Ceux de 14 spectacle vivant et fresque historique cet été en Bretagne
Par LN, lundi 22 juin 2009 à 12:51 - Expositions et festivals - Tags
Cet été, pendant le mois de juillet, les Carrefours Culturels du Couesnon organisent un spectacle vivant, Ceux de 14.
Comme toujours - ça fait plusieurs années que ça dure -, il s’agit de mettre en valeur le patrimoine local, un bout d’histoire du coin et ses habitants, tout ça à la sueur des bénévoles (un petit clin d'oeil à Jannick que je ne vois plus tellement elle est débordée...). 180 acteurs et figurants locaux participent à cette fresque historique, très réaliste (explosions, et tout et tout…).
L’association Les Carrefours Culturels du Couesnon produit, à peu près tous les 3 ans, un spectacle gigantesque - c'est un peu un Puy du Fou breton - qui prouve que le bénévolat a encore de beaux jours devant lui. Et le concept est intéressant car, à chaque nouvelle version, c’est une nouvelle commune qui organise la manifestation culturelle.
Cette année, c’est à Chauvigné qu’ont lieu les réjouissances (sur le canton d’Antrain , entre Rennes et le Mont Saint Michel). Comptez 10 € pour les enfants de 5 à 12 ans et 14 € pour les grands. Il faut réserver au 02 99 95 03 38 à partir du 1er juin de 17 à 20h.
Des conférences auront lieu avant le spectacle.
Rendez vous en juillet à 22h30 (les 10,11,12,13,17,18,23,24 et 25).
Avant d’y aller, faites donc ce petit jeu… en 8 questions autour du vocabulaire de 14-18…
1 - Pourquoi parle –t-on de la Grande Guerre ?
C’est un des noms qu’on a donné à la guerre de 1914-1918. C’est une grande guerre car c’est la première guerre mondiale : elle implique des nations des différents continents : les Etats Unis, le Japon, la France et ces colonies, le Commonwealth…
2 – Qu’est ce que la der des der ?
On a toujours l’impression d’être moderne et d'aller vers le progrès. Et, en 14, on le pensait aussi. Les soldats croyaient, en allant sur le front, que cette guerre serait la dernière des dernières. Et qu'elle serait courte….
3 - Pourquoi appelait-on les soldats français les poilus ?
Si Balzac (1833) utilisait le mot poilu comme une caractéristique des hommes courageux ou virils, le terme est passé dans le langage des civils pour désigner les soldats de la première guerre mondiale.
Nom poétique, certes mais très dangereux… Je m’explique : les soldats français étaient, au début de la guerre, habillés de chapeaux et de pantalons rouges. Or, ces couleurs, vous imaginez bien, se repéraient de loin et étaient idéales pour abattre les soldats à la mitrailleuse. L’armée française changea donc les couleurs pour un gris bleu plus discret. Le kaki sera choisi plus tard bien après la fin de la première guerre mondiale.
5 – La grosse Bertha, c’est qui ?
C’est quoi, plutôt ! C’est un canon allemand de très gros calibre qui devait être capable de percer 3 mètres de béton armé et de briser des tourelles en acier.
Et c’est qui ?
Le prénom de la fille du constructeur de canons allemands Friedrich-Alfred Krupp.
6 – Les Boches : un terme bien péjoratif mais passé dans le langage courant !
Mot très utilisé pendant la première guerre mondiale pour désigner les Allemands. Il apparaît pourtant, au milieu du XIXè siècle, et est un mélange entre caboche (tête dure) et de alboche qui voulait dire allemand.
En Bretagne, on était encore plus mesquin quand on disait : encore une que les boches n’auront pas. On parlait évidement des bouteilles de vin…
7 – Et les gueules cassées, vous connaissez ?
Ce sont les survivants mutilés de la première guerre mondiale, blessés au visage, souvent très gravement et qui n’ont pas forcément pu reprendre une vie normale après la guerre.
Marc Dugain dans son roman La chambre des officiers parle du destin et des souffrances de ces gazés de 14-18.

On en a tiré un film.
Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo évoque aussi ces atrocités.
8 – Limoger est un terme qui date de 14-18 !
C’est à Limoges que Joffre (général puis maréchal) envoyait les généraux qu’il considérait comme incapables, ville française éloignée du front.
Comme toujours - ça fait plusieurs années que ça dure -, il s’agit de mettre en valeur le patrimoine local, un bout d’histoire du coin et ses habitants, tout ça à la sueur des bénévoles (un petit clin d'oeil à Jannick que je ne vois plus tellement elle est débordée...). 180 acteurs et figurants locaux participent à cette fresque historique, très réaliste (explosions, et tout et tout…).
L’association Les Carrefours Culturels du Couesnon produit, à peu près tous les 3 ans, un spectacle gigantesque - c'est un peu un Puy du Fou breton - qui prouve que le bénévolat a encore de beaux jours devant lui. Et le concept est intéressant car, à chaque nouvelle version, c’est une nouvelle commune qui organise la manifestation culturelle.
Cette année, c’est à Chauvigné qu’ont lieu les réjouissances (sur le canton d’Antrain , entre Rennes et le Mont Saint Michel). Comptez 10 € pour les enfants de 5 à 12 ans et 14 € pour les grands. Il faut réserver au 02 99 95 03 38 à partir du 1er juin de 17 à 20h.
Des conférences auront lieu avant le spectacle.
Rendez vous en juillet à 22h30 (les 10,11,12,13,17,18,23,24 et 25).
Avant d’y aller, faites donc ce petit jeu… en 8 questions autour du vocabulaire de 14-18…
1 - Pourquoi parle –t-on de la Grande Guerre ?
C’est un des noms qu’on a donné à la guerre de 1914-1918. C’est une grande guerre car c’est la première guerre mondiale : elle implique des nations des différents continents : les Etats Unis, le Japon, la France et ces colonies, le Commonwealth…
2 – Qu’est ce que la der des der ?
On a toujours l’impression d’être moderne et d'aller vers le progrès. Et, en 14, on le pensait aussi. Les soldats croyaient, en allant sur le front, que cette guerre serait la dernière des dernières. Et qu'elle serait courte….
3 - Pourquoi appelait-on les soldats français les poilus ?
Si Balzac (1833) utilisait le mot poilu comme une caractéristique des hommes courageux ou virils, le terme est passé dans le langage des civils pour désigner les soldats de la première guerre mondiale.
Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l'arrière, paraissaient tous « poilus ». Cette version ne peut trouver de fondements que dans les débuts de la guerre, car dès lors que les gaz firent leur apparition, les masques à gaz bannirent la barbe des visages des soldats ainsi que du règlement militaire.4 – On les appelait aussi les bleuets !
Nom poétique, certes mais très dangereux… Je m’explique : les soldats français étaient, au début de la guerre, habillés de chapeaux et de pantalons rouges. Or, ces couleurs, vous imaginez bien, se repéraient de loin et étaient idéales pour abattre les soldats à la mitrailleuse. L’armée française changea donc les couleurs pour un gris bleu plus discret. Le kaki sera choisi plus tard bien après la fin de la première guerre mondiale.
5 – La grosse Bertha, c’est qui ?
C’est quoi, plutôt ! C’est un canon allemand de très gros calibre qui devait être capable de percer 3 mètres de béton armé et de briser des tourelles en acier.
Et c’est qui ?
Le prénom de la fille du constructeur de canons allemands Friedrich-Alfred Krupp.
6 – Les Boches : un terme bien péjoratif mais passé dans le langage courant !
Mot très utilisé pendant la première guerre mondiale pour désigner les Allemands. Il apparaît pourtant, au milieu du XIXè siècle, et est un mélange entre caboche (tête dure) et de alboche qui voulait dire allemand.
En Bretagne, on était encore plus mesquin quand on disait : encore une que les boches n’auront pas. On parlait évidement des bouteilles de vin…
7 – Et les gueules cassées, vous connaissez ?
Ce sont les survivants mutilés de la première guerre mondiale, blessés au visage, souvent très gravement et qui n’ont pas forcément pu reprendre une vie normale après la guerre.
Marc Dugain dans son roman La chambre des officiers parle du destin et des souffrances de ces gazés de 14-18.


