Les aventures d'un capitaine corsaire en Bretagne


Bande dessinée en Bretagne : l'épervier de Patrice Pellerin

Vous passez vos vacances en Bretagne. Dans certains lieux d'hébergement, on vous propose des livres et notamment des bandes dessinées se passant dans votre lieu de villégiature. Relaxez-vous et détendez-vous en lisant une bonne BD dessinée par un Brestois et se passant dans le Finistère...

L'intégrale de Pellerin


L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.

Le corsaire du roi


L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.

L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!

Dessins de Pellerin


Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...

Couverture de l'épervier


Bonne lecture.

Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les Bretons et la première guerre mondiale

Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

monument aux morts en Bretagne


Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).

La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).

noms des soldats morts de 1914 et 15 dans une petite commune bretonne

soldats morts de 1916, 17 et 18  dans une petite commune bretonne


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…

Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.

La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.

Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

C'est quoi être breton ?

Un petit clin d'oeil à l'actualité...
Qu'est ce que ca veut dire pour vous "être breton" ? Apparemment, c'est une question récurrente puisque Facebook a lancé un défi en janvier : inscrire 150 000 Bretons en 48 heures sur une même page. Et ... il y a eu rush et réussite...
Le magazine BRETONS de février rappelle le livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton ?", qui date déjà de quelques années...
Je sais que le Conseil Régional prépare aussi une grande étude sur le sujet... Bref, peut être une définition de l'identité bretonne en devenir... car l'identité régionale, comme l'identité tout court, est une question d'époque.

Faites donc ce petit jeu.

Quand vous vous sentez Breton ...

Dans les clichés d'hier et d'aujourd'hui !
- Vous ne dansez que dans les Fest Noz !!!
- Vous pestez contre l'abandon des phares par leurs gardiens (c'est la tradition qui s'en va!)
- Vous admirez les prouesses de vos ancêtres en contemplant les menhirs !
- Vous jurez que votre grand mère portait une coiffe au siècle dernier !
- Vous ponctuez toutes vos phrases d'un Kenavo !
- Vous arborez un autocollant "A l'aise Breizh" sur la voiture
- Vous ne ratez jamais le festival des vieilles charrues, la route du rock...
Dans la gastronomie bretonne
- Vous ne vous régalez que dans une crêperie
- Vous achetez uniquement des choux fleurs "Prince de bretagne" (et produits en bretagne!)
- Vous dégustez vos huitres sur le port de Cancale (et pendant les bons mois...)
- Vous ne jurez que par les fraises de Plougastel...
Le patrimoine sportif, culturel ou naturel breton
- La thalasso, c'est dans la ville corsaire de Saint Malo
- Le chemin des douaniers ou le Tro Breizh, c'est quand même mieux que Compostelle !
- Un gite à Brocéliande, rien de mieux pour faire le point !
- Le camping sauvage dans les Monts d'Arrée, c'est fantaaaastique !
- Les hôtels de charme sur les îles bretonnes, c'est le pied !
... Je pourrais continuer dans les clichés (LOL) .... mais je vous laisse la plume !!!! Car votre avis m'interesse !!!

Le chevalier Du Guesclin et la guerre : épisode de la tour du Grand Fougeray

Il était une fois... il était une fois... une guerre... une guerre de succession entre les membres d'une même famille...pour une couronne ducale... et cela il y a quelques temps... au Moyen Age, au XIVè siècle...

Le duc breton d'alors (Jean III pour ne pas le nommer) meurt sans avoir choisi de successeur... Du coup, les prétendants au trône sont au nombre de deux : le mari de sa fille (Charles de Blois, un neveu du roi de France) ou son frère cadet (Jean de Montfort) soutenu par les Anglais...

Pour départager nos héros, nos rivaux plutôt, il faudra plus de 20 ans... 2 bonnes décennies de batailles entre Bretons... mais aussi entre Français et Anglais. Cette guerre de succession (1341-1364) se passe pendant la Guerre de Cent Ans (c'est la guerre qui oppose les Français aux Anglais, et qui se termine par la mort de Jeanne d'Arc). La Bretagne devient aussi la terre des affrontements franco-anglais...



Bref, de nombreuses aventures vont ponctuer cette période de luttes bretonnes... et cette tour correspond à un épisode de cette histoire : son protagoniste principal est une star du Moyen Age : le seigneur Du Guesclin.

Qui est Du Guesclin ?
Un Breton né à Broons en 1380 ... Il a pris une part active à l'affrontement franco-anglais, cette guerre de Cent Ans qui dure... (1337-1453).
Il a livré moult batailles et été prisonnier bien des fois... Ce Breton, connu pour être le contemporain de Jeanne d'Arc mais mal aimé en Bretagne car soutenant le camp français... (il est même enterré à Saint Denis à Paris)
C'est peut être pour cela que la légende le dit petit et pas très beau, cupide, prétentieux... mais courageux, il l'était.
Duguesclin, non, Du Guesclin veut reprendre le château que les Anglais ont conquis... Le bâtiment que l'on voit aujourd'hui est le reste d'une forteresse du XIIè siècle situé dans le village du Grand Fougeray. Ce village est aux Marches de la Bretagne, cette zone frontière entre la France et la Bretagne, terre de bien des batailles...

