Foire exposants bio


Salon bio en Bretagne : le salon Ille et Bio à Guichen (Ille et Vilaine)

La bio n’existait pas que ce salon existait déjà. Si, si ! Né en 1991, le salon Ille et Bio n’a fait que prendre de l’ampleur et s’est même couplé d’une autre manifestation, une foire de professionnels du bio, la terre est notre métier.

Le programme se déroule sur un week end début octobre. Le salon ouvre dès le vendredi soir, souvent avec un petit spectacle.

Le samedi et le dimanche, de multiples conférences se disputent la vedette autour de tous les thèmes à travailler de notre époque.

On parlera santé (vaccination, cancer, vieillesse) habitat (réhabilitation écologique, maison durable), transport (comment vivre sans voiture !), éducation (enfants, ado et environnement), agriculture et jardin (OGM, engrais, désherbants, jardin bio…), territoires (politiques environnementales), solidarité (avec nos lointains voisins), décroissance … Ai-je oublié un thème ?

A côté de ce vaste programme, vous avez des exposants (presque 300) qui se réjouissent de vous présenter leurs produits, leur savoir-faire ou leurs trouvailles.

Et là aussi le choix est immense : l’alimentation (miel, pain, biscuits, sel, fromage brebis et produits laitiers, viandes…) est très bien représentée. Mais le bien être et la beauté ne sont pas en reste (huiles essentielles, savons, cosmétiques bio), les associations font de la prévention santé ou de l’info sur les systèmes d’échange local, les écoles alternatives … Les pro du textile défileront avec leurs couches bio (Doujan vous vous rappelez), leurs vêtements en coton, en chanvre, en laine, leurs chaussures, leurs écharpes de portage…
Si vous voulez construire ou rénover écolo, des professionnels du secteur seront aussi là pour vous renseigner. Les jardineurs et jardineuses pourront trouver les semences qu’ils recherchent…
Les libraires, les petits journaux thématiques, les animateurs et associations de sensibilisation, les artistes et les artisans... Tout le monde est là. Bref, de quoi refaire toute la planète !!! En bieau ! (je sais, c'était facile !)

Et si on y allait juste pour profiter, se reposer, rêver et manger… C’est possible ? Toute la restauration sur place est évidemment assurée par des producteurs bio… A nous la bonne galette sauc’ !!!.

Et à ce petit salon s'ajoute un autre des professionnels de la bio. La terre est notre métier est plus jeune. Né en 2001, les pro du bio du grand ouest veulent, devant le succès de la filière, continuer à défendre des valeurs humaines, l’accessibilité de tous aux produits qu’ils fabriquent, et la volonté de continuer une agriculture durable et responsable. Qui dit mieux ?

Bref, le programme est bien rempli… et l’organisation pratique du salon en accord avec le thème : des navettes partent de Rennes pour vous y emmener, un système de covoiturage est aussi possible. Enfin les parents qui veulent écouter une conférence tranquille n’ont qu’à laisser leur progéniture à la halte garderie ... Elle est pas belle la vie...

Horaires du salon : le vendredi à partir de 12h et les samedi et dimanche à 10h. Les portes ferment à 19h.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Festival des vins et des bonnes choses... Vini Circus

Vous aimez les vins ... naturels, la bonne .... chère chair et les art ... istes... Suivez le guide... à Vini Circus...

A Dingé ou à Hédé (c'est comme le bon vin, ça dépend des années), tous les ans depuis 2004, le mois d'avril rassemble les amateurs de vins... et de bonne bouffe.

La programmation est dense : du vendredi soir à 19 heures au lundi 13 heures, toutes sortes de choses sont possibles.

Pendant la journée, vous assistez, tout en sirotant, à des démonstrations de cuisine (avec des grands comme la maison de Bricourt de Cancale et d'autres tout aussi "fameux", qui viennent de bien loin !).
Ou bien, si vous êtes là pour le vin, suivez les vini causeries qui rassemblent des spécialistes qui disserteront sur leur boisson préférée.

