Liquide vaisselle écolo


Trucs et astuces de grand mère avec du sel fin

Vous savez que la Bretagne produit du sel... et que cela lui a permis de conserver son beurre et de l'exporter...Alors, je vous donne quelques petits trucs pratiques à faire avec du sel.
Pour conserver votre huile de noix : l'huile de noix rancit très vite, pour la conserver plus longtemps, ajouter du sel dans votre bouteille opaque.

Taches de vin rouge : recouvrir de sel fin toute la tache de vin. Attendre que le sel absorbe la tache. Lavez la tache imbibée avec du savon sec et faites sécher au soleil.

Vous avez des taches de brûlure dans votre cendrier. Un chiffon imbibé de sel fin les enlèvera.


Cuisson de la viande : il ne faut saler la viande qu’au dernier moment. Sinon, le sel la durcit.

Pour conserver une viande plus longtemps : enduisez la d’huile et saupoudrez de sel.

Pour que votre liquide vaisselle dure plus longtemps : il suffit de l’épaissir. Ajouter une demi cuillère de sel dans la bouteille et laissez reposer quelques heures. Bien agiter, le liquide est devenu plus épais.

Pour qu’une bougie ne coule pas : faites lui faire un bon bain d’eau salée.

Lisez cet article en anglais : Tips and tricks with salt

Pourquoi ne pas lire aussi :


Recette de la confiture au sureau, mais pas celle de Grand-mère !

Je vous ai présenté, il y a quelques semaines, les beignets à la fleur de sureau. Les fleurs se sont changées en fruits, ou en baies !!! Et la tentation était grande d’en faire de la confiture. Seul problème, je n’en ai jamais fait. De la confiture si, mais pas au sureau. Je recherche donc sur Internet la recette de grand mère qui me fera saliver. Mais, à part un site qui propose un mélange sureaux pommes, fruits que je n’avais pas sous la main, c’est la déception. J’ai l’impression que tout le monde propose la même recette. La recette d'antan, je ne la trouve pas.

Je décide quand même de tenter, mais je vais devoir faire plusieurs tentatives car mon premier essai est immangeable. Je me demande même si les cuistots, qui proposent la recette, l’ont eux mêmes testée…

Une recette économique :
des baies de sureau cueillies dans la nature (pour faire - seulement - 3 pots équivalent de 300 grammes, comptez un bon sac plastique plein de baies)
du sucre
un peu d'eau
et une orange si vous en avez.

En août, récoltez vos baies, il y en a plein sur le canal (Nantes à Brest, ou le canal d'Ille et Rance) ou sur la côte. Choisissez les fruits bien mûrs -ils ont la tête en bas- et pleins d’eau (et pas ceux picorés par les oiseaux qui sont vidés de leur liquide). Car pour réussir la confiture, il faut du jus. Cueillez les en tirant sur les tiges rouges, vous verrez, elles viennent toutes seules.



Egrenez les baies en caressant les tiges, gardez les noires et laissez les fruits pas assez mûrs.
J’ai changé la recette en mettant à la place d’un citron (j’en avais pas), une orange (que j’avais). Et finalement, c’est bien pour la suite de la recette, ça fait du jus, et ça permet de cuire les baies sans que tout le liquide ne s’évapore. Rajoutez même un verre d'eau pour que les baies aient le temps d'éclater.
J’ai pesé mes fruits avant de les cuire. Je compte un tiers de sucre à ajouter (pour un kilo de fruits, 350 g de sucre). C'est du pur fruit que je vous propose !



La cuisson des baies dégage une odeur pas agréable du tout, j’ai même cru que c’était une réaction chimique au jus d’orange, mais non, sans jus et avec de l’eau (j’ai testé) c’est pareil.

V 1 : il faut que ça bout pendant quelques minutes, j’écrase à la fourchette les baies et je passe le tout au chinois, au presse légume plutôt.
J’avais d’abord essayé en faisant cuire les baies et le sucre directement, c’était immangeable, on ne sent que les graines et la peau du sureau, (j’imagine que la recette qui propose d’y ajouter les pommes, les baies doivent se noyer dans la confiture et là on peut se permettre de ne pas les broyer).

V 2 : cette année, j'ai découvert l'étamine (étoffe de lin à larges mailles) et j'ai testé avec les baies. Il faut les faire cuire mais une fois éclatées, il suffit de tout verser dans l'étamine que vous aurez préalablement posée dans un plat creux et ensuite de faire un noeud et de suspendre le tout au dessus du plat. Je laisse "égoutter" une nuit et je récupère le jus sans effort !

