Jardin exotique en bretagne


Les histoires de l’île de Batz : prétexte à une balade

VRAI ou FAUX
L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC)
Un village est enseveli à l’est de l’île
L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre
Le phare de l’île se visite
Enez Vaz veut dire l’île au dragon
Les algues ont remplacé les arbres sur l'île
Les Brittaniques ont laissé des traces sur l'île
L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques
A vélo ou à pied, allez chercher les réponses...

L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC).
Oui, on pouvait s’y rendre à marée basse. Au siècle dernier, une trentaine de tombes qui ont 4000 ans ont été découvertes par Georges Delaselle, le fondateur du jardin colonial. Ce dernier a creusé une cuvette dans l’extrémité est de l’île (où est actuellement le jardin) pour abriter ses plantes exotiques. Il a protégé l'espace par une haie de cyprès et de pins.

Batz la sauvage


Un village est enseveli à l’est de l’île.
Oui, l’actuel village est récent. Jusqu’au XVII è siècle, le village se trouvait à l' est de l’île, où sont les tombes du néolithique. Cet endroit a peut être même été habité en continu depuis l’âge du fer, car on y a trouvé d’autres traces de présence humaine. En tout cas, l’ancien village est recouvert par 6 mètres de dunes.

On le comprend bien quand on va à la chapelle Sainte Anne. Cette église romane est cachée pour moitié dans les dunes. Ses piliers carrés ont remplacés le monastère édifié par Pol Aurélien, ce Gallois arrivé au Vè siècle en Bretagne pour la convertir. Vers 530, il y crée un monastère qui sera détruit par les Vikings en 878. Ce n’est qu’à la fin du XI è siècle, quand le calme est revenu que les moines réédifient une église. Quand les sables menacent, elle est peu à peu délaissée pour l’édifice du centre ville actuel.

Ses ruines auront tout de même servi de dépôt d’artillerie un peu avant et après la Révolution. Aujourd’hui une messe en plein air est célébrée pour la Sainte Anne fin juillet.
La chapelle est classée depuis 1980 ainsi que le cimetière.

Chapelle deu Pénity ou chapelle Saint Anne


L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre.
C’est comme cela que le guide Joanne présente l’île en 1884 : Dans cette île, tous les hommes sont marins. Le sol est exclusivement cultivé par les femmes.

Et il y en eut des célèbres, des hommes. Un natif, Yves Trémintin, un marin de commerce qui bientôt se met au service de l’Etat comme pilote côtier. Il se distingue par son courage en luttant contre les pirates et perd une jambe. Il s’est retiré sur son île claudiquant…
Il y a aussi un corsaire portugais... Balidar, qui hait l’Anglais et vient aider les Français pendant la Révolution… Il se cache dans le chenal et attend l’ennemi … Les Batziens lui font signe du corps de garde, la maison du corsaire, et il attaque.

Dans le fond, on distingue la maison du corsaire


Le phare de l’île se visite.
Oui, il a été construit entre 1836 et 1852. Il faut monter ses 210 marches par contre…

Phare de l'île


Enez Vaz veut dire l’île au dragon.
Non, l’île de Batz en breton. Par contre, on l'appelle aussi parfois l'île au bâton… et je ne sais pas pourquoi !
J'ai envoyé des mails de ci de
Mais de réponse il n'y a
Si, si, la réponse, la voi
Baton en breton se dit bazh

Par contre, c’est bien un dragon qui habitait l’île il y a quelques siècles.
La légende affirme qu'il y eut jadis ... un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, ... arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre...
Avec un gentilhomme ... de Cléder, il se dirigea, ... vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ... avança vers les deux téméraires...
Sans se laisser intimider par ... l'animal, Pol* lui entoura le cou de son étole**... Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint ... jusqu'à disparaître dans la mer.
On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre.
Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège ... d'aller à l'église l'épée au côté ... Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île,... guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600***, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon.
* Confiant dans l’Evangile qui donnait aux apôtres le pouvoir de vaincre les serpents
** L'étole est conservée dans la nouvelle église de Batz.
***On dit que Pol Aurélien a vécu 102 ans… Ca conserve les dragons !

et c’est pour cela que ça s'appelle le trou du serpent ! Où est caché le dragon, c’est logique, non ?