En parallèle, de nombreux exposants : une cinquantaine de vignerons, (les Bretons s'étant déclarés forfait pour cette spécialité, ils se rattrapent sur d'autres boissons), fabricant de jus de pommes... c'est vrai qu'on le fait mieux que le vin !...
Il y a aussi des brasseurs, du cidre... et des représentants d'autres gourmandises... le beurre, les huitres, la charcuterie, le pain... Le salon est international... il y a des exposants italiens et belges...
Des artistes céramistes et plasticiens vous présenteront leurs créations.

3 soirs de festivités se succèdent pendant ce week end viticole... avec les "causeries autour du vin"... des concerts (la programmation est sur leur site) et surtout le repas des vignerons... Deux soirs de suite (samedi et dimanche) à ne pas manquer...
Après vous être restauré d'un diner parfait et avoir dégusté les breuvages du salon... il y a le retour...
Les Rennais sont gâtés... on vient les chercher à la gare de Montreuil sur Ille (à l'aller) ... et après le repas, à 2 heures du matin, le retour est assuré par un bus qui retourne directement à la capitale... Une navette ramène aussi les autres festivaliers... dans un rayon de 15 kilomètres...Vaut mieux, le vin est à volonté...

Lire cet article en anglais : Wine and food festival in France : Vini Circus

Le chapon de Janzé : la foire du dernier week end avant Noel entre terroir et tradition

Noël est proche et on pense tous à ce qu’on va manger pendant toute cette semaine d’abondance gastronomique… Depuis quelques années, le chapon redevient une volaille de fêtes. Retour sur ce curieux volatile.

Qu’est qu‘un chapon ?
Ces points communs avec le poulet : C’est un poulet, qui tout comme ses frères, a une alimentation composée de 75% de céréales et a 2 m2 par individu pour gambader (ce sont certains des critères des Label Rouge).
Les différences : c’est un jeune coq de 6 semaines à qui on a retiré les testicules et couper la crête.


le coq de Martine et ses attributs


Ce volatile est élevé pendant 6 mois (depuis le mois de juillet précédent), en plein air



et aux céréales (contre presque 3 mois -81 jours- pour son cousin). Il est fini au lait entier et enfermé pendant les 3 semaines précédant son abattage. Il pèse donc 4 à 4,5 kg à l’abattage contre 2 kg pour un poulet adulte.

Tradition et spécificité du chaponnage
Le chaponnage daterait des Romains : pour éviter les nuisances du chant du coq en ville –et oui, déjà-, ils auraient pensé à les châtrer. En Ille et Vilaine, la tradition du chaponnage remonte au XIXè siècle, mais a été abandonnée au début du XXè (due à la forte mortalité des coqs après la castration). C’est en 1988 que les éleveurs du poulet de Janzé relancent la production.



La castration des poulets se fait pendant une semaine sur quelques dizaines de milliers d’individus. Mais comme l’opération est délicate, il y a une 2e sélection après 12 semaines (si le coq se met à chanter, c’est que l’opération a raté, il ne sera pas chapon) puis une 3è. N'est pas chapon qui veut... (à peu près la moitié des premiers sélectionnés aura la qualification).
Cette modification des attributs du coq provoque une absence d’hormones mâles et modifie le métabolisme du chapon. La viande est persillée… (-c’est quoi persillée ?- c’est une viande moelleuse et fondante parce qu'elle est parsemée d’infiltrations de graisse …).

Et Janzé ?
Le poulet de Janzé fait partie de l’histoire de la gastronomie française. Déjà au 19ème siècle, les poulets, poussins ou poulardes de Janzé étaient mentionnés dans différents ouvrages, notamment sur les menus du prestigieux paquebot “ France ” (ndlr Le paquebot, c'est pas plus tard ?). En 1900, le marché hebdomadaire de Janzé était réputé pour ses volailles et représentait le site marchand le plus important du département d’Ille et Vilaine.
Depuis les années 80, les éleveurs de la région se sont regroupés pour créer l’association du poulet de Janzé.