L'édifice est donc aux mains des Anglais... En 1354 le chevalier Du Guesclin va la reconquérir par une bonne ruse. Avec quelques soldats, ayant appris qu'une livraison de fagots était prévue, ils se déguisent en bucherons et entrent ainsi dans la bâtisse... Un épisode breton du cheval de Troie...Les Anglais sont possédés et perdent leur conquête....
Vous comprenez maintenant pourquoi le connétable Du Guesclin a donné son nom à ce donjon...où il a joué un tour pendable aux ennemis héréditaires de l'époque... nos amis les Anglais...

Le chateau sera rasé au XVIIIè siècle, seul le donjon sera épargné... Il a été classé monument historique en 1913.

La tour du Grand Fougeray abrite aujourd'hui un restaurant et est entouré d'un grand parc de plusieurs hectares. Et rappelle un épisode de la petite histoire bretonne... Pour les amateurs de vélo, une rando est proposée reliant plusieurs villages du coin... Vive le tourisme vert !

Lire cet article en anglais : Episode of the Hundred Years War with the knight Du Guesclin

Les livres de la SNCF

Un billet sans images... et beaucoup de lecture...

J'écoute souvent la radio. L'autre jour, une émission évoque une initiative de la SNCF pour qu'on joue avec les livres : une des salles d'attente de la gare Montparnasse propose en libre accès et libre emprunt des livres... qu'on peut libérer ailleurs....

Et quand, l'autre jour, je suis un peu en avance dans la gare parisienne, je me souviens de cette idée et me rends dans la bibliothèque d'attente de la SNCF.
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas sponsorisée par la SnnnF... les aléas, je connais...Je prends très souvent le train... Rennes Paris Rennes... Je connais
et le trajet (je peux le faire les yeux fermés !),
et les gares.
Et la SNCF.
Et ses problèmes : les retards fréquents (les TGV "génés" par les écarts de température : s'il fait plus chaud ou plus froid que d'habitude, le train n'aime pas et on a du retard), les accidents (pas drôle, on se prend un cheval) ou de personnes (encore moins drôle... les gens qui décident de mettre fin à leur jour) ... Je connais aussi les trains bondés suite à ce type d'évènements, aux grèves ou au départ en vacances... J'ai rencontré des contrôleurs sympas... (si,si il y en a, mais pas beaucoup) et les autres... Ou quand le train est dévié pour cause de travaux ou d'accidents sur les voies (on passe par Nantes pour aller à Rennes)... J'arrête là le tableau, je pense que vous êtes convaincu !!! Pas de sponsor en vue !

Revenons à notre salle de lecture...
Les trains pour Rennes sont souvent dans les premières voies de Montparnasse, les voies numérotées de 1 à 5 et la salle d'attente "touche" la voie une. Facile pour moi de ne pas la rater. En juin, la caverne d'Ali Baba était bien achalandée : du bon vieux classique de poche à l'auteur récemment paru... Ils avaient aussi pensé aux enfants : recueil de contes pour enfants, bouquin pour ado... tout le monde pouvait y trouver son compte !...
Que fait-on, du coup, dans une salle d'attente... On commence le livre et on l'emmène... Chez soi parce qu'on attendait un voyageur... ou loin de Paris parce qu'on avait un billet de transport pour quitter la capitale ! C'est gratuit. On ne l'achète pas, on le prend pour quelques heures (retour dans une autre salle d'attente après votre voyage) ou pour quelques jours (retour à la fin de vos vacances) ou pour quelques semaines (quand on est tête en l'air... ou qu'il ne nous a pas plu...).

J'ai donc pris deux ouvrages : un pour moi et un pour mes enfants... Sur chacun des exemplaires, il y a un code. Qu'il suffit de retrouver sur le site passelivresncf, qui vous renvoie sur Facebook... On sait où est le livre, je peux le rendre quand je veux, faire des commentaires, dire où je l'ai libéré....

Si vous êtes un être généreux, vous pouvez même laisser des votres, dans la salle d'attente de Rennes par exemple, qui n'en a aucun ! Il suffit de lui donner un code (que vous aurez pris sur le site de la SNCF et ensuite de suivre la vie de votre protégé !

A défaut d'avatar, vivez les aventures de votre livre !

Les histoires de l’île de Batz : prétexte à une balade

VRAI ou FAUX
L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC)
Un village est enseveli à l’est de l’île
L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre
Le phare de l’île se visite
Enez Vaz veut dire l’île au dragon
Les algues ont remplacé les arbres sur l'île
Les Brittaniques ont laissé des traces sur l'île
L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques
A vélo ou à pied, allez chercher les réponses...

L’île de Batz était reliée au continent à l’âge du fer (8 au 6è siècle avant JC).
Oui, on pouvait s’y rendre à marée basse. Au siècle dernier, une trentaine de tombes qui ont 4000 ans ont été découvertes par Georges Delaselle, le fondateur du jardin colonial. Ce dernier a creusé une cuvette dans l’extrémité est de l’île (où est actuellement le jardin) pour abriter ses plantes exotiques. Il a protégé l'espace par une haie de cyprès et de pins.

