Horaire de l'expo odorico au champs libres


ODORICO : l'exposition sur les mosaiques italiennes est aux Champs Libres à Rennes

Gli Italiani sono arrivatti.... Daï.

L'exposition Odorico aux Champs Libres (Rennes) présente les travaux de deux générations Odorico, famille italienne du Frioul (Venise) arrivée à la fin du XIXè siècle. Les deux frères Vincent et Isidore travaillent d'abord à Paris et participent aux travaux de l'Opéra Garnier (symbole de l'innovation dans la technique de pose des mosaïques) avant de s'installer à Rennes suite à des commandes d'architectes du diocèse comme mosaïstes.

Les deux hommes vont diffuser la nouvelle façon de poser les mosaïques : la pose par inversion (on colle d'abord à l'envers les tesselles* sur un morceau de papier avant de l'appliquer à son support) et décorent bâtiments privés et publics de "mosaïques vénitiennes, romaines, de marbre, en émaux ou en or", dans tout le grand Ouest (Angers la maison bleue).

(*tesselles : morceaux de mosaïques, pierres, émail, verre, céramique, marbre...)


Affiche de l'exposition d'Odorico aux Champs Libres à Rennes


Les fils d'Isidore continueront l'entreprise en y apportant une touche artistique (l'un d'eux a fait les Beaux Arts de Rennes). Ils multiplient les décors Art Déco (ornement stylisé et abstrait 1920-35), tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments : devanture de boutiques, de resto, piscines ou salles de bain...

La deuxième génération Odorico triomphe ouvrant des succursales en 1920 à Angers, Nantes et Dinard tandis que Rennes devient un des centres de production les plus importants de France et la plus grande entreprise de l'Ouest en 1930.

L'entreprise aura jusqu'à une centaine d'ouvriers (presque tous des Italiens) et son "patron" s'intéressera de près au football et à l'idée d'un championnat professionnel... qui verra le jour en 1932. Le Stade Rennais aura, dans la future lignée des Pinault, Dodor comme président.

L'exposition Odorico retrace la saga de la famille italienne, de l'entreprise Odorico et rappelle aussi l'histoire de la mosaïque, née en -3000 en Mésopotamie. Et ce sont les Romains qui d'abord dans leur villae puis via les édifices religieux vont la diffuser...

L'expo rennaise présente des tableaux de mosaïques, des dessins de réalisations, des vidéos... sur un fond sonore de vieilles chansons italiennes. Vous verrez aussi des reproductions dans des bâtiments publics, religieux, privés...

Des démonstrations ont lieu du vendredi au dimanche, animé par Dawa et Marie. Les deux artistes vous montrent la technique et vous proposent de finir un tableau de mosaïques (ils en sont au 3è).

Un espace pour les 3-6 ans, un carnet découverte pour les 7-12 ans et l'atelier pour les adultes permettent à chacun d'y trouver son compte.

C'est didactique, intéressant. L'expo dure 9 mois, les œuvres sont fragiles et difficiles à conserver. Les journées du patrimoine (fin septembre) seront donc le prétexte à un changement dans les supports présentés, permettant ainsi à certaines d'entre elles de se reposer ! et , à nous, de découvrir ainsi d'autres merveilles.

Si vous aimez les mosaïques... bretonnes, allez-y.

Ouvert du mardi au dimanche, de 12 (13h l'été) à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h. Fermé lundi et jours fériés.

Pourquoi ne pas lire aussi :


Jeu (de piste) pour les vacances avec Odorico (à Rennes)

Pendant mes vacances, allez sur la piste d'Odorico.

Un petit jeu gratuit, d'observation -il faut lever un peu la tête et les yeux- et de découverte.

J'ai fait simple : je n'ai choisi que 4 mosaïques parmi les œuvres d'Odorico. Il y en a plus d'une bonne centaine disséminée dans toute la Bretagne.

