Galeries d’art dans le Morbihan


L’Art, chemin faisant, parcours d’art contemporain à Pont-Scorff (Bretagne)

Quand on évoque Pont-Scorff, on pense tout de suite au zoo. Et pourtant… Pont-Scorff est aussi une ville d’art et culture… et elle le prouve tous les étés en mettant en place un parcours d’art contemporain.

L'art chemin faisant à Pont-Scorff


Cette petite bourgade du Morbihan propose une exposition originale d’art plastique puisque les œuvres sont disséminées dans différents sites remarquables de la commune et de sa campagne… atelier d’Estienne, combles de la maison des Princes, chaumière et ferme de Saint Urchaut, chapelles….

On se balade en découvrant le travail des artistes. Certains lieux sont très excentrés, voilà le prétexte d’une belle randonnée insolite (le circuit pédestre est fléché en vert)… et culturelle !

Balade sur le parcours d'art contemporain


On comprend mieux le titre de l’expo L’Art, chemin faisant….

Cette année, le thème Ressources Humaines se décline dans différentes œuvres d’art plastique. La brochure présente ainsi son exposition :
Que faire en temps de crise et de désillusion ? Fêter l’humain. Créer de nouvelles valeurs matérielles et immatérielles, se questionner sur le sens du laborieux et œuvrer ensemble à ce que l’individu garde une place d’honneur. La 11è édition du parcours d’art contemporain « Ressources Humaines » intégré dans un village de caractère et sa campagne environnante, invite 13 plasticiens * à approfondir le champ de l’humain tout comme celui des rapports entre art, travail et pouvoir. S’il aborde la quête d’un nouvel humanisme ou la question des ressources qui s’épuisent, … ce parcours interroge également la place et la mission de l’artiste « travailleur-rêveur » dans notre société.
*Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Clifford Charles, Sophie Hutin, Serge Le Squer, Pedro Pereira, Julien Prévieux, Vinca Schiffmann, Véronique Ricci, Isabelle Vaillant, Sonia Winter, Oscar Yana et Gaële Flao

Certaines œuvres sont drôles : les lettres de non motivation par exemple, d’autres beaucoup moins…

Avec 17000 visiteurs l’année dernière, l’Art chemin faisant est une belle réussite. Vous êtes en vacances en Bretagne Sud… Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Surtout que la ville héberge aussi des galeries d’art… et un zoo...



Pourquoi ne pas lire aussi :


Rohan : une des familles princières du duché de Bretagne qui a donné son nom au village du Morbihan

Les Rohan sont une des trois familles princières les plus importantes du duché de Bretagne. Leur devise était : Roi ne puis, Prince ne daigne, Rohan suis. Ils ont notamment construit le château de Josselin et sont aussi connus pour avoir participé à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant en 1066.
Rohan, c ’est aussi le nom d’un village du Morbihan, où a été construit un des châteaux de la famille dont il reste une chapelle : la chapelle de Bonne Encontre. Ce gros bourg est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Loudéac et à une vingtaine à l'est de Pontivy, sur le canal de Nantes à Brest au niveau de l’écluse n° 52. Si vous cherchez bien, mais je ne l'ai pas trouvée, le long du canal, il y a une borne où l'ancien nom de Pontivy apparaît, à savoir ... Napoléonville. Si vous la trouvez... faites moi signe.
Et pourquoi Napoléonville ? En 1802 Napoléon a en effet décidé de se servir de Pontivy, ville acquise aux idées de la révolution perdue dans une campagne restée royaliste et chouanne. A mi chemin entre Rennes et Brest et au centre de la Bretagne, Pontivy avait une position stratégique rêvée pour contrôler la province. De plus, l’Empereur voulait en faire une ville militaire qui, une fois reliée au futur canal de Nantes à Brest, approvisionnerait la marine,. Elle devint en 1804 Napoléonville. Mais elle change de nom à diverses reprises : Bourbonville sous la Restauration (1814-15), à nouveau Napoléonville pendant les Cent Jours (1815), elle reprend le nom de Pontivy à la chute de Napoléon, et son oncle neveu (comme m'a corrigé un internaute, !merci) Napoléon III la rebaptise Napoléonville. Ce n’est qu’en 1870, qu’elle a repris le nom de Pontivy. On s’y perd, non !!!

Lire cet article en anglais : Rohan a famous family in the Duchy of Brittany that gave its name to the village of Morbihan

Marchés de Noël en Bretagne : Côtes d'Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan et Loire Atlantique

Noël en Bretagne ! Pourquoi pas... Le froid n'est pas trop féroce et on peut profiter des lieux sans bousculade... Quoique... Si vous vous rendez sur les marchés de Noël, il y a de l'animation, des odeurs, de la musique...

Même si ce n’est pas quelque chose de traditionnellement breton, les marchés de Noël se multiplient aujourd’hui partout en Bretagne… et pourtant à l’origine… ce n’est guère de chez nous.

C’est dans les pays germanophones (Allemagne actuelle, Autriche et en Alsace), au Moyen Age, au XIVè siècle que tout a commencé… en l'honneur de Saint Nicolas… l’équivalent de notre Père Noël.

Et c’est dans les années 90, que l’idée se propage et que ce marché devient commun en Europe. Et ailleurs... Des Allemands qui ont émigré au Nouveau Monde commencent à le diffuser en Amérique.

