Les oies bernaches en France


Oiseaux migrateurs en Bretagne : les oies bernaches sont sur la côte

Les oies bernaches se donnent rendez vous en Bretagne pendant quelques mois d’hiver (de novembre à mars).

Oie bernache


Ces oiseaux migrateurs quittent la Sibérie en novembre et y repartent fin mars pour se reproduire et nicher (mai à juin). Pour ce long voyage, elles ont fait le plein en se nourrissant d’algues, de laitues de mer, de coquillages et de petits poissons sur les bords de mer et en eaux peu profondes.

5 légumes par jour !


Il semble même que, depuis quelques décennies, elles commencent à manger des céréales. Peut être à cause d’une surpopulation des estuaires, l'animal n'est pas en danger d'extinction !!!

La nuit, leur instinct grégaire les poussent à se regrouper en mer.

Le jour aussi, elles sont en groupe


Ce sont des Anatidés (famille d’oiseaux aux pieds palmés). Ces oies sauvages effectuent leurs vols migratoires en altitude et s’organisent pour voler en V.

Il existe des légendes concernant l’oie bernache en Bretagne : un ouvrage de Julien Costantin en 1898 Les végétaux et les milieux cosmiques rappelle que :
D’après cette légende, longtemps tenue comme suspecte par l’Eglise, il y aurait sous la mer un arbre sur lequel se trouveraient des coquillages produisant des Oiseaux quand ils sont rejetés sur le rivage. L’oie Bernache ne serait autre que cet animal fabuleux : le mot bernache (barnagh) voulant dire en breton coquillage.
En fait, on le confondait avec un crustacé l’anatife.




L’oie Bernache aurait été introduite d'Amérique du Nord en Europe vers le XVIII è siècle… en Angleterre d'abord...



Pourquoi ne pas lire aussi :


Tourisme dans la forêt de Brocéliande : l'église de Tréhorenteuc

L'église de Tréhorenteuc n'est pas comme les autres. C'est grâce à l'abbé Gillard. L'autorité ecclésiastique avait décidé d'envoyer un jeune abbé un peu fantasque et contestataire – ses idées de tolérance n'étaient pas appréciées - dans la paroisse la plus "reculée" de ce diocèse morbihanais, afin que certainement la dure vie des campagnes le ramènent à des idées plus acceptables.
Il hérite d'une église en piteux état qu'il décide de rénover... à sa façon (1942-1953) et d'en faire ce qu'elle est aujourd'hui : une église originale où les croyances se croisent ... la légende arthurienne, le monde celte et le christianisme. L'abbé Gillard considérait que ces trois mondes devaient se rencontrer... Le mythe du Graal lui a permis de les rapprocher.

Les références aux chevaliers de la Table Ronde ne sont pas très étonnantes quand on sait que cette petite commune d'une centaine d'habitants est située tout prés de la forêt de Brocéliande, lieu associé à leurs épopées.

La table ronde


Le monde celte a laissé de nombreuses traces en Bretagne... (les druides, ça vous rappelle quelque chose... ils se rassemblent tous les ans dans la forêt)...
Quant au christianisme, il est partout (les croix de pierre jalonnent les chemins bretons).

Vitrail de l'église de Tréhorenteuc


Ce n'est peut être pas, non plus, un hasard .... si Henri Gillard a été chargé de la paroisse de Tréhorenteuc. En breton, Tréhorenteuc signifie... le pays de la charité... tout un programme en lien avec les idées de l'abbé, idées qu'il va mettre en images dans cet édifice.

L'abbé Gillard


L'entrée de l'église est pleine d'interrogations : la porte est en dedans (de soi, à nous de la découvrir...) est gravé sur le porche.

La porte est en dedans


L'intérieur est tout aussi truffé de symboles et d'interrogations. Aidé par deux prisonniers allemands, l'un menuisier fabrique la voute et les bancs, l'autre, peintre est à l'origine de certaines des illustrations de cette chapelle.