Batz la sauvage


Un village est enseveli à l’est de l’île.
Oui, l’actuel village est récent. Jusqu’au XVII è siècle, le village se trouvait à l' est de l’île, où sont les tombes du néolithique. Cet endroit a peut être même été habité en continu depuis l’âge du fer, car on y a trouvé d’autres traces de présence humaine. En tout cas, l’ancien village est recouvert par 6 mètres de dunes.

On le comprend bien quand on va à la chapelle Sainte Anne. Cette église romane est cachée pour moitié dans les dunes. Ses piliers carrés ont remplacés le monastère édifié par Pol Aurélien, ce Gallois arrivé au Vè siècle en Bretagne pour la convertir. Vers 530, il y crée un monastère qui sera détruit par les Vikings en 878. Ce n’est qu’à la fin du XI è siècle, quand le calme est revenu que les moines réédifient une église. Quand les sables menacent, elle est peu à peu délaissée pour l’édifice du centre ville actuel.

Ses ruines auront tout de même servi de dépôt d’artillerie un peu avant et après la Révolution. Aujourd’hui une messe en plein air est célébrée pour la Sainte Anne fin juillet.
La chapelle est classée depuis 1980 ainsi que le cimetière.

Chapelle deu Pénity ou chapelle Saint Anne


L’île n’a jamais fourni un soldat à l’armée de terre.
C’est comme cela que le guide Joanne présente l’île en 1884 : Dans cette île, tous les hommes sont marins. Le sol est exclusivement cultivé par les femmes.

Et il y en eut des célèbres, des hommes. Un natif, Yves Trémintin, un marin de commerce qui bientôt se met au service de l’Etat comme pilote côtier. Il se distingue par son courage en luttant contre les pirates et perd une jambe. Il s’est retiré sur son île claudiquant…
Il y a aussi un corsaire portugais... Balidar, qui hait l’Anglais et vient aider les Français pendant la Révolution… Il se cache dans le chenal et attend l’ennemi … Les Batziens lui font signe du corps de garde, la maison du corsaire, et il attaque.

Dans le fond, on distingue la maison du corsaire


Le phare de l’île se visite.
Oui, il a été construit entre 1836 et 1852. Il faut monter ses 210 marches par contre…

Phare de l'île


Enez Vaz veut dire l’île au dragon.
Non, l’île de Batz en breton. Par contre, on l'appelle aussi parfois l'île au bâton… et je ne sais pas pourquoi !
J'ai envoyé des mails de ci de
Mais de réponse il n'y a
Si, si, la réponse, la voi
Baton en breton se dit bazh

Par contre, c’est bien un dragon qui habitait l’île il y a quelques siècles.
La légende affirme qu'il y eut jadis ... un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, ... arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre...
Avec un gentilhomme ... de Cléder, il se dirigea, ... vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ... avança vers les deux téméraires...
Sans se laisser intimider par ... l'animal, Pol* lui entoura le cou de son étole**... Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint ... jusqu'à disparaître dans la mer.
On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre.
Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège ... d'aller à l'église l'épée au côté ... Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île,... guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600***, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon.
* Confiant dans l’Evangile qui donnait aux apôtres le pouvoir de vaincre les serpents
** L'étole est conservée dans la nouvelle église de Batz.
***On dit que Pol Aurélien a vécu 102 ans… Ca conserve les dragons !

et c’est pour cela que ça s'appelle le trou du serpent ! Où est caché le dragon, c’est logique, non ?

Non ! Parfois, dans les légendes bretonnes, les serpents se substituent aux dragons (car le dragon a fréquemment un lien avec une fée et il n'y a pas de fée partout). Le serpent est aussi plus familier donc plus assimilable. Ces figures légendaires sont en tout cas souvent le symbole des religions païennes dont il faut se débarrasser...

Le trou du dragon


Les algues ont remplacé les arbres sur l'île…
Il y avait très peu d'arbres sur l'île... Et ça posait problème...

Quelques arbres


Les îliens suppléent à l’absence de combustible par du goémon sec et des galettes composées de fiente de vache et de paille hachée qu’ils font sécher au soleil contre les murs extérieurs de leurs maisons. (Guide Joanne 1884). On s’en servait alors pour se chauffer ou cuire des aliments.
Par contre il fallait les récolter : à marée basse ou dans l’eau froide jusqu’au genou, quand c’est la saison, les femmes tiraient le goémon hors de la mer… Pas toujours facile… d'être une femme à Batz !

Aujourd’hui la récolte se fait en tracteur ou avec des scoubidous, ces drôles de bateaux armés d’un long bras qui font cueillir les laminaires au fond de la mer.

Ramassage des algues


Les Britanniques ont laissé des traces sur l'île.
Si on veut... C'est plutôt le contraire... C'est pour défendre la baie de Morlaix contre les Anglais... Il y a plusieurs vestiges de fortification. Certaines du XVIIIè siècle : 4 batteries : celle de Penn Ar C'hleguer qu'on voit encore se situe après le jardin exotique, la batterie du Bilvidic, sur la pointe opposée et les deux autres sur les pointes restantes.
Il y a aussi des restes du Mur de l'atlantique (système défensif allemand de la seconde guerre mondiale) avec des blockhaus... Mais la végétation les a bien cachés....