On en a tiré un film.
Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo évoque aussi ces atrocités.
8 – Limoger est un terme qui date de 14-18 !
C’est à Limoges que Joffre (général puis maréchal) envoyait les généraux qu’il considérait comme incapables, ville française éloignée du front.
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Pourquoi ne pas lire aussi :
Les Bretons et la première guerre mondiale
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Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).
La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…
Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.
La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.
Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).
La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…
Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.
La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.
Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War
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Le mémorial de Sainte Anne d'Auray : le monument aux morts des Bretons
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Sainte-Anne-d'Auray, ce n'est pas seulement le grand pardon de juillet consacré à la sainte Anne, c'est également un mémorial aux victimes de la 1ère guerre mondiale.
La guerre de 14-18 a fait autour de 10 millions de morts et 20 millions d'invalides dans le monde, plus d'un million de morts en France et on parlait de 240 000 en Bretagne. Le chiffre a été revu à la baisse : on estime plutôt les pertes humaines à 110 à 130 000 morts. N'empêche, la Bretagne a été la région de France la plus ponctionnée proportionnellement à sa population.
Cette Grande Guerre d'un autre siècle commençait le monde moderne : un nouveau matériel de guerre est apparu, les armes ont changé, les tanks, les pièces d'artillerie avec de puissants canons (la grosse Bertha tirait à plus de 9000 mètres), les armes chimiques avec les gaz dans les tranchées...
Et les soldats. Une guerre qui a vidé les campagnes françaises de ses hommes. La Bretagne a fourni de nombreux militaires.
Les opinions varient pour expliquer cette "ponction" humaine. Pour certains, il s'agit d'une volonté délibérée de sacrifier les Bretons, citoyens de seconde zone, (en France les divisions étaient régionales : les bretons, les Normands...). On connait tous l'histoire de ce soldat bretonnant, non francophone, incapable de se faire comprendre de l'élite militaire et qui finit fusillé par erreur. Ou du Breton considéré comme déserteur alors qu'il revient de se faire soigner et qu'il ne peut expliquer ce qu'il faisait sur l'arrière du front. Certains de ces soldats ont été réhabilités.
Pour d'autres, la contribution de la Bretagne est liée à son caractère extrèmement rural et à son dynamisme démographique. La vérité doit être entre les deux.
Ce mémorial de Sainte Anne d'Auray est, à l'origine, dédié à toutes ces victimes bretonnes de 14-18. Situé juste à côté de la basilique, c'est une grande esplanade ceinturée de dalles gravées et avec, en son centre, un autel imposant.
Erigé en 1923, le site porte les noms gravés de quelques 8000 soldats, de familles (père et fils !) sur les murs de béton entourant le mémorial. Et donc pas de tous ! Non, ce ne sont pas tous les disparus qui sont honorés ici, mais uniquement les morts des familles qui ont pu payer pour graver les noms de leurs enfants tombés pour la France. Les parents devaient par souscription donner les noms de leurs soldats morts pendant cette guerre. Ce sont essentiellement des milieux aisées ou catholiques qui ont souscrit. La Bretagne rouge n'est pas représentée. Il manque au moins 100 000 noms ! Cette discrimination par l'argent enlève beaucoup de portée à ce Mémorial pour être celui de tous les Bretons !
La vocation première du monument en mémoire des victimes bretonnes de la 1ére Guerre mondiale a évolué. Il est maintenant dédié aux disparus de toutes les guerres et lors du pardon de Sainte Anne (25-26 juillet), la messe est célébrée de son autel.
Sainte Anne d'Auray a aussi un important cimetière des victimes de la guerre (regroupant des soldats belges et les blessés morts dans les hôpitaux de l'Ouest).
Un livre de Daniel Emile Millier, un Breton, parle de cette vie de soldats et de toutes ces familles décapitées dans Les fils manqués (fils étant le masculin de filles).
Lire cet article en anglais : The memorial of Sainte Anne d'Auray : a peace monument
La guerre de 14-18 a fait autour de 10 millions de morts et 20 millions d'invalides dans le monde, plus d'un million de morts en France et on parlait de 240 000 en Bretagne. Le chiffre a été revu à la baisse : on estime plutôt les pertes humaines à 110 à 130 000 morts. N'empêche, la Bretagne a été la région de France la plus ponctionnée proportionnellement à sa population.
Cette Grande Guerre d'un autre siècle commençait le monde moderne : un nouveau matériel de guerre est apparu, les armes ont changé, les tanks, les pièces d'artillerie avec de puissants canons (la grosse Bertha tirait à plus de 9000 mètres), les armes chimiques avec les gaz dans les tranchées...
Et les soldats. Une guerre qui a vidé les campagnes françaises de ses hommes. La Bretagne a fourni de nombreux militaires.

Les opinions varient pour expliquer cette "ponction" humaine. Pour certains, il s'agit d'une volonté délibérée de sacrifier les Bretons, citoyens de seconde zone, (en France les divisions étaient régionales : les bretons, les Normands...). On connait tous l'histoire de ce soldat bretonnant, non francophone, incapable de se faire comprendre de l'élite militaire et qui finit fusillé par erreur. Ou du Breton considéré comme déserteur alors qu'il revient de se faire soigner et qu'il ne peut expliquer ce qu'il faisait sur l'arrière du front. Certains de ces soldats ont été réhabilités.
Pour d'autres, la contribution de la Bretagne est liée à son caractère extrèmement rural et à son dynamisme démographique. La vérité doit être entre les deux.
Ce mémorial de Sainte Anne d'Auray est, à l'origine, dédié à toutes ces victimes bretonnes de 14-18. Situé juste à côté de la basilique, c'est une grande esplanade ceinturée de dalles gravées et avec, en son centre, un autel imposant.

Erigé en 1923, le site porte les noms gravés de quelques 8000 soldats, de familles (père et fils !) sur les murs de béton entourant le mémorial. Et donc pas de tous ! Non, ce ne sont pas tous les disparus qui sont honorés ici, mais uniquement les morts des familles qui ont pu payer pour graver les noms de leurs enfants tombés pour la France. Les parents devaient par souscription donner les noms de leurs soldats morts pendant cette guerre. Ce sont essentiellement des milieux aisées ou catholiques qui ont souscrit. La Bretagne rouge n'est pas représentée. Il manque au moins 100 000 noms ! Cette discrimination par l'argent enlève beaucoup de portée à ce Mémorial pour être celui de tous les Bretons !

La vocation première du monument en mémoire des victimes bretonnes de la 1ére Guerre mondiale a évolué. Il est maintenant dédié aux disparus de toutes les guerres et lors du pardon de Sainte Anne (25-26 juillet), la messe est célébrée de son autel.

