Le sel produit naturel et écologique


Les marais salants (salines) de Guérande

La région autour de Guérande (gué=gwen : blanc en breton et rann=rande pays) est connue, depuis la nuit des temps, pour le sel. Pendant très longtemps, le sel a été le moyen de conservation des aliments.

Les marais salants sur la presqu'île de Guérande

- Depuis quand ?
- Où ?
- Comment ça marche ?
- Processus naturel ?
- Pourquoi y-a-t-il des couleurs dans les marais ?
- La récolte
- Fleur de sel et gros sel
- Visiter les marais salants
Depuis quand ?

Bien avant la construction des marais salants, ..., une autre technique de production de sel marin existait depuis l'âge de Fer.
Cette technique consistait à récolter du sable ou de l'argile salé durant l'été et à opérer un lessivage pour extraire une saumure* très concentrée. Cette dernière était ensuite versée dans des récipients en terre et chauffée dans des fourneaux d'argile jusqu'à cristallisation du sel.
La technique ignigène (c'est-à-dire par le feu) était répandue sur toute la côte armoricaine, elle a engendré une déforestation.

La technique actuelle d'exploitation des marais salants est antérieure au 9è siècle. La création des salines s'est étendue sur plusieurs siècles. Vers l'an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle.
Entre 1560 et 1660, grâce au développement du commerce maritime, 2500 œillets ** seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19e siècle face à la concurrence du sel de mine, à la baisse de consommation du sel alimentaire comme produit de conservation et à l'amélioration des transports par voie terrestre.
*mélange d'eau et de sel
**bassin réservoir

Le sel de Guérande circulait dans toute la Bretagne, sans impôt. Jusqu'à ce que Napoléon ne le taxe et c'est le début du déclin des salines. L’activité dégringole… Dans les années 70, les salines sont à l’abandon. Et le réfrigérateur trône dans les cuisines...

Mais peu à peu, avec énergie et enthousiasme, le sel va renaître. Après les années 80 : une formation professionnelle redynamise l’activité, une coopérative permet aux producteurs de se regrouper et bientôt de promouvoir la qualité avec un label rouge. 250 sauniers travaillent aujourd’hui sur les marais salants.

Les paludiers et leurs rables (rateau)


Où ?

Jusqu'à peu, toute la région limitrophe des marais exploitait les salines. Mais, Le Pouliguen et La Baule ont préfèré au sel, la pierre… Les terrains ont été construits. Il en reste encore 2000 hectares (autour du Traict du Croisic, pour la plus grande partie et une autre de 350 hectares autour d'Assérac, Mesquer et Saint-Molf).

Comment ça marche ?

La saliculture est une activité pleine de mots savants… mais le principe est simple.
Des étiers (canal qui alimente les réservoirs) amènent l’eau de mer dans les bassins des marais salants. L’eau est acheminée dans plusieurs retenues d’eau : des vasières pour commencer où elle va décanter -je vous passe les différentes étapes- pour finir dans la dernière,l'œillet (bassin de 7 mètres sur 10), qui correspond à son dernier voyage.
Là, il ne reste que plus quelques centimètres d’eau. L’évaporation continue, accélérée par le paludier qui attire le sel sur une partie de l’oeillet. C’est là que le sel se cristallise, que se récoltent la fleur de sel et le gros sel.

Processus naturel ?

Oui, c’est le soleil, le vent et quand même ! le savoir faire du paludier ! qui permet la récolte du sel.

Statue d'une paludière devant le musée des marais salants de Batz sur Mer


C'est même un produit 100% naturel issu d'un site classé ! explique Ronan Loison, directeur de Terre de Sel. Contrairement aux sels raffinés, notamment du Midi, le sel de Guérande ne subit aucun lavage, aucun traitement chimique ou adjonction. Après récolte, il est juste tamisé, broyé et conditionné.

Pourquoi y a-t-il des couleurs dans les marais ?

Vous verrez des micro organismes rouges, des algues qui s'installent dans l'eau de mer.

eau de mer qui deviendra du sel


La récolte ?