Le liquide bien noir est mélangé au sucre (d’où le tiers du poids car il y a beaucoup de perte avec les peaux et pépins qu’on a donc enlevés).
Une fois le mélange fait, je laisse reposer quelques heures voire une nuit pour que le liquide et le sucre se mélangent bien. Je fais cuire quelques minutes, ça doit bouillir et faire une petite mousse. Quand le liquide nappe la cuillère en bois, mettez en pot. Pour ne pas utiliser de paraffine, je mets en pot quand c’est brûlant, je ferme et les stocke à l’envers jusqu'à consommation.

Le goût du sureau, pour qui n’a jamais mangé de bonbons ricola au sureau, est très particulier. A la maison , c’est cinquante, cinquante. La moitié de la maisonnée aime et l’autre pas. J’ai fait aussi des tests à l’extérieur : les goûteurs pensent que c’est du cassis. A vous de voir...
Attention à ne pas manger les baies crues (de toute façon elles ne sont pas bonnes), elles sont toxiques tout comme l'écorce, les feuilles ou les racines du sureau.

Lisez cet article en anglais : French elderberry jelly recipe

Recette végétarienne de beignets aux fleurs de sureau noir cueillies le long du canal d’Ille et Rance (Ille et Vilaine, Bretagne)

Voici une recette à faire en mai ou juin quand les sureaux sont en fleurs.




Le sureau est un arbre qu’on trouve partout en Bretagne, dans les haies, le long des chemins, en ville, sur la côte, bref il n’y a qu’à se baisser ou lever la tête pour cueillir ses fleurs. Profitez d’une balade pour aller en récolter et choisissez bien votre lieu de cueillette : en mai, explorez plutôt un bout de canal. Le long du canal d'Ille et Rance, j'en ai trouvées. En juin, promenez vous le long du sentier des douaniers, je les ai récoltées dans la baie de Lancieux (côte nord à quelques kilomètres de Dinard), les sureaux fleurissent plus tard en bord de mer.


Il existe plusieurs sureaux, mais celui qui nous intéresse, c’est le sureau noir, un arbuste de 2 à 5 mètres de haut, souvent considéré comme une plante parasite parce qu’il est très difficile de s’en débarrasser dans les jardins. Le sureau noir fleurit en mai et juin en grosses grappes de fleurs très fines blanches (quelques millimètres), qui sentent bon et dont le pollen est jaune, crème.
Comme il existe un autre sureau qui est toxique, il faut malgré tout être vigilant, mais le sureau hièble est une plante plus petite (un mètre) à fleurs blanches et roses et qui sentent mauvais.

Le sureau noir est une espèce très répandue en Europe et en Bretagne.

sureau en fleurs

Ces fleurs se transforment en baies noires avec lesquelles on fait gelées, sirops, vin et même bière aromatisés (produites en Bretagne, évidemment). Mais ça, c’est pour plus tard, quand les baies seront mûres. Donc faites votre balade et cueillez ces grappes de fleurs blanches. Prenez les avec des queues, c’est plus facile pour la cuisson, mais coupez les une fois le beignet réalisé, ce n’est pas le meilleur, cette tige verte.

Recette de beignets (salés) à la fleur de sureau pour une vingtaine de grappes de fleurs

Ingrédients

180 g de farine
1 œuf
100 ml de lait
un sachet de levure
200 ml d’eau
Un à deux bouchons de rhum

Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer une à deux heures.

Préparer votre huile (friteuse ou casserole). Pour savoir si l’huile est prête à recevoir les beignets, laisser tomber une goutte de pâte dedans. Si la goutte remonte, l’huile est assez chaude et vous pouvez commencer. Prenez une grappe de fleurs par la queue, trempez la bien dans la pâte.

La pâte doit être bien liquide pour bien épouser les petites fleurs du sureau et ne pas faire un gros beignet qui noierait la saveur des fleurs. Mettez la grappe dans l’huile, et dès qu’elle dore, retournez-la. Quand elle est dorée des deux côtés, ça prend entre une minute et deux, égouttez-la sur du sopalin. Une fois tous les beignets cuits, couper les tiges et servez chaud. Je les mange en légumes avec une salade verte, on peut aussi les manger avec une viande.

Comme il me restait des fleurs, j'ai décidé le lendemain de tenter la version sucrée.

C'est facile, on prend la même recette, et on sucre une fois les beignets cuits. Mais je préfère les salés, le sucre masque le goût de la fleur, c’est dommage. Les beignets sont bien meilleurs si la couche de pâte recouvrant les fleurs est fine, (d’où la nécessité d’une pâte liquide). Sinon ce sont des beignets mais pas des beignets de fleurs !!!!