Vous pourrez voir la fée Morgane (qui habite tout près, dans le Val sans Retour) immortalisée dans l'église avec les chevaliers de la Table Ronde

Morgane et les chevaliers


ou la Cène (le dernier repas du Christ revisité) ...

La cène et les chevaliers de la Table Ronde


L'église, qu'on appelle aussi la chapelle du Graal, est dédiée à Sainte Onenne, la patronne de Tréhorenteuc. Vingt-deuxième enfant de Judicaël roi de la Domnonée, au VIIè siècle, (un des royaumes de l'Armorique), Onenne est née tout près d'ici, à Gaël. Elle ne veut pas d'une vie de princesse et s'engage comme servante dans une ferme. Elle est représentée sur les vitraux avec des oies. Très pieuse, elle n'a pas fait de miracles mais ses qualités (piété et bonté) l'ont élevé au rang de sainte. Une sainte bretonne...

Si vous voulez encore mieux comprendre l'édifice et tous ses secrets, rendez-vous à l'office de tourisme situé devant l'église, qui propose brochures et visites guidées pour appréhender cet univers original.
Cette petite excursion est l'occasion d'aller voir le manoir des Rues-Neuves (qu'on appelle aussi le château de Gerwan, prince breton du IXe siècle). Classé Monument Historique, le bâtiment est privé et ne se visite pas.

Manoir des rues neuves


Ou de faire du tourisme légendaire : découvrir la forêt avec le Val sans Retour (maris menteurs, amants sans scrupules, abstenez vous : la fée Morgane y emprisonne les hommes infidèles), de vous rendre devant l'Arbre d'Or, (l'arbre vestige des incendies de la forêt de Brocéliande), de vous balader dans les sites mégalithiques comme le Tombeau des druides ou le siège de Merlin..., de visiter l'abbaye de Paimpont, le chène à Guillotin ...



Lire cet article en anglais : Tourism in the French forest : visit the church of Trehorenteuc

Le salon Bio Respire est à Rennes fin février

Une fois encore, si les notions de développement durable, alimentation biologique ou habitat écologique vous intéressent, allez faire un tour à la 6è édition de ce salon bio et bien-être.

Ce salon accueille moult exposants, liés de près ou de loin, à toutes ces notions environnementales. Vous y trouverez des producteurs et des viticulteurs biologiques, des professionnels de la santé et de la relaxation ou des cosmétiques respectueux de la nature, des représentants du prêt à porter et de textiles doux pour la planète, des acteurs du commerce équitable.



Des spécialistes des nouvelles constructions écologiques, économes en énergie ou des distributeurs de matériaux innovants (Exemple de thématiques du site du salon : Architecture économe, énergies renouvelables, matériaux de construction, revêtements de sols, revêtements muraux, enduits, vernis et peintures non toxiques, chauffage, capteurs solaires, mobilier ergonomique, literie, ioniseurs, filtres à eau, économiseurs d'eau, matériel culinaire, produits d'entretien…) vous informent sur leurs produits.
Le jardinage ou le secteur de l’édition a aussi leurs stands… Bref, tous les secteurs sont représentés, il suffit d’aller y faire un tour et le consommateur avisé pourra trouver des réponses à ses questions.

Ce salon fait le tour de la France pendant toute l’année. Bio & bien-être a lieu dans 6 autres villes moyennes françaises : Angers, Chartres, Clermont Ferrand, La Rochelle, Le Mans, Poitiers et Vannes.
Rendez vous au Parc expo (Parc des Expositions de Rennes Saint Jacques) pendant 3 jours (27 Février au 1er Mars 2009). Ouvert de 10 à 19h le vendredi, samedi et dimanche, il propose même une nocturne jusqu’à 22h le vendredi. Tout ça pour 4 euros (payent les plus de 12 ans).

