Films documentaires sur les producteurs de lait en Bretange


Documentaire sur les éleveurs laitiers en Bretagne : HERBE de Olivier Porte et Matthieu Levain

Ce film présente deux systèmes d’élevage laitier : le premier avec des vaches qui mangent … de l’herbe (et oui, les vaches ont depuis les années 70 changé de régime alimentaire!) et le second où les ruminants reçoivent, grâce à leur carte de cantine (puce électronique dans l’oreille), une ration d’aliments correspondant à leurs performances laitières.



On découvre deux mondes qui s’affrontent : le système herbager, les vaches vont paître dans la prairie (c'est gratuit), les éleveurs ont de petites exploitations, ne touchent pas d’aides et ont pourtant de bons rendements laitiers et de bons revenus.
L’autre système, beaucoup plus fréquent, même très majoritaire, élève des vaches qui mangent le maïs cultivé sur la ferme (c'est cher -semences, engrais, pecticides,matériel agricole, stockage... et demande beaucoup de travail) et le soja (OGM, importé du Brésil, qui n'est pas non plus gratuit). Ces éleveurs ont de grosses exploitations, beaucoup d'animaux, beaucoup d'hectares, beaucoup de matériel, beaucoup de produits phytosanitaires, beaucoup de conseils... et beaucoup d'aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

Pendant 76 minutes, chaque partie a la parole et explique son mode de fonctionnement. Les premiers suivent les principes du Centre d’Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome (CEDAPA). Le fondateur André Pochon et différents adhérents rappellent qu’une vache mange de l’herbe et que l’élevage intensif actuel l’en a privé. Ces fermiers ont fait le pari « insensé » (selon les seconds éleveurs) de nourrir leurs vaches à l’herbe. A.Pochon et son exploitation 100% écolo a même convaincu l'INRA,
Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.


Dans l’autre ferme, plus grosse, plus grande et plus peuplée (plus de vaches), on assiste à une course à l’agrandissement, à l’achat de matériel, de céréales, aux emprunts… Avec des conseillers qui favorisent cette course…

Les premiers paraissent heureux tant de leur vie que de leurs revenus. Les autres semblent angoissés par l’avenir (prêts, matériel agricole à changer, parcelles à acheter pour pouvoir tenir, vaches à acquérir pour augmenter les rendements… qu’ils doivent financer).

Face à ces paroles, on a COOPAGRI qui donne son avis, un producteur bio et des petites phrases écrites sur l’écran qui distillent des informations tout au long du film.

Ce road movie donne la part belle à l’agriculture durable (les CEDAPA) et explique le tournant pris dans les années 70. Avec un titre pareil : HERBE, on imagine bien de quel côté penche la balance. Et on (ou plutôt je) ne comprend pas bien pourquoi la profession n’est pas convaincue par le système herbager ??? Ou alors je n'ai vraiment rien compris.
En sortant, j'avais envie d'avoir encore plus d'info... C’est quand même de notre alimentation qu’on parle… Les fermes CEDAPA peuvent se visiter... Je vais bientôt aller y faire un tour...

Pourquoi ne pas lire aussi :


Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo

Le week end de la Pentecôte a son rituel à Saint Malo. Le festival Etonnants Voyageurs. Ce n’est pas un rassemblement touristique ou une foire aux guides de voyages que vous allez trouver mais un festival international du livre et du film qui persiste et signe depuis maintenant une vingtaine d’années.

Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.

Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.

Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).

Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.

Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!

Les paysans bretons des années 1960-70 : souvenirs d’une Bretagne rurale

Rougir d’être paysan (éditions OUEST-FRANCE) est un livre de souvenirs de deux fils de paysans du Morbihan. Chaque chapitre rappelle le quotidien dans les campagnes bretonnes des années 60.

rougir d'etre paysan


C’est la fin du monde rural breton, le début de la modernité et l’on partage les sentiments ambiguës de ces deux enfants, les frères Gicquel,

Joseph Gicquel

Michel Gicquel


tiraillés entre la honte d’appartenir au monde paysan de leurs parents et l’envie de partager la vie citadine des copains d’école.

On y découvre un monde qui n’est pas si vieux (une petite cinquantaine d’années) : les moments autour du verre Duralex, le couteau qui « signe » par une croix le pain avant de le couper, l’ennui des enfants le dimanche, l’onglée et la résistance au mal des paysans, la mort… De nombreux épisodes du quotidien dans une ferme bretonne sont évoqués dans ce livre qui font ainsi revivre la dure vie d’un monde rural disparu.