Je ne vous demande pas non plus d'indiquer qui, des ainés ou des enfants, a fait l'œuvre.

Car pour ceux qui n'auraient pas encore vu l'exposition, je vous rappelle que la famille Odorico a oeuvrée dans l'Ouest pendant deux générations. Et ce en variant les styles et en s'inspirant des modes d'alors...

Essayez juste de trouver elles se trouvent.
Parmi elles, il y a un intrus....
Deux sont très connues
La dernière un peu moins.
Tout est dans le centre, pas l'hyper centre, le centre un peu élargi.

Bonne chasse, bon courage.

ODORICO 1
Odorico 1

Odorico 2
ODORICO 2



Odorico 3 ODORICO 4 Odorico 4
ODORICO 3


L'expo Au temps des mammouths est à Rennes : à l'espace des Sciences aux Champs Libres

Les mammouths laineux arrivent et reviennent à Rennes. Ils arrivent ou ils reviennent, ces mammouths ???

Ils arrivent... de Paris. L'exposition a été conçue et présentée au Muséum National d'Histoire Naturelle il y a quelques années et elle est aujourd'hui adaptée à l'Espace des Sciences de Rennes.

Et ils reviennent car il y en avait beaucoup sur notre Bretagne glacée il y a quelques dizaines de milliers d'années...

Au temps des mammouths à l'espace des sciences des Champs Libres à Rennes


L'expo Au temps des mammouths est sympa... Je (on) viens (t) d'y passer une heure et demie avec mon jeune neveu (6 ans).

La visite commence par toutes les élucubrations possibles qui préexistaient à la découverte du mammouth. Je m'explique : ces os immenses que les hommes trouvaient étaient attribuées à des figures imaginaires... avant qu'on ne découvre un squelette entier et que l'on puisse imaginer cet animal disparu.

Ensuite on nous donne des dates, on nous montre le climat (j'ai enfin compris la géographie de la Bretagne pendant les périodes glaciaires), et on découvre le MAMMOUTH. On peut toucher ... des choses.... ou plutôt des morceaux de la bête (je vous laisse le suspens de la découverte...)

On plonge dans sa vie quotidienne avec les hommes qui vivaient à l'époque... Bref on devient des spécialistes du mammouth laineux.

L'expo présente aussi de l'histoire locale avec un petit film sur le Mont Dol (vous savez cette colline entre Cancale et le Mont Saint Michel) où des restes de mammouths ont été trouvés au siècle dernier.

Et on finit agréablement avec un long document sur les mammifères laineux (à la fin du parcours), qui reprend tout ce qu'on sait depuis qu'on a visité l'exposition. On révise quoi !!!

J'ai bien aimé mais j'étais seule ou presque dans l'expo. Car, comme souvent aux Champs Libres, les lieux sont petits et les bandes sonores s'entrechoquent. J'avais besoin de me concentrer pour entendre la bande son du documentaire sur le Mont Dol, (que j'ai trouvé, par ailleurs, intéressant) surtout que mon neveu écoutait le bulletin météo juste à côté.

Et les enfants alors ?

A partir de 6 ans, indique la brochure. Mon cobaye a trouvé très sympa d'essayer la trompe ou de voir un bébé mammouth, un vrai !!! (Dina, qu'il s'appelle ce petit pachyderme et il vient d'un musée belge). De toucher et de comparer les peaux d'un éléphant avec celle de notre pachyderme disparu.

Et même si mon protégé est un être attentif et passionné par le mammouth, il faut quand même pour certaines parties accompagner la visite : il y a pas mal de textes à lire. Mais pas que. Le film de la fin de l'expo résume bien tout le parcours de l'exposition et surtout, on s'y croirait !!!

Bref l'adulte ne s'est pas ennuyé et l'enfant non plus. Pas devant les mêmes choses, mais peu importe. Et puis sur certains stands de l'expo, on était ensemble.

A la sortie, un "vrai mammouth laineux" vous regarde...