A l’origine ce marché célébrait l’enfant Christ et commençait juste quelques jours avant Noël. Aujourd’hui il dure de quelques jours à presque tout le mois de décembre, selon les capacités de chaque commune. Par contre, il cesse le jour de Noël et ce jusqu'au mois de décembre de l'année suivante. Ces marchés se situent sur une place ou occupent quelques rues piétonnières et rassemblent artisans, commerçants, gastronomie… et animations diverses.

Des stands en plein air proposent de tout… Cela permet de faire une pause dans les achats de Noël, de déguster le vin chaud qu'on trouve sur tous les marchés de Noël ou manger des choses bien riches qui vous réchauffent en ces temps froids… C'est aussi l'occasion d'acheter un énième cadeau, mais un cadeau plus original, du fait main par un artisan local ou plus lointain... ou encore découvrir des spécialités d'autres régions françaises. Et puis vous profiterez des animations de Noël proposées souvent pour les enfants. Ou du Père Noël qui s'est perdu dans le coin...

Dans notre région, la Bretagne, il y a de nombreux marchés de Noël : à Rennes par exemple, il y en a deux, un appelé marché de Noël sur la Place du Parlement où vous pouvez vous restaurer, vous réchauffer avec un bon vin à la cannelle et des spécialités alsaciennes, un autre qui ne s'appelle pas marché de Noël mais marché de la création -on aime jouer avec les mots chez nous- Place Hoche qui est un rassemblement d’artisans d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas quel nom donné au troisième au Colombier.

Chaque département et surtout chaque ville organise son marché… ses jours d'ouverture, ses animations. D'où la difficulté, si vous êtes exposant de vous y retrouver… surtout que l'information n'est pas vraiment centralisée.

Voici, malgré tout, quelques liens qui pourront vous aider : surtout que si le Comité Régional du Tourisme de Bretagne centralise bien l’info, leurs équivalents départementaux ne sont pas aussi efficaces.
Le site départemental des Côtes d’Armor ne propose rien, tentez celui-là.

Le comité départemental d’Ille et Vilaine, la Haute Bretagne distille (c’est bien le terme) frais et vieilles infos. A vous de vous y retrouver.

Dans le Finistère, ça marche. Le département est très actif au niveau touristique (il propose plein de visites originales, de lieux de productions ou d’entreprises, chose qui existe à peine dans les autres départements, alors que ces activités marchent très bien dans le 29).

Pour le Morbihan, c’est pas top pour le CDT 56 (Comité Départemental du Morbihan). Tentez aussi celui-là.

Reste la Loire Atlantique, qui est aussi à la traine.

Bon courage. Et bon marché de Noël.

Lisez cet article en anglais : Christmas markets in France (Brittany : cotes d'armor, finistèren, Ille et Vilaine and Morbihan)

Visite d'un village rural du XIXè siècle avec des enfants : Poul Fétan (Morbihan, Bretagne)

La visite de Poul Fétan (56310 Quistinic, Tel: 02-97-39-51-74) permet de se transporter dans la vie rurale du XIXè siècle.

village de Poul Fétan


Poul Fétan (en breton lavoir et source) est un petit hameau restauré par la commune de Quistinnic, il y a plus de 20 ans (de 1979 à 1994). Il propose, par différentes animations, de faire revivre la vie des paysans du siècle dernier.

Poul Fétan


Les maisons sont antérieures (XVIè siècle). Elles sont caractéristiques de l’architecture de l’époque : les toits de chaume, les escaliers extérieurs…
Le garage,

La grange de Poul Fétan


la buvette (euh non le pressoir),

Le pressoir de Poul Fétan


les animaux ou le potager (légumes et céréales d’époque) offrent un cadre historique parfait pour un spectacle vivant autour d’activités d’époque : boulanger, potier … montrent leur savoir faire (beurre, pains ou gâteaux) ou proposent de goûter leurs produits (lait ou bouillie). Les enfants pourront aussi voir les "acteurs" en costumes. La taverne cuisine des plats typiques (kig ha fars par exemple). Tout est là.

Poul Fétan se veut être un conservatoire des gestes et des traditions en centre Bretagne, dans un village rural.

Je n’ai pas vu le site « occupé » puisque j’y suis allée hors saison. Mais l’ambiance est là… Le site ressemble un peu à un écomusée… C'est un cadre parfait pour du tourisme vert et les nostalgiques y trouveront une campagne mythifiée telle qu'elle apparaissait dans les images d'Epinal qui peuplaient nos livres scolaires il y a encore 30 ans. Pour ceux qui ont connu la vie rurale, ça manque un peu de boue, d'odeurs, d'inconfort... Les habitations comme "avant", le ruisseau qui alimente le village, les petits champs entourés de murets en pierre (on peut comparer les effets du remembrement avec la colline en face avec ses énormes champs ouverts)... bref, c'est parfait.

Campagne de Poul Fétan


La balade dans le hameau est très sympa. J'imagine qu'avec les animateurs, on s'y croit...

Ouvert toutes les après midi d’avril à septembre, les enfants de moins de 6 ans ne payent pas. Les tarifs varient selon la saison. Reportez vous au site du village.

Si vous êtes dans le coin, flanez dans la région (ça vaut le coup) et allez faire un bond dans l’an Mil à Melrand ou admirez la Vénus de Quinipily près de Baud.
Bonne visite.