La récolte (12000 t de sel par an) a lieu de juin à septembre. Ce sont des greniers à sel d'hier

Greniers à sel d'hier à Batz sur Mer


et d'aujourd'hui...

Greniers à sel nouvelle génération


Le reste du temps, il faut entretenir les salines...

Fleur de sel et gros sel

Le gros sel, c’est le très gros de la récolte. S’il est gris, c’est qu’il contient encore un brin de fond terreux. Le nec plus ultra des cuisiniers, la fleur de sel. Ces quelques kilo sont récoltés et recueillis à part. Un œillet produit autour de 12000 kg de sel gris et 80 kg de nec plus ultra !

Oeillets et bossis (muret entre les oeillets)


Visiter les marais salants ?

Oui. D’abord parce que c’est un patrimoine exceptionnel (classés depuis 1996). Ensuite c’est vraiment joli (c’est mièvre de le dire mais c’est vrai). Aussi parce qu’on y voit une faune et une flore particulière. Enfin pour mieux comprendre le fonctionnement des salines.

Dans le village de Saillé, ancien village paludier, la maison des paludiers propose un visite de l’écomusée.
A Batz sur Mer, il y a aussi un musée des marais salants.
A Guérande, Terre de Sel, la coopérative, propose des visites guidées dans les marais. Et, on peut faire des visites en calèche. C'est très sympa.

Visite en calèche des marais salants


Lisez cet article en anglais : Tourism on salt marshes at Guérande in Brittany, France

Pourquoi ne pas lire aussi :


Consommation de tonnes de carbone, de C02 ou de gaz carbonique...

Polémiquons... Oui en ces temps instables, climatiquement changeants et inquiétants, comment trouver le ecologically correct ?

Avec le sommet de Copenhague, on est bien obligé (e) (s) de se poser des questions et de se regarder en face, en dessous, par dessus et sur les côtés ! Et qu'est ce qu'on voit ?!

Vous êtes vous déjà demandé quelle était votre empreinte écologique en CO 2, vos tonnes de carbone consommées ? En d'autres termes, êtes vous plutôt méthane ? Ou gaz carbonique ? Ou carbone ?

Selon vous, qui remporte la palme (la tonne de carbone) parmi ces différents concurrents ?

1 – Notre premier volontaire est un cadre français, un bon vivant qui se chauffe au bois, utilise des lampes basse consommation et prend tous les matins son vélo (10 kms aller et 10 retour) pour se rendre sur son lieu de travail. Il prend 4 fois par an un vol Paris New York... pour son boulot !
2 - Notre deuxième recrue est un Canadien, conducteur de 4x4. Il habite sur la côte. Il va à la chasse tous les weekends (quand elle est ouverte) dans une forêt à 30 kilomètres de chez lui. Il a une éolienne dans son jardin. Et l'été, il n'a pas besoin de partir en vacances puisqu'il profite de la mer en face de chez lui.
3- Notre troisième concurrent est une concurrente : une randonneuse devant l'éternel, à la retraite, qui a abandonné sa voiture et n'utilise plus que les transports en commun pour se déplacer. Végétarienne, elle a aussi cessé de manger du poisson et ne consomme que des produits locaux (elle se fait livrer son panier paysan toutes les semaines). Elle habite une maison passive. Son grand bonheur randonner au loin, dans l'atlas marocain, dans les Andes sud américaines...
4 - Notre quatrième participant est un jeune étudiant américain. Il a depuis bien longtemps oublié les documents papier et traite tous ses courriers, factures et autres par internet. Il n'a pas de voiture, se déplace en bus ou en vélo, c'est selon. Fini les voyages, il préfère surfer sur le net... et faire pipi (sic) sous la douche. Seul petit plaisir : la viande rouge et saignante... une fois par jour....
5 – Cinquième candidat : un jeune couple qui vit dans une maison individuelle des années 70, sans isolation ni double vitrages. Loin d'une grande ville, ils s'organisent avec les voisins en faisant du covoiturage pour aller travailler. Un petit potager pour les légumes, des meubles en matériaux recyclés, un bébé avec des couches lavables... Ils ne supportent pas le froid et vivent dans un appartement bien chauffé... 25°...