Ils sont aussi défenseur d’une qualité Label Rouge (alimentation à 75% de céréales, élevage en plein air, nombre précis de jours de vie des volailles, proximité de l’abattoir (pas plus de 100kms) pour éviter le stress de l’animal…).

Vous pouvez aller à la foire aux chapons – elle existe depuis 2002-

Foire aux chapons de Janzé


et a toujours lieu le dernier week-end avant Noël à Janzé et l’on peut acheter les produits de terroirs de qualité et notamment toutes les volailles produites dans le pays. Il y a plein d’animations pendant ces 3 jours de foire… notamment des chefs qui initient à la cuisine du chapon.
Sinon, vous en trouvez du 15 décembre au 15 janvier...

Depuis les problèmes de grippe aviaire, l'association Le Poulet de Janzé a amélioré sa traçabilité et a personnalisé ses volailles : les noms et téléphones des éleveurs sont sur les emballages.

La Bretagne et les volailles
La France est le cinquième pays producteur de volaille, le premier en Europe, et la Bretagne en produit plus de 40 %. Et près de 50% des œufs.

COCORICO!!!!

Lisez cet article en anglais : Capons made in Brittany

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo

Le week end de la Pentecôte a son rituel à Saint Malo. Le festival Etonnants Voyageurs. Ce n’est pas un rassemblement touristique ou une foire aux guides de voyages que vous allez trouver mais un festival international du livre et du film qui persiste et signe depuis maintenant une vingtaine d’années.

Même si on a eu peur que la fête ne soit un instant contrariée, quand le week end de la Pentecôte a cessé d’être férié pour tout le monde, Etonnants Voyageurs, en ces temps de crise de la lecture, continue sur sa lancée et sa réussite.

Plus de 300 invités (et des grands noms du livre, du film ou des auteurs étrangers bien connus) sur le bandeau de leur site, avec une présentation des écrivains. Plus de 80 projections sont proposées : des films, des documentaires et des productions de la télé d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. De nombreux éditeurs se disputent la vedette pendant ces trois jours.

Des thèmes littéraires divers et variés : cuisine, acteurs, livre jeunesse ou romans étrangers, films ou essais, polars… (et je ne peux pas citer tout le monde au risque d’en blesser quelques uns !). Les thématiques des films tournent autour du développement durable, de la sociologie ou de la Bretagne (et là aussi c’est extrêmement varié, allez voir le site).

Un prix de la nouvelle y est aussi décerné. Et les auteurs dédicacent leurs œuvres… Un vrai salon, quoi.

Ca se passe au Palais du Grand Large et c’est payant (c’est ça, les stars qui se déplacent !!! - autour de 10 euros par jour, pass 3 jours possible)…
Bref, c’est la rencontre littéraire à ne pas manquer… et le rendez-vous cinéma à ne pas rater !!!

Chats noirs... à vendre

- Acheter un chat noir en Bretagne...
- Hmm, c'est prendre des risques... Oui, oui, des risques... Vous ne les connaissez pas ? ...
- Reprenons l'affaire depuis le début : à donner ou à vendre chat noir contre bons soins...
- Oh la , méfiance...
Si, en plus, son maitre ou sa maitresse vous dit qu'il s'appelle Paolig... C'est sûr, vous cherchez les ennuis, les déconvenues... cet animal que l'on veut vous vendre est une bête curieuse... une curieuse bête...

Vous savez que depuis le Moyen Age, le chat noir a une sale réputation... Ce serait un ami proche, très proche même, voire le meilleur ami du démon...
En Bretagne, c'est pire, il n'est pas uniquement l'ami du diable... il en est sa réincarnation. On raconte de nombreuses histoires, toutes avec le même héros, un chat noir nommé Paolic (ou Paolig, petit Paul) qui amène richesse mais aussi malédictions.

Chat noir sur un muret


L'histoire classique est la suivante : une famille bretonne, en sabots et coiffe, très pauvre, vient d'avoir un bébé. Elle voit une issue à son destin misérable lorsqu'on lui propose d'acheter un chat noir contre ... bons soins (bouillie d'avoine et lait maternel) .... Mais le contrat stipule (en bas de la feuille et en tout petit) que le félin ramènera des bourses d'or chaque matin... (contre un pacte avec le diable... Mais cela est accessoire et on oublie rapidement que cela fait partie du contrat)...

