonne...

Si vous voulez encore mieux comprendre l'édifice et tous ses secrets, rendez-vous à l'office de tourisme situé devant l'église, qui propose brochures et visites guidées pour appréhender cet univers original.
Cette petite excursion est l'occasion d'aller voir le manoir des Rues-Neuves (qu'on appelle aussi le château de Gerwan, prince breton du IXe siècle). Classé Monument Historique, le bâtiment est privé et ne se visite pas.

Manoir des rues neuves


Ou de faire du tourisme légendaire : découvrir la forêt avec le Val sans Retour (maris menteurs, amants sans scrupules, abstenez vous : la fée Morgane y emprisonne les hommes infidèles), de vous rendre devant l'Arbre d'Or, (l'arbre vestige des incendies de la forêt de Brocéliande), de vous balader dans les sites mégalithiques comme le Tombeau des druides ou le siège de Merlin..., de visiter l'abbaye de Paimpont, le chène à Guillotin ...



Lire cet article en anglais : Tourism in the French forest : visit the church of Trehorenteuc

Ferme pédagogique, mini-golf ou balançoires... Les loisirs de plein air au parc des Gayeulles à Rennes (Bretagne)

Ce parc est situé au nord-est de Rennes. On l'appelait jadis le Parc des bois, ce n'est pourtant pas la fin de la forêt de Rennes mais une création. En 1967, la ville de Rennes décide de créer un parc qui n'ouvrira qu'une dizaine d'années plus tard quand les arbres auront un peu grandi.

La forêt à rennes


Très vite le parc prend de l'ampleur, on y ajoute d'autres terrains et une ferme, les Basses-Gayeulles qui finalement baptisera le lieu. Ce parc fait 100 hectares (c'est le plus grand parc de Rennes). On a l'impression, par endroits, d'être à la campagne...

Paquerettes sauvages


Et par moment, d'être en ville... on peut y faire tout plein de choses... Des terrains de football, des terrains de tennis (02 99 36 59 71) et de squash sont prévus pour les passionnés de petites et grosses balles. Les golfeurs amateurs peuvent s'essayer au mini-golf (tarifs très raisonnables : ça tourne autour de 2 euros). Les amoureux de glisse ne sont pas en reste : chaussez vos patins et testez la patinoire... Les férus de grande bleue pourront, toute l'année, profiter de la piscine ou plutôt de l'espace aquatique ludique.
Dans le parc, rien ne vous empêche de faire de la balançoire ou du toboggan ou encore votre traditionnel jogging dans la nature...

cerisier en fleurs au parc des gayeulles


Et il y a aussi une ferme pédagogique, où les enfants font des activités « comme à la ferme » avec les animaux qui vont avec ! Des lapins, des poneys, des chèvres, des poules et des canards...
Ouverte depuis 1978, les enfants y viennent avec l'école ou le centre de loisirs : ils peuvent jouer à la ferme, participer aux activités quotidiennes : changer la paille des litières, donner à manger aux bêtes ou quand c'est la saison presser les pommes pour en tirer un jus précieux.... Vous pouvez venir avec la famille pour une visite libre : le mardi, le jeudi et le vendredi de 16h30 à 18 heures et faire un petit tour dans la ferme pédagogique : les portes sont ouvertes ! (Ferme pédagogique des basses Gayeulles, rue du professeur Maurice Audin, dans le parc des Gayeulles, Tel : 02 99 36 71 73).

S'il y a un endroit pour camper à Rennes, c'est ici, le camping des Gayeulles : un 3 étoiles ouvert toute l'année (Rue Maurice Audin, 35700 RENNES, Tél : 02 99 36 91 22).

Camping de Rennes


Lire cet article en anglais : Camping with children in France in the capital of Brittany

Visiter un jardin en Bretagne : le parc floral et ses chambres d'hôtes

Vous aimez les fleurs, vous aimez les arbres, les parcs floraux et les jardins aménagés. Le Parc Floral de Haute Bretagne, que j'ai visité au milieu du printemps, va vous plaire. Si son nom n'est pas très poétique, les 20 jardins thématiques du parc le sont beaucoup plus.
Situé à une dizaine de kilomètres de Fougères , ce parc crée à la fin du XIXè siècle vous accueille de mars à novembre (Parc Floral de Haute Bretagne, La Foltière - 35133 Le Châtellier tél : 02 99 95 48 32).