Les résultats de la compétition sont les suivants : une tonne équivalent de consommation de tonne carbone équivaut à :
- 250 kg de bœuf , 100 kg de veau (candidat n°4)
- 12 000 kilomètres de voiture en ville ou 8500 kilomètres en 4x4 par an (candidat n°2)
- Un an de chauffage au fuel, 3 ans de chauffage électrique (candidat n°5)
- Un vol Paris New York (candidat n° 1 et n°3)
(source : Le Monde)

Bilan : ils sont tous bons pour le peloton...

J'ai fait le test... de l'empreinte écologique pour moi et pour la famille... C'est facile à faire, intéressant et ça ne prend que quelques minutes.
Actuellement l'empreinte moyenne d'un Français est de 4,9 hectares, de 9,2 hectares pour un Américain et de 1,4 hectare pour un Africain. L'empreinte soutenable pour qu'on vive tous correctement sur cette terre est de 2,1 hectares.

Lisez cet article en anglais : The global threat of climate change : 5 candidates did the test

Recette de la confiture aux cynorrhodons d'églantier

Voilà enfin la recette avec les cynorrhodons !!! Et comme j'ai tardé, je vous propose deux recettes : celle de la confiture et celle du sirop au miel... Car tout dépend de ce qu'on veut en faire de ces vitamines C...

Mais le plus dur dans cette histoire, c'est d'éplucher le fruit. Et oui, ça se mérite le nectar de cynorrhodons !!! Surtout que je vous propose deux variantes pour les éplucher : l'une pour les paresseux (lisez le numéro 1) et l'autre (le numéro 2 ) pour les méticuleux.

Bon, tout d'abord, il vous faut...

Ingrédients pour la confiture :

- Des cynorrhodons
- Du sucre (la moitié du poids des fruits)



Le premier travail consiste à ôter les poils à gratter du fruit : pour cela deux solutions :

1 - Passer les cynorrhodons au chinois en les mouillant un peu pour récolter toute la pulpe. Mais sans mouliner trop pour ne pas se retrouver avec des poils indésirables.

2 - Ou bien les éplucher...Couper les deux extrémités et fendre le fruit en deux. Enlever les poils avec un couteau.



Quand vous avez fait ça, le plus dur est fait. Maintenant il vous reste à peser les fruits et ajouter la moitié de sucre (pour 400g de cynorrhodons, 200g de sucre) et faire cuire. Il faut obtenir un sirop épais orange...
Versez dans des pots, fermez à chaud et conservez le pot à l'envers jusqu'à dégustation.

La recette du sirop de cynorrhodons

Un "médicament maison et naturel" pour lutter contre le mal de gorge et ses inconvénients : pas d'apport chimique, de la vitamine C (je vous rappelle que le cynorrhodon en possède 20 fois plus que le citron) et du miel (car comme on le sait tous, ça adoucit la gorge !).
Faites la variante suivante avec du miel (65 de fruits pour 35 de miel). C'est un bon "médicament naturel" même si je trouve que le miel gomme la saveur du cynorrhodon.

Bon rétablissement.

Lisez cet article en anglais : Recipe for rose hips jam and rose hips syrup

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

Santé au naturel : les bienfaits du vinaigre de cidre

Le vinaigre de cidre (bio !) a sa place dans les pharmacies de grand-mère. Ca sert à soulager bien des maux... Je le sais, j'ai bien connu une grand mère miracle...

Les bleus ou hématomes : chauffer 5 cuillères à soupe de vinaigre avec une cuillère à café de sel. Imbiber un coton et tamponner les bleus.

Coups de soleil : tamponner délicatement les brûlures avec du vinaigre. Vous pouvez aussi diluer une dose d'eau pour une de vinaigre et la vaporiser sur votre peau.

Piqures d'insectes : tamponner la piqûre avec du vinaigre. Pour les faire fuir : diluer la même dose de vinaigre et d'eau et s'en enduire le corps. Hum, quel parfum...

Lumbago : imbiber une étoffe en lin d'une dose égale de vinaigre de cidre et d'eau. La poser sur le lieu douloureux et serré avec un tissu en laine. Remplacer souvent. Prendre un bain chaud où vous ajouterez une tasse de vinaigre.