Lisez cet article en anglais : Visit a 19th century village with kids at Poul Fétan, Brittany France

Croisière dans le golfe et les îles : Gavrinis

Le golfe du Morbihan, il y a quelques siècles, n'existait pas et les 42 îles qui le décorent aujourd'hui encore moins... Et oui, pas de croisière au soleil en ce temps là... la terre ferme remplaçait la mer.

Au temps des civilisations des grandes pierres, le paysage était tout différent... il y avait une belle colline et... on n'avait pas besoin de faire 10 minutes de bateau en partant de Larmor-Baden... pour aller sur l'île de Gavrinis... On y allait, à pied, sur ce "monument historique", aujourd'hui situé sur une des extrémités de l'ile.
L'autre partie de Gavrinis est une propriété privée que le Conseil Général du Morbihan, (s'il avait eu les sous) aurait bien aimé acheté... mais des stars du monde de la culture lui ont rafflé la mise... La ferme et la bonne dizaine d'hectares de l'île sont devenues la propriété d'un ... Parisien ....

Ile du golfe du Morbihan : Gavrinis


Fermons la parenthèse... et revenons à ce cairn imposant... qui devait faire partie d'un ensemble mégalithique plus important encore... Quand vous repartirez, vous verrez que l'ile en face porte encore des pierres levées qu'on découvre avec la marée. Elles devaient être drôlement bien arrimées car après des millions de marées (peut être même des milliards), elles tiennent encore debout ! Ils ne rigolaient pas avec la solidité, nos hommes du néolithique...

Menhirs en face de Gavrinis


Le cairn est daté vers – 3500 ans avant JC : il est constitué d'un dolmen (une table en pierre) recouvert par une butte en pierres sèches... c'est à dire un long couloir de dalles de pierres qui mène à une chambre en ... dalles de pierres : il semble que le couloir soit le plus long d'Armorique et que par contre la chambre soit la plus petite...

Mur de pierres sèches


Et comme toujours les réponses à mes/vos questions sont des hypothèses : pas de traces écrites, pas de squelettes (le sol breton est trop acide), que des idées et des présuppositions et de l'imagination pour comprendre nos hommes préhistoriques. On ne sait pas (encore) expliquer le pourquoi de ces singularités...
Par contre, il semble que le couloir a été intentionnellement rempli de pierres à une époque... (On ne voulait pas de curieux ou plus tôt les esprits du cairn voulaient attendre que l'humanité soit mûre et intéressée pour lui faire "découvrir" ce vestige impressionnant)...

Comment des pierres aussi lourdes sont-elles arrivées là ?
Les hypothèses des savants sont les suivantes : un cours d'eau devait passer tout près de la colline de Gavrinis... les pierres de plusieurs tonnes auraient été amenées par flotaison inversée (le guide vous expliquera) près du site puis roulées sur des rondins de bois.
Une des pierres du dolmen, celle qui sert de "toit" ... correspond à un des morceaux du menhir des marchands de Locmariaquer... cette énorme pierre de plus de vingt mètres brisée en trois parties...

Comment sait-on que nos ancêtres l'ont récupérée là bas et l'ont transportée pour couvrir leur dolmen ?
Comme la dalle est tournée vers le ciel, on n'aurait du ne jamais le savoir mais le hasard fait bien les choses... Il y avait un cratère éventré au sommet du cairn et le chercheur qui analysait le cairn l'a vue (la pierre)... et fait le rapprochement avec Locmariaquer. Heureusement, sinon on chercherait toujours la pièce manquante de la table des marchands !

Entrée du cairn


Autre curiosité du site : chacune des dalles de pierres qui composent l'ensemble est décorée de motifs géométriques ou de dessins... Une véritable équipe de sculpteurs, graveurs professionnels a du oeuvrer pendant des heures pour obtenir ce résultat : des lignes parfaites, sans ratures, avec des espaces réguliers entre les courbes, un travail de précision sur une pierre très dure (tentez de sculpter le granit, vous verrez !). On peut supposer que la société qui a construit ce monument avait des artistes à part entière payée par la communauté !

Bref, l'histoire du monument est longue et passionnante... Les guides du site vous dévoileront tous les secrets du cairn.

Côté pratique : la visite est payante, possible du mois d'avril à la Toussaint... Réservez avant d'y aller, il n'y a pas de la place tout le temps (c'est comme l'hébergement, on a du chercher un coin dans les terres pour se loger)... et il y a du monde... On n'a malheureusement eu pas la possibilité de lire toutes les explications après la visite guidée... car les touristes vous chassent avec le prochain bateau...
Bon... pour une fois que la préhistoire passionne les foules, on ne va pas se plaindre quand même !

Lire cet article en anglais : Cruise in France : the island Gavrinis in Brittany

Balade au pays du fromage et des pâtes de fruits des moines de l'abbaye de Timadeuc (Morbihan)

Objectif de la journée : n'est il pas meilleure mise en appétit que de se balader le long du canal de Nantes à Brest pour aller manger le fromage des moines de Timadeuc (Abbaye Notre Dame de Timadeuc 56 580 Rohan).
L'abbaye se situe au centre d’un triangle entre Pontivy, Loudéac et Ploërmel.