L'île est une île de primeurs et d'agriculteurs biologiques.
La moitié de l’île est cultivée en agriculture bio. Les terres de l’île de Batz sont des terres de primeurs. Les parcelles sont protégées par des petits murets ou des haies et à l’abri et fertilisées par les algues. Les pommes de terre, le fenouil, la rhubarbe… poussent avec quelques semaines d’avance sur le continent.
On y fait jusqu’à 3 récoltes par an, parfois le ramassage se fait à la main. L’île a bien mérité son label.



Lisez cet article en anglais : History of the island of Batz :pretext for a walk

Sources notamment Daniel Hillion et Daniel Mingat, l’île de Batz (édition Ouest France, 1996).

Visite du fort de la cité d’Aleth à Saint Servan (quartier de Saint Malo, Bretagne).

Pour accéder au fort de la cité d’Aleth, qui abrite aujourd’hui le Mémorial 39-45, il faut prendre le chemin de ronde de la péninsule. Vous arrivez devant des fortifications

Fort d'artillerie de Mazin


construites par Mazin au milieu du XVIIIè. Non, ce n’est pas du Vauban (1663-1707) comme à Saint Malo, même si ce dernier avait insisté pour fortifier l’embouchure de la Rance.

Il a fallu plusieurs incursions anglaises pour que les fortifications soient construites plus tard en 1759. En effet, le commandant anglais Marlborough, en 1758, est à Saint Servan et réfléchit à une stratégie pour prendre Saint Malo. Attaqué par les tirs de canons des Malouins qui ne lui laisse pas le temps de s’installer, il repart après avoir incendié tous les navires du port de Solidor. C'est suite à cette attaque que, un an plus tard, les travaux commencent et que Mazin construit un fort d’artillerie capable de défendre la Rance.

Fortifications de la cité d'Aleth


Ce fort a repris du galon –façon de parler– avec la 2e guerre mondiale.

Porche du fort d'Aleth de Saint Servan



La Bretagne a une position stratégique lors du conflit. Les Allemands la défendent par la construction du Mur de l’Atlantique (ce sont les fortifications côtières allemandes). C’est pour cela qu’on trouve de nombreux blockhaus sur la côte bretonne. Ils transforment aussi les ports de Saint Nazaire, Brest, Lorient et Saint Malo en forteresse.

Blockhaus du fort d'Aleth


Construit en 1759 et modernisé par l'organisation Todt -c'était un groupe de construction et d'ingénierie allemand qui a construit les fortifications, les bases sous marines, les camps...-, les fortifications allemandes de la cité d’Aleth réutilisent le fort type Vauban. Une trentaine de blockhaus

Blockhaus de Saint Servan


y a été ajoutée, blockhaus qui sont reliés pour certains par des galeries souterraines. Il y avait des fossés antichar et des cloches blindées pour abriter des canons antichars et antiaériens.

En haut des escaliers, sur la "plateforme", on y voit des restes de blockhaus, le Mémorial de la Guerre 1939-1945.

ouverture et horaires du Mémorial de Saint Servan



On visite l'intérieur d'un blockhaus restauré, une exposition sur la Seconde Guerre Mondiale dans la région et on peut visionner un documentaire.

Et à l'extérieur, la vue sur la Rance est superbe.

vue sur la Rance du fort de la cité


et sur Saint Malo.

vue sur Saint Malo du fort de la cité



Si la ville de Saint Malo a été détruite à plus de 70%; Saint Servan, en tant que QG de la zone a aussi connu les affres des bombardements. Les Allemands avaient élaboré une zone de fortification incluant Cézembre, l’île en face, la pointe de la Varde (au bout de Paramé), une station-radar au cap Fréhel et des lignes de défense dans les terres.

Blockhaus de la cité d'Aleth


Toute cette place dans la presqu'île d'Aleth était fortifiée : les Allemands avaient construit plusieurs blockhaus, des casemates, installé des mitrailleuses, des canons et creusé des galeries souterraines qui les reliaient. A sa tête, le commandant Von Aulock dirigeait la forteresse.

Quand les Alliés débarquent en juin 44, la donne change. Ils arrivent à Saint Malo début août et bloquent la zone mais ils sont peu nombreux -les Américains sont en Normandie, ils veulent prendre à revers les Allemands-. Que faire alors ? Bombarder la forteresse et les environs. Les Américains sont arrivés le 2 août et les Allemands ne se rendront que le 17. 15 jours de bombardements intenses :

Arme de la deuxième guerre mondiale


sur le fort du Grand Bé, sur Cézembre et sur Saint Servan et Saint Malo. Les Alliés entrent dans la cité corsaire le 14 alors que la ville brûle depuis le 10. Le commandant Von Aulock, positionné dans le fort de la cité d’Aleth résiste toujours, il ne capitule que le 17 août 1944.