Migraines : plonger un sac de papier dans du vinaigre. Posez le sac sur la tête et serrez avec un tissu. Gardez 15 minutes.
Saignements de nez : imbibez un coton de vinaigre et mettre dans la narine.
Quintes de toux : boire un grand verre d'eau dans lequel vous avez dilué 2 cuillères à café de vinaigre.
Pieds (cors) : laver le cor au vinaigre et laisser agir 15 minutes.
Pieds (mycoses) : traitement de 6 semaines minimum. Plusieurs fois par jour, tamponner la mycose avec du vinaigre ou avec un mélange égal de vinaigre et de jus d'ail (ca sent bon !).
Verrues plantaires : bain de pieds de 15 minutes dans de l'eau. La verrue est molle, la tamponner avec du vinaigre et laissez imbiber.

Lisez cet article en anglais : Natural health : the benefits of cider vinegar

Festival du gobelet réutilisable en Bretagne : Esprit Planète détrône le verre en plastique à usage unique

Vous l'avez peut -être croisé sur un festival ? Cette petite nouveauté recyclable ! Cette création 100% locale...Ce verre de plastique 25 cl à languette... consigné ! Qu'on utilise et réutilise... Voilà la bête !

Verres réutilisables personnalisés


Les adeptes des festivals savent ou imaginent le nombre de verres en plastique utilisés sur une manifestation... Même les petites kermesses de quartier...C'est par milliers que les verres s'écoulent et finissent dans une poubelle (au mieux) sur le sol (au pire)... en lambeaux...

Il y a déjà quelques années que Bruno (c'est encore un coup du bar... Le Sablier... à Rennes !) s'intéresse à ce gâchis de plastique, à cette surconsommation de pétrole, qui jonche les sols les lendemains de fête....
Notre patron de bistrot tâtonne, collabore (bénévolement) avec un fournisseur du Sud... de la France. Qui distribue un produit made in Spain avec même du C E (made in China à ne pas confondre avec notre sigle européen CE ! Oui oui c'est le même ou presque, c'est l'écart entre les lettres qui diffère!)...
Une ineptie : vendre un produit recyclable qui fait des kilomètres, qui doit encore en refaire autant pour être lavé...... Un non-sens. Non, décidément, le green washing (*) ne passera pas par lui ! Il lui faut une solution plus logique, locale, pour réaliser un vrai gobelet vert... en plastique recyclable, qui réduise au maximum les transports, qui soit produit dans le coin...

Depuis quelques mois, c'est chose faite. L'aventure se précise, une industrie de plastique alimentaire, la Française des Plastiques, (situé à Louvigné de Bais à quelques kilomètres de Rennes), fabrique le précieux récipient avec .... SES chutes, SES défectueux, SON plastique inutilisable qui partait au rebut ! La matière première est récupérée, le gobelet Esprit planète est né... Et ça démarre ! Le verre est recyclable et fabriqué ici. Il est aussi lavé en Bretagne... Les festivals se l'arrachent (Bobital, Reggae summer fest...).

Et pour cause... ses atouts sont nombreux :
Il peut être loué ou acheté par les organisateurs de manifestations.
Il peut être utilisé une 100è de fois (mairies, équipez vous !)
Vous pouvez le personnaliser (collectivités, pensez à votre pub).



Le principe : une caution de 1 euro, on obtient un gobelet consigné et réutilisable. Pour boissons froides ou chaudes. Qu'on lave et relave.
Il est facilement transportable par le consommateur : la petite languette aide celui qui paye sa tournée à jouer au barman chevronné (elle permet de fixer les gobelets ensemble, même pleins). Elle sert aussi à manger tranquillement avec le gobelet attaché au t-shirt... ou à vous laisser les mains libres pour réajuster votre casquette ou vos lunettes... ou vous permettre de boire votre aspirine pendant que le café refroidit... Une merveille cette languette... sauf qu'elle cause bien des soucis à son concepteur !