Fleurs oranges du pommier du japon



L'avantage de ce type d'excursion, c'est que le paysage change tout le temps. Selon la saison, vous visiterez un jardin aux couleurs différentes...
- Le printemps correspond aux floraisons des camélias, des narcisses. A la fin de la saison, en mai, les amateurs de rhododendrons seront ravis par les 800 pieds plantés dans le jardin.
- L' été , ce sont les rosiers, les hortensias, les lotus ou les lis qui colorent le parc.
A l' automne , les asters et les cyclamens, les liquidambars ou les feuilles orangées des érables finissent la saison.
Amateurs et jardiniers, choisissez votre mois !. Ou prenez un abonnement.
Bien évidemment, de nombreuses autres variétés de plantes, fleurs et arbres (dont j'ignore le nom) poussent dans ce jardin et enchantent les visiteurs.

Magnolias


En une bonne heure et demie, on parcoure les 25 hectares de verdure... J'ai traversé des forêts de bambous (de toutes les couleurs), des allées de roses ou côtoyé des magnolias... Chacun des jardins a sa spécialité : gentianes, pommiers du japon ou camélias... Et chacun y trouvera son bonheur.

Les enfants (3 ans et demi et 4) sont un peu petits pour en profiter... même s'ils ont aimé se perdre dans le labyrinthe. Ou adoré testé l'équilibre du pont suspendu. Par contre, il était trop tôt dans la saison pour profiter des plantes carnivores ... Dommage. Une serre propose d'acheter des plants des plantes que vous avez vues...

Rhododendrons rouges


Le parc propose aussi des locations de salles pour entreprise ou pour les mariages...

le manoir de la Foltière


Ou des chambres dans le Manoir de la Foltière ... Elles sont au nombre de 5 et baptisées avec des noms d'artistes... Renoir, Degas, Monet...
Tout est sur leur site... et si vous réservez tôt, c'est moins cher...

Avis aux organisés !!!



Lire cet article en anglais : Visit a garden in Britain : le parc floral de Haute Bretagne

Menhirs, dolmens, cromlechs et autres cairns en Bretagne : testez vos connaissances

Menhirs, dolmens, cromlec'hs, vous n’y comprenez rien . Voici les réponses que vous attendiez sur tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la culture mégalithique… et en quelques minutes …

1 - Le plus gros menhir de Bretagne pèse plus de 30 tonnes ?
Oui et beaucoup plus même. Le menhir, men en Breton veut dire pierre, et hir long est une pierre unique, dressée. C’est la pierre que transporte Obélix dans son dos. Le plus imposant est à Locmariaquer (Morbihan), il est brisé mais il faisait 21 mètres et plus de 300 tonnes.


obelix et son menhir

2 - Un dolmen est un cercle constitué de différents menhirs ?
Non, c'est pas du tout ça. Le dolmen, en breton, table de pierre, est une construction de pierres : une allée couverte, c’est à dire deux rangs de pierres plantées dans le sol couverts par un toit lui aussi en pierre. Le dolmen a souvent perdu son toit… et a différentes architectures avec un couloir plus ou moins long et une à des chambres rondes, rectangles… la Roche aux Fées (Essé, Ille et Vilaine) en est un bel exemple. Il devait être à l’époque couvert par un tumulus (pierres et terre).

dolmen de la Roche aux Fées


3- Et le cromlec'h, le cairn ?
Le cromlec'h c’est un cercle fait de pierres plantés dans le sol.
Le cairn est une construction en pierre (type dolmen) recouverte d’un tumulus, c’est à dire d’une montagne de pierres qui le cache complètement et qui lui donne l’aspect d’une colline, comme à Barnenez et Gavrinis, deux exemples bretons. Ici c’est celui de Dissignac près de Pornichet, Loire Atlantique.

tumulus de Dissignac



Toutes ces constructions sont édifiées à des époques différentes et avaient vraisemblablement des buts différents. Certaines des pierres utilisées dans les constructions sont décorées (idoles gravées, hache, crosse, motifs géométriques). D’autres ont été couchées au sol ou détruites dès l’époque mégalithique, on ne sait pas pourquoi. A l’époque où le christianisme s’impose en Bretagne les pierres sont utilisées dans les rites paiens et l’église qui se méfiait de ces signes du passé les christianise en y ajoutant des croix ou en les gravant à l’image de leur religion.

menhir de Saint Uzec


4 - Les Egyptiens avaient déjà construit leurs pyramides quand nos ancêtres s’occupaient de transporter leurs menhirs.
Et bien non. Certaines des constructions bretonnes sont beaucoup plus anciennes. Ce n’est qu’en 1950 avec le carbone 14 qu’on a pu précisément les dater. On découvre que les hommes du néolithique les ont construites entre – 5000 et – 2000 avant Jésus Christ alors que les Egyptiens commencent leurs pyramides autour de - 3000 quand nos Paléo-Bretons les abandonnent. On a l’impression que toutes ses pierres sont érigées en même temps mais l’architecture des sites évolue pendant les 3000 ans concernés. Les couloirs sont longs, courts, inexistants, à une ou plusieurs chambres…


menhirs et pyramides


5 - Les menhirs , dolmens et autres constructions mégalithiques ont été construits
a - par les Celtes
b - par les druides ?