Imaginez la bataille qui a fait rage pendant presque 15 jours dans la zone malouine. Les cloches,



sont en métal et font 30 cm d’épaisseur !!! A Saint Malo, les trois quart de la ville sont détruits. La ville sera reconstruite à l’identique quelques années plus tard et ce pendant 12 ans (1948-1960). Le tracé des rues sera repris, les immeubles reconstruits avec les matériaux restés sur place.

L’ile de Cézembre a résisté plus longtemps encore. D’après le site de l’inventaire général du patrimoine culturel, l´occupant allemand y a construit près de 80 blockhaus (batterie d´artillerie : casemates et encuvements, postes de direction de tir, batteries antiaériennes, abris etc.). Ce n’est que le 2 septembre qu’ils se rendent et c´est la zone du territoire français qui a été le plus bombardée. Les Américains y testeront notamment leurs nouvelles bombes incendiaires au napalm...

Cézembre, île interdite !!!


C’est pourquoi Cézembre, « zone rouge » est théoriquement interdite aux visiteurs
. La zone n’a pas été entièrement déminée, il y reste encore des bombes !!!

Un témoin que j'ai connu raconte qu'ils allaient voir les échanges de tir comme si c'était un feu d'artifices !!!

Lisez cet article en anglais : Visit of the fort of Aleth at saint Servan (district of Saint Malo, France) and the Memorial 39-45

Balade dans Saint Servan (Saint Malo, Bretagne)

Ras le bol de Saint Malo, ses clichés et ses deux millions de visiteurs ? Envie d'embruns sans prendre la voiture ?

J'ai quelque chose pour vous : une balade à Saint Servan. D'abord parce que Saint Malo est accessible par le train. Ensuite parce que Saint Servan (c'est un quartier de Saint Malo depuis 1967) est à un quart d'heure d'intra muros, sur le bord de mer et au début de l'estuaire de la Rance... Et qu'enfin, c'est fort sympathique... et délaissé par la foule malouine !!!

Si vous avez longé la corniche qui borde la cité d’Aleth pour admirer l'estuaire, vous avez fait le bon choix. Vous arrivez devant les vestiges de la cathédrale d’Aleth.

vestiges de la cathédrale de Saint Servan vestiges de la cathédrale d'Aleth


Saint Servan est l'ancêtre de St Malo, je m'explique, c'est d'abord ici qu'a été crée un évéché au VIè siècle. Le futur évèque Malo est arrivé de Grande Bretagne à Aleth au milieu du VIè siècle pour convertir la région. Aleth est attaqué à maintes reprises par les Normands d’abord, les Francs ensuite (VIIIè), à nouveau les Normands (Xè). Ses successeurs, en 1144, transfèrent le siège épiscopal sur le site qui abrite le tombeau de Malo, (d'ou le nom de Saint Malo), et qui est surtout plus facile à défendre.

En 1972, des fouilles permettent de mettre en valeur les fondations des premières traces de l'évéché. Comme l’indique le panneau explicatif,



Aleth était déjà habité bien avant les Romains. Avec l’évangélisation au VIè siècle, un établissement religieux remplace des bâtiments païens, mais il a été, à son tour, maintes fois détruit. La dernière construction de la cathédrale Saint Pierre dateraient de la fin du Xè jusqu'au XIIIè siècle et la ferveur du Moyen Age se voient encore dans les vestiges, qui sont bien imposants (43m de long).

La ville est bientôt supplantée par Saint Malo, qui devient un port commercial important et Saint Servan perd de sa superbe. Surtout que le sable devant Saint Servan décide aussi de lui faire faux bond : en bougeant, l’accès à Saint Malo est plus facile pour décharger les marchandises, Saint Servan a moins d'intérêt.

En rejoignant la mer, vous apercevez la tour Solidor,

les courtines de la tour Solidor


autre construction qui a été bâtie sur des restes de fortifications gallo-romaines. Il y a eu un château avant cette tour, qui a été rasé quand la cité d’Aleth s’esr rebellée contre Saint Malo et ses taxes… au XIIIè siècle.

porche menant à la tour Solidor


Le donjon est composé de trois tours reliées par des courtines (murs qui relient les fortifications),

Solidor


il daterait du XIVè siècle et a été construit pour contrôler l’estuaire.
Comme souvent avec les forteresses, la tour, quand elle n’a plus été utile pour le contrôle de la Rance, est devenue prison. Et maintenant musée. Musée des Cap-Horniers, témoignages de la vie des marins qui franchissaient le Cap Horn (pointe sud de l’Amérique du Sud) : cartes, maquettes, marins célébres…

Saint Servan, à la fin du XIXè siècle, vivait des armements de pêche à la morue (70 navires vers 1880-85). C’était la grande époque !!! Et en 1890, un pont roulant reliait déjà la ville de St Servan à celle de Saint Malo.

La cale devant la tour (à droite)

vue sur la rance de la cale de Solidor


servait pour la liaison en bateau avec Dinard (en face). Elle a cessé avec l’installation de l’usine marémotrice et du barrage de la Rance (années 60).

Actuellement, le véritable port de St Servan se situe entre St Malo et St Servan, dans l’anse des Sablons.