Les verres esprit planète


Oui, c'est cette petite languette miracle pose problème, elle ne supporte pas le 100%, le 100% recyclable (mais Bruno n'a pas dit son dernier mot et cherche à améliorer son bébé) ... Elle casse. On en est donc à 30% de plastique recyclable... Mais laissons juste à Bruno le temps... il va nous améliorer tout ça.
Alors cet été, dans les nombreux festivals bretons, vous allez sûrement la croiser, cette merveille du recyclage. Ou dans les manifestations sportives (les cadets de Bretagne)... Ou ... dans tous les rassemblements de plus de 500 personnes (c'est le seuil minimum pour les commandes!).
A la vôtre !

*le green washing : né dans les années 90, le concept de GW est utilisé par des entreprises qui détournent les idées écologiques à des fins de marketing...

Lire cet article en anglais : Reusable mug a green cup to be used in festivals

Les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne aux Champs Libres à Rennes

Je sais que c’est un peu tard – les rencontres du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en Bretagne – ont lieu le 12 et le 13 décembre mais je ne peux pas ne pas parler de ces rencontres concernant la culture locale dans un blog sur la Bretagne, ses habitudes, ses clichés…

Qu’est ce que le PCI (patrimoine culturel immatériel) ?

L’ Unesco en 2003 par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a validé l’idée que le patrimoine, ce n’est pas uniquement du « matériel ». Mais soyons didactique et rappelons d'abord ce qu’est le patrimoine matériel.
L’UNESCO est à l’origine de la convention de 1972 pour la sauvegarde du patrimoine matériel (cela rassemble le patrimoine culturel cad les monuments, notamment les … sculpture[s] ou … peintures monumentales, éléments ou structures de caractères archéologiques, inscriptions, grottes […] qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ; les ensembles : de constructions, …, les sites… qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
Et le patrimoine naturelformations physiques et biologiques… qui ont une valeur universelle exceptionnelles du point de vue esthétique ou scientifique, … les formations géologiques et physiographiques … constituant l’habitat d’espèces animales et végétales menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle… Les sites naturels ou les zones naturelles. En bref, le patrimoine matériel, c'est tout ce qui est solide (construction de l'homme ou de la nature)... mais qui menace un jour de s'écrouler et qu'il faut sauvegarder pour nos descendants !!!

En 2003, l’UNESCO a rapproché le patrimoine de l’immatériel. Je m’explique à nouveau en citant la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, y compris la langue […], … les arts du spectacle, … les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir faire.
L’objectif de ces rencontres, je crois, est de faire connaître cette convention, de penser à son application concrète en Bretagne -la convention a été ratifiée en 2006 en France-. Et de s'interroger sur ce qu'on doit sauvegarder ?
Est ce du collectage de musique, de contes, de souvenirs liés à des événements marquants de la région ou des savoir faire pour le cidre, la fabrication des fagots, la galette saucisse...

Pour plus d’infos, je vous renvoie au programme ou à ses possibles applications.

Trucs et astuces de grand mère avec du sel fin

Vous savez que la Bretagne produit du sel... et que cela lui a permis de conserver son beurre et de l'exporter...Alors, je vous donne quelques petits trucs pratiques à faire avec du sel.
Pour conserver votre huile de noix : l'huile de noix rancit très vite, pour la conserver plus longtemps, ajouter du sel dans votre bouteille opaque.

Taches de vin rouge : recouvrir de sel fin toute la tache de vin. Attendre que le sel absorbe la tache. Lavez la tache imbibée avec du savon sec et faites sécher au soleil.

Vous avez des taches de brûlure dans votre cendrier. Un chiffon imbibé de sel fin les enlèvera.


Cuisson de la viande : il ne faut saler la viande qu’au dernier moment. Sinon, le sel la durcit.

Pour conserver une viande plus longtemps : enduisez la d’huile et saupoudrez de sel.

Pour que votre liquide vaisselle dure plus longtemps : il suffit de l’épaissir. Ajouter une demi cuillère de sel dans la bouteille et laissez reposer quelques heures. Bien agiter, le liquide est devenu plus épais.

Pour qu’une bougie ne coule pas : faites lui faire un bon bain d’eau salée.