Non ! Parfois, dans les légendes bretonnes, les serpents se substituent aux dragons (car le dragon a fréquemment un lien avec une fée et il n'y a pas de fée partout). Le serpent est aussi plus familier donc plus assimilable. Ces figures légendaires sont en tout cas souvent le symbole des religions païennes dont il faut se débarrasser...

Le trou du dragon


Les algues ont remplacé les arbres sur l'île…
Il y avait très peu d'arbres sur l'île... Et ça posait problème...

Quelques arbres


Les îliens suppléent à l’absence de combustible par du goémon sec et des galettes composées de fiente de vache et de paille hachée qu’ils font sécher au soleil contre les murs extérieurs de leurs maisons. (Guide Joanne 1884). On s’en servait alors pour se chauffer ou cuire des aliments.
Par contre il fallait les récolter : à marée basse ou dans l’eau froide jusqu’au genou, quand c’est la saison, les femmes tiraient le goémon hors de la mer… Pas toujours facile… d'être une femme à Batz !

Aujourd’hui la récolte se fait en tracteur ou avec des scoubidous, ces drôles de bateaux armés d’un long bras qui font cueillir les laminaires au fond de la mer.

Ramassage des algues


Les Britanniques ont laissé des traces sur l'île.
Si on veut... C'est plutôt le contraire... C'est pour défendre la baie de Morlaix contre les Anglais... Il y a plusieurs vestiges de fortification. Certaines du XVIIIè siècle : 4 batteries : celle de Penn Ar C'hleguer qu'on voit encore se situe après le jardin exotique, la batterie du Bilvidic, sur la pointe opposée et les deux autres sur les pointes restantes.
Il y a aussi des restes du Mur de l'atlantique (système défensif allemand de la seconde guerre mondiale) avec des blockhaus... Mais la végétation les a bien cachés....

L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques.
La moitié de l’île est cultivée en agriculture bio. Les terres de l’île de Batz sont des terres de primeurs. Les parcelles sont protégées par des petits murets ou des haies et à l’abri et fertilisées par les algues. Les pommes de terre, le fenouil, la rhubarbe… poussent avec quelques semaines d’avance sur le continent.
On y fait jusqu’à 3 récoltes par an, parfois le ramassage se fait à la main. L’île a bien mérité son label.



Lisez cet article en anglais : History of the island of Batz :pretext for a walk

Sources notamment Daniel Hillion et Daniel Mingat, l’île de Batz (édition Ouest France, 1996).

Pourquoi ne pas lire aussi :


Algues, thalasso, homards et exotisme à Roscoff

La légende autour de la voie express de Roscoff continue...

5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute.
6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !
7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !
8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute
9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!
10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express


Port de Roscoff


5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute!

Les viviers à langouste existaient déjà au XIXè (le Guide Joanne de 1884 en parle). Aujourd’hui les viviers contiennent coquillages et crustacés grâce aux renouvellement d’eau à chaque marée.
Le port de pêche près de l’embarcadère pour Batz abrite des bateaux caseyeurs. Ces embarcations déposent les casiers en mer et les remontent… pleins de homards et de langoustes…

Bateaux et casiers, en arrière plan Sainte Barbe


6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !

Les algues, c’est un des autres vies de Roscoff. Comme on l’a déjà dit, cette côte bénéficie d’un climat particulier grâce au Gulf Stream (ça va peut être changer avec le réchauffement climatique – le courant risque de se déplacer ou de disparaître mais c’est une autre histoire) et est le foyer unique de plusieurs centaines d’algues. Même les Japonais s’intéressent à nos plantes maritimes…

La région est consciente de cette richesse depuis fort longtemps… Elles ont et servent encore d’engrais pour l’agriculture locale …

Depuis la fin du XIXè siècle, on leur a trouvé d’autres utilités : grâce au Docteur Bagot, le premier centre de thalassothérapie (soins par la mer) en France est crée. L’institut RockRoum, qui existe toujours (site au bord de mer) se sert des algues pour soigner (notamment les rhumatismes, les maladies osseuses)… Louison Bobet y séjourna.

Un intérêt ne vient jamais seul : l’existence d’un centre d’études biologiques, qui date de 1872, on l’appelait alors le laboratoire de zoologie expérimentale et qui continue comme laboratoire international de recherche maritime (CNRS) prouve la spécificité de la zone.

Aujourd’hui, l’été, des bateaux armés d’un long bras vont cueillir les algues dans les profondeurs… et ce long bras, on l'appelle le …. scoubidou

7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !



Roscoff existait déjà à l’époque romaine. Au Moyen Age mais il dépendait de Saint Pol de Léon. Alors comme le hameau était riche, il souhaitait se libérer de la tutelle de son voisin, au moins pour les questions de vie ou de mort. Financée par les armateurs et marchands de la ville, qui voulaient baptiser, se marier et mourir sans avoir recours à Saint Pol, ils ont réussi à construire Notre Dame de Kroas Baz.

Cet ensemble architectural (XVI et XVII) avec son église gothique flamboyant, son enclos et ses ossuaires est doté de symboles maritimes des corsaires et des marchands : canons, caravelles sculptées en ex voto…

Caravelles et canons sur l'église


Des maisons du XVIè avec des sculptures et des gargouilles, vous en verrez dans d’autres parties de la ville.

Notre Dame de Kroas Baz (clocher de granit à balcons, tourelles et lanternons de 1550) a été restaurée et est toute colorée et décorée : voûte bleue lambrisée, poutres, frises… allez y faire un tour.



Dans l’enclos : deux chapelles-ossuaires. L’une transformée en chapelle Sainte Brigitte lieu de célébration des fiançailles et l’autre, qui n’avait pas de porte à l’origine, mais deux étages de baies où l’on jetait les os.

Ossuaire


Une plaque commémorative à Mme Silburne une anglaise qui aida les prêtres réfractaires (ceux qui ne voulaient pas abandonner la religion) pendant la Révolution.

8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute

Le jardin exotique de Roscoff possède des espèces subtropicales (c’est encore un coup du climat). Organisé autour du rocher de Roch Hievec, cette petite hauteur à 18 mètres offre un beau panorama sur la baie de Morlaix.
Du jardin vous pouvez faire une belle rando sur le sentier des douaniers vers Saint Pol (vous passerez devant l’ilôt sainte Anne et le Château de Kernevez, ca vaut le coup d’oeil).

9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!


La Chapelle Sainte Barbe date du XVIIè siècle. Construite pour se protéger des ennemis de l’église et des invasions de pirates, elle est rarement ouverte mais sert encore pour le pardon. Situé sur un tertre rocheux, elle domine l’entrée de la baie et ses murs blancs servent d'amer (repères pour les bateaux).

10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express

Le port en eau profonde accueille les car ferries de Plymouth et de Cork . Dans le centre ville, vous verrez l’autre port plus modeste et dépendant des marées. C’est d’ici que part la navette pour l’île de Batz. L’estacade (500 m de long) permet à marée basse d’attraper le bateau. Et il y en a beaucoup…

Estacade pour le bateau pour Batz


Lisez cet article en anglais : Seaweed, thalasso, lobsters and exotism at Roscoff France

Rennes Nord canal Saint Martin : jardins ouvriers de la rive droite


La rive droite du canal Saint Martin correspond à la zone d’épandage lorsque le canal déborde et c’est là la raison des prairies Saint Martin. Il y a aussi pour cette zone de nouvelles idées d’aménagement. La Ville de Rennes souhaite en faire une zone verte.

graf du canal d'ille et rance


La rive droite ? C’est de quel côté ? Ce sont les berges où se trouvent l’auberge de jeunesse, la maison des tisserands, le parc des tanneurs ou enfin le départ des bateaux électriques sans permis, urbavag pour naviguer sur le canal.

Un peu plus loin, à quelques centaines de mètres en allant vers Saint Malo (la mer est à 85 kms d'ici), en longeant les berges qui bordent le canal, vous avez une petite route qui vous mène aux jardins ouvriers. Vous pouvez aussi vous dépayser en passant devant la maison des tanneurs et traverser un petit bois avant d'arriver sur les routes en terre des jardins.

jardin du canal


Vous allez vous retrouver devant des petits jardins ouvriers et des potagers. Il y a encore peu de temps, chaque espace était unique et marqué par l’imagination et l’ingéniosité de son occupant.

cabane du canal st martin rennes


Certains étaient tellement clos qu’on ne pouvait deviner ce qui s’y passait à l’intérieur. D’autres témoignaient du bonheur de vivre



des jardiniers du dimanche qui cherchaient là de la verdure. Il y a pleins de photos des jardins sur cette adresse qui témoignent de cette période.

un autre jardin du canal un troisième


Mais petit à petit, la Ville de Rennes les a transformés en des jardins modèles avec petites maisons multicolores et délimitation de clôtures vertes. C’est bien, parce que certains endroits de la zone faisait peur à la nuit tombée mais en même temps, le côté uniforme des espaces ainsi crées a transformé la zone en un espace répétitif nettement moins poétique.


potager du canal d'Ille et Rance


C’est dommage. Laissons le temps à leurs occupants de réinvestir la zone et de lui redonner une certaine originalité…

jardin et immeubles de la rue d'antrain



Visitez pieds nus les Jardins de Brocéliande à Bréal sous Montfort (Ille et Vilaine), Bretagne.