4 € pour les adultes et 3 pour les 8 ans et plus.

Du mardi au dimanche (12h - 19h en semaine et 14-19 le week end), nocturne jusqu'à 21h le mardi.
Jusqu'au 7 mars 2010.

Lisez cet article en anglais : Mammoths are back in Brittany (France) for an exhibition at Les Champs Libres Rennes

Le Roi Arthur est aux Champs Libres à Rennes

J’ai une copine, Suzanne -pour ne pas la nommer- qui habite en Brocéliande ( le pays de Merlin, le précepteur du Roi Arthur). Elle m’a proposé d’aller voir aux Champs Libres l’expo le Roi Arthur, une légende en devenir.



J’ai évidemment dit oui. Et ce pour deux raisons : Arthur, elle connaît bien en étant à deux pas des lieux mythiques de la légende (et moi, dois-je l’avouer… je suis pas tout à fait au point sur la geste arthurienne). La seconde, c’est qu’elle vient d’obtenir un master de médiation du Patrimoine. Alors visiter une expo avec une spécialiste à l’œil professionnel et critique, ça ne se refuse pas.

Rendez vous dans le hall des Champs Libres où un guide commence la visite devant deux énormes statues qui introduisent le thème (Morgane et le géant vert)…




et ce sont les seules photos de l’expo que vous verrez, car les pièces exposées étant très rares (tableaux, miniatures, manuscrits enluminés –La bibliothèque de Rennes Métropole possède l’un des plus anciens romans de la Table Ronde du XIIIè siècle-, pièces des musées londoniens, jeux d'échecs en ivoire miniature …) on ne peut les photographier.

C ‘est à l’étage que commence l’exposition. Très vite, on se rend compte que sans guide, on est perdues… Le côté esthétique de l’expo ne fait pas de doute mais le côté didactique est resté dans les limbes… La guide, heureusement, connaît bien son sujet mais elle doit jongler entre des explications d’œuvres ou jouer au conteur de légendes… Elle explique pourtant que l’expo a eu un franc succès, certains visiteurs venant même de Paris ou d’Outre Manche pour la voir… Elle continue en précisant que les visiteurs ont rapidement demandé à avoir des médiateurs pour visiter l’exposition. Et je les comprends !!!
Ce sont les spécialistes des légendes arthuriennes de l’Université de Rennes II qui sont à l’origine de l’expo. Ca se sent. Je sais que Arthur, c’est un monde de légendes, de brume et de brouillard, et bien c’est réussi. !!!



Alors, un conseil, visitez accompagné par un bon passeur… au risque d’être déçu par un thème si attrayant.
Pendant les vacances scolaires, des animations pour les 5-7 ans et les 8-12 ans sont proposées autour des petits chevaliers de la Table Ronde. Plein tarif : 5 € et 3 € pour le tarif réduit. Fermé le lundi et les matins.Jusqu'au 4 janvier.

Exposition aux Champs Libres (Rennes) : Boat people, bateaux de l'exil.

En regardant l'affiche de l'exposition Boat people, les bateaux de l'exil, on réfléchit aux mots : boat people, voilà un terme qu'on n'emploie plus, me suis-je dit... C'est de l'histoire ancienne... (milieu 70). Et non ! Le phénomène n'a pas cessé... et a même toujours existé.... Seul le vocabulaire change...

Boat people aux Champs Libres


Boat people, bateaux de l'exil est une des expositions du programme de l'année 2010 aux Champs Libres. Elle a déjà été présentée à Douarnenez ("Voyages au bout de la mer - Boat people, hier, aujourd'hui") et est reprise à Rennes sous un autre nom.
Alain Le Doaré, le commissaire de cet événement, expose, après de nombreuses recherches, la vie de ces milliers de Vietnamiens qui ont tenté de fuir leur pays par la mer.... Des films, des photographies, des témoignages écrits et sonores rappellent cet exode... La parole est donnée à différents témoins de l'époque : réfugiés, journalistes, marins, médecins...