> Lire cet article en anglais : The ecological fair Bio Respire at Rennes Brittany France

Arbre remarquable de mille ans : le chêne à Guillotin

En vous baladant dans la région de Brocéliande, vous pouvez admirer sur cet arbre millénaire...

Chêne millénaire


Je m'appelle Eon Guillotin et j'ai mille ans. Je suis un chêne pédonculé, de plus de 20 m de haut et de près de 10 m de circonférence.
Je suis né lors d'un des passages de la comète de Halley... en 1144, mais je m'en souviens à peine, c'est si loin et j'étais si jeune..
Oui, c'est l'ermite Eon qui m'a baptisé... Il s'était réfugié dans la forêt de Brocéliande. Il a vécu dans mes jeunes branches comme un bandit de grands chemins avant de finir dans un cachot à Reims en 1148...
200 ans plus tard en 1352, j'ai vu cette bataille fratricide entre Bretons, la bataille de Mauron qui a opposé les Français aux Anglais... ou celle (du même genre) qui a eu lieu en 1364 et qui a opposé à nouveau nos compatriotes...
Jusqu'à ce combat en 1370 où le seigneur Du Guesclin assiège le château de Comper et le met à feu et à sang... Château qui sera démantelé en 1598 sur les ordres du roi Henri IV de visite en Bretagne.(Allez le visiter d'ailleurs, c'est pas loin...).

Pendant la Révolution Française... j'ai sauvé la vie d'un homme Guillotin. C'est de là que vient mon deuxième baptème ! Il ne faisait pas bon être croyant à l'époque. Le prêtre Guillotin pourchassé par les Sans Culottes se cacha dans mon tronc. Les Bleus (les soldats anti-cléricaux) arrivèrent devant mes entrailles rendues invisibles grâce au travail énorme d'une araignée qui y avait tissé sa toile. C'est Notre Dame de Paimpont qui s'était transformée en insecte pour sauver notre curé.



Si vous saviez... toutes les complaintes d'amoureux que j'ai entendues, les premiers baisers que j'ai pu voir, les chouettes que j'ai portées, les coups de tonnerre que j'ai supportés, tous les garnements qui m'ont escaladé, les vaches qui ont cherché à se protéger du soleil (la canicule de 2003, ca vous dit rien), les oiseaux que j'ai hébergés et toutes la naissances auxquelles j'ai assistées, les chiens qui se sont soulagés, les menaces des menuisiers qui me voient déjà en tables ou en parquet...
Ma vieille écorce marquée par le temps pourrait raconter encore tellement de choses...


Lire cet article en anglais : Millenium tree in France : the Guillotin oak

Salon breton du livre et du gourmet à Saint Brieuc fin novembre

Ca y est !!! La gastronomie bretonne fait son entrée dans le monde de la grande cuisine française.

Rendez vous à Saint Brieuc, le dernier week end de novembre, pour vous régaler.
Voici le programme. Né en 2008, ce salon persiste et signe pour les années suivantes...
Le salon breton du livre et du gourmet propose deux soirées gala où les chefs bretons vous feront déguster leurs cuisines. Les auteurs des dernières parutions de gastronomie bretonne dédicaceront leurs ouvrages. Et la confrérie des chevaliers de la coquille Saint Jacques révélera enfin les secrets gastronomiques autour de son mollusque !!!




D’autres invités parleront sur leurs thèmes de prédilection : chefs –avec des étoiles au Michelin, s’il vous plait-, sociologues, sommeliers, et profs (Florent Quellier parle le dimanche de la cuisine française : j’ai déjà assisté à ses conférences, c’est passionnant !!!).

Et comme la profession se féminise, vous pourrez même rencontrer des chef(e)s.

Il y aura aussi des animations où on nous apprendra à cuisiner comme les grands !!!.

Le prix du gourmet breton, récompensant un livre de cuisine, sera aussi décerné lors de ce week end.