Baladez vous dans Saint Servan. La ville conserve des maisons

maisons à St Servan détails de maisons à St Servan


qui n’ont pas été détruites comme dans la cité corsaire.

Saint Servan


Les parcs sont nombreux et la balade vers le barrage le long de la Rance superbe.

tour Solidor vue du long de la Rance


Lisez cet article en anglais : Visit another saint Malo : the district of Saint Servan

Entre Bretagne et Normandie, week end insolite au Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel, une idée de cadeau pour un week end... Car il mérite une visite approfondie...
Avant de vous y rendre, tentez ce petit quizzzzz de questions réponses.... pour savoir ce qu'on ne vous dit jamais sur le rocher... des infos pratiques et des petites anecdotes sympas, un Mont Saint Michel insolite... Vous êtes joueur... Allez-y !

1 - Les habitants du Mont sont :
- des Michelins
- des Montois
- des Miquelots
Les habitants du Mont sont des Montois


2 - Les touristes au Mont Saint Michel, ce sont :
- 30 000 visiteurs par an
- 300 000
- 3 000 000
Plus de 3 millions de visiteurs par an (soit une moyenne de plus de 8000 par jour !) et le chiffre augmente tous les ans. C'est un des sites les plus visités de France après Paris.

Mais cette renommée date d'avant avant hier... Dès le Moyen Age (XIIè), les pèlerins arrivent en foule au Mont et y séjournent plusieurs jours. Les anciennes maisons du XVè et XVIè sont des anciennes hôtelleries ou des boutiques de "marchands d'images". L'aumônerie accueille les indigents. En souvenir, les croyants repartent avec des souvenirs, des ampoules de plomb pleines de sable.

3 - Le Mont Saint Michel et sa vie quotidienne :
Trois familles se partagent le Mont
Il y a une trentaine de résidents
100 commerces animent l'île
Effectivement 3 familles se partagent tant l'administration de la commune (à tour de rôle) que les commerces (autour de 300). Une 40e de personnes y réside. 3 familles, 300 commerces et 3 millions de visiteurs au moins... Décidément le Mont aime le 3.


Le Mont saint Michel en hiver


4 - Le Mont Saint Michel : ses titres et ses récompenses
A votre avis, il est
- classé Monument historique
- inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
- appartenant à la catégorie "commune touristique"
- est une des sept merveilles du monde
Le Mont est classé monument historique depuis 1874. En effet depuis de nombreuses années, le Mont n'est plus aux mains des religieux, n'était plus entretenu et se délabrait.

Presque 100 ans plus tard, en 1979, il est inscrit à l'Unesco.

En 2009, il vient d'être désigné comme commune touristique c'est à dire qu'il bénéficie d'une capacité d'hébergement certaine pour accueillir des touristes et surtout un régime juridique particulier dans différents domaines (repos des salariés ou vente de boissons par exemple).

C'est une site merveilleux mais il n'est pas dans les 7 merveilles du monde.


5 - Les origines du culte du Mont Saint Michel
- Ce sont les druides qui ont commencé
- C'est un ange qui l'a voulu
- C'est un roi de France qui le construit
"Asile mystérieux des druides ou tombeau consacré à la vénération populaire", c'est comme cela que le guide Joanne le présente dans son édition de 1884.

Ce n'est pas un ange mais un archange... dit la légende. Un archange est un ange supérieur, il est au dessus des anges et il a l'autorisation d'agir sans la permission de Dieu. L'archange Saint Michel demande plusieurs fois à l'évêque d'Avranches de fonder un couvent sur le Mont. "Et lorsque en 709, il y conduisit une colonie de religieux, une empreinte merveilleuse indiqua le lieu où l'abbaye devait s'élever. Des signes célestes déterminèrent l'enceinte et une source jaillit pour fournir l'eau refusée à ces rochers arides".

Le Mont a été attaqué et détruit plusieurs fois au Moyen Age. Philippe Auguste tente de conquérir la Normandie et a demandé à ses hommes de l'assiéger, ils le brûlent. Le roi fit reconstruire l'abbaye et une forteresse à Tombelaine. Il est à l'origine de la Merveille.


6 - Qu'est ce que la Merveille ?
- Le Mont dans son intégralité : village et bâtiments religieux
- les 3 étages du monastère
- une partie de l'édifice religieux
C'est uniquement la partie nord du monastère qui date du XIIIè siècle. Cela comprend quand même 6 espaces différents sur 3 étages : une salle à manger par étage l'aumônerie tout en bas pour les plus pauvres, au dessus la salle des hôtes pour les personnes de prestige type roi... et au dernier le réfectoire des moines.
L'autre aile comprend le cellier, la salle des chevaliers et le cloitre.

L'ensemble des bâtiments religieux est un mélange de styles architecturaux : préroman, roman et gothique se disputent la vedette.


7 - Le Mont Saint Michel et ses surnoms ?
- on l'appelait Tombelaine
- Saint Michel au péril de la Mer
- la Merveille
Non, Tombelaine, c'est un autre rocher de la baie, qui a été fortifié et qui a aussi été l'objet de nombreuses batailles et conquêtes. Par contre, on l'appelle aussi le mont Tombe.