Bonne balade, bonne cueillette et bon appétit.

Lire cet article en anglais : French vegetarian recipe of fritters made of elders flowers

Exposition d'art contemporain (Pinault) au Palais des Arts de Dinard

Cette année, Dinard a encore frappé fort… Le Palais des Arts fête ses 20 ans d’expo… et pour cet évènement, c’est une partie des collections privées de la François Pinault Foundation qui est exposée.

Vous connaissez François Pinault ? ou PPR (Pinault Printemps Redoute) le groupement d’entreprises crée par notre célèbre milliardaire breton. Autodidacte en plus et amateur d’art…. et de foot… le Stade Rennais, c’est lui.

Bon, pour ces 20 ans, Dinard a décidé de se servir dans les œuvres du costarmoricain qui sont exposées à Venise, oui, oui, on ne plaisante pas avec l'art
à Din ard !

Une expo d’une 60 è d’œuvres d’une trentaine d’artistes *…

Qui a peur des artistes à Dinard


Qui a peur des artistes ? Pas moi même si, quand je regarde l’affiche, mon sang ne fait qu’un tour… Ca me rappelle Verdun, le soldat enterré debout (et vivant ?) dont ne voit que le bout du fusil…
Mais chacun y voit ce qu’il veut : je croyais que c'était une pub pour Action contre la faim, m'a-t-on dit par exemple …

Dérangeant l’affiche ? Et le titre ?

A quoi sert l’art finalement ?
- à faire peur ? (3 points)
- à se divertir ? (123 points)
- à se poser des questions ? (54321 points)
- à donner une lecture du monde ? (393 points)
- ou une critique ? (3131 points)
- à être beau (333 points)
- à déranger ? (731 points)
- à ne rien comprendre ? (34536 points)
- à rire et s’amuser (0,333333333333)
- à être moral ? (321 points)
- à être écolo ? (369 points)
- à quoi encore ?
- à partager (4,50 Euros en tarif plein, les expo du Palais étaient l’année dernière gratuites)

Si votre score atteint 3 points ou plus, allez y !

L’expo s’organise autour de plusieurs thématiques :
- Où l’oeuvre découle du concept avec le courant minimaliste qui met en lumière la primauté de la pensée sur l’expression
- Où l’histoire de l’art est revisitée et réinterprétée par les artistes contemporains
- Où les icônes et les objets de la culture populaire entrent dans l’art
- Où les artistes offrent une lecture originale du monde qui nous entoure depuis la société de consommation jusqu’à la recherche des utopies en passant par les conflits
Le point d’orgue étant l’oeuvre de Paul Mc Carthy qui rappelle la nécessité de garder l’humour et l’humilité en toutes circonstances.
Bon, pas facile de donner son avis. Portraits, peinture, photo, photo-collages, dessins, vidéo, sculptures… Toutes les formes d’art sont représentées… Chaque salle a un titre… et des rapprochements singuliers... Guerre-Consommation-Révolte.
Jeff Wall dérange avec l’embuscade en Afghanistan. Plus loin c’est encore plus dérangeant (enfants s’abstenir avec la vidéo…). Et pourtant, le même artiste Adel Abdessemed fait des photos marrantes sur le mur en face !
Je vous laisse faire les commentaires pour la plus célèbre la nona hora (la neuvième heure qui doit son nom à une prière qui est récitée à la neuvième heure du jour, habituellement vers 15 heures pour commémorer l'instant où le Christ est mort sur la Croix) de Maurizio Cattelan, où plutôt celle qui a fait le plus de bruit. Et juste à côté, Damien Hirst n’a pas fait hurler les écolo ? Mais je n’y connais rien en insectes…

Bref, chacun y va de sa lecture et de son interprétation… Je vous laisse faire… car comme dit François Pinault : L’art m’a conduit à m'interroger davantage. Il m’empêche de me refermer sur les certitudes, m’amène à être plus attentif aux évolutions du monde…

Mais si vous n’avez pas le temps de vous rendre dans ses musées au Palazzo Grazzi ou à Punta della dogana (Venise,Italie) où sont les autres collections, ou que vous avez raté l'exposition temporaire de Moscou (un certain état du monde), allez à Dinard… du 14 juin au 13 septembre de 11h à 19h et une nocturne (21h) le vendredi.
On ne peut faire de photos …

* Josef Albers, Dan Flavin, Agnes Martin, Lucio Fontana, Piero Manzoni, Lee Ufan, Pierre Soulages, Charles Matton, Takashi Murakami, Paul McCarthy, Yan Pei-Ming, Martial Raysse, Ed Ruscha, Adel Abdessemed, Andreas Gursky, Barbara Kruger, Cindy Sherman, Jeff Wall, Yang Jiechang, Chen Zhen. Subodh Gupta, Mike Kelley, Bharti Kher, Takashi Murakami, Julie Mehretu, Luc Tuymans, Maurizio Cattelan, Paul Fryer, Damien Hirst, Claude Lêvêque, Yan Pei-Ming, Andres Serrano.