Le chat bien soigné, (la première tétée est pour lui), la famille est vite récompensée. Paolig ramène tous les jours une bourse d'or à ses maitres. Très vite le Breton aux sabots s'enrichit.
Mais... il y a un mais... le contrat ne dure qu' un an, après il faut honorer la 2è partie du pacte.... (donner son âme !). L'homme, étant humain, cherche alors, angoissé, une solution pour posséder le malin (c'est à dire se débarrasser de son fidèle bras droit qui l'a patiemment enrichi en réponse aux bons traitements qu'il a reçus) mais en gardant le beurre et l'argent du beurre.

Moult ruses sont alors tentées pour se débarrasser de Paolic:
On peut chercher à le revendre (il existait une foire aux chats noirs une fois par an qui arrangeait bien tout notre petit monde mais elle a cessé... vue son succès, elle devenait impossible à gérer). Ou faire appel au curé qui est très souvent sollicité par ces ouailles honnêtes pour ce type d'affaire (contre une bonne somme d'argent !)....

Ou vous pouvez, (fourbe que vous êtes), jouer un tour pendable à votre chat et vous en sortir ainsi...

Les histoires ne disent pas toujours si la famille qui a gagné cet l'argent si honnêtement a eu une vie paisible ensuite...

Mais ce que l'on sait, c'est qu'un jour, le chat noir possédé s'est vengé... il a empesté l'air et depuis, les pommes de terre n'aiment pas les étés pluvieux. L'air empesté contamine les patates et leur donnent le mildiou...

La Bretagne est terre de superstitions et de légendes mais méfiez vous... Si, par malheur, vous croisez Paolic un soir la nuit tombée au carrefour de plusieurs chemins... c'est que vous avez le mauvais œil, et qu'on vous a «repéré»... Passez votre chemin surtout et ignorez l'appel du félin... Car les traditions se perdent ... les curés ne savent plus «gérer» ce type d'affaire, la foire n'existe plus... Vous devrez seul vous en sortir ! Face à cette sorcellerie d'un autre siècle !

Ne prenez pas trop de risques : allez dans une bonne animalerie (ils garantissent la généalogie des chats) ou traversez la Manche et achetez un chat noir anglais : là les croyances sont toute autre : le chat noir est un porte bonheur !!! Et oubliez les sorcières...

Lire cet article en anglais : Black cats for sale

Promenade dans les ruines du château de Léhon (Côtes d’Armor, Bretagne)

Si vous avez décidé de passer le week end à Dinan, poussez jusqu'à Léhon, vous ne le regretterez pas. D'abord pour une visite gratuite du patrimoine local et ensuite parce que vous pouvez aussi profiter d'une piscine en plein air (02.96.39.21.00), ouverte toute l'année dans un site merveilleux.

Depuis l’été 2006, le château féodal de Léhon vous accueille toute l’année le week-end de 10h à 19h, (même hors saison).

Situé sur un promontoire rocheux, il a été restauré, il y a quelques années, par les Monuments Historiques et permet de découvrir un beau panorama sur Dinan, la vallée de la Rance et la campagne environnante.

Vue sur le village de Léhon


Vue du château de Léhon



Les ruines, que l’on voit aujourd’hui, datent pour certaines du XIIIè siècle. Mais laissons parler ces vestiges…

Il y a quelques années encore, le château était caché par les ronces… La butte a été débroussaillée, un chemin a été aménagé, les ruines ont été consolidées. Des travaux de restauration ont été réalisés entre 2004 et 2006. Ils n’ont pas cherché à reconstituer un état antérieur inconnu mais à consolider les ruines afin d’éviter la dégradation totale des maçonneries par la végétation. Le site constitue une réserve archéologique pour l’avenir explique un des panneaux sur le site. A terme, les archéologues vont pouvoir y mettre leur nez, ou plutôt leurs pioches et leurs petits balais.