Sainte Anne d'Auray a aussi un important cimetière des victimes de la guerre (regroupant des soldats belges et les blessés morts dans les hôpitaux de l'Ouest).
Un livre de Daniel Emile Millier, un Breton, parle de cette vie de soldats et de toutes ces familles décapitées dans Les fils manqués (fils étant le masculin de filles).
Lire cet article en anglais : The memorial of Sainte Anne d'Auray : a peace monument
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L’île aux trente cercueils : le film cliché de la Bretagne
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Vous voulez du cliché et du bon cliché décalé, qui date des années 70… courez, oui, oui, courez louer le DVD de L’île aux trente cercueils.
J’avais vu une partie de la série enfant, j’en avais un souvenir épouvanté et une grande frustration car je n’avais jamais vu la fin. J’y pensais de temps en temps, l’ambiance m’avait terrorisée. Je me rappelais d’images dans une île, au bord d’une falaise, du vide, de gens qu’on jette, bref j’avais été traumatisée.
Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70…
Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !

Alors en tombant dessus l’autre jour, je l’ai évidemment pris. 2 DVD de 150 minutes. Le 1er ne me rappelle rien mais me remets dans l’histoire et j’attends la fameuse scène qui m’avait traumatisée. Ça a vieilli, c’est dingue.
Et bonjour les clichés sur la Bretagne… c’est finalement à ce titre que c’est marrant à voir… . Il y a tout dans la vidéo : le pardon dans le film que voit l’héroïne et qui la décide de se rendre en Bretagne, le père qui est spécialiste à la Sorbonne du celtisme, de ses légendes.
Toute l’énigme d’ailleurs est organisée autour d’une vielle légende bretonne qui est en train de se réaliser : les menhirs, les coiffes et les folles, les druides, les sacrifices humains et les crucifixions, le nom de l’île Sarek, la mer, tout y est.…
C’est d’un caricatural, bonjour l’image qu’on avait de la Bretagne dans les années 70…

Aujourd’hui on appelle ça du local, de la tradition et on regrette le « bon temps » mais à l’époque les Bretons, c’était vraiment des ploucs… pour les Parisiens. On atteint le summum avec le 2e DVD . Je redécouvre l’unique épisode que j’avais finalement vu enfant (elle en comptait 6) et la scène qui m’avait marquée. Avec tout ce qu’on a vu depuis, je ne vis plus la même angoisse… on est vraiment plus dans le même monde…
Bref c’est loin d’être un chef d’œuvre. C’est nul, non c'est nostalgique d'une époque, faut le revoir pour les souvenirs liés à sa sortie mais c’est pire qu’un mauvais série B ou alors faut avoir beaucoup de temps, d’humour et de dérision… ou bien vouloir faire une étude sociologique de la Bretagne dans les années 70. La série a été diffusée en 1979 mais l’histoire se passe pendant la 1ère guerre mondiale en 1917.
J’ai vu qu’il y avait des fans de la série en tapant sur google… Les goûts et les couleurs… Peut être qu'une chaine de télévision bretonne va le reprogrammer bientôt !
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Bande dessinée en Bretagne : l'épervier de Patrice Pellerin
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Vous passez vos vacances en Bretagne. Dans certains lieux d'hébergement, on vous propose des livres et notamment des bandes dessinées se passant dans votre lieu de villégiature. Relaxez-vous et détendez-vous en lisant une bonne BD dessinée par un Brestois et se passant dans le Finistère...

L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.
L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.
L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!
Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...
Bonne lecture.
Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...

L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.

L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.
L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!

Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...

Bonne lecture.
Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...
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Cimetières de guerre de la seconde guerre mondiale en Bretagne : War Cemetery de la Baule Escoublac
Par LN - Tags
C’est en me baladant sur le front de mer de la Baule que j’ai vu le panneau en anglais war cemetery. On n’est pourtant pas ni en Normandie ni à Verdun, et rien dans le paysage ne rappelle la guerre. Mais que fait donc cette indication de cimetière de guerre dans ce littoral de loisirs et de détente ! J’ai suivi les panneaux et découvert un cimetière britannique de la seconde guerre mondiale…
Il est caché dans un lotissement tout près de l’aérodrome de La Baule. Mais il fait partie de la Baule Escoublac .
On est vraiment dans la Bretagne buissonnière car la Baule Escoublac, ce n’est plus la Bretagne, mais la Loire Atlantique. Certes, c’est un département de la Bretagne historique (autrement dit le duché de Bretagne).
C’est Pétain en 1941 qui a voulu redessiner les régions françaises pour créer des régions économiques faciles à ravitailler. Il a voulu rattacher ce département aux Pays de Loire. La Loire coule à Nantes mais Nantes a aussi été capitale de la Bretagne avec Rennes. Donc… pas facile. Bref la décision n’a vraiment pris effet qu’en 1955. Mais depuis ça jase…
Le cimetière est géré et entretenu par les Britanniques.
Plus de 300 soldats y reposent. Un panneau vous rappelle les circonstances de la mort de tous ces hommes, qui sont tombés en 1940 et 1942. Une carte finit l’explication.
Les tombes, selon les armes ou les régions de ces combattants, sont différentes. En majorité, ce sont des soldats britanniques, il y a quelques marins « ordinaires », des Néo-zélandais, des Australiens, des Canadiens et des Polonais… Ils sont morts bien jeunes, en tout cas, pour la plupart.
Pour comprendre ce lieu de commémoration, il faut se souvenir qu’on est prêt de Saint Nazaire et de Nantes qui sont des villes portuaires stratégiques dans la lutte contre les Allemands.
Le 17 juin 1940, Le Lancastria, transatlantique britannique reconverti pour le transport des troupes fuyant l’avancée allemande est à Saint Nazaire pour ramener les hommes. Plusieurs milliers de soldats et de civils (britanniques, australiens,
canadiens, néo-zélandais,
polonais et belges) embarquent, le paquebot est surchargé – même si ce chiffre semble incroyable, on parle de 6 à 9000 personnes à bord- et il sera coulé par la Luftwaffe provoquant de nombreux morts (4 à 7000). Winston Churchill, pour ne pas accentuer la déprime britannique, - le 17 juin 1940, c’est le jour de la reddition française – taira le naufrage.
En 1942, Saint Nazaire était une base de sous-marins allemands. Les Britanniques veulent détruire les équipements de ce port qui possède un bassin (le seul en Atlantique) où l’on peut réparer les cuirassés allemands. Les forces britanniques décident d’attaquer le port. Les commandos étaient formés de volontaires britanniques, mais aussi du Commonwealth (d’où les Néo-Zélandais, les Canadiens...) et de pays occupés par les nazis (Pologne). Le bassin a explosé et n’a pas été réparé pendant la guerre. L’opération Chariot a réussi.
Ce site rappelle les circonstances du naufrage et montre des photos de nombreuses tombes du cimetière.
Lisez cet article en anglais : Visit a war cemetery in la Baule Escoublac (France)

Il est caché dans un lotissement tout près de l’aérodrome de La Baule. Mais il fait partie de la Baule Escoublac .
On est vraiment dans la Bretagne buissonnière car la Baule Escoublac, ce n’est plus la Bretagne, mais la Loire Atlantique. Certes, c’est un département de la Bretagne historique (autrement dit le duché de Bretagne).
C’est Pétain en 1941 qui a voulu redessiner les régions françaises pour créer des régions économiques faciles à ravitailler. Il a voulu rattacher ce département aux Pays de Loire. La Loire coule à Nantes mais Nantes a aussi été capitale de la Bretagne avec Rennes. Donc… pas facile. Bref la décision n’a vraiment pris effet qu’en 1955. Mais depuis ça jase…
Le cimetière est géré et entretenu par les Britanniques.