Boat people, bateaux de l'exil présente donc, salle Anita Conti, cette dure réalité.... matérialisée par un bateau de l'exil, un sampan vietnamien qui a « servi » : 86 personnes l'ont utilisé avant que Médecins du Monde ne les sauvent et ramènent en France l'embarcation. Elle est habituellement conservée au port musée de Douarnenez.
C'est un « vrai » boat people....   Le terme a été vulgarisé en 1976, après la réunification du Viêt Nam par le régime communiste d'Hanoï... Plusieurs centaines de milliers d'opposants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), ont alors fui leur pays par voie de mer en utilisant ces fameuses embarcations.

Cette expo, c'est un bond dans le passé... qui pousse à des parallèles avec l'histoire d'hier et d'aujourd'hui...
Depuis des siècles, les hommes cherchent ailleurs des conditions de vie meilleures et migrent pour tenter de les trouver. Hier les Bretons, chassés par la guerre, quittaient en catastrophe la grande Bretagne pour la petite. Aujourd'hui ce sont des raisons économiques ou politiques qui les poussent à l'exil et demain peut être des conditions climatiques. Bref le phénomène n'est pas nouveau et risque encore de durer...

L'exposition montre bien cette réalité hors temps ... et le bateau .... matérialise cette fuite obligatoire par des moyens de fortune très aléatoires.... Imaginez 86 personnes sur ce rafiot....On est un peu, beaucoup serré. Mais ça tombe bien car la croisière est souvent écourtée par un bon bain. Heureusement l'eau est chaude... Boat people montre des faits et des évidences. On ne fait pas ce genre de voyage par plaisir...

Entre 3 et 4 euros l'entrée. Les horaires : fermé le lundi et ouvert toutes les autres après midis.
Jusqu'au 2 mai 2010.

Exposition à l'Espace Culturel de Landivisiau (Bretagne)

Landivisiau, ville du cheval... oui mais pas uniquement. La mairie et l'espace culturel Lucien Prigent apprécient les artistes de la région.

L'espace culturel est un lieu magique... Le parc de Kréac'h Kellen et une grande batisse accueillent des expo de sculpture permanentes et temporaires toute l'année.

Cet été, ce sont les CERAMISTES qui sont à l'honneur. Une femme Gaëlle Haubtmann et un homme Jean-Michel Kerdilès se partagent l'espace.



Jean-Michel Kerdilès expose ses bols en grès ou en porcelaine. Il investit aussi l'espace avec des plaques en porcelaine noires et blanches inspirées par les Monts d'Arrée (pour les novices, cest la chaîne de montagne en Bretagne) ainsi que des morceaux de grès armoricains des mêmes monts.

Gaëlle Haubtmann travaille la céramique en s'inspirant de la nature et des éléments. Même si elle laisse aussi le four (5 jours et 5 nuits) laisser son empreinte sur l'oeuvre. Certaines pièces sont réalistes (gouttes d'eau), d'autres laissent les éléments parler : tempête, mer et vent...

L'expo permet de découvrir l'art sculptural contemporain mais aussi propose de voir l'artiste travailler... et même de ramener une oeuvre chez soi... L'expo pense aux jeunes : visite guidée ou pour les solitaires livret découverte...

Horaires : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche 14-18H, jusqu'au 27 septembre.
Tel 02.98.68.00.30 ou 02.98.68.30.27.

L’expo de Yann Arthus Bertrand : 6 milliards d’autres à Rennes (Champs Libres).

Yann Arthus Bertrand, pas besoin de le présenter, le photographe écolo à la moustache… Avec un prénom pareil, il pouvait presque faire parti du patrimoine breton. Mais non, c’est un bon Parisien.