Arrêtez vous au village de Rohan. Et garez vous le long du canal. Il y a un parking rive droite quand on se place dans le sens du courant. Traversez le pont et vous apercevez la chapelle de Bonne Encontre, sur la rive gauche de l’Oust, qui remplace l’ancienne chapelle du château de Rohan de 1104. Du château, il ne reste que des ruines. La chapelle date de 1510, comme l’indique une inscription gravée sur son mur. C’est la seule chose que l‘on peut vraiment voir car, en ruine depuis longtemps, elle commence juste à être restaurée et on ne peut visiter l’intérieur pour le moment.

Chapelle de Notre Dame de Bonne Encontre à Rohan


Vous voilà donc à droite devant l'écluse Rohan, la numéro 52 et parti pour 30 à 45 minutes de marche. En avril, mai tout est en fleurs et ça sent bon le miel et les peupliers en fleurs. Vous passez bientôt devant la pancarte indiquant le manoir de Quengo (gîte et BB avec piscine), situé à quelques centaines de mètres au dessus du canal (3 minutes à pied) et très connu des Anglais. Vous croisez peu après l'écluse 51 Quenguo.

Vous allez continuer à découvrir la campagne vallonnée autour du canal, des champs de pommiers rive droite et bientôt la 3è écluse, celle de Timadeuc. Là, une allée à gauche et une croix avec une plaque commémorative à la mémoire du Père Guénaël, déporté au camp de concentration de Buchenwald.

Croix à la mémoire du Père Guénaël


Commencez votre ascension et vous apercevez un grand mur, début du domaine de Timadeuc. Si ça sent la vache, c'est que vous êtes sur le bon chemin!!!
Le domaine est immense et on arrive bientôt face au bâtiment.L’abbaye de Timadeuc a été fondée à l’emplacement du manoir des seigneurs de Timadeuc, dont ils ont repris la devise « espoir en Dieu » en 1841. Le bâtiment actuel a été plusieurs fois remanié. C’est une fondation de l'abbaye de la Trappe en Normandie. Les moines suivent le rythme de vie proposé par la règle de Saint Benoit (prières et travail). Aujourd’hui l’abbaye reçoit des adultes pour des séjours et propose de partager la vie des frères de la communauté. Si le monastère n’est pas ouvert à la visite, vous pouvez assister aux offices. Devant l'accueil, une photo aérienne présente le domaine.

Abbaye de Timadeuc dans le Morbihan


L'accueil s'ouvre sur un magasin qui propose pleins de nourritures. Spirituelles d'abord : des CD (musique classique, religieuse, du monde), une librairie d'ouvrages religieux (à noter un certain éclectisme et une certaine ouverture en cette matière), les derniers romans sortis, des livres pour enfants et des guides et écrits sur la Bretagne. Terrestres ensuite, produits du cru ou fabriqués par d'autres abbayes : savons et huiles essentielles. Enfin de quoi manger : des confitures d'Afrique, des spécialités de moines d’ailleurs en France et celles de Timadeuc.

Vous aurez vu que l’exploitation agricole que l’on longe pour accéder à l’abbaye est imposante et permet donc aux moines d’élever des vaches pour fabriquer du fromage et de s’occuper de vergers pour les pâtes de fruits. Ces productions leur assurent ainsi des revenus.

Fromage et pates de fruits de Timadeuc dans le Morbihan


Parmi leurs produits locaux, il y a un premier fromage le Trappe de Timadeuc (1,7 kg vendu 12,57 euros le kg). Sa pâte au lait cru est moelleuse, et ressemble en bien meilleur au Port Salut et au Chaussée aux Moines. Sa croûte est jaune. (Le site de l’abbaye de Chambarand en propose à la vente par internet. Tout le monde s’adapte !!!). Le second, le Timanoix, 300g est affiné à la liqueur de noix (5,90 euros). Sa croûte est marron et sa recette inspirée – je cite l’emballage – par la recette des moniales de l’abbaye d’Echourgnac (Dordogne). Il a un fort goût de noix.

Les pâtes de fruits (3,15 euros les 250g) sont faites à base de gelée de pommes et d'arômes naturels. Evidemment ça n ‘a pas autant de goût que nos pâtes de fruits super « aromatisées », mais c’est pas mal du tout quand on prête attention à leurs saveurs discrètes.
Les fromages et pâtes de fruits de Timadeuc portent le label Monastic, qui correspond à un regroupement d’abbayes produisant des produits à déguster. Le retour se fait par le même chemin le long du canal, jusqu'à Rohan.

Lire cet article en anglais : Have a nice walk along the canal de Nantes à Brest to discover the cheese and the crystallised fruits of the Abbey of Timadeuc (Brittany, France)



Visite du fort de la cité d’Aleth à Saint Servan (quartier de Saint Malo, Bretagne).

Pour accéder au fort de la cité d’Aleth, qui abrite aujourd’hui le Mémorial 39-45, il faut prendre le chemin de ronde de la péninsule. Vous arrivez devant des fortifications

Fort d'artillerie de Mazin


construites par Mazin au milieu du XVIIIè. Non, ce n’est pas du Vauban (1663-1707) comme à Saint Malo, même si ce dernier avait insisté pour fortifier l’embouchure de la Rance.

Il a fallu plusieurs incursions anglaises pour que les fortifications soient construites plus tard en 1759. En effet, le commandant anglais Marlborough, en 1758, est à Saint Servan et réfléchit à une stratégie pour prendre Saint Malo. Attaqué par les tirs de canons des Malouins qui ne lui laisse pas le temps de s’installer, il repart après avoir incendié tous les navires du port de Solidor. C'est suite à cette attaque que, un an plus tard, les travaux commencent et que Mazin construit un fort d’artillerie capable de défendre la Rance.