Et puis il y a aussi le passage sur la nourriture de la ferme qui, aujourd’hui à l’ère du bio et de la recherche du produit authentique, semble un clin d’œil.
« L’ordinaire alimentaire paysan était aussi source de honte. … Nous tranchions les tartines dans d’opulentes miches rondes de 6 livres (3 kilos) de farine grise cuites dans le rustique four du paysan voisin quand ils [les copains citadins] mâchaient la mie blanche et moelleuse de longs pains blancs sortis du fournil du boulanger. Les pommes du verger, abondantes, parfois talées ou flétries, composaient le dessert de tous les repas , quand les « villotiers » dégustaient poires, oranges, bananes ou les pommes à peau lisse et immaculée, les goldens qui ouvraient l’ère de l’industrialisation fruitière. Mes jeunes dents avaient du mal à croquer le chocolat à cuire quand ils se délectaient de plaquettes de chocolat au lait. »

Le dernier chapitre est surprenant et sympathique. Pour moi, quadragénaire qui ne suis pas issue d’une famille paysanne, j’ai revécu des moments que j’avais oubliés par la lecture de ces écrits.

Bande dessinée en Bretagne : l'épervier de Patrice Pellerin

Vous passez vos vacances en Bretagne. Dans certains lieux d'hébergement, on vous propose des livres et notamment des bandes dessinées se passant dans votre lieu de villégiature. Relaxez-vous et détendez-vous en lisant une bonne BD dessinée par un Brestois et se passant dans le Finistère...

L'intégrale de Pellerin


L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.

Le corsaire du roi


L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.

L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!

Dessins de Pellerin


Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...

Couverture de l'épervier


Bonne lecture.

Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...

Festival de cinéma à Rennes : Travelling Junior ou Travelling

C'est quoi Travelling Junior ???....

- Une programmation de qualité pour les enfants, des films et des courts métrages que l'on a rarement la chance de découvrir dans les salles de cinéma.... classiques.
Le grand écran, c'est quand même mieux que le DVD...

- Une compétition pour gagner l'éléphant d'or avec un jury de jeunes spectateurs amoureux du cinéma.
Si tu as entre 8 et 10 ans, et que tu souhaites faire parti du jury de Travelling Junior, prends ta plume et critique un film (en bien ou en mal). Envoies ton article à l'adresse suivante Clair Obscur / L'Eléphant d'Or 5, rue de Lorraine - 35000 Rennes et tu seras peut être sélectionné pour faire parti du jury...
Les critiques de cinéma n'ont qu'à bien se tenir....

L'association clair obscur , qui organise le festival, fait toute l'année, un travail d'éducation à l'image avec le jeune public. Et Travelling Junior couronne le tout par des récompenses...
Avec des lycéens, des ateliers autour de films faits avec un téléphone portable, les Pockets Films : une programmation et une compétition (avec le Pocket Film festival et le Forum des images de Paris) récompense le meilleur et un prix est remis par les lycéens bretons.
Ateliers autour des vidéos dans les blogs...

Le collège n'est pas en reste puisqu'il y a aussi une compétition sur les courts métrages autour de la ville célébrée par le festival des Grands (Istanbul).

L'association propose des formations au cinéma pour les enseignants et les bibliothécaires.

Mais, vous ne connaissez pas le Travelling des Grands !!!

Ca tourne... et ce depuis plus de 20 ans... L'idée de l'association clair obscur est de mettre en lumière par le cinéma une ville... Et on découvre ainsi les films du pays de la ville concernée mais aussi de partout ailleurs. Cela permet de revoir certains classiques, mais aussi des films totalement inconnus et des films en compétition... C'est un succés à chaque fois... Faites la queue pour aller voir une séance, vous verrez !

Avec plus de deux décennies d'existence (1989), le festival a évolué et les programmations se sont enrichis. S'ajoutent aux projections, des conférences, des expositions et des cinémas en dehors de la ville de Rennes : Acigné, Betton, Bruz, Chartres de Bretagne et Cesson Sévigné. Une compétition clôt évidemment le festival avec une remise des prix et la découverte de la prochaine ville... Il y a déjà eu Lisbonne, Jérusalem, Tokyo, Buenos Aires, New York, Dublin...
Cette année (9 au 16 février 2010), le programme de la ville phare s'articule autour Istanbul.

Mais, au fait, c'est quoi un travelling :
1- un voyage à travers le temps
2- un déplacement de la caméra pendant une prise de vues pour se rapprocher ou s'éloigner du sujet qui est en mouvement.
3- une avancée rapide d'un film.

Recette de matafan végétarien à la mode de Bretagne

Salée ou sucrée, c'est une recette du mercredi à faire avec les enfants. Elle est très facile à préparer avec des ingrédients de tous les jours (oeufs, farine, lait...).