Bon, commençons par le plus de l'exposition :

Le thème, on l’a compris, ce sont les hommes. Après la terre vue du ciel, ce sont 6 milliards d’individus qui se regardent. 5000 interviews dans 75 pays et 40 réponses à 40 questions. Et chacun y va de sa singularité.

6 milliards d'Autres


C’est banal à dire mais c’est parfois très étonnant de comparer les réactions des gens à des thèmes tels que la violence, l’amour, les croyances, le bonheur

Pour l’un, c’est la naissance de son fils qui est l’Evènement de sa vie, pour l’autre l’espoir du procès de Pol pot, pour une troisième le bonheur (bonne heur comme dit une Allemande) se résume à plein de choses, à une mangue par exemple. Un autre ne supporte pas les gens qui se répètent. Ou que sa femme fasse mal la cuisine. Une survivante d'un crash aérien qui aime la vie…
Vous pouvez aussi laisser votre témoignage, le but étant d’en récolter …. 6 milliards d’autres… L’humanité quoi !!!

L’expo a d’abord été présentée au Grand Palais à Paris et, comme la salle d’exposition des Champs Libres est plus modeste, il a fallu s’adapter… La solution a été de changer les thèmes exposés dans les 3 yourtes tous les 10 jours.
Bref, l’expo se renouvelle et on peut y aller plusieurs fois à condition d’attendre 10 jours entre les visites… Et puis il faut en profiter car, après Paris et Rennes, l’expo quitte la France pour New York. On est des privilégiés quand même…

Et le moins !
On ne sait pas qui ou comment on a choisi les 40 questions.... et leurs thèmes. Ni comment s'est fait le "recrutement" des interviewés. Spontané ou trié ? Et pour quoi faire ? C'est un peu gênant de voir une expo qui manque de transparence... Bref, n'importe quel sociologue un peu sérieux s'arracherait les cheveux.

Dommage aussi qu'on est à payer 4 euros (ça ne les vaut pas) même si c'est sympathique... La gratuité aurait été plus en adéquation avec la philosophie du projet. Surtout que, comme le montre cet extrait du journal Le Monde :
... le projet phare de GoodPlanet (association de Y.A. Bertrand) depuis deux ans est "6 milliards d'autres" : filmer à travers le monde 5 000 personnes qui parlent de leur vie et de leurs espoirs. Là encore, les télévisions ont refusé. Yann Arthus-Bertrand a rebondi : "Il a convaincu la BNP [...] La banque a donné 5 millions d'euros : 2 millions pour les tournages dans 70 pays ; 3 millions pour monter l'exposition, en janvier, au Grand Palais. Elle est jusqu'en août à Rennes, en version allégée - la ville a payé 200 000 euros. "Nous sommes en contact avec toutes les métropoles régionales [...] Toujours la même recette : expositions gratuites, financées par des sponsors ou des villes, et un livre, déjà vendu à 50 000 exemplaires.
C'est quand même un bon coup marketing ... pour Yann, avec un message sympa, certes, mais pas très lisible...



Ouvert tous les jours sauf le lundi et le dimanche jusqu’à fin août.

Lisez cet article en anglais : The exhibition of Yann Arthus Bertrand : 6 billion others

Les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne aux Champs Libres à Rennes

Je sais que c’est un peu tard – les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne – ont lieu le 12 et le 13 décembre mais je ne peux pas ne pas parler de ces rencontres concernant la culture locale dans un blog sur la Bretagne, ses habitudes, ses clichés…

Qu’est ce que le PCI (patrimoine culturel immatériel) ?