Fortifications de la cité d'Aleth


Ce fort a repris du galon –façon de parler– avec la 2e guerre mondiale.

Porche du fort d'Aleth de Saint Servan



La Bretagne a une position stratégique lors du conflit. Les Allemands la défendent par la construction du Mur de l’Atlantique (ce sont les fortifications côtières allemandes). C’est pour cela qu’on trouve de nombreux blockhaus sur la côte bretonne. Ils transforment aussi les ports de Saint Nazaire, Brest, Lorient et Saint Malo en forteresse.

Blockhaus du fort d'Aleth


Construit en 1759 et modernisé par l'organisation Todt -c'était un groupe de construction et d'ingénierie allemand qui a construit les fortifications, les bases sous marines, les camps...-, les fortifications allemandes de la cité d’Aleth réutilisent le fort type Vauban. Une trentaine de blockhaus

Blockhaus de Saint Servan


y a été ajoutée, blockhaus qui sont reliés pour certains par des galeries souterraines. Il y avait des fossés antichar et des cloches blindées pour abriter des canons antichars et antiaériens.

En haut des escaliers, sur la "plateforme", on y voit des restes de blockhaus, le Mémorial de la Guerre 1939-1945.

ouverture et horaires du Mémorial de Saint Servan



On visite l'intérieur d'un blockhaus restauré, une exposition sur la Seconde Guerre Mondiale dans la région et on peut visionner un documentaire.

Et à l'extérieur, la vue sur la Rance est superbe.

vue sur la Rance du fort de la cité


et sur Saint Malo.

vue sur Saint Malo du fort de la cité



Si la ville de Saint Malo a été détruite à plus de 70%; Saint Servan, en tant que QG de la zone a aussi connu les affres des bombardements. Les Allemands avaient élaboré une zone de fortification incluant Cézembre, l’île en face, la pointe de la Varde (au bout de Paramé), une station-radar au cap Fréhel et des lignes de défense dans les terres.

Blockhaus de la cité d'Aleth


Toute cette place dans la presqu'île d'Aleth était fortifiée : les Allemands avaient construit plusieurs blockhaus, des casemates, installé des mitrailleuses, des canons et creusé des galeries souterraines qui les reliaient. A sa tête, le commandant Von Aulock dirigeait la forteresse.

Quand les Alliés débarquent en juin 44, la donne change. Ils arrivent à Saint Malo début août et bloquent la zone mais ils sont peu nombreux -les Américains sont en Normandie, ils veulent prendre à revers les Allemands-. Que faire alors ? Bombarder la forteresse et les environs. Les Américains sont arrivés le 2 août et les Allemands ne se rendront que le 17. 15 jours de bombardements intenses :

Arme de la deuxième guerre mondiale


sur le fort du Grand Bé, sur Cézembre et sur Saint Servan et Saint Malo. Les Alliés entrent dans la cité corsaire le 14 alors que la ville brûle depuis le 10. Le commandant Von Aulock, positionné dans le fort de la cité d’Aleth résiste toujours, il ne capitule que le 17 août 1944.

Imaginez la bataille qui a fait rage pendant presque 15 jours dans la zone malouine. Les cloches,



sont en métal et font 30 cm d’épaisseur !!! A Saint Malo, les trois quart de la ville sont détruits. La ville sera reconstruite à l’identique quelques années plus tard et ce pendant 12 ans (1948-1960). Le tracé des rues sera repris, les immeubles reconstruits avec les matériaux restés sur place.

L’ile de Cézembre a résisté plus longtemps encore. D’après le site de l’inventaire général du patrimoine culturel, l´occupant allemand y a construit près de 80 blockhaus (batterie d´artillerie : casemates et encuvements, postes de direction de tir, batteries antiaériennes, abris etc.). Ce n’est que le 2 septembre qu’ils se rendent et c´est la zone du territoire français qui a été le plus bombardée. Les Américains y testeront notamment leurs nouvelles bombes incendiaires au napalm...

Cézembre, île interdite !!!


C’est pourquoi Cézembre, « zone rouge » est théoriquement interdite aux visiteurs
. La zone n’a pas été entièrement déminée, il y reste encore des bombes !!!

Un témoin que j'ai connu raconte qu'ils allaient voir les échanges de tir comme si c'était un feu d'artifices !!!

Lisez cet article en anglais : Visit of the fort of Aleth at saint Servan (district of Saint Malo, France) and the Memorial 39-45

Pélerinage à Sainte Anne d'Auray : le pardon de juillet

Sainte Anne d'Auray est à l'écart des grands mouvements touristiques de l'été. Et pourtant. Elle a eu ses heures de gloire pendant plusieurs siècles et même maintenant... Sainte Anne a été et est encore un grand lieu de pèlerinage chrétien. C'est un peu le Lourdes local.