Plus de 300 soldats y reposent. Un panneau vous rappelle les circonstances de la mort de tous ces hommes, qui sont tombés en 1940 et 1942. Une carte finit l’explication.
Les tombes, selon les armes ou les régions de ces combattants, sont différentes. En majorité, ce sont des soldats britanniques, il y a quelques marins « ordinaires », des Néo-zélandais, des Australiens, des Canadiens et des Polonais… Ils sont morts bien jeunes, en tout cas, pour la plupart.
Pour comprendre ce lieu de commémoration, il faut se souvenir qu’on est prêt de Saint Nazaire et de Nantes qui sont des villes portuaires stratégiques dans la lutte contre les Allemands.
Le 17 juin 1940, Le Lancastria, transatlantique britannique reconverti pour le transport des troupes fuyant l’avancée allemande est à Saint Nazaire pour ramener les hommes. Plusieurs milliers de soldats et de civils (britanniques, australiens,

canadiens, néo-zélandais,

polonais et belges) embarquent, le paquebot est surchargé – même si ce chiffre semble incroyable, on parle de 6 à 9000 personnes à bord- et il sera coulé par la Luftwaffe provoquant de nombreux morts (4 à 7000). Winston Churchill, pour ne pas accentuer la déprime britannique, - le 17 juin 1940, c’est le jour de la reddition française – taira le naufrage.
En 1942, Saint Nazaire était une base de sous-marins allemands. Les Britanniques veulent détruire les équipements de ce port qui possède un bassin (le seul en Atlantique) où l’on peut réparer les cuirassés allemands. Les forces britanniques décident d’attaquer le port. Les commandos étaient formés de volontaires britanniques, mais aussi du Commonwealth (d’où les Néo-Zélandais, les Canadiens...) et de pays occupés par les nazis (Pologne). Le bassin a explosé et n’a pas été réparé pendant la guerre. L’opération Chariot a réussi.

Ce site rappelle les circonstances du naufrage et montre des photos de nombreuses tombes du cimetière.
Lisez cet article en anglais : Visit a war cemetery in la Baule Escoublac (France)
Ou trouver un cimetiere de la RAF en Bretagne, Tombes de la Royal Air Force en Bretagne, Pourquoi les britanniques ont bombardé saint nazaire, La luftwaffe à saint nazaire, Pourquoi y a t-il des polonais dans les forces britanniques de la seconde guerre mondiale, L’opération Chariot et le cimetière de la baule escoublac, Le naufrage du Lancastria à saint nazaire en 1940, Le silence de Churchill sur le naufrage du Lancastria, Qu’est ce que la bretange historique, La séparation de la loire atlantique et de la bretagne, Les alliés à saint nazaire dans la seconde guerre mondiale, Pétain et la bretagne historique, Où sont les cimetières de guerre britannique de la seconde guerre mondiale en Bretagne, Trouver des soldats néozélandais tombés en bretange, Où sont enterrés les soldats canadiens tombés en bretagne, Y a -t-il des soldats australiens morts en bretange, Où trouver des soldats britaniques morts en bretagne, Les soldats du Commonwealth ont-ils défendu la bretagne, Visiter les curiosités de la baule escoublac, Visiter un cimetiere des alliés de la seconde guerre mondiale en bretagne
Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo
Par LN - Tags
Le week end de la Pentecôte a son rituel à Saint Malo. Le festival Etonnants Voyageurs. Ce n’est pas un rassemblement touristique ou une foire aux guides de voyages que vous allez trouver mais un festival international du livre et du film qui persiste et signe depuis maintenant une vingtaine d’années.
Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.
Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.
Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).
Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.
Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!
Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.
Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.
Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).
Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.
Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!
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Visite du fort de la cité d’Aleth à Saint Servan (quartier de Saint Malo, Bretagne).
Par LN - Tags
Pour accéder au fort de la cité d’Aleth, qui abrite aujourd’hui le Mémorial 39-45, il faut prendre le chemin de ronde de la péninsule. Vous arrivez devant des fortifications
construites par Mazin au milieu du XVIIIè. Non, ce n’est pas du Vauban (1663-1707) comme à Saint Malo, même si ce dernier avait insisté pour fortifier l’embouchure de la Rance.
Il a fallu plusieurs incursions anglaises pour que les fortifications soient construites plus tard en 1759. En effet, le commandant anglais Marlborough, en 1758, est à Saint Servan et réfléchit à une stratégie pour prendre Saint Malo. Attaqué par les tirs de canons des Malouins qui ne lui laisse pas le temps de s’installer, il repart après avoir incendié tous les navires du port de Solidor. C'est suite à cette attaque que, un an plus tard, les travaux commencent et que Mazin construit un fort d’artillerie capable de défendre la Rance.

Ce fort a repris du galon –façon de parler– avec la 2e guerre mondiale.
La Bretagne a une position stratégique lors du conflit. Les Allemands la défendent par la construction du Mur de l’Atlantique (ce sont les fortifications côtières allemandes). C’est pour cela qu’on trouve de nombreux blockhaus sur la côte bretonne. Ils transforment aussi les ports de Saint Nazaire, Brest, Lorient et Saint Malo en forteresse.
Construit en 1759 et modernisé par l'organisation Todt -c'était un groupe de construction et d'ingénierie allemand qui a construit les fortifications, les bases sous marines, les camps...-, les fortifications allemandes de la cité d’Aleth réutilisent le fort type Vauban. Une trentaine de blockhaus
y a été ajoutée, blockhaus qui sont reliés pour certains par des galeries souterraines. Il y avait des fossés antichar et des cloches blindées pour abriter des canons antichars et antiaériens.
En haut des escaliers, sur la "plateforme", on y voit des restes de blockhaus, le Mémorial de la Guerre 1939-1945.
On visite l'intérieur d'un blockhaus restauré, une exposition sur la Seconde Guerre Mondiale dans la région et on peut visionner un documentaire.
Et à l'extérieur, la vue sur la Rance est superbe.
et sur Saint Malo.
Si la ville de Saint Malo a été détruite à plus de 70%; Saint Servan, en tant que QG de la zone a aussi connu les affres des bombardements. Les Allemands avaient élaboré une zone de fortification incluant Cézembre, l’île en face, la pointe de la Varde (au bout de Paramé), une station-radar au cap Fréhel et des lignes de défense dans les terres.
Toute cette place dans la presqu'île d'Aleth était fortifiée : les Allemands avaient construit plusieurs blockhaus, des casemates, installé des mitrailleuses, des canons et creusé des galeries souterraines qui les reliaient. A sa tête, le commandant Von Aulock dirigeait la forteresse.
Quand les Alliés débarquent en juin 44, la donne change. Ils arrivent à Saint Malo début août et bloquent la zone mais ils sont peu nombreux -les Américains sont en Normandie, ils veulent prendre à revers les Allemands-. Que faire alors ? Bombarder la forteresse et les environs. Les Américains sont arrivés le 2 août et les Allemands ne se rendront que le 17. 15 jours de bombardements intenses :
sur le fort du Grand Bé, sur Cézembre et sur Saint Servan et Saint Malo. Les Alliés entrent dans la cité corsaire le 14 alors que la ville brûle depuis le 10. Le commandant Von Aulock, positionné dans le fort de la cité d’Aleth résiste toujours, il ne capitule que le 17 août 1944.
Imaginez la bataille qui a fait rage pendant presque 15 jours dans la zone malouine. Les cloches,
sont en métal et font 30 cm d’épaisseur !!! A Saint Malo, les trois quart de la ville sont détruits. La ville sera reconstruite à l’identique quelques années plus tard et ce pendant 12 ans (1948-1960). Le tracé des rues sera repris, les immeubles reconstruits avec les matériaux restés sur place.
L’ile de Cézembre a résisté plus longtemps encore. D’après le site de l’inventaire général du patrimoine culturel, l´occupant allemand y a construit près de 80 blockhaus (batterie d´artillerie : casemates et encuvements, postes de direction de tir, batteries antiaériennes, abris etc.). Ce n’est que le 2 septembre qu’ils se rendent et c´est la zone du territoire français qui a été le plus bombardée. Les Américains y testeront notamment leurs nouvelles bombes incendiaires au napalm...