Depuis le mois de juin, les annonces pour le parcours Réveille tes pieds m’interpellent et ça y est, j’y suis allée. Accompagnée de deux enfants en bas âge, 2 ans et 2 ans et demi, on a enlevé nos chaussures et testé le parcours… qui est super.

Les jardins de Brocéliande (Le Pommeret, 35310 Bréal sous Monfort) sont à un quart d’heure de Rennes.



En sortant de la voie express direction Lorient, c’est super simple et très bien indiqué. Il suffit juste de suivre les panneaux.Vous arrivez devant une longère face à laquelle il y a un verger et des jeux pour enfants.

accueil des jardins de Brocéliande


Le parc est immense (24 hectares) et s’articule autour de différentes expositions. Si j’ai décidé de m’intéresser au parcours réveille tes pieds, sachez que vous y voyez bien d’autres curiosités : les jardins de la 4è manifestation des jardins amateurs,


jardin amateur


jardin amateur


des races d’animaux diverses : de la poule coucou de Rennes (ce sont des poules de la région) à la pie noire (vache de race bretonne) au cochon et biquettes, des parcours autour du thème de Brocéliande ou s’intéressant aux plantes et fleurs du parc, le jardin botanique, l’observation des nichoirs... Bref, y a de quoi faire.
L’accueil est assuré par une grande équipe avec notamment des travailleurs handicapés.

Ouvert de Pâques à la Toussaint, du mardi au samedi à partir de 13h30, les jardins de Brocéliande proposent de découvrir pleins de choses. Le tarif adulte est de 6,5 € et de 3€ pour les enfants de plus de 6 ans, de 3,5€ pour les étudiants…Ils ont un tarif famille à 15€.

Mais revenons à nos moutons, à nos pieds que dis-je. Une fois entrés, on a parcouru quelques centaines de mètres en passant devant différents volatiles, quelques spécimens des jardins amateurs avant d'arriver à des jeux pour enfants originaux car mus par la force de l’eau.

Jeux des jardins de Broceliande


Jeux d'eau des jardins de Brocéliande



Juste à côté, des « vestiaires à chaussures » gardent nos précieux souliers pour nous permettre de marcher pieds nus dans le parcours. Si le début est très classique,

Parcours pieds nus à Brocéliande


très vite on s’essaye à différentes surfaces, les unes toutes douces, les autres rugueuses, boueuses, dérangeantes, arrosées, étonnantes… je m’attendais à 3 ou 4 surfaces différentes foulées en quelques minutes or c’est à 45 surfaces très variées qu’on a à faire (il faut plus d’une heure pour tout parcourir). On peut faire un arrêt toboggan et découvrir un montage très impressionnant: le bac de saut en longueur pour animaux où se superpose le petit saut de lapin jusqu'au bondissement du cerf. Au petit bonheur, on peut traverser un labyrinthe végétal ou encore rencontrer un miroir déformant.....

Le parcours vous ramène aux vestiaires qui ont bien gardé nos souliers et une petite fontaine permet de se laver les pieds. Là les enfants peuvent se cacher dans le labyrinthe à dahlias ou s’amuser dans l’aire de jeux. Le parcours convient aussi à des enfants beaucoup plus vieux que mes deux petits cobayes. C'est très sympa.

En rejoignant la sortie, on peut acheter certaines des plantes du jardin. Dans la boutique, vous trouvez des spécialités de la région (miel, confiture, cidre...), vous pouvez aussi acheter des légumes du jardin (tomates, courgettes..) ou des fruits (pommes…), des livres… Un restaurant propose aussi tous les midis des plats traditionnels à moins de 10 €.

Lire cet article en anglais : Visiting barefoot the gardens of Brocéliande (Bréal sous Montfort, Brittany, France)

Randonnée sur une des îles du Ponant : l’Ile de Batz

5 bonnes raisons pour aller à l'île de Batz !