Toutes les variantes sont possibles : matafan végétarien aux légumes émincés tout fins ou bien matafan de la mer avec des miettes de thon ou encore matafan sucré aux fruits.

Ingrédients du matafan :

50 g de farine
2 jaunes d’œufs et les blancs en neige
150 ml de lait
25 g de beurre fondu
Une grande poêle


Mélangez les ingrédients. Ajoutez les œufs en neige. (avec les oeufs entiers, ça marche aussi, mais la texture est moins sympa).
Coupez finement vos légumes et râpez votre fromage. Ajoutez à la pâte.
Versez dans une grande poêle et faire cuire des deux côtés pendant 10 minutes. Mangez avec une salade verte.

Pour la variante sucrée du matafan :
Ajoutez 25 g de sucre à la pâte. Emincez des fruits finement. Ajoutez à la pâte. Même cuisson.

Lisez cet article en anglais : French traditional recipe : vegetarian matafan

Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?

Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...

Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de PlougastelLes gariguettes….

Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...

Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Gariguettes de Plougastel


Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.

C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.

Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.

Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.

C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…

Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Fraise déformée car mal butinée


Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.

Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.

Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?

Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel

Pourquoi créer un blog : petite histoire de Bretagne Buissonnière

Bretagne buissonnière ou www.bretagne-tours.com est un blog d'actualités, de découverte, de loisirs sur la Bretagne. Il est né en 2008...

Au début, cette aventure devait être mon stage de fin d'études... aborder différemment la médiation culturelle, les métiers du patrimoine... utiliser des moyens de communication innovants pour réussir à attirer des visiteurs sur les lieux où oeuvrent les médiateurs... Pas facile...

Et si l'outil était bilingue en plus (la formation ouvrait à ses étudiants les portes de l'Europe), c'était parfait... (mon blog existe en anglais : une grande partie des articles (ceux qui peuvent intéresser un étranger) sont traduits et adaptés à un public d'ailleurs... Yes a blog in English... about Brittan...y.

Très vite, je me suis prise au jeu. La blogueuse, que je suis devenue, a peu à peu évolué dans ce monde virtuel, y a pris goût et réitère dès qu'elle a un peu de temps...

J'aime relater des petits détails sur la vie rennaise, la Bretagne, son actualité, me balader dans des lieux sympathiques, donner mon avis sur des sorties ou des activités pour les enfants, des festivals, des expos, des livres, des films... Bref, tout ce qui a un lien de loin ou de près avec la Bretagne.
Et puis, en plus, ce site complétait bien ma vie professionnelle... (pour les contacts, le blog est une très bonne carte de visite!).

Ca c'était pour les dessous du blog, lisez la suite pour le CV du blog :

Nom de clavier de la blogueuse : LN
Nom Face Book : LN Bretagne Tours
Sexe : féminin
Age du blog : né en 2008... en mai, calculez...
Age de la blogueuse : autour de la quarantaine
Nationalité : bretonne de coeur
Adresse : Bretagne (la capitale s'il vous plait!)
Couleurs préférées : toutes
Signe astrologique : zodiacal, chinois, vous en connaissez d'autres, celte ???
Chiffre magique : c'est magique donc c'est secret !
Enfants: oui deux...
Mari, compagnon, concubin : oui mais un seul...
Profession : Tourisme et compagnie... Loisirs : du plein air qui peut donner prétexte à la cuisine, au bricolage, aux balades, aux lectures, aux films, aux expos.... aux curiositéssss en tout genre et de tout genre....

L’île aux trente cercueils : le film cliché de la Bretagne

Vous voulez du cliché et du bon cliché décalé, qui date des années 70… courez, oui, oui, courez louer le DVD de L’île aux trente cercueils. J’avais vu une partie de la série enfant, j’en avais un souvenir épouvanté et une grande frustration car je n’avais jamais vu la fin. J’y pensais de temps en temps, l’ambiance m’avait terrorisée. Je me rappelais d’images dans une île, au bord d’une falaise, du vide, de gens qu’on jette, bref j’avais été traumatisée.

l'Ile aux 30 cercueils


Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70

les folles de Sarek


Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !

Moulins à marées en Bretagne

Mais à quoi servent les marées ? A moudre de la farine, pardi !
- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
- Y en a -t-il ailleurs ?
- Depuis quand ces moulins existent ?
- Comment ça marche ?
- Où peut on en voir ?

- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
La Bretagne est une terre d'abers... d'estuaires en quelque sorte. Et celles-ci sont fort précieuses pour nos moulins. A chaque marée, la mer les envahit puis les délaisse et c'est ce mouvement de marées qui est à l'origine de l'énergie des moulins.