Avec la renommée du pèlerinage qui a un succès international dès le Moyen Age, les fidèles pour se rendre sur le rocher doivent traverser la baie qui est très dangereuse : noyades, enlisements (sables mouvants) sont très fréquents... encore aujourd'hui, il y a des morts... il faut un guide pour se promener dans sa baie. On comprend le Saint Michel au péril de la Mer.


8 - Le Mont et ses nationalités :
- indépendant ?
- Anglais
- Normand
- Breton
Indépendant ! Même si, depuis qu'une digne (1877) relie l'île du Mont Saint Michel à la terre, la baie s'ensable, il ne reste pas moins que ce rocher redevient une île lors des grandes marées. Et doit le rester puisque il y a des grands travaux de transformation de la digue pour permettre à la mer de circuler dans la baie (qui devrait moins s'ensabler) et redonner ainsi au Mont son indépendance d'origine.

Anglais... Oui, pendant la guerre de 100 ans, en 1427, les Anglais après un long siège prennent le site. Les pèlerins, fidèles, continuaient à affluer, grâce à des sauf-conduits qu'ils payaient à l'ennemi.

Alors Breton... En 1204, les Bretons assiègent le rocher, le brûlent et finissent par le prendre... mais pour très peu de temps. Duguesclin, le fameux acolyte de Jeanne d'Arc était breton. Il est capitaine du Mont et a fait construire un logis (1366) pour sa femme Tiphaine (qu'on peut visiter encore aujourd'hui).

ou Normand... Et bien, oui, le Mont est Normand. Cest le Couesnon, la rivière qui se jette dans la baie qui fait la frontière entre les deux régions... et le proverbe bien connu dans le coin :
Le Couesnon dans sa folie
A mis le Mont en Normandie
Quand le Couesnon aura retrouvé la raison
Le Mont redeviendra Breton.

Tout n'est pas perdu !


9 - Le Mont et ses fonctions.
- un lieu religieux très fréquenté du Moyen Age
- une forteresse
- une prison
Le Mont a été un lieu religieux de renommée internationale au Moyen Age. Mais quand l'ordre Saint Michel est crée, en 1469, par Louis XI, c'est le début d'un tournant. Les chevaliers de l'Ordre multiplient les fêtes, les religieux sont nommés par les rois, oublient de s'occuper du Mont et ne font qu'en toucher les bénéfices. C'est la décadence. A tel point que la vie monastique cesse après la Révolution Française et les moines n'y reviendront qu'en 1969.

En parallèle de sa vie religieuse, le rocher a été une forteresse dès sa création (VIIIè siècle) ou presque... Les habitants venaient se réfugier sur le Mont pour échapper aux attaques des Normands (comprenez Vikings) et ont crée ainsi la ville actuelle. Plus tard, ce sont contre les Bretons qu'on se défend ou contre les Anglais. Vous pourrez parcourir le chemin de ronde du Mont et admirer ainsi les remparts et ses nombreuses tours de défense.

Le lieu a servi de prison dès la Révolution française. Si vous visitez le monastère, vous verrez une énorme roue en bois où 5 à 6 prisonniers œuvraient pour monter les cargaisons de vivres en haut du Mont.
10 - Le mont et ses particularités
- il n'y a qu'une seule entrée pour aller dans le village
- il y a une église hors les murs
- il n'y a qu'une rue qui fait le tour de l'île
- Il n'y a pas d'eau potable sur le Mont
- Le chemin de fer arrivait jusqu'au rocher - il y avait des moulins à vent sur le Mont Saint Michel
- le granit utilisé pour les bâtiments vient des îles anglo-normandes
Il n'y a effectivement qu'une seule entrée barrée de 3 portes... La tour Gabriel donne sur un quai qui mène à la chapelle Saint Aubert qui est sur le rocher mais hors les murs.N'oublions pas que l'île a été aussi une forteresse.

Il n'y a qu'une rue qui monte effectivement à l'abbaye.

Pas d'eau potable dans les murs. La fontaine de Saint Aubert est due, dit la légende, à la volonté de l'archange , elle est située sur le rocher mais hors les murs. Elle a été pendant des siècles l'unique source d'eau.

Le chemin de fer est arrivé jusqu'au Mont en 1901 et ce pour une trentaine d'années.

- Il y a eu des moulins à vent sur le Mont. Alors des éoliennes dans la baie...

Oui, oui, ils sont fous ces Normands... Une partie du granit utilisé vient de Chausey... en face certes mais quand même...


Et pour finir, visitez le Mont hors saison... Sinon dans l'unique rue, vous connaitrez les embouteillages piétonniers (c'est vraiment ça, je l'ai vécu plusieurs fois), les queues pour la billeterie... le discours du guide perdu entre les commentaires des touristes japonais (très nombreux) et ceux des Italiens en extase...

Lire cet article en anglais : Between Brittany and Normandy a weekend break at Mont Saint Michel France

Mémoires d'un paysan bas breton : le journal de Jean Marie Déguignet

Pour qui veut connaitre la Bretagne du XIXè siècle, ses mentalités, ses habitudes, la lecture de ce livre Mémoires d'un paysan bas-breton de Jean Marie Déguignet (1834-1905) apporte de nombreuses informations.