C’est au carré Rosengart, à Saint Brieuc, fin novembre de 9h30 à 19h et en plus, c’est gratuit. Profitez-en car les prochaines manifestations ne le seront sûrement plus.

Lisez cet article en anglais : First breton cook books and gastronomy fair in saint Brieuc Brittany France

Le SPACE, salon international de l'élevage

C'est quoi le SPACE ?
Un salon d'éleveurs du monde entier qui se rassemblent depuis 1987 à Rennes. Oui, n'oublions pas que l'Ille et Vilaine est un des départements qui produit le plus de lait en France... Alors l'élevage de vaches laitières, c'est une seconde nature pour la région.... Et puis la Bretagne élève aussi des cochons et des poulets... des autruches... et bien d'autres bestioles. Bref, créer ce salon dans la capitale bretonne semblait une évidence. Et c'en est une car, c'est tous les ans une réussite. Si, au début il n'y avait que 200 exposants et quelques 30 000 visiteurs, les chiffres ont changé. Aujourd'hui, ce sont plus de 1000 exposants qui animent le salon et plus de 100 000 visiteurs qui s'y pressent chaque année.

Une vraie réussite donc : Rennes, pendant le salon, change et vit une effervescence générale. Si les effluves des animaux réveillent les narines des urbains, ce ne sont pas les odeurs qui bouleversent la vie du département. Non mais plutôt....
Les hôtels se frottent les mains, c'est une aubaine pour les professionnels de l'hébergement, tout est surbooké pendant toute la foire des éleveurs (tout est plein, les chambres sont toutes réservées depuis des lustres.... jusque dans les départements limitrophes).
C'est le parc expo entier de Rennes Saint Jacques qui est mobilisé... 100.000 m² de superficie d'exposition et tous les halls ou presque occupés, tous les types d'élevage sont représentés : volailles, vaches laitières, porcs, ovins... la génétique (ce salon est en terme de génétique bovine mondialement reconnu), le matériel, la recherche... des centaines d'animaux s'affrontent dans des concours, des compétitions agricoles (productions laitières ou spécificité de l'animal, poids, taille...). Les dernières trouvailles techniques sont présentés aux professionnels de l'élevage. Des visites d'exploitation sont proposées (notamment en anglais, the international trade fair for livestock !) et des conférences non stop. Les chercheurs et les généticiens se rencontrent...
Ce sont enfin des embouteillages interminables sur la voie express aux heures d'ouverture du salon... Bref, c'est une manifestation énorme dans le monde de l'élevage, ce salon des productions animales, des éleveurs du monde entier viennent se renseigner, acheter des bêtes, des semences, du sperme, échanger des idées, comparer des performances, leurs exploitations, voir du nouveau matériel, les dernières innovations...
Si le salon de l'agriculture à Paris dépasse les 700 000 visiteurs, le salon rennais accueille évidemment des curieux, ce sont surtout des pro de toute la planète élevage qui se côtoient sur le parc expo.
C'est à la mi-septembre et cela dure 4 jours, toute la journée dès 9 heures jusqu'à 18 heures. L'entrée est payante..
Au fait, vous savez ce que veut dire SPACE ?

Lire cet article en anglais : International trade fair for livestock in France : Rennes (Brittany)

Thalasso et gastronomie en Bretagne : Domaine de la Rochevilaine à Billiers (Morbihan)

J’ai un pool de collaborateurs qui bat la campagne bretonne pour me fait part de ses découvertes ! C’est à Billiers qu’ils se sont arrêtés cette fois-ci pour essayer la thalassothérapie de Rochevilaine (au sud de Vannes, près de Muzillac).