Basilique de Sainte Anne d'Auray


La preuve, la basilique, construite au XIXè siècle, à l'époque où les pèlerins étaient trop nombreux pour se tenir dans la chapelle d'Yves Nicolazic.
Confirmée aujourd'hui encore par les quelques 800 000 visiteurs qui se rendent en moyenne tous les ans à Sainte Anne d'Auray (c'est le 3e lieu de pèlerinage en France après Lourdes et Lisieux).
En témoigne encore le parc hôtelier de cette commune de 2000 habitants (qui a la capacité en hôtels et en lits pour accueillir de multiples cars touristiques). Sainte Anne d'Auray saura vous héberger quand la côte morbihannaise toute proche affiche complet (les week ends de printemps quand les gites et autres hébergements sont pris d'assaut... j'ai vécu !).

Revenons au lieu du culte. Tout a débuté en 1622 quand, dans le hameau de Ker Anna, un pieu laboureur, Yves Nicolazic a des "visions"... Ce n'est qu'un an plus tard, dans la nuit du 25 au 26 juillet, que l'énigme est levée... Sainte Anne, la grand mère de Jésus (et des Bretons) se présente... Et plus tard encore, quand la mère de Marie mène le laboureur avec quelques autres croyants à la statue de Sainte Anne... cachée à l'endroit où jadis se dressait une chapelle. La Sainte demande aux fidèles de la reconstruire... 924 ans après.

Voilà la légende qui commence... Sainte Anne, mère de la Vierge et grand mère de Jésus a choisi Yves Nicolazic pour se manifester. Les miracles se poursuivent et la ferveur populaire gagne : le laboureur marié depuis de nombreuses années mais sans enfant, en aura bientôt 4. Pierre de Keriolet, un contemporain de Nicolazic, enfant du pays, bandit de grand chemin, voyou de la pire espèce et libertin se convertira lui aussi...
Les fidèles affluent, qui pour se soigner, qui avec son ex-voto, pour obtenir des faveurs, qui par ses prières, pour avoir une descendance...

Si le lieu était vénéré dès le Vè siècle, au début de l'évangélisation de la Bretagne, la chapelle des origines n'existe plus depuis plusieurs siècles. Et l'édifice qui est construit pour le remplacer est devenu très vite trop petit devant la foule de pèlerins. S'ajouteront à la chapelle, le cloître, la Scala Sancta et la fontaine miraculeuse.

Plan-du-site


La chapelle du XVIIe siècle sera remplacée en 1865 par la basilique actuelle. Elle accueille encore aujourd'hui des milliers de fidèles lors du grand pardon du mois de juillet, jour de la fête de Anne (les 25 et 26 juillet). Son rendu architectural est imposant certes, mais dégage une ambiance triste, grise... C'est une période bien pauvre en terme de création d'architecture religieuse.
Les cinéphiles auront sûrement reconnu la Scala Sancta, l'"échelle sainte" que les pélerins gravissaient et que que l'on voit dans certains films... les Bretonnes à genou, en coiffe récitant des prières parcouraient les escaliers... Un autre monde...

Scala sancta


Sur le site, tout près de la basilique, se trouve un espace dédié à Jean Paul II, seul pape à être venu en Bretagne. Plus de 150 000 personnes étaient venues le voir en 1996.
Vous pouvez aussi visiter la maison d'Yves Nicolazic, qui se situe tout près de la basilique (entrée libre).

Maison d'Yves Nicolazic


Et enfin, tous les ans, à Sainte Anne d'Auray, et pour ceux qui n'auraient pas obtenu les faveurs de Saint Guirec, les célibataires peuvent se retrouver, lors d'un week end organisé en mai, et chercher trouver l'âme soeur !!!!

Lire cet article en anglais : Pilgrimage in France: Sainte Anne d'Auray in july

Site archéologique en Bretagne : le village de l’an Mil à Melrand (Morbihan)

Ou petite excursion « culturelle » pour enfants et jeunes ado pendant les vacances de février.

- Le Morbihan ? Tu connais ?
- Oui, c’est un département au sud de la Bretagne.
- Et le Moyen Age ?
- Evidemment, c’est une période historique d’une dizaine de siècles qui va de 476 (chute de l’Empire Romain d'Occident) à 1453 (prise de Constantinople par les Ottomans).
- Et l’archéologie ?
- C’est quand on fouille le passé lointain ou plus proche ... Mais quel est le rapport entre tout ça ?
- Facile, dans le Morbihan, à Melrand plus exactement, se trouve le village de l’an Mil, un site archéologique du Moyen Age qui reconstitue un village aux alentours de l’an … 1000, au beau milieu de la période médiévale.

Village de l'an Mil


Le parc de Melrand se divise en deux parties : l’une où sont situés les vestiges du village abandonné au Moyen Age,

Réserve archéologique


l’autre avec des bâtiments reconstitués, un jardin botanique et des animaux.


Maquette du site à l'accueil


Le contexte historique est rappelé à l’aide d’un petit fascicule qu’on vous donne à l’accueil et de panneaux jalonnant le site.

Lann Gouh cet ancien petit hameau breton a eu une existence éphémère. Au milieu du Moyen Age, la population augmente. De nombreux villages, comme celui ci, furent crées en Occident médiéval sur des terrains qui, jusque là, n'intéressaient guère (parce qu'ils étaient plus difficiles à exploiter et moins riches (forêts, terrains en pente, terrains granitiques ou marécageux...). Souvent le seigneur mettait un peu de temps à réagir et la "fiscalité" y était plus lâche ... A tout avantage, son inconvénient...