Lisez cet article en anglais : Tips and tricks with salt

Documentaire sur les éleveurs laitiers en Bretagne : HERBE de Olivier Porte et Matthieu Levain

Ce film présente deux systèmes d’élevage laitier : le premier avec des vaches qui mangent … de l’herbe (et oui, les vaches ont depuis les années 70 changé de régime alimentaire!) et le second où les ruminants reçoivent, grâce à leur carte de cantine (puce électronique dans l’oreille), une ration d’aliments correspondant à leurs performances laitières.



On découvre deux mondes qui s’affrontent : le système herbager, les vaches vont paître dans la prairie (c'est gratuit), les éleveurs ont de petites exploitations, ne touchent pas d’aides et ont pourtant de bons rendements laitiers et de bons revenus.
L’autre système, beaucoup plus fréquent, même très majoritaire, élève des vaches qui mangent le maïs cultivé sur la ferme (c'est cher -semences, engrais, pecticides,matériel agricole, stockage... et demande beaucoup de travail) et le soja (OGM, importé du Brésil, qui n'est pas non plus gratuit). Ces éleveurs ont de grosses exploitations, beaucoup d'animaux, beaucoup d'hectares, beaucoup de matériel, beaucoup de produits phytosanitaires, beaucoup de conseils... et beaucoup d'aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

Pendant 76 minutes, chaque partie a la parole et explique son mode de fonctionnement. Les premiers suivent les principes du Centre d’Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome (CEDAPA). Le fondateur André Pochon et différents adhérents rappellent qu’une vache mange de l’herbe et que l’élevage intensif actuel l’en a privé. Ces fermiers ont fait le pari « insensé » (selon les seconds éleveurs) de nourrir leurs vaches à l’herbe. A.Pochon et son exploitation 100% écolo a même convaincu l'INRA,
Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.


Dans l’autre ferme, plus grosse, plus grande et plus peuplée (plus de vaches), on assiste à une course à l’agrandissement, à l’achat de matériel, de céréales, aux emprunts… Avec des conseillers qui favorisent cette course…

Les premiers paraissent heureux tant de leur vie que de leurs revenus. Les autres semblent angoissés par l’avenir (prêts, matériel agricole à changer, parcelles à acheter pour pouvoir tenir, vaches à acquérir pour augmenter les rendements… qu’ils doivent financer).

Face à ces paroles, on a COOPAGRI qui donne son avis, un producteur bio et des petites phrases écrites sur l’écran qui distillent des informations tout au long du film.

Ce road movie donne la part belle à l’agriculture durable (les CEDAPA) et explique le tournant pris dans les années 70. Avec un titre pareil : HERBE, on imagine bien de quel côté penche la balance. Et on (ou plutôt je) ne comprend pas bien pourquoi la profession n’est pas convaincue par le système herbager ??? Ou alors je n'ai vraiment rien compris.
En sortant, j'avais envie d'avoir encore plus d'info... C’est quand même de notre alimentation qu’on parle… Les fermes CEDAPA peuvent se visiter... Je vais bientôt aller y faire un tour...

Ouest eco watt ou comment gérer les coupures électriques en Bretagne

En ces temps de froid polaire, où neige, glace et verglas sont les rois, il est de bon ton de se réfugier dans son lit douillet et bien chauffé. Et pourtant ! Ces températures en dessous de 0 menacent la Bretagne !
Oui ! Les pics de consommation EDF galopent, explosent et les coupures catastrophiques menacent !!! Le problème est de bien gérer la demande en électricité et sa production. Car, car, la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme et pose donc des problèmes de ravitaillement en énergie.

Canal Saint Martin sous la neige


Je laisse un blogueur, plus expert que moi, vous rappeler le blackout qui a eu lieu pendant l'hiver 2006 (ce qui pourrait arriver chez nous) : 10 millions d'Européens n'avaient pas eu d'électricité pendant plusieurs heures. L’arrêt de deux lignes de 400 000 volts (pour laisser passer un bateau sur le fleuve Allemand l’Ems) avait entrainé un effet domino sans précédent.  Résultat : des lignes à hautes tensions avaient été arrétées automatiquement en Allemagne et dans d'autres pays. Le même phénomène arrive presque chaque hiver aux Etats-Unis.