Les thalassothérapies en Bretagne existent depuis la fin du XIXè siècle, c’est à Roscoff (côte nord de la Bretagne) que ça a commencé et depuis il y en a partout. Avec chacune sa spécialité : anti âge, minceur, relaxation, diététique…

Celle de Rochevilaine (Spa Vannes - Domaine de Rochevilaine,Pointe de Pen Lan, 56190 – Billiers 02 97 41 61 61) propose dans un cadre très agréable, associé aux soins, un programme gastronomique.

Situé sur une petite presqu’île, le Domaine de Rochevilaine est un Relais & Châteaux. Pour rentrer dans le domaine, il faut passer sous un porche du XIIIè siècle, et l’on pénètre dans le jardin. Sculptures du Moyen Age et tableaux de peintres contemporains se côtoient dans le domaine.

Relais&château de Rochevilaine


Rochevilaine

Vous êtes sur une petite pointe bordée par la mer, un environnement vraiment marin !!! Ca tombe bien pour une thalasso, non.

Les soins sont dispensés dans le centre et il y a deux piscines, chauffées évidemment et d’eau de mer. L’une d’entre elles est en extérieur à même les rochers, vous respirez les embruns en vous baignant ! Sympa, non.
Il y a bien sûr toutes les facilités de la thalasso : spa, sauna, hammam, salle de fitness

La gastronomie maintenant dans le restaurant de la mer. Les grandes baies vitrées au dessus de la roche vous donnent l’impression de manger sur la mer, et le menu c’est les plaisirs de l'équilibre… et c’est, paraît-il, rudement bon (je cite une de mes collaboratrices), on y retourne quand tu veux, a-t-elle ajouté. Les produits de la mer sont majoritaires : bar, huîtres, homard sont associés aux produits de la région. Pas de surprise pour les prix, ce sont ceux d’un gastro.

vue du restaurant de la Rochevilaine à Billiers


Entre deux soins ou deux menus, vous vous baladez dans Billiers. La commune promeut son patrimoine, il y a pleins de choses à découvrir : sur les chemins côtiers, vous croiserez le dolmen du crapaud, le port et le phare automatisé de Pen Lan,

Phare de Pen Lan à Billiers


l'église Saint Maixent de Billiers qui est un amer (les amers, ce sont les repères peints en blanc -mur, pierre..- pour que les bateaux les voient du large). Il faut aller voir l’abbaye de Prières avec sa pierre à soles qui servait de gabarit pour les soles ramenées par les pécheurs…

Bref, vous pouvez sur ce site en faisant votre thalasso allier bonnes bouffes et balade digestive culturelle, après un soin du corps et un moment de détente près de la piscine… Pas mal pour un petit week end.




Lisez cet article en anglais : Thalassotherapy and gastronomy in France : domaine de la Roche Vilaine at Billiers (Brittany, France)

Ferme pédagogique, mini-golf ou balançoires... Les loisirs de plein air au parc des Gayeulles à Rennes (Bretagne)

Ce parc est situé au nord-est de Rennes. On l'appelait jadis le Parc des bois, ce n'est pourtant pas la fin de la forêt de Rennes mais une création. En 1967, la ville de Rennes décide de créer un parc qui n'ouvrira qu'une dizaine d'années plus tard quand les arbres auront un peu grandi.

La forêt à rennes


Très vite le parc prend de l'ampleur, on y ajoute d'autres terrains et une ferme, les Basses-Gayeulles qui finalement baptisera le lieu. Ce parc fait 100 hectares (c'est le plus grand parc de Rennes). On a l'impression, par endroits, d'être à la campagne...