Revenons sur l’histoire du château-fort.

Plan du château


Comme on l’a déjà vu, l’installation à Léhon n’est pas du au hasard. Le gué sur la Rance, le monastère bénédictin et bientôt les seigneurs de Dinan installent un château et tout près une foire. Ce château situé sur une motte sert à défendre un espace, la vallée de la Rance et participe aux épisodes guerriers du Duché de Bretagne : conflits avec les Anglais, les Français ou au sein même de la succession bretonne.


château de Léhon


L’architecture de la forteresse a évolué au cours des siècles et s’est adaptée à l’évolution des techniques de guerre et à la transformation des armes.

Ce château passe donc d’un édifice en bois à une construction en pierres qui évolue encore avec l’arrivée des armes à feu et des canons. Il y aurait eu un château en bois autour de l’an Mil. L'évêché d’Aleth (Saint Malo) est divisé en plusieurs seigneuries et le vicomte de Dol hérite de celle de Léhon où il installe sa capitale. La forteresse est détruite à plusieurs reprises au XIè siècle lors de conflits entre rivaux du Duché de Bretagne. Et le site est rasé fin XIIè suite au traité de paix entre la France et l’Angleterre.
Le plan que l’on voit aujourd’hui date du XIIIe : une enceinte avec des tours qui épouse le promontoire rocheux. Les tours sont rondes ou en fer à cheval -l'ovale du fer à cheval permet de mieux défendre l'espace-.

Tour en fer à cheval du château de Léhon


Un donjon contrôle la partie la plus exposée aux machines de guerre.
L’architecture évolue avec la Guerre de succession du Duché de Bretagne (1341-1381). Le château est assiégé et lors des affrontements, des courtines (les murs qui relient les tours) sont détruites.
Les postes de tirs de l’époque sont des archères – on n’a pas encore prévu les armes à feu. Les meurtrières … sont des ouvertures qui s’évasent vers l’intérieur pour permettre à l’archer de viser l’ennemi sans s’exposer. La disposition en quinconce sur plusieurs étages permettait de surveiller la totalité des abords de chaque tour. D'autres éclaircissements sont à lire sur le site.

archère du chateau


Les armes à feu apparaissent au XVè siècle et l’architecture s’adapte aux coups de canon destructifs. Le château consolide et remonte ses murs (la base est solidifiée pour mieux résister aux canons), les meurtrières sont agrandies pour pouvoir de l’intérieur répondre en utilisant les nouvelles armes, les canons.

tours et enceintes de Léhon


Mais il ne servira plus beaucoup parce que … le duché est en paix, il fait partie de la France et on ne se bat plus contre les Anglais dans l’intérieur de la Bretagne. Les sites sont fortifiés, par contre, sur les côtes et sur les frontières du royaume de France.

La forteresse tombe en ruine dès la fin du XVè siècle et elle servira bientôt de carrière de pierres aux moines pour agrandir l’abbaye de Léhon au XVIIè siècle.

A l'intérieur, une chapelle est dédiée à Saint Joseph.

Panneau explicatif du site de Léhon


Chapelle Saint Joseph


Des panneaux expliquent l’histoire du château et des fortifications.

Nominoë rencontre les moines de Léhon

Explications sur le site du château


Finissez la balade en errant dans Léhon, ce sympathique petit village de granit au pied du château.

Maison du village de Léhon


Petite cité d'Art et d'Histoire


Lisez cet article en anglais : Touring through the remains of Léhon

Le marché de la Guerche comme départ pour une excursion au chêne de la Vierge (10 kms) et jusqu’à la chapelle Sainte Anne à la Selle Guerchaise (15 kms) un mardi de juin (Ille et Vilaine)

Si vous voulez visiter une ville des Marches de Bretagne et que ce jour est un mardi, allez à la Guerche de Bretagne, car c’est le jour du marché. Et c’est un gros marché de campagne qui vous attend, avant d’aller visiter deux endroits insolites des environs : le chêne de la Vierge et une pagode chinoise dédiée à Sainte Anne, unique en France.