Se dépayser
Pouvoir la parcourir en une journée
S'y rendre presque toute l'année (fin mars à la Toussaint)
Pour admirer des fleurs
Et enfin avec un peu de chance, saluer un phoque !
Ouest de l'ile de Batz


L’île de Batz est à 15 minutes du continent, bien protégée par des courants et des récifs qui sont des épreuves pour les bons marins ! Vous verrez à marée basse...

Il y a des bateaux hors saison plusieurs fois par jour et en saison toutes les 30 minutes. Donc on peut y arriver à toute heure, sans se presser...

Horaires hors saison


Le tour de Batz doit faire une quinzaine de kilomètres – l’île mesure un peu plus de 3 kms de long sur 1,5 de large à marée haute. Parce qu'à marée basse... la rando est plus longue...

Batz à marée basse


Le paysage est très différent entre le côté continent, le côté océan, l’est ou l’ouest de l'île. Vous avez le choix entre des rochers, des dunes, des galets ou des plages paradisiaques de sable extrêmement fin presque blanc…
C'est pas tout, selon la hauteur de la mer, le paysage varie encore …
Et malgré tout, l'’île n'est pas que tourisme… Avec ses presque 600 habitants, elle vit aussi de l’agriculture… A donc une vraie vie...

Pour aller au jardin, passez par ce petit chemin


Des fleurs poussent partout : fleurs des champs (oeillets sauvages, ajoncs, coquelicots, camomilles...)

Camomilles et chardons


ou fleurs de dunes (panicauts, ponpons...)… ou fleurs de jardins (hortensias, géraniums...) ou même des fleurs exotiques puisque à la fin du siècle dernier Georges Delaselle y a installé un jardin « colonial ». Son fondateur y a fait pousser des plantes tropicales (le climat est très doux à Batz)… Après la décolonisation, le jardin a pris le nom de son fondateur.


Le parc a été abandonné pendant plusieurs années mais depuis 1986, il a été remis en état, accueille plantes et arbres tropicaux à la pointe ouest. Et que du coup il y a des thuyas, des eucalyptus, des dracénas (palmiers de Nouvelle Zélande), des agaves (cactus du Mexique servant à faire le Mezcal) et des échiums,

Echiums


des agapanthes dans tous les recoins de l'île.

Si vous poussez vers la face océanique, vous découvrirez des plages de sable blanc… des oiseaux qu’on dérange et même parfois – avec un peu de chance – des phoques

Phoque à Batz côté océan


Plus loin encore, on arrive à l’extrême ouest et là c’est un chaos de pierres qui nous attend : Toul ar Sarpant, le trou au serpent ou au dragon plutôt.

Le trou du serpent


Et ce côté là abrite aussi un marais avec sa faune et sa flore.

La dernière facette de l’île, c’est le côté abrité, qui fait face à Roscoff. Là, c’est le réconfort après la balade : resto, bars, le port, la ville quoi…

Le port et le phare de l'île


On peut visiter l'île presque toute l'année... Y a le Gulf Stream qui adoucit les températures l'hiver...
A vos vélos, vtt, trottinettes et autres ...



Lisez cet article en anglais : Hiking on a french island : Batz (Brittany, France)

Recette végétarienne au four avec des pommes de terre, des noix et du fromage

Les noix... C'est bon et c'est plein d'oméga 3 et d'oméga 6 ... soit des bons acides gras essentiels indispensables à notre bonne santé. Et si vous savez bien qu'on en manque, vous savez à quoi ils servent ? Ce sont des bons lipides, pour un bon fonctionnement du système cardiovasculaire et de la vasomotricité... Un bon complément alimentaire naturel... dont il faut user sans abuser !!!

Pour la récolte, vous avez deux solutions :

- soit vous en ramassez et alors lisez directement le passage suivant pour les conserver
- soit vous avez un noyer dans votre jardin et là quelques règles s’imposent. On dit que pour avoir une bonne récolte il vaut mieux gauler (battre avec un baton l'arbre pour faire tomber les fruits) les noix plutôt que d’attendre de les ramasser.
- Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’en les gaulant, on dit que la récolte de l’année suivante sera meilleure…

Quelque soit la méthode, sachez que le brou (l'enveloppe verte autour de la noix) noircit les doigts. Il faut l'ôter.