Moulin de Pen Castel dans la presqu'île de Rhuys, Morbihan


- Y en a-t-il ailleurs ?
Il y en a dans les pays à estuaires, le Portugal, l'Espagne, le Royaume Uni, l'Irlande, les Pays Bas et les Etats Unis.

- Depuis quand ces moulins existent ?
On les connaît, en Bretagne, dès le Moyen Age, et il y en eut jusqu’à une centaine dans la région.

- Comment ça marche ?
Le moulin à marée utilise comme énergie la force de la mer. Le principe était simple : on laissait les marées montantes remplir un bassin fermé par une digue. Une fois la marée basse, il suffisait d’ouvrir le bassin et de laisser s’échapper l’eau qui actionnait une roue.

Bassin du moulin de Pen castel


Ce type de moulin demandait un investissement de départ : une digue à construire. Le meunier, par contre, vivait à l'heure des marées et pouvait travailler la nuit.

Meunier tu dors… oui parfois pendant le jour… si j’attends la mer…

Inconvénients de ce système : comme tous les énergies liées aux éléments, elles sont variables. Avec les périodes de vive-eau (marées à forte amplitude) et de morte-eau… Marée importante, bon fonctionnement, petit coefficient de marée, faible mouvement…

Digue du moulin de la vallée de la Rance


Avantage : C'est une énergie renouvelable... La marée revient toutes les 6 heures… Ce n’est pas le cas du vent…

Les moulins pouvaient être alimentés en grains par la terre et par la mer. Les chariots et les bateaux repartaient chargés de farine…

Moulin à marée dans la vallée de la Rance


Petite précision encore. Le moulin implique une pratique artisanale des meuniers. Plus tard on parle de minoterie, ce qui suppose une destination industrielle du monument. L’utilisation des moulins de mer s’arrête avec la Seconde Guerre Mondiale.

Si vous voulez comprendre le phénomène, la maison de la Rance à Dinan explique, à l’aide d’une maquette, le fonctionnement du moulin. La Rance possédait beaucoup de moulins car l’amplitude des marées y est particulièrement importante.

- Où peut on en voir ?
En Bretagne, certains moulins ont été restaurés : dans le Sud de la Bretange, le moulin de Pen Castel dans la presqu’île de Rhuys et dans le Nord, à Bréhat le moulin du Birlot ou encore le moulin du Prat sur la Rance qu'on peut visiter tous les jours en saison et les dimanches et jous fériés sinon… .

Estuaire sans eau dans la vallée de la Rance


Lisez cet article en angalis : Tidal mills in Brittany France

Recette végétarienne de beignets à la feuille de sauge

J'ai goûté aux beignets de sauge chez ma voisine. En amuse gueule à l'apéro, c'est top !

La sauge, vous connaissez... c'est ce petit arbuste à feuilles odorantes qui aromatisent si bien nos légumes... Mais pas que...

La sauge a une réputation de plante médicinale... Elle servait à tout ou presque...si l'on en croit ce dicton...
Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin d'un médecin.
En tout cas, elle était très utile mais, comme il en existe environ 900 espèces, je ne vais pas trop en dire de peur de vous lasser...
On l'utilisait comme plante aromatique, en décoction, contre les verrues, le rhume des foins (on fume les feuilles au XVIIIè siècle !), pour ses propriétés hallucinogènes (ça c'est pour l'autre côté de l'océan, dans le Nouveau Monde)...

Je m'arrête. Et je reviens à mes beignets. Ma voisine a un très beau pied de sauge chez elle, exposé plein sud et est "obligée" de le tailler très régulièrement... Pour le bonheur de mes papilles...

Ingrédients
Une 20e de feuilles de sauge, bien larges et généreuses avec la queue
80 g de farine
1 oeuf
1 cuillère à soupe de lait
7,5 cl de bière
1/2 cuillère à café de farine chimique
Du gros sel.
Une heure de repos

Dans un saladier mélanger la farine, l'oeuf, la levure, le lait, la bière.
Laissez reposer une heure (si vous zappez cette étape, c'est bon aussi).
Faire chauffer l'huile. Elle est suffisamment chaude quand vous versez une goutte de pâte, elle remonte à la surface.
Plongez votre feuille dans la pâte et passez la feuille entre les dents d'une fourchette pour en ôter le surplus.
Plongez dans l'huile. Quand la tige jaunit, sortez et égouttez sur un sopalin. Saupoudrez de gros sel.
Dégustez chaud.
Lisez cet article en anglais : French recipe of vegetarian sage leaves fritters

Les Sites de l'Annuaire