C’est pourquoi Cézembre, « zone rouge » est théoriquement interdite aux visiteurs. La zone n’a pas été entièrement déminée, il y reste encore des bombes !!!
Un témoin que j'ai connu raconte qu'ils allaient voir les échanges de tir comme si c'était un feu d'artifices !!!
Lisez cet article en anglais : Visit of the fort of Aleth at saint Servan (district of Saint Malo, France) and the Memorial 39-45

construites par Mazin au milieu du XVIIIè. Non, ce n’est pas du Vauban (1663-1707) comme à Saint Malo, même si ce dernier avait insisté pour fortifier l’embouchure de la Rance.
Il a fallu plusieurs incursions anglaises pour que les fortifications soient construites plus tard en 1759. En effet, le commandant anglais Marlborough, en 1758, est à Saint Servan et réfléchit à une stratégie pour prendre Saint Malo. Attaqué par les tirs de canons des Malouins qui ne lui laisse pas le temps de s’installer, il repart après avoir incendié tous les navires du port de Solidor. C'est suite à cette attaque que, un an plus tard, les travaux commencent et que Mazin construit un fort d’artillerie capable de défendre la Rance.

Ce fort a repris du galon –façon de parler– avec la 2e guerre mondiale.

La Bretagne a une position stratégique lors du conflit. Les Allemands la défendent par la construction du Mur de l’Atlantique (ce sont les fortifications côtières allemandes). C’est pour cela qu’on trouve de nombreux blockhaus sur la côte bretonne. Ils transforment aussi les ports de Saint Nazaire, Brest, Lorient et Saint Malo en forteresse.

Construit en 1759 et modernisé par l'organisation Todt -c'était un groupe de construction et d'ingénierie allemand qui a construit les fortifications, les bases sous marines, les camps...-, les fortifications allemandes de la cité d’Aleth réutilisent le fort type Vauban. Une trentaine de blockhaus

y a été ajoutée, blockhaus qui sont reliés pour certains par des galeries souterraines. Il y avait des fossés antichar et des cloches blindées pour abriter des canons antichars et antiaériens.
En haut des escaliers, sur la "plateforme", on y voit des restes de blockhaus, le Mémorial de la Guerre 1939-1945.

On visite l'intérieur d'un blockhaus restauré, une exposition sur la Seconde Guerre Mondiale dans la région et on peut visionner un documentaire.
Et à l'extérieur, la vue sur la Rance est superbe.

et sur Saint Malo.

Si la ville de Saint Malo a été détruite à plus de 70%; Saint Servan, en tant que QG de la zone a aussi connu les affres des bombardements. Les Allemands avaient élaboré une zone de fortification incluant Cézembre, l’île en face, la pointe de la Varde (au bout de Paramé), une station-radar au cap Fréhel et des lignes de défense dans les terres.

Toute cette place dans la presqu'île d'Aleth était fortifiée : les Allemands avaient construit plusieurs blockhaus, des casemates, installé des mitrailleuses, des canons et creusé des galeries souterraines qui les reliaient. A sa tête, le commandant Von Aulock dirigeait la forteresse.
Quand les Alliés débarquent en juin 44, la donne change. Ils arrivent à Saint Malo début août et bloquent la zone mais ils sont peu nombreux -les Américains sont en Normandie, ils veulent prendre à revers les Allemands-. Que faire alors ? Bombarder la forteresse et les environs. Les Américains sont arrivés le 2 août et les Allemands ne se rendront que le 17. 15 jours de bombardements intenses :

sur le fort du Grand Bé, sur Cézembre et sur Saint Servan et Saint Malo. Les Alliés entrent dans la cité corsaire le 14 alors que la ville brûle depuis le 10. Le commandant Von Aulock, positionné dans le fort de la cité d’Aleth résiste toujours, il ne capitule que le 17 août 1944.
Imaginez la bataille qui a fait rage pendant presque 15 jours dans la zone malouine. Les cloches,

sont en métal et font 30 cm d’épaisseur !!! A Saint Malo, les trois quart de la ville sont détruits. La ville sera reconstruite à l’identique quelques années plus tard et ce pendant 12 ans (1948-1960). Le tracé des rues sera repris, les immeubles reconstruits avec les matériaux restés sur place.
L’ile de Cézembre a résisté plus longtemps encore. D’après le site de l’inventaire général du patrimoine culturel, l´occupant allemand y a construit près de 80 blockhaus (batterie d´artillerie : casemates et encuvements, postes de direction de tir, batteries antiaériennes, abris etc.). Ce n’est que le 2 septembre qu’ils se rendent et c´est la zone du territoire français qui a été le plus bombardée. Les Américains y testeront notamment leurs nouvelles bombes incendiaires au napalm...