Paquerettes sauvages


Et par moment, d'être en ville... on peut y faire tout plein de choses... Des terrains de football, des terrains de tennis (02 99 36 59 71) et de squash sont prévus pour les passionnés de petites et grosses balles. Les golfeurs amateurs peuvent s'essayer au mini-golf (tarifs très raisonnables : ça tourne autour de 2 euros). Les amoureux de glisse ne sont pas en reste : chaussez vos patins et testez la patinoire... Les férus de grande bleue pourront, toute l'année, profiter de la piscine ou plutôt de l'espace aquatique ludique.
Dans le parc, rien ne vous empêche de faire de la balançoire ou du toboggan ou encore votre traditionnel jogging dans la nature...

cerisier en fleurs au parc des gayeulles


Et il y a aussi une ferme pédagogique, où les enfants font des activités « comme à la ferme » avec les animaux qui vont avec ! Des lapins, des poneys, des chèvres, des poules et des canards...
Ouverte depuis 1978, les enfants y viennent avec l'école ou le centre de loisirs : ils peuvent jouer à la ferme, participer aux activités quotidiennes : changer la paille des litières, donner à manger aux bêtes ou quand c'est la saison presser les pommes pour en tirer un jus précieux.... Vous pouvez venir avec la famille pour une visite libre : le mardi, le jeudi et le vendredi de 16h30 à 18 heures et faire un petit tour dans la ferme pédagogique : les portes sont ouvertes ! (Ferme pédagogique des basses Gayeulles, rue du professeur Maurice Audin, dans le parc des Gayeulles, Tel : 02 99 36 71 73).

S'il y a un endroit pour camper à Rennes, c'est ici, le camping des Gayeulles : un 3 étoiles ouvert toute l'année (Rue Maurice Audin, 35700 RENNES, Tél : 02 99 36 91 22).

Camping de Rennes


Lire cet article en anglais : Camping with children in France in the capital of Brittany

Le mémorial de Sainte Anne d'Auray : le monument aux morts des Bretons

Sainte-Anne-d'Auray, ce n'est pas seulement le grand pardon de juillet consacré à la sainte Anne, c'est également un mémorial aux victimes de la 1ère guerre mondiale.
La guerre de 14-18 a fait autour de 10 millions de morts et 20 millions d'invalides dans le monde, plus d'un million de morts en France et on parlait de 240 000 en Bretagne. Le chiffre a été revu à la baisse : on estime plutôt les pertes humaines à 110 à 130 000 morts. N'empêche, la Bretagne a été la région de France la plus ponctionnée proportionnellement à sa population.
Cette Grande Guerre d'un autre siècle commençait le monde moderne : un nouveau matériel de guerre est apparu, les armes ont changé, les tanks, les pièces d'artillerie avec de puissants canons (la grosse Bertha tirait à plus de 9000 mètres), les armes chimiques avec les gaz dans les tranchées...
Et les soldats. Une guerre qui a vidé les campagnes françaises de ses hommes. La Bretagne a fourni de nombreux militaires.

Mémorial de Sainte Anne d'Auray


Les opinions varient pour expliquer cette "ponction" humaine. Pour certains, il s'agit d'une volonté délibérée de sacrifier les Bretons, citoyens de seconde zone, (en France les divisions étaient régionales : les bretons, les Normands...). On connait tous l'histoire de ce soldat bretonnant, non francophone, incapable de se faire comprendre de l'élite militaire et qui finit fusillé par erreur. Ou du Breton considéré comme déserteur alors qu'il revient de se faire soigner et qu'il ne peut expliquer ce qu'il faisait sur l'arrière du front. Certains de ces soldats ont été réhabilités.
Pour d'autres, la contribution de la Bretagne est liée à son caractère extrèmement rural et à son dynamisme démographique. La vérité doit être entre les deux.
Ce mémorial de Sainte Anne d'Auray est, à l'origine, dédié à toutes ces victimes bretonnes de 14-18. Situé juste à côté de la basilique, c'est une grande esplanade ceinturée de dalles gravées et avec, en son centre, un autel imposant.