Cet homme d'origine très modeste est un autodidacte avec un parcours et un destin très particulier pour l'époque. Son journal est reproduit presque en intégralité de sa naissance à presque sa mort. Il y raconte tout : comment bretonnant, il appris à parler et à écrire français, ses lectures, les différents pays qu'il a pu visiter quand il était soldat (Malte, Jérusalem, Italie ou Mexique), son retour en Bretagne, près de Quimper et sa nouvelle vie de paysan... où sa curiosité intellectuelle lui permet de s'essayer à des nouveautés agricoles et de critiquer ses voisins. De prendre de la distance avec les croyances et les superstitions de l'époque. La fin est un peu triste car il part dans des délires où visiblement il a perdu la tête.

On peut presque parler d'autobiographie d'un homme conscient de sa singularité :
"J'ai lu ... beaucoup de vies ... d'hommes qui ont joué en ce monde des rôles importants, mais jamais... je n'ai lu de mémoires... de pauvres artisans, d'ouvriers, d'hommes de peine... Je sais qu'[ils] sont dans l'impossibilité d'écrire leur vie, n'ayant ni l'instruction ni le temps nécessaires. Quoique appartenant à cette classe, au sein de laquelle j'ai passé toute ma vie, je vais essayer d'écrire, sinon avec talent, du moins avec sincérité et franchise ... comment j'ai vécu, pensé et réfléchi dans ce milieu misérable, comment j'y ai engagé et soutenu la terrible lutte pour l'existence."
Bref, cet homme original du siècle dernier n'appartenait pas à son siècle... C'est un témoignage avec un regard très moderne tant sur les moeurs des Bretons du XIXè siècle que sur la vie quotidienne dans le Finistère. De la littérature bretonne avant l'heure !!!

Idées pour une étape originale en Bretagne

C'est mon dernier billet avant les vacances... Je fais une large pause au mois d'août. En attendant, j'ai glané à droite, à gauche des idées de moments ou de séjours un peu originaux, voire insolites. Je ne les ai pas testés... mais si vous le faites, n'hésitez à venir partager vos commentaires pour nous le conseiller... ou nous le déconseiller !!!

Pour ceux qui aiment manger... j'ai entendu parler d'un restaurant... pas comme les autres ! C'est dans le Morbihan que ça se passe, à quelques kilomètres au nord de Lorient, à Guidel, pour être précis, place de l'église ....
Si le resto s'appelle Al pizza, vous n'y mangez pas que des pizzas mais des vrais cocktails d'entomologiste.... Il faut juste penser à réserver une semaine à l'avance... le temps que le patron concocte le menu : friture de grillons en apéro (ils ont un bon goût de noisettes et sont craquants à souhait, parait-il), pizza aux vers (de farine, le ténébrion pour les spécialistes !) pour le plat principal et phasmes ou criquets au chocolat ! Vous êtes devenu « insectophage »... comme de nombreux gastronomes en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie...
Prenez votre tour et le patron vous racontera comment il tombé dans la « fourmilière »... Vous repartez ravi, le ventre plein et enrichi d'une nouvelle expérience ! Bon appétit !

Nature dans le pays de Brocéliande


Une autre idée.... Vous êtes un joueur fanatique... Non, ce ne sont pas les casinos qui vous font vibrer mais les jeux de pistes grandeur nature... Oui, l'auberge des voyageurs, des voyajoueurs vous emmène à la recherche du dragon, un jeu de piste « vivant ».... (les habitants et les offices de tourisme se plient au ... jeu).
Vous devez, à l'aide d'un GPS et d'un carnet de route partir en quête du dragon et l'apprivoiser. 88 étapes dans le patrimoine du Pays de Brocéliande... Ce pays au carrefour du Morbihan, des Côtes d'Armor et de l'Ille et Vilaine... Si vous en redemandez, sachez que l'auberge est située en face de l’étang du Chaperon Rouge (ça ne s'invente pas !), dans un cadre enchanteur, en lisière de la forêt des chevaliers de la Table Ronde, où les légendes du roi Arthur, de la fée Morgane et de Merlin l'enchanteur se sont passées !

Et surtout... ce lieu mythique regorge de jeux : d'abord l'auberge possède une bibliludithèque (une bibliothèque de jeux) : vous pouvez aussi vous amuser avec des grands jeux en bois, des jeux d'ambiance ou encore profitez des aires de jeux en extérieur... Vous pouvez vous détendre avec des billes, miser avec des jeux de cartes, lancer des dés, tenter les jeux de mots et de pions, testez votre dextérité avec les jeux de palets, les quilles et les toupies ou encore les semailles...
Non, vous préférez les jeux de plateaux ou la Wii... Pas d'inquiétude, tout est prévu...
Y en a pour tout le monde, petits et grands, de 7 à 77 ans, amateurs de jeux d'aujourd'hui et d'hier, d'extérieur ou d'intérieur... des jeux pour deux personnes jusqu'à ....
Bonnes vacances et n'oubliez pas venir nous refaire une petite visite pour nous dire comment c'était !

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