Situé à l’extrémité sud de l’Ille et Vilaine et au carrefour de plusieurs autres départements : la Mayenne, le Maine et Loire et la Loire Atlantique, la localisation de la Guerche a eu une influence sur toute son histoire. La Guerche est une des étapes du circuit des Marches de Bretagne. Les Marches de Bretagne ( les villes de Vitre et Fougères en sont les emblèmes les plus connus) correspondent à une zone frontalière entre les Francs et les Bretons.
Cette petite ville va passer d’une influence à l’autre, tantôt pour se protéger des Francs, tantôt pour lutter contre les Bretons - quand le célèbre Du Guesclin, le compagnon d’armes de Jeanne d’Arc - achète la seigneurie en 1379, elle passe aux Francs pour revenir ensuite dans le giron breton. Ses environs verront de nombreuses batailles contre les Anglais notamment. La Guerche a donc été une ville fortifiée, a eu un château dès le XIIè siècle, matérialisant le pouvoir du seigneur sur sa seigneurie. Quand la Bretagne devient province française, le château est délaissé, tombe peu à peu en ruine et est détruit au XVIIIè siècle.



La Guerche a donc eu une position stratégique pendant toute son histoire bretonne et elle est un carrefour commercial important avec le commerce des toiles. Au XVIè siècle, on cultive du chanvre et du lin dans la région. Les toiles sont fabriquées dans les fermes alentour, toiles qui sont revendues ensuite au marché à des marchands spécialisés notamment de Saint Malo. Ce commerce prospère a laissé des traces par des maisons à pan de bois et à porche du XVIè et XVIIè siècle. Il en reste de nombreux exemples dans le centre ville. Les maisons à porche servaient de galeries commerçantes, on y exposait les toiles.

Maison à porche dans La Guerche de Bretagne


Le marché de La Guerche est connu depuis 1121, par un acte où il est fait mention d’un marché implanté dans un faubourg, bourg où des moines s’étaient installés. Cette longévité historique explique notamment sa réputation. Il y avait des Halles, en face de la Basilique actuelle, jusqu’au début du siècle où comme dans de nombreuses villes bretonnes importantes on faisait du commerce et l’on rendait la justice. S'il y a quelques années encore, on trouvait le marché aux porcelets ou aux volailles place du Champ de Foire, les commerçants aujourd’hui proposent des produits plus communs.
Le marché se situe autour de la basilique et est ceinturé par deux énormes parkings… qui sont pleins, pleins d’acheteurs des départements limitrophes. On y trouve du textile, des plantes, des volailles et les spécialités des producteurs locaux et des départements limitrophes : miel, pain, farine de blé noir, viande et fromage.

La Basilique Notre-Dame, Monument Historique au centre de la ville, est devenue basilique en 1951 (le titre de basilique s’obtient par décision du pape). L’édifice qui est construit sur la chapelle du château date de 1206, il a été remanié maintes et maintes fois depuis. Son clocher rappelle les clochers du Finistère (pour le visiter, s’adresser à l’Office du Tourisme) et à l’intérieur, – des vitraux du XVI è siècle, à droite en entrant et des stalles Renaissance très travaillées dans le chœur de l’église, et un gisant en tuffeau, tombeau de Guillaume II.

Une fois la ville visitée, les produits du terroir achetés, en route pour le Chêne de la Vierge.

Pour démarrer la balade, vous devez trouver l’indication pour Fontaine Couverte, commune à quelques kilomètres de là. Suivez la rue d’Anjou qui longe la basilique et continuez par le faubourg d’Anjou. Là, sur votre gauche, une indication pour Fontaine couverte, V3 à 8 kms. Prenez cette direction, vous vous promenez dans un lotissement, vous croisez une croix, vous longez le côté droit de la croix. C’est la petite route communale que vous allez fouler pendant toute cette promenade. Vous traversez différents hameaux : Hairie, la Périnelle,…
J’en oublie mais continuez toujours tout droit pendant 2 à 2,5 kms. Vous allez croiser une croix à gauche, vous êtes sur le bon chemin.

la croix pour aller au chêne de la Vierge


Continuez jusqu’au croisement Route de rondes. Là, prenez à droite pendant un km jusqu’au prochain carrefour (Gaumonerie) et commencez à suivre les indications de chêne à la Vierge sur la gauche. Vous arrivez bientôt à un nouveau panneau de chêne de la Vierge. Vous quittez le goudron et prenez un chemin de terre. Vous êtes à quelques centaines de mètres de la forêt et du chêne à la Vierge.