a - On les attribue à tort aux Celtes depuis le XVIIIè siècle quand les « scientifiques » de l’époque commencent à s’intéresser à ces drôles de constructions. C’est d’ailleurs de cette époque que date le terme mégalithe (1877, le Robert, monument de pierre brute de grande dimension). ils sont arrivés vers - 500.
b – César parle des druides et de leurs constructions en pierre mais on sait maintenant qu’ils les ont utilisées mais pas érigées

6 – c’est Pantagruel et ses amis les géants qui ont laissé des menhirs un peu partout ?
Oui. Pantagruel a laissé une dent à Saint Suliac (menhir de Saint Suliac, Ille et Vilaine) et un caillou qui le gênait dans sa chaussure au Fort Lalatte, au Cap Frehel ...

7 - Ce sont les Fées qui ont déplacé ces pierres de plusieurs tonnes ?
A la Roche aux Fées, oui mais pas ailleurs.

le travail des fées


Cette civilisation du néolithique n’a laissé aucune trace écrite et les archéologues supposent avec ce qu’ils découvrent au gré des sites. Ces hommes maîtrisaient l’agriculture, étaient donc sédentaires, organisés. Un chef devait les diriger et demander l’aide d’autres communautés environnantes pour bâtir ces monuments. Ces mégalithes supposent une société avec des « géologues » (les pierres ne sont pas choisies par hasard et viennent de loin, de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres. A Stonehenge, plusieurs types de pierre sont utilisées , certaines originaires de plus de 210 km), des « ingénieurs » pour l’architecture des monuments, des « astronomes » pour l’orienter par rapport au soleil. Plusieurs expériences ont été menées pour déplacer ou lever les pierres. En 1979 à Stonehenge, une centaine d’hommes sont arrivés à tracter une pierre de 32 tonnes, posée sur des rondins de bois et tirée par des cordes végétales. Pour la lever, il fallait une soixantaine d’hommes qui la faisaient glisser dans un trou préalablement creusé et qui la calaient ainsi.
Quant à la façon dont ils extrayaient les énormes blocs des carrières, les théories disent que les hommes devaient introduire des coins de bois dans les anfractuosités des blocs de pierre, qu’ils les faisaient ensuite gonfler d’eau ce qui fissurait le bloc et détachait la pierre. Il fallait certes être patient.

8 - L’architecture mégalithique n’existe qu’en Bretagne ?
Non, mais la Bretagne avec Carnac est le spot mondial pour le nombre de pierres (près de 3000 mais on pense qu’il y en avaient beaucoup plus à l’époque , on parle de 10000). Il en existe ailleurs dans le monde. On en a trouvé en Colombie ou dans les Célèbes. Et il existe plus près, en Europe, des constructions en pierres monumentales impressionnantes en Corse, en Sardaigne, aux Baléares, à Malte…

9 - Il ne reste plus que 5 à 10% des menhirs qui existaient en Bretagne ?
Oui. Au XIX è siècle avec l’essor des sociétés savantes qui veulent étudier le passé et le mégalithisme, de nombreux sites vont être bouleversés. Les fouilles alors étaient très destructrices, on démontait les tumulus pour voir ce qu’il y avait dedans. Et on le rasait. Parallèlement et ce depuis toujours, les particuliers cherchaient des pierres pour construire leurs maisons, les constructions de routes ou de chemin de fer ne s’encombraient pas de notions patrimoniales.

10 - On ne retrouve pas d’ossements sous les pierres bretonnes parce que ce ne sont pas des tombes.
Ce sont souvent des tombes individuelles ou collectives mais on ne retrouve pas d’ossements en Bretagne car le sol est trop acide et a fait disparaître les os. Si on a rarement retrouvé des ossements, on a par contre retrouvé des pendeloques, perles, haches, flèches, lames, silex, pendentifs…

11 - Et à quoi ça servait, toutes ces pierres ?
Ben on n’en sait rien , on suppose qu’elles avaient un but religieux. Les menhirs ou les alignements sont orientés par rapport au soleil, on a pensé à des calendriers solaires, des repères temporels pour le travail des champs… Les dolmens ou les cairns étaient des tombes… Vous avez des idées…

Vous voulez en savoir plus : les mégalithes : pierres de mémoire, JP Mohen, Gallimard Jeunesse.