Stage de meubles en carton en Bretagne

Les meubles en carton, vous connaissez...

Ce sont des meubles (oui) qui, en ces temps de développement durable, sont fabriqués avec des matériaux de récup... le carton. Costauds, on peut faire des commodes, des fauteuils, rigolos on peut faire un peu tout ce qu'il nous passe par la tête, créatifs, on les habille comme on veut, et uniques on les construits de A à Z. Et j'oubliais tendance...

C'est à Pont-Scorff (une 10e de kms au nord de Lorient) que j'ai suivi le stage et plus précisément dans l'atelier de Gwenola qui propose en une journée ou deux demies de vous initier à la technique du meuble en carton.

L'ateleir de Gwenola


Une commode, un chevet, un club... Et un jour je pousse le défi encore plus haut, je fabrique à la maison un mur de séparation de 25 cm de large, 2m50 de haut et 3m20 de longueur. Ce mur fonctionnel et ludique m'a permis d'éviter une cloison fixe. Dans ce mur on trouve un passe-plat, une chatière, une lampe en trompe l'oeil, un bar, des niches, des tiroirs, c'est fantastique de voir ce que l'on peut réaliser avec le carton.
explique Gwenola.
Prête à tout, notre créatrice...

En 8 heures, on réalise une petite commode qui nous permet de faire le tour des difficultés du meuble en carton. On coupe, on colle, on assemble et, oh joie, on découvre que l'arrondi d'un meuble ou qu'un tiroir, c'est tout simple à faire. Gwénola explique, donne des conseils, nous permet d'éviter les pièges et de gagner du temps. On repart avec un meuble bien avancé, qu'il faut décorer chez soi. C'est dense, intensif, sympathique et bon pour l'égo.

En plus, les meubles sont non seulement fait avec des cartons de récupération mais Gwénola a banni les colles et utilise du papier collant écolo, du craft "bio" pour faire des meubles en accord avec notre époque.

Le prix est modique (80 €, elle souhaite que tout un chacun puisse le faire), propose des facilités de paiement. Et un SAV "service en ligne" si on a oublié un détail ou besoin d'un conseil. C'est TOP. Je vous le conseille.
Elle vend aussi ses propres créations, fait du sur mesure (intérieur de camions, étagères...), de la mosaïque et propose des stages de perfectionnement.

Si les luminaires vous intéressent, Françoise propose elle aussi des stages de création de lampes. Ou vous pouvez aussi acheter du tout fait.

Deux recettes à base de choux-fleurs : au four ou à la casserole

Le chou-fleur est breton : 75 % de la production française vient de la ceinture dorée, la côte nord de la Bretagne.
Si vous vous baladez par là, vous verrez des panneaux : route touristique de Prince de Bretagne (LE fournisseur de choux-fleurs)... Une carte sur leur site web vous indique les partenaires de l'opération...

Le deuxième nom du chou-fleur, c'est le chou de Chypre. Pourquoi ? Les recherches en génétique ont montré que le chou-fleur aurait évolué à partir du brocoli, disparaissant ... de l'Europe après le déclin de l'empire romain, et y réapparaissant à la fin du Moyen Âge depuis les pays du Proche ou du Moyen-Orient, en passant vraisemblablement par Chypre. En effet, autour de 1586, en Angleterre, on l'appelait Cyprus coleworts (chou de Chypre). On le cultivait en France autour des années 1600.).

L'Ouest de la France domine le marché français... Il existe aussi des variétés violette ou orange.

Le chou-fleur se mange de septembre à janvier. Un bon légume d'automne, idéal pour la ligne (il est plein d'eau, pauvre en calories mais riche en vitamine C et B9 le fameux folate des femmes enceintes).

Cuisson
Le chou n'est pas apprécié par tous. Parce que certains souffrent de flatulence... Ca sent le souffre, comme disent les Espagnols...

Il y a deux solutions :
En avoir dans son jardin et de les consommer le jour même... mais ce luxe là, je ne l'ai pas.
La deuxième, plus pratique, est de faire cuire votre chou en deux eaux pour être bien digeste. Pour qu'il reste bien blanc, ajouter du citron à l'eau de cuisson.