Les conserver
Une fois récoltées, les noix doivent être mises à sécher : aérez les régulièrement, remuez les pour qu'elles ne moisissent pas. Stockez les au frais.

Et n'en épluchez que la quantité nécessaire pour votre consommation car sans coque, elles rancissent très vite. Gardez les dans le frigidaire et consommez les rapidement.

La recette ? La recette !!!

C'est une recette que fait mon amie allemande Karine. Mais tous les ingrédients sont si classiques que nature, cela pourrait être un plat breton. C'est un peu long à éplucher… et encore ça dépend… si vous avez déjà tenté les cynorhodons ou les châtaignes... Les noix, à côté, c'est un jeu d'enfant...



Cerneaux de noix
Ingrédients

500g de pommes de terre à purée
150 grammes de noix (épluchées) soit 30 à 40 noix entières
150 grammes de fromage râpé (emmental ou comté, c’est selon vos goûts)
3 œufs (il faut battre les blancs en neige)
Poivre et sel
Nature c’est bon. Si vous voulez le parfumer, ajoutez quelques feuilles de basilic ou de sauge coupées très finement (les aromates déshydratés en poudre, c’est moins bon mais ça marche aussi)

Faire cuire les pommes de terre en morceaux. Les éplucher et les écraser pour faire une purée.
Réduire environ les deux tiers des noix en petits morceaux (le robot à tout faire le fait très bien) et garder les autres en décoration.
Y ajouter et mélanger les noix, le fromage, les jaunes d'oeuf, le sel et le poivre, le basilic ou la sauge.
Battre les blancs en neige et les ajouter.
Beurrez un plat et versez la pâte. Four à 6 (180°) pour une demie heure à 40 minutes quand le pâté est doré. Servir avec une salade d’hiver croquante.

Le parc de Maurepas à Rennes (Bretagne) : pour les enfants de 7 mois à 77 ans

Le parc de Maurepas est situé au Nord Est de Rennes (dans le quartier résidentiel de Maurepas) et est ouvert tous les jours de 8h15 à 18h15.



C’est un jardin municipal idéal pour que les enfants s’amusent et pour que les parents s’interrogent : le parc de Maurepas est–il le plus vieux parc de Rennes ? Est-ce le plus petit de la ville ?

Commençons par répondre aux enfants et à leurs envies : les tout petits d’abord s’amusent dans l’immense bac à sable qui touche les toboggans,



balançoires et autres,



qui peuvent détendre le constructeur de châteauxxxx…

Il y a même un manège qui "tourne" le dimanche après midi l’hiver et plus souvent l’été…

manège et bac à sable


Toutes ces activités sont ceinturées par une piste - qui s’adressent aux plus grands - pour les adeptes de vélos, de patins ou de trottinette… … Elle est agrémentée de feux (des vrais),



des stop…, un petit paradis de la circulation, quoi !


Et pendant ce temps là, le grand peut aller à l’opposé et commencer à s’entraîner au skate. Une barre de slide et une tonne de modules (je cite Luc, le skater de la famille) lui permettent de s’essayer en attendant que le skate parc de la Poterie voit le jour.



Les parents peuvent penser pique nique –des tables sont prévues à cet effet -voire sieste, détente, repos, farniente...



pendant que tout votre petit monde s'affaire : le petit mange le sable du bac à sable, pendant que la cousine escalade le toboggan, que la copine de la cousine a disparu... elle est au manège avec votre porte monnaie...



et que votre cycliste brûle les feux rouges. Votre ado peut s’adonner à son skate préféré… C’est pas le bonheur ça !!! ???

Si vous avez une apprentie vétérinaire dans votre marmaille, elle pourra observer les mœurs de Monsieur et Madame Colvert dans leurs différentes mares.

M et Mme Colvert


Un artiste dans votre famille ? Il admirera la statue du taureau du parc.

le parc du taureau


Et les parents ??? Ils veulent un petit historique pour ne pas buller idiot ???
Le parc de Maurepas ne date pas d’hier… ni d'avant hier. Vous rencontrerez de nombreuses mamans qui vous parleront entre deux balançoires de « comment le parc était avant quand … » , quand les normes européennes n'étaient pas encore passées par là. Mais le parc, c’est encore bien plus vieux que ça. Voyons voir ce que dit le site de Rennes :
Il faut attendre l'opportunité d'une donation en 1931, le legs du propriétaire du château de Maurepas à destination « des classes laborieuses », pour concrétiser le projet du deuxième jardin rennais. On fait appel à Moser, paysagiste de Versailles, en lui commandant une mise en scène florale et un espace de jeux. L'entrée s'effectue par une roseraie et un aménagement artdéco. Au nord, l'aire de jeux propose un circuit pour les tricycles.