Lisez cet article en anglais : Menhirs, dolmens, cromlechs megaliths here is the quizz you're looking for

Visite au pays de la Roche aux Fées (suite) : déguster du pain paysan bio en Bretagne

A l’heure où on restaure de nombreux fours à pain dans les campagnes bretonnes, essayez le pain de fagots et froment. En continuant vers Essé , vous trouverez un panneau vers le Theil (D99) et un indiquant Fagots et Froment ( Le Rozay 35150 Essé - 02 99 47 04 26).
Ils font un très excellent pain bio au feu de bois...


C’est une ferme convertie à l’agriculture biologique. En arrivant devant la ferme il y a un petit parking,

fagots et froment


on voit les fagots alignés contre la haie du champ. A l’accueil vous voyez les chariots remplis de pain et entendez les fours qui crépitent.

l'accueil de fagots et froments


C’est une histoire familiale qui se joue ici. Les enfants, qui ont repris la ferme, expliquent qu’ils ont repris le savoir-faire paysan de leurs parents, qui faisaient comme dans toute ferme, eux mêmes leur pain dans le four.

Les fours sont alimentés par les fagots des haies environnantes. Vous connaissez les drôles de paysage de bocage breton avec leurs haies d’arbres moignons. Eh bien ici l’histoire des paysans expliquent le paysage. Le paysan locataire n’avait pas la jouissance des troncs d’arbres. Il était uniquement autorisé à couper les branches en hiver, ce qui les rendait impropre à tout travail de menuiserie par la densité de nœuds qu’ils avaient. Et vous en voyez encore des traces aujourd’hui dans ces rares haies d’arbres vilainement étêtés, qui demeurent après les remembrements successifs.


haies bretonnes



Le pain est fait avec de la farine bio de froment (le blé c’est du froment) produite notamment sur leurs terres. Les exploitants de la ferme essayent de réintroduire ces blés cultivées depuis des siècles. Ils expliquent dans leur site que leur farine a un gluten plus digeste et que d’après certaines études, les molécules de gluten des variétés anciennes étaient mieux tolérées. Intéressant pour les allergiques au gluten, non ! En plus, la farine est obtenue grâce à une meule de pierre. Le pain est pétri à la main , repose et est cuit au feu de bois dans l’un des trois fours de la ferme. Bref de la culture à la réalisation, presque tout est fait sur place. Vous avez dit développement durable



pain paysan


Le seul problème (si c'en est un!), ce sont des pains d’un kilo, (4 € le kilo ce qui ne fait pas cher pour un pain bio, ça fait la baguette à 80cts). Même s’il vieillit bien, ça fait quand même une bonne quantité de pain à manger. Il y en a en farine blanche et d’autres, en semi complète. Tout chaud et légèrement fariné, il est excellent.

C’est ouvert tous les jours de semaine de 10h à 18h et le samedi matin de 10 à 12. Ils vendent aussi sur des marchés de la région (de Nantes à Saint Malo) et dans les magasins bio. Allez voir leur site http://www.fagotsetfroment.com/Points-de-vente.

Vous pouvez aussi commander de la viande, qui elle aussi est bio. L’un des fils élève des vaches de race Parthenaise et en propose en vente directe une fois par mois. La viande est vendu en caisses de 6, 8 et 12 kg, de 12 € le kg pour le bœuf, à 14 pour le veau. Les caisses de 6 kg sont des petites caisses qui tiennent sans problème dans un petit congélateur.
Si vous voulez vous marier dans l'année, continuez vers le Theil et arrêtez vous dans la petite chapelle Notre Dame de Beauvais à la sortie du village direction Sainte Colombe.

chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


Notre Dame de Beauvais ou Notre Dame de la Charité est pleine d’ex-voto, possède de beaux vitraux et a une architecture toute en rondeur. Un beau calvaire sculpté d’une Vierge à l’enfant (XVème siècle) est situé à sa droite. Et ceux qui baisent le pied du calvaire se marient dans l'année !


calvaire de la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


et sur son portail une inscription rappelle sa date de création 1481.


l'inscription sur la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


C’était alors une chapelle frairienne (célébration de la fête patronale du village), elle a été reconstruite fin XIXè s. On y vient encore en pèlerinage pendant la Visitation. Elle devait faire partie d’un pèlerinage qui donnait 100 jours d’indulgence (cf Chapelle Sainte Anne de La Selle Guerchaise) à ceux qui le faisaient.
Si vous voulez finir votre balade par du néolithique, continuez vers Sainte Colombe et cherchez le menhir de Rumfort que les fées de le Roche aux Fées ont laissé tombé dans leur précipitation…

Lisez cet article en anglais : Visiting the surroundings of La Roche aux Fées (Brittany) : taste a local bio bread

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