C’est pourquoi Cézembre, « zone rouge » est théoriquement interdite aux visiteurs. La zone n’a pas été entièrement déminée, il y reste encore des bombes !!!
Un témoin que j'ai connu raconte qu'ils allaient voir les échanges de tir comme si c'était un feu d'artifices !!!
Lisez cet article en anglais : Visit of the fort of Aleth at saint Servan (district of Saint Malo, France) and the Memorial 39-45
les vestiges de la deuxième guerre mondiale à St Servan quartier de St Malo, le commandant Marlborough à Saint Malo en 1759, la liberation de Saint Malo et la deuxième guerre mondiale, les constructions façon Vauban à Saint Malo : le fort d'artillerie de l'ingénieur Mazin, le mur de l'atlantique et l'opération Todt à Saint Malo, les cloches de tir allemands à Saint Malo pendant la 2e guerre mondiale, les Américains et Saint Malo pendant 39-45, la guerre 1939-1945 dans la zone de Saint Malo, Cézembre et les mines de la deuxième guerre mondiale, le fort d'artillerie de la cité d'aleth à Saint Malo bretange, le mur de l'Atlantique à saint Malo, visite de la cité fortifiée par les Allemands de Saint Servan à Saint Malo en Bretange, Von Aulock et la bataille de Saint Malo
Festival de cinéma à Rennes : Travelling Junior ou Travelling
Par LN - Tags
C'est quoi
Travelling Junior
???....
- Une programmation de qualité pour les enfants, des films et des courts métrages que l'on a rarement la chance de découvrir dans les salles de cinéma.... classiques.
Le grand écran, c'est quand même mieux que le DVD...
- Une compétition pour gagner l'éléphant d'or avec un jury de jeunes spectateurs amoureux du cinéma.
L'association clair obscur , qui organise le festival, fait toute l'année, un travail d'éducation à l'image avec le jeune public. Et Travelling Junior couronne le tout par des récompenses...
Avec des lycéens, des ateliers autour de films faits avec un téléphone portable, les Pockets Films : une programmation et une compétition (avec le Pocket Film festival et le Forum des images de Paris) récompense le meilleur et un prix est remis par les lycéens bretons.
Ateliers autour des vidéos dans les blogs...
Le collège n'est pas en reste puisqu'il y a aussi une compétition sur les courts métrages autour de la ville célébrée par le festival des Grands (Istanbul).
L'association propose des formations au cinéma pour les enseignants et les bibliothécaires.
Mais, vous ne connaissez pas le Travelling des Grands !!!
Ca tourne... et ce depuis plus de 20 ans... L'idée de l'association clair obscur est de mettre en lumière par le cinéma une ville... Et on découvre ainsi les films du pays de la ville concernée mais aussi de partout ailleurs. Cela permet de revoir certains classiques, mais aussi des films totalement inconnus et des films en compétition... C'est un succés à chaque fois... Faites la queue pour aller voir une séance, vous verrez !
Avec plus de deux décennies d'existence (1989), le festival a évolué et les programmations se sont enrichis. S'ajoutent aux projections, des conférences, des expositions et des cinémas en dehors de la ville de Rennes : Acigné, Betton, Bruz, Chartres de Bretagne et Cesson Sévigné. Une compétition clôt évidemment le festival avec une remise des prix et la découverte de la prochaine ville... Il y a déjà eu Lisbonne, Jérusalem, Tokyo, Buenos Aires, New York, Dublin...
Cette année (9 au 16 février 2010), le programme de la ville phare s'articule autour Istanbul.
Mais, au fait, c'est quoi un travelling :
- Une programmation de qualité pour les enfants, des films et des courts métrages que l'on a rarement la chance de découvrir dans les salles de cinéma.... classiques.
Le grand écran, c'est quand même mieux que le DVD...
- Une compétition pour gagner l'éléphant d'or avec un jury de jeunes spectateurs amoureux du cinéma.
Si tu as entre 8 et 10 ans, et que tu souhaites faire parti du jury de Travelling Junior, prends ta plume et critique un film (en bien ou en mal). Envoies ton article à l'adresse suivante Clair Obscur / L'Eléphant d'Or 5, rue de Lorraine - 35000 Rennes et tu seras peut être sélectionné pour faire parti du jury...Les critiques de cinéma n'ont qu'à bien se tenir....
L'association clair obscur , qui organise le festival, fait toute l'année, un travail d'éducation à l'image avec le jeune public. Et Travelling Junior couronne le tout par des récompenses...
Avec des lycéens, des ateliers autour de films faits avec un téléphone portable, les Pockets Films : une programmation et une compétition (avec le Pocket Film festival et le Forum des images de Paris) récompense le meilleur et un prix est remis par les lycéens bretons.
Ateliers autour des vidéos dans les blogs...
Le collège n'est pas en reste puisqu'il y a aussi une compétition sur les courts métrages autour de la ville célébrée par le festival des Grands (Istanbul).
L'association propose des formations au cinéma pour les enseignants et les bibliothécaires.
Mais, vous ne connaissez pas le Travelling des Grands !!!
Ca tourne... et ce depuis plus de 20 ans... L'idée de l'association clair obscur est de mettre en lumière par le cinéma une ville... Et on découvre ainsi les films du pays de la ville concernée mais aussi de partout ailleurs. Cela permet de revoir certains classiques, mais aussi des films totalement inconnus et des films en compétition... C'est un succés à chaque fois... Faites la queue pour aller voir une séance, vous verrez !
Avec plus de deux décennies d'existence (1989), le festival a évolué et les programmations se sont enrichis. S'ajoutent aux projections, des conférences, des expositions et des cinémas en dehors de la ville de Rennes : Acigné, Betton, Bruz, Chartres de Bretagne et Cesson Sévigné. Une compétition clôt évidemment le festival avec une remise des prix et la découverte de la prochaine ville... Il y a déjà eu Lisbonne, Jérusalem, Tokyo, Buenos Aires, New York, Dublin...
Cette année (9 au 16 février 2010), le programme de la ville phare s'articule autour Istanbul.
Mais, au fait, c'est quoi un travelling :
1- un voyage à travers le temps
2- un déplacement de la caméra pendant une prise de vues pour se rapprocher ou s'éloigner du sujet qui est en mouvement.
3- une avancée rapide d'un film.
Les paysans bretons des années 1960-70 : souvenirs d’une Bretagne rurale
Par LN - Tags
Rougir d’être paysan (éditions OUEST-FRANCE) est un livre de souvenirs de deux fils de paysans du Morbihan. Chaque chapitre rappelle le quotidien dans les campagnes bretonnes des années 60.
C’est la fin du monde rural breton, le début de la modernité et l’on partage les sentiments ambiguës de ces deux enfants, les frères Gicquel,

tiraillés entre la honte d’appartenir au monde paysan de leurs parents et l’envie de partager la vie citadine des copains d’école.
On y découvre un monde qui n’est pas si vieux (une petite cinquantaine d’années) : les moments autour du verre Duralex, le couteau qui « signe » par une croix le pain avant de le couper, l’ennui des enfants le dimanche, l’onglée et la résistance au mal des paysans, la mort… De nombreux épisodes du quotidien dans une ferme bretonne sont évoqués dans ce livre qui font ainsi revivre la dure vie d’un monde rural disparu.
Et puis il y a aussi le passage sur la nourriture de la ferme qui, aujourd’hui à l’ère du bio et de la recherche du produit authentique, semble un clin d’œil.
« L’ordinaire alimentaire paysan était aussi source de honte. … Nous tranchions les tartines dans d’opulentes miches rondes de 6 livres (3 kilos) de farine grise cuites dans le rustique four du paysan voisin quand ils [les copains citadins] mâchaient la mie blanche et moelleuse de longs pains blancs sortis du fournil du boulanger. Les pommes du verger, abondantes, parfois talées ou flétries, composaient le dessert de tous les repas , quand les « villotiers » dégustaient poires, oranges, bananes ou les pommes à peau lisse et immaculée, les goldens qui ouvraient l’ère de l’industrialisation fruitière. Mes jeunes dents avaient du mal à croquer le chocolat à cuire quand ils se délectaient de plaquettes de chocolat au lait. »
Le dernier chapitre est surprenant et sympathique. Pour moi, quadragénaire qui ne suis pas issue d’une famille paysanne, j’ai revécu des moments que j’avais oubliés par la lecture de ces écrits.
C’est la fin du monde rural breton, le début de la modernité et l’on partage les sentiments ambiguës de ces deux enfants, les frères Gicquel,