L’ Unesco en 2003 par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a validé l’idée que le patrimoine, ce n’est pas uniquement du « matériel ». Mais soyons didactique et rappelons d'abord ce qu’est le patrimoine matériel.
L’UNESCO est à l’origine de la convention de 1972 pour la sauvegarde du patrimoine matériel (cela rassemble le patrimoine culturel cad les monuments, notamment les … sculpture[s] ou … peintures monumentales, éléments ou structures de caractères archéologiques, inscriptions, grottes […] qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ; les ensembles : de constructions, …, les sites… qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
Et le patrimoine naturelformations physiques et biologiques… qui ont une valeur universelle exceptionnelles du point de vue esthétique ou scientifique, … les formations géologiques et physiographiques … constituant l’habitat d’espèces animales et végétales menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle… Les sites naturels ou les zones naturelles. En bref, le patrimoine matériel, c'est tout ce qui est solide (construction de l'homme ou de la nature)... mais qui menace un jour de s'écrouler et qu'il faut sauvegarder pour nos descendants !!!

En 2003, l’UNESCO a rapproché le patrimoine de l’immatériel. Je m’explique à nouveau en citant la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, y compris la langue […], … les arts du spectacle, … les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir faire.
L’objectif de ces rencontres, je crois, est de faire connaître cette convention, de penser à son application concrète en Bretagne -la convention a été ratifiée en 2006 en France-. Et de s'interroger sur ce qu'on doit sauvegarder ?
Est ce du collectage de musique, de contes, de souvenirs liés à des événements marquants de la région ou des savoir faire pour le cidre, la fabrication des fagots, la galette saucisse...

Pour plus d’infos, je vous renvoie au programme ou à ses possibles applications.

Idées de cadeaux : stages de loisirs, gastronomie, bien être et expériences extrêmes à Rennes (Bretagne)

Les cadeaux, les Kdo… y a l’anniversaire, Noël, le mariage, la retraite…Pas toujours facile de trouver l'idée originale ou de faire le bon choix.

Je vous propose une petite sélection d’idées (certaines testées, d’autres encore à tenter) pour combler … vos envies. Je commence par l’Ille et Vilaine. Et j’essayerai de faire la même chose pour les autres départements car j’ai des pisteurs qui sont dans tous les coins de la Bretagne.

Commençons par des stages culinaires ou œnologiques

A Rennes, on peut suivre des cours de cuisine très pro en faisant un stage au Cercle culinaire de Rennes. Une de mes copines a testé un midi et elle a adoré. L'association propose des chèques cadeaux à offrir dans différentes villes (Rennes et hors Bretagne).

Dans le même registre, vous pouvez tenter la connaissance approfondie des vins… l’œnologie… Des stages sont possibles par la CCI ou par un autre site. Je n’ai testé aucun des deux, mais j’avais offert à une amie ce genre de stage (elle habite loin) et elle l'a trouvé très intéressant. Avis aux amateurs.

Pour continuer dans les plaisirs de bouche, et contenter cette fois un couple, on peut allier dans un séjour cadeau thalassothérapie et gastronomie pour un week end. A Saint Malo… Je ne connais pas toutes les thalasso de Bretagne (et la malouine, je ne la connais pas… c’est trop près de chez moi) mais je sais que ce centre propose aussi des formules cadeaux… sur différents thèmes : spa, gastronomie ou jeune maman.

Toujours dans le registre du bien être, pour les jeunes mamans tentées par une petite séance de cocooning à Rennes… Un petit massage, un soin du corps ou de la silhouette (on m’a offert pour mon anniversaire le massage soin du corps…). J’ai bien aimé.

Les stages ou les ateliers ou on apprend et on s’améliore
: la pratique, y a que ça de vrai…

Un petit stage de sculpture… avec Claudine Brusorio à Chateaugiron (15 km au sud de Rennes). Ma sœur s’est laissée tenter et a testé un week end. Elle a adoré. Elle n’y connaissait rien avant !

Pour les loisirs créatifs, des ateliers de mosaïque vous sont proposés un couple de passionnés (ceux qui vous ont fait réaliser des œuvres pendant l’exposition Odorico). Ils proposent des stages à Pacé (quelques kilomètres au Nord de Rennes). J’ai juste vu les œuvres réalisées pendant l’expo. Et rencontré les animateurs qui m'ont l'air... pas mal du tout. Là encore si vous avez tenté, merci de me laisser votre avis.