Fresque à Sainte Anne


Erigé en 1923, le site porte les noms gravés de quelques 8000 soldats, de familles (père et fils !) sur les murs de béton entourant le mémorial. Et donc pas de tous ! Non, ce ne sont pas tous les disparus qui sont honorés ici, mais uniquement les morts des familles qui ont pu payer pour graver les noms de leurs enfants tombés pour la France. Les parents devaient par souscription donner les noms de leurs soldats morts pendant cette guerre. Ce sont essentiellement des milieux aisées ou catholiques qui ont souscrit. La Bretagne rouge n'est pas représentée. Il manque au moins 100 000 noms ! Cette discrimination par l'argent enlève beaucoup de portée à ce Mémorial pour être celui de tous les Bretons !

Noms des soldats disparus pendant la 1ere guerre mondiale


La vocation première du monument en mémoire des victimes bretonnes de la 1ére Guerre mondiale a évolué. Il est maintenant dédié aux disparus de toutes les guerres et lors du pardon de Sainte Anne (25-26 juillet), la messe est célébrée de son autel.

Memorial de sainte Anne


Sainte Anne d'Auray a aussi un important cimetière des victimes de la guerre (regroupant des soldats belges et les blessés morts dans les hôpitaux de l'Ouest).
Un livre de Daniel Emile Millier, un Breton, parle de cette vie de soldats et de toutes ces familles décapitées dans Les fils manqués (fils étant le masculin de filles).

Lire cet article en anglais : The memorial of Sainte Anne d'Auray : a peace monument

Recette typique des galettes de blé noir en Bretagne


Le sarrasin ou le blé noir est une farine qui peut aider en cas d'allergies alimentaires (gluten ou lactose) : elle ne contient pas de gluten et la recette pas de lait. Les allergiques peuvent donc la cuisiner sans crainte. De même les galettes de blé noir conviennent à ceux qui suivent un régime végétarien.
A vous de faire la garniture qui vous va bien !!!

Ingrédients

330g de farine de sarrasin (on produit de la farine bio en Bretagne, c’est mieux que de l’importer de Chine ou de Russie !)
75 cl d’eau
Une pincée de sel

Une bilig (ou une poêle)
Une spatule en bois
Un coup de main

Repos : de 15 minutes à quelques heures

Versez très doucement dans un récipient avec de hauts bords l’eau dans la farine en plusieurs fois.
Remuez à l’aide d’une cuillère en bois (chassez les grumeaux).
Il faut au moins battre la pâte 100 fois avec votre cuillère. Plus on la mélange, plus elle sera légère.
Après, si vous en faites régulièrement, gardez toujours un peu de vieille pâte que vous rajouterez dans la nouvelle. Certains y ajoutent aussi un œuf.
Quand elle a la consistance d’une pâte à crêpe, laissez la reposer 15 minutes à quelques heures.

Pour la bilig, il existe aujourd’hui des bilig en fonte à mettre sur le gaz. La poêle fait l’affaire, les galettes sont juste d’un format moins généreux.

Bilg et spatule en bois


Enduisez la bilig à l’aide d’un sopalin imbibé d'un corps gras (en Bretagne, du beurre fondu). Soyez généreux pour la première et il suffit ensuite de repasser le sopalin rapidement sur la bilig pour ne pas que cela colle.
Versez une louche de pâte.
A l’aide d’une petite raclette en bois, et d’un beau coup de main en forme de cercle, étalez la. L’épaisseur de la galette doit être équivalente partout.
Quand les bords se détachent, retournez-la. On ne fait pas sauter les galettes ! On les soulève à l’aide d’une spatule et on s’aide de ses mains pour la retourner. Ratez la première, c’est normal.

Ajoutez les ingrédients que vous voulez… Les puristes vous diront qu’il faut peu garnir pour garder le goût de la galette.

Lisez cet article en anglais : Typical recipe of buckwheat galettes en Brittany France

Les Bretons et la première guerre mondiale

Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

monument aux morts en Bretagne


Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).

La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).

noms des soldats morts de 1914 et 15 dans une petite commune bretonne

soldats morts de 1916, 17 et 18  dans une petite commune bretonne


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…

Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.

La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.

Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

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