Et voilà comment est né le deuxième jardin à Rennes (le Thabor étant le premier, la voilà votre réponse !). Le parc a vu le jour entre 1936 et 1939 et couvre 5,5 hectares (le plus grand c’est le parc des Gayeulles avec 100 hectares, Bréquigny en a 17 et le Thabor 10).

Pins ou pins parasol ?


Envie d’un petit challenge : dites moi donc où se trouvent les deux seuls pins parasol de Rennes ?



Lire cet article en anglais : Rennes with children : tobbogans and skate in the parc of Maurepas

Noisetiers et noisettes : de la haie contre les vents au Nutella !

De l'utilité d'avoir un noisetier dans son jardin. Je n'en ai pas mais on trouve tout sur le canal d'Ille et Rance... Je vais me servir en septembre, quand les fruits sont murs.

Les noisetiers sont des arbustes bien utiles... Oui, oui... et ils servent à bien des choses...

- à occuper vos enfants pendant les dimanches de pluie
- ou encore à vous régaler de petits gâteaux allemands de Noêl,
- à vous entrainer à faire le sourcier
- à être une grande pédagogue et à montrer à vos enfants avec quoi est fait le Nutella, (non, je rigole mais Nutella en achète des tonnes -13% dans sa recette- ... pour sa pâte à tartiner...)

Petite histoire
Voyons d'abord le petit arbuste... qui devient un arbre fin et délicat... multibranches en grandissant. Il y a 8000 ans, ce sont des forêts entières de noisetiers qui couvraient l'Europe...Et puis un petit changement climatique 500 ans plus tard, et voilà les noisetiers chassés par les chênes, les ormes et autres tilleuls... bref, notre forêt préhistorique a disparu... sauf en Pologne où il en reste un bout dans le parc national de Bialowieza...

Mais je m'éloigne, je m'éloigne...

On trouve quand même aujourd'hui encore des noisetiers dans nos contrées, (on les appelait avant des coudriers).

Pourquoi planter un noisetier dans son jardin ?
- Pour récolter des noisettes
- Pour avoir une haie qui protège vos cultures des vents
- Pour savoir si vous avez les dons d'un sourcier ! (ça marche, mon homme a le « don », il faut une branche de noisetier taillée en fourche)
- Pour vous éviter la foudre quand il est planté près d'une maison (c'est ce qu'on disait avant, mais je n'ai pas testéééééé)
- Pour vous occuper le dimanche avec vos enfants

Quand donnera-t-il des noisettes ?
Ce sont les druides qui m'ont donné la réponse : le noisetier fait partie de leur alphabet des arbres. Et c'est le 9ème, 9 comme les nombres d'années pour qu'un arbuste, qu'un coudrier donne des fruits. La récolte se fait en automne.
Sinon les grands producteurs, ce sont les Turcs, ils dominent le marché de la noisette...

Comment les conserver ?
Attention à bien les conserver sinon quelques intrus iront se régaler à votre place.
Les récolter et les faire sécher sur une cagette, dans un endroit bien sec.

Lisez cet article en anglais : Hazels and hazelnuts from an hedge against the wind to the nuts used in Nutella

Salon bio en Bretagne : le salon Ille et Bio à Guichen (Ille et Vilaine)

La bio n’existait pas que ce salon existait déjà. Si, si ! Né en 1991, le salon Ille et Bio n’a fait que prendre de l’ampleur et s’est même couplé d’une autre manifestation, une foire de professionnels du bio, la terre est notre métier.

Le programme se déroule sur un week end début octobre. Le salon ouvre dès le vendredi soir, souvent avec un petit spectacle.

Le samedi et le dimanche, de multiples conférences se disputent la vedette autour de tous les thèmes à travailler de notre époque.

On parlera santé (vaccination, cancer, vieillesse) habitat (réhabilitation écologique, maison durable), transport (comment vivre sans voiture !), éducation (enfants, ado et environnement), agriculture et jardin (OGM, engrais, désherbants, jardin bio…), territoires (politiques environnementales), solidarité (avec nos lointains voisins), décroissance … Ai-je oublié un thème ?