Le village a été abandonné après la Peste Noire (1347) (un habitant sur trois en meurt) et les rares survivants se regroupent, recherchent des lieux moins difficiles à exploiter et retournent dans les premiers villages. Les habitants ont donc transporté leurs maigres biens et possessions ailleurs, plus bas dans la vallée et laissé le site. On n’a pas retrouvé d’objets usuels sur les lieux.

Maison sur pilotis


Avant son abandon, le village dépendait du seigneur de Porhoet, seigneur de Castennec où se situait son château.

Seules deux habitations sur les 17 (je crois) maisons ont été fouillées. Les recherches dans d’autres villages bretons comme Brennilis, Guidel ou Berrien ont permis de mieux comprendre la vie médiévale paysanne et de reconstituer celle-ci dans ce village… Même s’il est très difficile de connaître la vie quotidienne des plus humbles… On a tellement peu de traces ou de témoignages.

Le village était construit en hauteur et entouré d’une palissade – on vous rappelle notamment les différents clôtures qui existaient à l’époque – les maisons s’organisent autour d’une place (déjà !!!) et d’un four à pain.

Four collectif


Les maisons sont basses, en toit de chaume très épais (étanchéité oblige). Le visiteur peut rentrer à l’intérieur d’une des habitations et imaginer...

Maison d'habitation pour hommes et bêtes


Les hommes vivaient tous ensemble avec les animaux (c’était leur chauffage central !), les ouvertures étaient petites pour que la chaleur ne s'en aille pas... La fumée non plus d'ailleurs (il n'y avait pas de "trou" pour qu'elle s'échappe...).... Mais par contre, ils avaient pensé un sol en pente (les animaux étaient en contrebas pour que leurs déjections ne viennent pas inonder le sol des hommes !!! ). On sent aussi les odeurs, le feu au milieu de la pièce et les aliments stockés en l’air pour qu’ils ne soient pas dévorés… Le mobilier (on ne trouve pas grand chose en Bretagne à cause des sols acides qui mangent les objets) était très succinct : des lits bas (pour ne pas respirer la fumée qui -comme chacun sait- monte), des assiettes en bois...

Vous verrez la reconstitution d’un four à pain collectif, le poulailler et le piège à loup (Bouh, il y avait des loups en Bretagne à l’époque !!!) …

Piège à loup


Les animaux du village sont les dignes descendants de races bretonnes rustiques (– races très résistantes et demandant peu de soins -) de l’époque : vous y verrez des pies noires (ce ne sont pas des volatiles mais des vaches laitières !),

Pie noire


des moutons d’Ouessant,

des chèvres des fossés

Chèvre des fossés


Une vraie ferme… pédagogique.



Le site ne propose rien de spectaculaire, une vie rurale modeste du Moyen Age... La balade est sympa, (on a eu le site pour nous tout seul !) mais on a la vague impression que le village, en ce mois de février, est en attente. Le jardin botanique, avec une petite centaine de plantes du Moyen Age, est en « hibernation ». Les animateurs binent, taillent et brûlent dans le parc, on sent le lieu un peu à l’abandon. L’ambiance doit être complètement différente dès que la nature renaît. Ca n’a pas empêché nos têtes blondes de se documenter et de « sentir » le passé. Et de se représenter ce que cette vie pouvait être.

Melrand est ouvert presque toute l’année (des vacances de février au vacances de la Toussaint). L’hiver le site est ouvert l’après midi à partir de 13.30 et l’été à partir de 10h. 4 euros pour les plus de 6 ans et 5 pour les adultes.

Tout autour, le circuit de la vallée du Blavet propose des détours dans une région très vallonnée (on se croirait en montagne tellement ça tourne, non je ne plaisante pas) qui vaut le ... détour... pour vous rendre à la Vénus de Quinipily ou à Poul Fétan.

Maison




Lisez cet article en anglais : Visit an archaeological site in Brittany (France) : a medieval village at Melrand (Morbihan)



La Butte de César : légende historique ou site préhistorique du Golfe du Morbihan ?

Si vous êtes en vacances dans le Morbihan, faites un tour sur la presqu’île de Rhuys. D’abord, parce que c’est le golfe et ses atours, ça vaut le détour (!!!) mais surtout parce que vous ferez une rencontre avec une légende bretonne : la butte de César.

Oui, oui, de Jules. L’empereur romain est venu en Bretagne pour la conquérir. Et c’est, dit la légende, de cette butte (sur la route de Sarzeau à Arzon sur la presqu’île) qu’il aurait suivi la bataille navale fatale (pour les Bretons) entre sa flotte et la flotte venète (une des cinq populations armoricaines de l'époque).

C'est ça, la butte de César...


Tout a commencé une année plus tôt en 57 avant Jésus Christ. Les Romains pensent avoir conquis l ‘Armorique après avoir ramené quelques otages lors d 'une promenade pacifique dans les cités maritimes de l’Ouest. Et quand l’année suivante, l’armée romaine revient pour réquisitionner des vivres, ce sont les Venètes, qui demandent, en échange des officiers, le retour de leurs otages.
César, devant cette résistance, décide de construire une flotte pour conquérir la région. Les Venètes, eux, forment une ligue avec les autres peuples d’Armorique et demandent même de l’aide aux Bretons insulaires.

En -56, César attaque l’Armorique. Au Nord, pas de résistance – les hommes fuient en emmenant leurs trésors qu’on retrouvera pour certains à Jersey et d'autres, dans la Manche.