Pourquoi la Bretagne ?
Parce qu'on est en bout de ligne électrique ! Non, ce n'est pas tout à fait ça ! EDF (pour ne pas le nommer) ne produit pas assez en Bretagne. On a besoin des centrales des régions voisines. En cas de surchauffe, l'effet domino sur le réseau français est à craindre. C'est Effet à relativiser tout de même puisque les ingénieurs d’EDF sont capables de gérer les flux d’électricité en jouant sur le maillage relativement fin des lignes hautes tensions.  Heureusement !

Tout ca pour expliquer la raison de ce site ouest-ecowatt.com... qui propose, à qui veut bien s'inscrire (c'est gratuit) de signaler (via sms ou mail) les pics de demande en électricité et d'éviter ainsi la coupure catastrophique.

C’est une initiative de Reseau de Transport Electrique, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME qui ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, « EcoWatt en Bretagne, le bon Geste Energie » : nouvelle campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.  Il s'agit de modérer la consommation bretonne en énergie, surtout pendant les périodes de pointe, entre 17h et 20 h, pendant les vagues de froid.
En 2008, plus de 9000 personnes s'étaient inscrites (majoritairement des Bretons). Le site donne le timing : alerte orange, rouge... Les pics de consommation sont indiqués et si vous vous êtes inscrit, vous recevez un sms ou un mail vous rappelant d'être raisonnable tel ou tel jour.

Des conseils pratiques sont donnés aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités pour bien « agir » pendant ces pics.

Rien de nouveau sous le soleil me direz vous, mais comme les heures de pointe sont dangereuses pour la Bretagne, et par extension, le reste du territoire, l'objectif est d'éviter ainsi un bug dans la distribution qui engendrerait une coupure, qui bloquerait tout le réseau français qui .... Avec les conditionnels, qu'est qu'on peut faire !!!

C'est quoi être breton ?

Un petit clin d'oeil à l'actualité...
Qu'est ce que ca veut dire pour vous "être breton" ? Apparemment, c'est une question récurrente puisque Facebook a lancé un défi en janvier : inscrire 150 000 Bretons en 48 heures sur une même page. Et ... il y a eu rush et réussite...
Le magazine BRETONS de février rappelle le livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton ?", qui date déjà de quelques années...
Je sais que le Conseil Régional prépare aussi une grande étude sur le sujet... Bref, peut être une définition de l'identité bretonne en devenir... car l'identité régionale, comme l'identité tout court, est une question d'époque.

Faites donc ce petit jeu.

Quand vous vous sentez Breton ...

Dans les clichés d'hier et d'aujourd'hui !
- Vous ne dansez que dans les Fest Noz !!!
- Vous pestez contre l'abandon des phares par leurs gardiens (c'est la tradition qui s'en va!)
- Vous admirez les prouesses de vos ancêtres en contemplant les menhirs !
- Vous jurez que votre grand mère portait une coiffe au siècle dernier !
- Vous ponctuez toutes vos phrases d'un Kenavo !
- Vous arborez un autocollant "A l'aise Breizh" sur la voiture
- Vous ne ratez jamais le festival des vieilles charrues, la route du rock...
Dans la gastronomie bretonne
- Vous ne vous régalez que dans une crêperie
- Vous achetez uniquement des choux fleurs "Prince de bretagne" (et produits en bretagne!)
- Vous dégustez vos huitres sur le port de Cancale (et pendant les bons mois...)
- Vous ne jurez que par les fraises de Plougastel...
Le patrimoine sportif, culturel ou naturel breton
- La thalasso, c'est dans la ville corsaire de Saint Malo
- Le chemin des douaniers ou le Tro Breizh, c'est quand même mieux que Compostelle !
- Un gite à Brocéliande, rien de mieux pour faire le point !
- Le camping sauvage dans les Monts d'Arrée, c'est fantaaaastique !
- Les hôtels de charme sur les îles bretonnes, c'est le pied !
... Je pourrais continuer dans les clichés (LOL) .... mais je vous laisse la plume !!!! Car votre avis m'interesse !!!

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