A côté de ce vaste programme, vous avez des exposants (presque 300) qui se réjouissent de vous présenter leurs produits, leur savoir-faire ou leurs trouvailles.

Et là aussi le choix est immense : l’alimentation (miel, pain, biscuits, sel, fromage brebis et produits laitiers, viandes…) est très bien représentée. Mais le bien être et la beauté ne sont pas en reste (huiles essentielles, savons, cosmétiques bio), les associations font de la prévention santé ou de l’info sur les systèmes d’échange local, les écoles alternatives … Les pro du textile défileront avec leurs couches bio (Doujan vous vous rappelez), leurs vêtements en coton, en chanvre, en laine, leurs chaussures, leurs écharpes de portage…
Si vous voulez construire ou rénover écolo, des professionnels du secteur seront aussi là pour vous renseigner. Les jardineurs et jardineuses pourront trouver les semences qu’ils recherchent…
Les libraires, les petits journaux thématiques, les animateurs et associations de sensibilisation, les artistes et les artisans... Tout le monde est là. Bref, de quoi refaire toute la planète !!! En bieau ! (je sais, c'était facile !)

Et si on y allait juste pour profiter, se reposer, rêver et manger… C’est possible ? Toute la restauration sur place est évidemment assurée par des producteurs bio… A nous la bonne galette sauc’ !!!.

Et à ce petit salon s'ajoute un autre des professionnels de la bio. La terre est notre métier est plus jeune. Né en 2001, les pro du bio du grand ouest veulent, devant le succès de la filière, continuer à défendre des valeurs humaines, l’accessibilité de tous aux produits qu’ils fabriquent, et la volonté de continuer une agriculture durable et responsable. Qui dit mieux ?

Bref, le programme est bien rempli… et l’organisation pratique du salon en accord avec le thème : des navettes partent de Rennes pour vous y emmener, un système de covoiturage est aussi possible. Enfin les parents qui veulent écouter une conférence tranquille n’ont qu’à laisser leur progéniture à la halte garderie ... Elle est pas belle la vie...

Horaires du salon : le vendredi à partir de 12h et les samedi et dimanche à 10h. Les portes ferment à 19h.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Recette végétarienne de beignets à la feuille de sauge

J'ai goûté aux beignets de sauge chez ma voisine. En amuse gueule à l'apéro, c'est top !

La sauge, vous connaissez... c'est ce petit arbuste à feuilles odorantes qui aromatisent si bien nos légumes... Mais pas que...

La sauge a une réputation de plante médicinale... Elle servait à tout ou presque...si l'on en croit ce dicton...
Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin d'un médecin.
En tout cas, elle était très utile mais, comme il en existe environ 900 espèces, je ne vais pas trop en dire de peur de vous lasser...
On l'utilisait comme plante aromatique, en décoction, contre les verrues, le rhume des foins (on fume les feuilles au XVIIIè siècle !), pour ses propriétés hallucinogènes (ça c'est pour l'autre côté de l'océan, dans le Nouveau Monde)...

Je m'arrête. Et je reviens à mes beignets. Ma voisine a un très beau pied de sauge chez elle, exposé plein sud et est "obligée" de le tailler très régulièrement... Pour le bonheur de mes papilles...

Ingrédients
Une 20e de feuilles de sauge, bien larges et généreuses avec la queue
80 g de farine
1 oeuf
1 cuillère à soupe de lait
7,5 cl de bière
1/2 cuillère à café de farine chimique
Du gros sel.
Une heure de repos

Dans un saladier mélanger la farine, l'oeuf, la levure, le lait, la bière.
Laissez reposer une heure (si vous zappez cette étape, c'est bon aussi).
Faire chauffer l'huile. Elle est suffisamment chaude quand vous versez une goutte de pâte, elle remonte à la surface.
Plongez votre feuille dans la pâte et passez la feuille entre les dents d'une fourchette pour en ôter le surplus.
Plongez dans l'huile. Quand la tige jaunit, sortez et égouttez sur un sopalin. Saupoudrez de gros sel.
Dégustez chaud.
Lisez cet article en anglais : French recipe of vegetarian sage leaves fritters

Les Bretons et la première guerre mondiale

Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

monument aux morts en Bretagne


Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).

La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).

noms des soldats morts de 1914 et 15 dans une petite commune bretonne

soldats morts de 1916, 17 et 18  dans une petite commune bretonne


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…

Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.

La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.

Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

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