Les sensations plus fortes et les sport extrêmes

Les baptêmes de l’air insolites… en plein air.
Le paramoteur, je crois que son deuxième nom, c’est l’ULM… Je vous intéresse… Tentez un vol avec un des voisins de mon beauf’ . La encore le siège est au sud de Rennes. J’ai pas testé… vous me laissez un commentaire si vous connaissez !

La montgolfière… en ballon quoi! Là j’ai tenté… Ou plutôt on me l’a offert… en couple. Et comme j’ai le vertige, j’étais un peu impressionnée… Mais en fait, c’est top. Les lieux qu’on connaît vus du ciel (ça me rappelle quelqu’un)… c’est vraiment sympa.

Plus classique et plus confort… Il y a aussi le vol en petit coucou… Mais c’est à Dinard… Un couple d’amis s’est offert ce vol… Monsieur, du coup, aimerait prendre le volant... euh le manche bientôt…

Enfin, et là je ne connais pas du tout… il y a la pratique de la vitesse… sécurisée… Le sport automobile pour les non professionnels. A Lohéac, le circuit propose des stages de pilotage… avec des vrais voitures de course ou des véhicules plus classiques Porsche… Mettez moi un commentaire si vous avez testé.

Sorties le dimanche avec des enfants à Rennes : le festival de Coquecigrues

Encore un ! Oui, encore un festival qui marche !!! Et oui, parce qu'avec un nom comme celui-là, on ne passe pas inaperçu : un coq six grues ! Rien d'étonnant puisque c'est mon oncle et ma nièce qui sont à l'origine du projet... Un festival de spectacles vivants pour les enfants !
Coquecigrues existe depuis 2004 et (malgré les problèmes budgétaires) grâce au soutien de Rennes Métropole, on va pouvoir encore en profiter cette année.

L'originalité du festival ne réside pas uniquement dans son nom (un coq six grues ?... je n'ai pas trouvé d'explication pour ce joli nom... mais quand l'association s'appelle mon oncle et ma nièce, on imagine bien qu'un coq et six grues les accompagnent dans leur aventure) mais plutôt dans sa plage horaire : un festival avec une programmation les dimanches d'hiver... C'est pas une bonne idée ça, pour sortir de la grisaille glacée...
Les auteurs d'Arts scéniques et vieilles dentelles ont tout compris : que faire un dimanche d'hiver en Bretagne quand il fait froid, qu'il pleut, qu'il neige!!! Allez à un spectacle de Coquecigrues ! Tout simplement !

Les lieux de représentation changent (différentes salles à Rennes et dans d'autres communes de Rennes Métropole Orgères, Pont Péan, Nouvoitou et Saint Grégoire). Les spectacles intéressent les jeunes publics (âges variables selon les représentations, certaines manifestations sont conçues pour les tout petits enfants des 2 ans).

Vous pourrez découvrir lors du festival des contes, des concerts, des spectacles dombres chinoises, des sketchs, des marionnettes, des ballets ou rire avec les dernières trouvailles des clowns.

Par contre, comme c'est un festival qui marche, pensez à réserver à l'avance... sur le site ou à leur boutique dans le centre ville de Rennes, 4 place Saint Germain. Vous pouvez acheter les billets juste sur le lieu du spectacle juste avant la représentation, mais attention à la déception... C'est pratiquement toujours complet !

Certaines manifestations se trouvent dans des endroits chargés d'histoire (l'opéra de Rennes, le Coq Gadby, le Garage, l'église d'Orgères, le chateau de la porte à Nouvoitou ou encore le site minier de Pont Péan... la liste est longue) : dès 15 heures, un guide conférencier de Rennes Métropole vous raconte le lieu.
Pour les horaires, c'est facile... Presque tous les spectacles sont proposés deux fois : à 16 heures et 17 heures 10... le dimanche.
Pour les tarifs, c'est l'équivalent d'une place de cinéma. Même s'il existe des forfaits pour la famille de 4 personnes ou plus, c'est un vrai budget spectacle !