Le chêne de la Vierge


L’histoire de ce chêne est liée à la Révolution et à ses suites : en 1792, une jeune fille fut fusillée au pied de l’arbre pour ne pas avoir voulu dévoiler la cachette d’un prêtre réfractaire à des soldats républicains, les Bleus. Depuis, ce lieu est un lieu de dévotion, comme en témoignent les très nombreuses statues, Vierges et fleurs le long du chêne ; un petit panneau rappelle l’histoire du lieu. Des cérémonies ont lieu le 15 août.

De là, deux possibilités une fois que vous avez retrouvé la route communale : soit vous revenez vers la Guerche, soit vous allez vers la Selle Guerchaise pour découvrir la chapelle du Pâtis. Là, encore elle vaut le détour : une pagode chinoise abritant une statue de Sainte Anne.
Pour rentrer à la Guerche directement, récupérer la route principale et continuer vers la Selle jusqu’ à un croisement indiquant La Guerche. Au bout d’1,5 km, vous tombez sur la bifurcation que vous avez prise route des rondes mais là vous continuez tout droit et récupérez le chemin que vous connaissez vers la Guerche.

Si la chapelle vous intéresse, suivre la direction de La Selle, donc toujours tout droit pendant 2,5 kms jusqu’à une croix. Laissez là derrière vous et continuez quelques mètres vers la gauche et après le tournant, la bifurcation pour la chapelle est indiquée. Elle se situe au milieu d’un hameau de maisons.

Pagode chinoise dédiée à Sainte Anne


La chapelle du Pâtis ou chapelle Sainte Anne est une pagode en bois, octogonale unique en France : elle a été fondée en 1875 par le recteur de la Selle Guerchaise, Francois Lizé. L’abbé Lizé avait été missionnaire en Chine et a ramené la plus grande partie de la pagode à la fin du XIX è siècle. Elle est dédiée à la Vierge et à Sainte Anne . Elle est ouverte et vous y découvrirez l’épitaphe de l’abbé dans la chapelle, des fresques de couleurs vives datant de 1875,76 (rénovées en 1990-91), des saints (Saint Joseph et Saint Joachim).

Statue des saints de la pagode chinoise


Joachim était l’époux de Sainte Anne et donc le père de la Vierge Marie. Sainte Anne, la Patronne des Bretons, est la mère de Marie et la statue en bois qui la représente date du XVIè siècle, elle a la particularité d’avoir les yeux bridés. Elle porte Marie dans ses bras qui porte elle même l’enfant Jésus. Elle provient d’une autre chapelle de la commune, la chapelle du Poncel qui a disparu.

En sortant de la chapelle, continuez vers la Selle et très vite à quelques mètres, vous verrez une nouvelle croix, dont la visite conférait, d’après l’inscription qu’elle porte, 40 jours d’indulgence pour le pêcheur en quête de rémission. Les jours d’indulgence servaient à racheter les péchés et étaient obtenus quand le croyant faisait un pèlerinage, des prières, des dons. Cette croix devait être sur un parcours de pèlerinage et permettait donc une rémission.
Vous voilà sur le chemin de La Guerche, qui est à un peu plus de 4 kms. Une fois dans le village, ne pas prendre la rue du point du jour mais l’autre, qui n’a pas de nom, à gauche qui vous ramène au boulevard d’Anjou.

Lire cet article en anglais : Walk an unusual inland la Guerche and its market a breton oak with a virgin and a chinese pagoda

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