tiraillés entre la honte d’appartenir au monde paysan de leurs parents et l’envie de partager la vie citadine des copains d’école.
On y découvre un monde qui n’est pas si vieux (une petite cinquantaine d’années) : les moments autour du verre Duralex, le couteau qui « signe » par une croix le pain avant de le couper, l’ennui des enfants le dimanche, l’onglée et la résistance au mal des paysans, la mort… De nombreux épisodes du quotidien dans une ferme bretonne sont évoqués dans ce livre qui font ainsi revivre la dure vie d’un monde rural disparu.
Et puis il y a aussi le passage sur la nourriture de la ferme qui, aujourd’hui à l’ère du bio et de la recherche du produit authentique, semble un clin d’œil.
« L’ordinaire alimentaire paysan était aussi source de honte. … Nous tranchions les tartines dans d’opulentes miches rondes de 6 livres (3 kilos) de farine grise cuites dans le rustique four du paysan voisin quand ils [les copains citadins] mâchaient la mie blanche et moelleuse de longs pains blancs sortis du fournil du boulanger. Les pommes du verger, abondantes, parfois talées ou flétries, composaient le dessert de tous les repas , quand les « villotiers » dégustaient poires, oranges, bananes ou les pommes à peau lisse et immaculée, les goldens qui ouvraient l’ère de l’industrialisation fruitière. Mes jeunes dents avaient du mal à croquer le chocolat à cuire quand ils se délectaient de plaquettes de chocolat au lait. »
Le dernier chapitre est surprenant et sympathique. Pour moi, quadragénaire qui ne suis pas issue d’une famille paysanne, j’ai revécu des moments que j’avais oubliés par la lecture de ces écrits.
le quotidien des Bretons dans les années 1950 1960 et 1970, l’arrivée de la modernité dans le monde rural breton, la fin du monde paysan breton, la vie quotidienne dans une ferme en Bretagne il y a 50 ans, rougir d’etre paysan de Michel et Joseph Gicquel aux éditions Ouest France, la modernité en Bretagne rurale, evolution de la Bretagne agricole et du monde paysan breton, les paysans dans le Morbihan dans les années 1960-70, souvenir d’enfants bretons nés en 1950, souvenir de la vie rurale dans une ferme en Bretagne au XXè siecle, le quotidien du monde paysan breton dans les années 60
Le cynorrhodon en Bretagne : fruit du rosier ou de l’églantier ?
Par LN - Tags
Les deux, très chère lectrice et cher lecteur !!! (Je bichonne mes lectrices, je pense que vous êtes plus nombreuses !!!). Le cynorrhodon est le nom donné au fruit des rosiers et des églantiers. Par contre, selon la plante, il n’a pas la même forme et n’a pas, non plus, les mêmes propriétés.

Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines…

Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...
Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…
C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).

Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares…
La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.
Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program
Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines…

Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...
Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…
C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).
Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares…
La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.
Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program
Quand récolter les cynorrhodons en Bretagne, Produit naturel à forte teneur en vitamine C, Cocktail naturel de vitamine C, Pourquoi appelle -t-on le cynorrhodon gratte cul, Différence de vitamines entre les fruits de l’églantier et du rosier, Cynorrhodons et deuxième guerre mondiale au Royaume Uni, activités pour enfants : où trouver du poil à gratter naturel, Conserver les fruits des églantiers, Cynorrhodons fruits de l’églantier ou du rosier sauvage, Plante sauvage naturelle locale comestible en Bretagne
Les Sites de l'Annuaire
Un cinéma art et essai : le cinéma Arvor
L'Arvor, comme on l'appelle à Rennes, n'a pas fait ses débuts rue d'Antrain. Né en 1982 dans le quartier de la gare, ce cinéma de quartier a du batailler ferme pour pouvoir s'imposer. C'est grâce au soutien de la Ville de Rennes et au travail des bénévoles que ce cinéma de loisirs et de culture nous ravit encore. Tags
Des films en Version Originale
Les films sont tous en version originale... et ce depuis bien longtemps...
Rencontres de talents et d'auteurs du monde entier
L'Arvor, grâce à sa programmation, permet au public rennais et breton de découvrir en salle des films qui sont souvent oubliés par les autres cinémas.
Si vous voulez emmener des scolaires, nous pouvons vous programmer des séances le matin à partir d'une cinquantaine de spectateurs.
Horaires et critiques de films
Un petit journal indépendant vous présente les critiques de films.
Nos horaires sont accessibles par téléphone :02.99.38.72.40.
Location des salles pour projections privées
Vous pouvez louer les salles pour des projections privées.
Tarifs spécifiques et accessibilité des salles
Aujourd'hui toutes les salles de cinéma ont une tarification adaptée à leurs clientèles. C'est l'Arvor, qui le premier a lancé l'idée d'une tarification préférentielle pour les habitués et les fidèles cinéphiles... : tarifs réduits pour les chômeurs, étudiants et familles nombreuses.
Et aussi un carnet de 5 entrées ou de 10 selon votre fréquentation.
Nos proposons environ 70 projections par semaine (matinées, après midi et soirées).
Nos salles sont équipées pour faciliter l'accès des personnes à mobilité réduite (ascenseur).Programme de cinéma en VO version originale pour scolaires à Rennes | Seances de cinema en VO version originale à Rennes | Horaires de cinéma à Rennes
Contact :
Cinéma Arvor
29, rue d'Antrain
Rennes 35000
tél : 02.99.38.78.04
Thèmes abordés : Tarifs de cinéma à Rennes, Programmation de films d'art et essai à Rennes, Films en VO à Rennes, Critiques de films indépendants, Critique des films à Rennes, Cinéma pour scolaires à Rennes, Location de salles pour projections privées, Cinema à Rennes, Programme de cinema à Rennes, Salle de cinema à Rennes, Tarif fidélité pour cinéma, Cinema en VO version originale à Rennes, Programme de cinéma en VO version originale pour scolaires à Rennes, Seances de cinema en VO version originale à Rennes.
Catégorie > Ille-et-Vilaine (35) > Art et Culture > Cinéma > Art et essai > RennesSerres de jardin à Corlay : Crysland
Notre magasin vous propose différents modèles de serres de jardin... des serres en verre, en polycarbonate; des serres tunnel ou de balcon ou enfin du film de serre. Tags
Des accessoires pour fabriquer des serres
Nous vendons du matériel pour fabriquer vos serres : des clips de fixation pour les films plastiques, des tables adaptables ou des jalousies.
Serres arrondies
Ce sont des serres qui permettent de faire pousser les tomates ou les légumes d'une hauteur de 4 mètres
Serres en polycarbonate ou en verre
Pour protéger vos cultures...Robustes, elles protègent vos cultures des intempéries.Serres en polycarbonate de 6 m2 | Protéger ses cultures avec une serre | Faire pousser ses tomates en serre
Serres de formes différentes
Hexagonales, carrés, rectangles ... Hautes et basses...
Serres adossées
Ce sont des serres pour petits espaces
Contact :
SERRES CRYSLAND
Kervanal
29370 CORAY
tél : 02 98 59 72 87
Thèmes abordés : Serres et jalousies en Bretagne, Construire sa serre de jardin, Matériel de jardin pour serres, Serres pour tomates, Serres 4 m, Serres plastiques pour jardin, Serres en polycarbonate de 6 m2, Protéger ses cultures avec une serre, Faire pousser ses tomates en serre, Serres de verre en Bretagne, Magasin serres de jardin Bretagne, Serres de jardin en Finistère, Serres pour balcons en Bretagne, Serres adaptables en Bretagne.
Catégorie > Finistère (29) > Divers > Jardins > Serres de jardin > CorayFarine de blé noir à la meule de pierre : le moulin de la fatigue à Vitré
Tags
Petite histoire
Notre moulin fonctionne depuis 1870... Plusieurs générations se sont transmises le savoir-faire... Seule l'énergie a changé : force animale, puis chaudière alimenté au bois, et enfin l'électricité qui est apparue vers 1900 et qui est restée... Un moulin traditionnel en Bretagne qui passe à travers le temps !Acheter de la farine de blé noir en Bretagne | Ou acheter de la farine de blé noir bretonne | Vente de farine de blé noir biologique à Vitré
Un savoir faire traditionnel
C'est un maitre meunier traditionnel qui, avec son équipe, fait chaque jour de la farine en respectant les traditions et la qualité. La farine garde tous ses arômes.Farine de blé noir cultivés en bretagne | Farine de sarazin biologique de Bretagne | Farine de sarrazin biologique à Vitré
Saveur du blé noir authentique
Le ble noir est nettoyé puis écrasé par des meules en pierre de silex... La première farine est née. Elle est claire.
Les gruaux et les semoules, les restes de l'amande sont écrasés à leur tour: la farine est plus foncée. Ce sont ces deux produits qui font la farine de sarrasin, pleine de parfums et d'arômes.Moulin traditionnel et farine en Bretagne | Acheter de la farine bio à Vitré | Meunier traditionnel en Bretagne
3 farines différentes
Nous produisons trois types de farines
un blé noir de Bretagne avec du sarrazin produit dans la région.
Une Farine de Blé Noir Biologique de Bretagne.
Une farine produite avec des blés d'importation.Meule traditionnelle pour farine de blé noir | Livraison de blé noir en France | Livraisons de farines bio en France
Livraisons
Vous voulez acheter de la farine de blé noir, du sarrazin de Bretagne ou de la farine biologique ? Nous livrons en Bretagne et dans toute la France. Et aussi à l'étranger.Livraison de farine en Bretagne | Livraison de farine en France | Livraison de farine artisanale de sarrasin
Contact :
Au moulin de la fatigue
19 rue de 70 RI, BP 30133
35501 Vitré
tél : 02 99 75 80 54
Thèmes abordés : Acheter de la farine de blé noir en Bretagne, Ou acheter de la farine de blé noir bretonne, Vente de farine de blé noir biologique à Vitré, Farine de blé noir cultivés en bretagne, Farine de sarazin biologique de Bretagne, Farine de sarrazin biologique à Vitré, Moulin traditionnel et farine en Bretagne, Acheter de la farine bio à Vitré, Meunier traditionnel en Bretagne, Meule traditionnelle pour farine de blé noir, Livraison de blé noir en France, Livraisons de farines bio en France, Livraison de farine en Bretagne, Livraison de farine en France.
Catégorie > Ille-et-Vilaine (35) > Economie > Entreprises et Métiers > Moulin > Farines > VitréKite surf dans la presqu'ile de Quiberon : Free boost
La passion de Free boost... vous vous en doutez... le kite surf... une école, des stages, un shop, une ambiance... et des conseils. Venez nous voir ! Tags
Ecole de Kite surf
Notre école est labellisée EFK et vous promet un enseignement de qualité sur deux spots différents (vent oblige!). Ouverte depuis 1999 et alors la première école de Kite en France, 2 moniteurs assurent les cours à partir de mars jusqu'en novembre.
L'enseignement
Nous vous proposons du matériel jetable que vous pouvez maltraiter, du matériel de l'année, un bateau, des séances de simulateur de kite surf et un casque dans les oreilles pour avoir les conseils en temps réel!
Le Kite shop
Notre boutique est à Erdeven, mais vous pouvez aussi commander en ligne.
De l'occasion ,des combi, des casques, des vêtements...Acheter du matériel de kite en ligne | Ou acheter du materiel de Kitesurf | Combinaisons pour kite surf en Baie de Quiberon
Séjours en auberge de jeunesse
Si vous faites votre stage de plusieurs jours de kite, nous avons un partenariat avec l'auberge de jeunesse de la presqu'île pour réussir votre séjour et vous proposer un prix interessant.Occasion kite surf en Bretagne à quiberon | Séjour kite surf en Bretagne | Tarifs de stages de kitesurf
Tarifs et localisation
Nous sommes en baie de Quiberon.
Nos tarifs varient avec la saison et sont indiqués sur le site.
Contact :
Free Boost
Baie de Quiberon
tél : 06 74 59 27 96
Thèmes abordés : Faire du kite surf en Bretagne, Ecole de kite surf en France, Ecole de kite surf en Bretagne, Stage de kite surf en Bretagne, Stages de kite surf en France, Periode de kite surf en Bretagne, Acheter du matériel de kite en ligne, Ou acheter du materiel de Kitesurf, Combinaisons pour kite surf en Baie de Quiberon, Occasion kite surf en Bretagne à quiberon, Séjour kite surf en Bretagne, Tarifs de stages de kitesurf, Tarif de kitesurf en Bretange, Spot de kitesurf à Quiberon.
Catégorie > Morbihan (56) > Loisirs > Kite surf > Presqu'île de QuiberonRhums et punchs arrangés à la mode de Bretagne : Breiz'iles
Nous sommes les frères de la côte... bretonne et guadeloupéenne et nous fabriquons des punchs arrangés des deux côtés de l'Atlantique... tous les fruits mènent au rhum... Tags
L'aventure des frères de la côte
C'est en 1997 que l'aventure commence. Un restaurant de poissons avec un rhum arrangé à la fin du repas... et les clients de vouloir en ramener...
Des fruits et du rhum
En 2002, le restaurant de Camaret sur Mer sort sa première bouteille. Faite artisanalement : des fruits, des épices, du sirop, deux mois de repos... et une bonne dégustation...
Vous pouvez commander et vous faire livrer les bouteilles : à partir de 3, le port est gratuit.
6 saveurs différentes de rhums arrangés
Ananas citron, ananas orange, banane, fruits rouges, Passion et punch de Noël... avec du rhum blanc agricole guadeloupéen... C'est un punch aromatisé aux fruits et à la vanille, tout doux (24,6).Restaurant dans la presqu'île de Crozon | Punch à base de rhum blanc agricole | Punch artisanal au rhum agricole
Un restaurant en Bretagne
C'est à Camaret, dans la presqu'île de Crozon, tout au bout de la Bretagne que les frères de la côte vous accueillent. Un restaurant de poissons et du punch en bouquet final.Punch artisanal avec des épices et du rhum blanc | Resto de poisson en Guadeloupe | Restaurants de poissons en Guadeloupe
Un restaurant en Guadeloupe
C'est à Saint Francois, dans les Antilles, en Guadeloupe, que l'autre restaurant les frères de la côte vous régalent. Mélange subtil d'épices et de poissons, à savourer.Restaurant à Saint Francois de Guadeloupe | Restaurant à St Francois | Boissons et alcools produit en Bretagne
Contact :
Breiz Iles
11 Quai Toudouze
29570 Camaret sur Mer
tél : 02-98-27-95-42
Thèmes abordés : Rhum arrangé aux fruits, Rhum arrangé à la vanille, Punch arrangé aux fruits, Punch artisanal aux fruits, Acheter du punch artisanal, Restaurant de poissons dans le Finistère, Restaurant dans la presqu'île de Crozon, Punch à base de rhum blanc agricole, Punch artisanal au rhum agricole, Punch artisanal avec des épices et du rhum blanc, Resto de poisson en Guadeloupe, Restaurants de poissons en Guadeloupe, Restaurant à Saint Francois de Guadeloupe, Restaurant à St Francois.
Catégorie > Finistère (29) > Alcools et spiritueux > Rhums > Camaret sur Mer


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