L'affaire est plus difficile dans le Sud : les Venètes, sur terre, se réfugient sur les promontoires protégés par des levées de terre et quand le danger est trop menaçant, ils fuient en mer. César décide d’utiliser sa flotte pour en finir avec ces Astérix bretons !!!

Vue de la butte : le Golfe


220 gros navires venètes en chêne vont face à une flotte romaine plus nombreuse, constituée de bateaux plus petits et plus maniables. Et surtout armés d’une faux qui, au bout d’un long manche, coupent les attaches des voiles armoricaines. Les Romains, une fois le navire immobilisé, l’abordent. Très vite, les Venètes cessent la bataille et l’Armorique devient romaine… Il n'y avait pas de vent ce jour là, il y avait peut être un temps comme sur les photos...

La mer ou l'océan !


Ca, c'est pour la légende romaine mais il y a autre chose... Cette butte avait déjà eu une vie avant César… en tant que tombe d’un haut dignitaire du Néolithique et ce n’est plus la butte de César que vous admirez mais le tumulus de Tumiac (Vè millénaire).

On accède à la butte qui abrite le tombeau par un petit chemin qui démarre de la route nationale. Un sentier un peu raide et glissant, surtout s'il a plu, mène au sommet et un autre permet de redescendre de l'autre côté. On ne peut plus visiter les entrailles du tumulus.



86 m de haut, 20 mètres de diamètre, il n’est pas constitué de pierres sèches mais d’argile. Il abrite dans un coffre de plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, couvert par 3 dalles de pierre, la tombe d’un homme – sûrement très important- du Néolithique. Des fouilles, en 1853, ont révélé des objets, une hache et surtout de restes d’ossements humains, chose très rare dans les sols acides de Bretagne.

Coupe du coffre


Bref la colline vaut son pesant d’histoire… et de légendes... si vous êtes en week end découverte du Golfe du Morbihan.



Source : Histoire de la Bretagne, sous la Direction de Jean Delumeau

Lisez cet article en anglais : Tourism in Brittany (france) : Stone Age heritage

Idées pour une étape originale en Bretagne

C'est mon dernier billet avant les vacances... Je fais une large pause au mois d'août. En attendant, j'ai glané à droite, à gauche des idées de moments ou de séjours un peu originaux, voire insolites. Je ne les ai pas testés... mais si vous le faites, n'hésitez à venir partager vos commentaires pour nous le conseiller... ou nous le déconseiller !!!

Pour ceux qui aiment manger... j'ai entendu parler d'un restaurant... pas comme les autres ! C'est dans le Morbihan que ça se passe, à quelques kilomètres au nord de Lorient, à Guidel, pour être précis, place de l'église ....
Si le resto s'appelle Al pizza, vous n'y mangez pas que des pizzas mais des vrais cocktails d'entomologiste.... Il faut juste penser à réserver une semaine à l'avance (02 97 02 91 86) ... le temps que le patron concocte le menu : friture de grillons en apéro (ils ont un bon goût de noisettes et sont craquants à souhait, parait-il), pizza aux vers (de farine, le ténébrion pour les spécialistes !) pour le plat principal et phasmes ou criquets au chocolat ! Vous êtes devenu « insectophage »... comme de nombreux gastronomes en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie...
Prenez votre tour et le patron vous racontera comment il tombé dans la « fourmilière »... Vous repartez ravi, le ventre plein et enrichi d'une nouvelle expérience ! Bon appétit !

Nature dans le pays de Brocéliande


Une autre idée.... Vous êtes un joueur fanatique... Non, ce ne sont pas les casinos qui vous font vibrer mais les jeux de pistes grandeur nature... Oui, l'auberge des voyageurs, des voyajoueurs est une des étapes de la recherche du dragon, un jeu de piste « vivant ».... (les habitants et les offices de tourisme se plient au ... jeu).
Vous devez, à l'aide d'un GPS et d'un carnet de route partir en quête du dragon et l'apprivoiser. 88 étapes dans le patrimoine du Pays de Brocéliande... Ce pays au carrefour du Morbihan, des Côtes d'Armor et de l'Ille et Vilaine... Si vous en redemandez, sachez que l'auberge est située en face de l’étang du Chaperon Rouge (ça ne s'invente pas !), dans un cadre enchanteur, en lisière de la forêt des chevaliers de la Table Ronde, où les légendes du roi Arthur, de la fée Morgane et de Merlin l'enchanteur se sont passées !

Et surtout... ce lieu mythique regorge de jeux : d'abord l'auberge possède une bibliludithèque (une bibliothèque de jeux) : vous pouvez aussi vous amuser avec des grands jeux en bois, des jeux d'ambiance ou encore profitez des aires de jeux en extérieur... Vous pouvez vous détendre avec des billes, miser avec des jeux de cartes, lancer des dés, tenter les jeux de mots et de pions, testez votre dextérité avec les jeux de palets, les quilles et les toupies ou encore les semailles...
Non, vous préférez les jeux de plateaux ou la Wii... Pas d'inquiétude, tout est prévu...
Y en a pour tout le monde, petits et grands, de 7 à 77 ans, amateurs de jeux d'aujourd'hui et d'hier, d'extérieur ou d'intérieur... des jeux pour deux personnes jusqu'à ....
Bonnes vacances et n'oubliez pas de nous refaire une petite visite pour nous dire comment c'était !

Lire cet article en anglais : Book an unusual restaurant and original inn in Brittany (France)

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