Et si ça vous a bien plu, sachez que le festival continue ensuite dans l'agglomération de Vannes. Même principe, les spectacles ont lieu le dimanche.

Clichés de la Bretagne à Paris au musée Albert Kahn

Pour les Bretons nostalgiques, les Parisiens amoureux de la Bretagne, les mélancoliques du passé ou pour simplement se rendre compte du temps qui passe... l'exposition Bretagne, voyager en couleurs (1907-1929) expose 140 photos couleurs (des autochromes) et plusieurs films sur la région Bretagne au début du siècle.

L'exposition vous explique d'abord ce qu'est un autochrome (inventé par les frères Lumière, c'est le 1er procédé industriel sur plaque de verre de photographie couleur),... et comment les Parisiens autochromistes de l'époque sont allés s'adonner à leur art en Bretagne. Il est vrai que les guides touristiques de l'époque peignent la région comme une région "authentique", qu'on visite pour son folklore, comme un pays étranger.... et c'est un loisir, même un régal pour les photographes de réaliser des bons "clichés" d'une Bretagne folklorique à souhait...

Les autochromes qu'ils tirent, en couleur, représentent le côté pittoresque des Bretons : des hommes en costume folklorique, des femmes en coiffe traditionnelle, des villages typiques avec des enfants en sabots, bref des autochtones en actions... Les plaques présentent aussi des paysages mythiques - les côtes bretonnes sont déjà touristiques-, des ports, des couchers de soleil , des tirages de sites connus ou encore des images de cérémonies religieuses... la troménie de Locronan (une procession emblématique),... Bref des bons clichés de la Bretagne... qui sont même encore utilisés aujourd'hui... et qui perdurent ...

L'expo vous permet de mieux comprendre la technique de l'autochrome et de découvrir le portrait de certains autochromistes... Mais aussi de découvrir ces ancêtres de la photographie couleur. Il y a aussi des vidéos significatives de l'époque. Les oeuvres présentées sont notamment issues des collections du musée Albert-Kahn ou du Musée de Bretagne.

En effet, le musée baptisé du nom de ce banquier philanthrope et pacifiste (1860-1940) possède la plus importante collection au monde plaques autochromes couleur (plus de 72000). Des expositions temporaires les mettent régulièrement en valeur...

Qui était Albert Kahn (1860-1940)?

Un homme original, un visionnaire : il avait perçu que le monde était en train de changer et que les modes de vie traditionnels allaient disparaitre. Pendant une vingtaine d'années (1909 à 1931), il a recruté des photographes pour aller immortaliser la mémoire du monde dans une cinquantaine de pays, la future fondation les Archives de la planète. Nous pouvons d'un seul geste à présent fixer le souvenir... rappelle l'exposition. La majeure partie du fonds du musée correspond au travail de ces témoins...
Son activité ne s'arrête pas là...Le lieu possède 4 hectares de jardins... Albert Kahn était aussi un idéaliste et un utopiste (il doit pourtant sa fortune à des "spéculations audacieuses") qui adorait les jardins. Il en a crée pour réconcilier les hommes et symboliser la paix universelle : en réunissant les styles de chaque pays en un même espace un jardin anglais, un jardin français et un jardin japonais (il connait bien le Japon), une forêt vosgienne (lieu de ses origines),une forêt "aux arbres bleus", une forêt dorée et une prairie... Tous les jardins sont ouverts au public.

Le musée (www.albert-kahn.fr/) est à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine (métro Boulogne Pont de Saint-Cloud (ligne 10).
Et l'expo dure jusqu'au 4 juillet 2010. 11h-18h.

Lire cet article en anglais : Old pictures from Britain at the Albert Kahn museum in Paris (France)

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