Conservation
Les choux-fleurs se gardent quelques jours. Sinon, il faut les congeler après les avoir blanchi 3 minutes dans de l'eau salée.
On peut consommer les tiges du chou-fleur. Il faut les couper en morceaux pour le même temps de cuisson que les fleurons.

Chou fleur


Ces recettes sont possibles avec des brocolis ou des choux Romanesco ou même un mélange de ces variétés.


Mon arrière grand père était italien... j'ai quelques restes... mais je ne fais pas le bonheur de ma famille bretonne... Ma moitié ne raffole pas de ces deux recettes. Moi, oui ! Remplacer le beurre par de l'olive... C'est un peu un crime de lèse-majesté !

Recette italienne de chou-fleur au four


C'est une sorte de gratin fait avec une béchamel à l'huile d'olive et au thym.

Ingrédients
1 chou-fleur moyen
beurre
chapelure
100g de fromage râpé

Pour la sauce
3 cuillères à soupe de farine
2 verres de l'eau de cuisson
5 cuillères à soupe d'huile d'olive
Thym (1 cuillère à soupe de thym déshydraté ou un peu moins frais)
Sel

Couper les feuilles, laver le chou et séparer les bouquets. Faites le bouillir dans de l'eau salée. Si vous faites en deux eaux, la deuxième (5 à 10 minutes selon le chou) pour une cuisson al dente .
Faites le revenir dans du beurre.
Pendant ce temps, préparer la sauce : faire tiédir l'huile. Hors du feu, mélanger la farine, l'eau de cuisson, une pincée de sel et le thym. Cela fait une sorte de béchamel à l'huile.
Quand vous avez obtenu une crème homogène, versez-la sur le chou-fleur. Saupoudrer le tout de fromage rapé et d'un peu de chapelure.
Enfournez une 20è de minutes à 6 (180°) pour avoir une belle croute dorée.



Recette italienne de choux-fleurs aux olives et au provolone


Ingrédients
1 gros choux-fleur
150 g de provolone (fromage type gruyère)
100 grammes d'olives noires
1 oignon
1 verre de vin rouge
Huile d'olive
sel
Piment
Pain grillé

Laver et séparer les fleurons de choux fleurs.
Couper en tranches fines le provolone et l'oignon.
Dénoyauter les olives et les couper en morceaux.
Mettre dans une casserole de l'huile, l'oignon, une couche de chou, quelques tranches de provolone, et des morceaux d'olives. Epicez avec les piments et poivrez salez.
Recommencez avec le reste des ingrédients. Arrosez d'huile et mouiller avec le vin dilué avec un verre d'eau. Mettre la casserole sur le feu et faire cuire à feu doux une heure, avec un couvercle et sur un chauffe plat pour éviter une cuisson trop rapide.
A la fin de la cuisson, le liquide doit avoir disparu. Si pendant la cuisson, le liquide s'est évaporé rajouter de l'eau bouillante. Les bouquets de chou-fleur doivent être tendres.
Les Italiens accompagnent ce plat de pain grillé et d'une salade de haricots et de carottes en julienne.

Lisez cet article en anglais : Italian recipes using cauliflowers

Vertus des plantes sauvages : le pissenlit

Les fleurs de printemps... Crocus, Jonquilles, narcisses, ajoncs ou genêts, c'est le jaune après le gris de l'hiver......
Et si on leur en demandait plus, à ces fleurs. Le soleil, c'est bien mais et notre bidon... Qui peut être un précieux composant de recettes d'avril ?

Le pissenlit. Lui aussi est tout jaune mais pas que...

Facile à trouver, le pissenlit ? Oui, il pousse vraiment partout et au printemps, il couvre de ses fleurs jaunes tous les lieux où il y a de la terre… C'est, d'ailleurs, à cause de cette multitude que le miel de pissenlit est un des miles les moins onéreux du marché ! Et tout dans cette plante est utile : les feuilles, les boutons et les fleurs...

Attention à ne pas les confondre : il en existe quand même plus d’une centaine d’espèces qui se ressemblent et qui ont des fleurs jaunes. Mais qui n'ont ni son goût, voire qui sont toxiques.

Comment reconnaître le pissenlit ?

- La fleur sent le miel et si vous en goûtez le coeur, il est légérement sucré.
- La tige est creuse et suinte un liquide blanc.
- Il n'y a qu'une fleur par tige.
- Une fois la fleur fanée, la plante présente des akènes à aigrettes. Si vous n'êtes pas sûr de vous, repérez les akènes ...
Au Portugal, les enfants soufflent sur la plante pour savoir si "o teu pai é careca ?" – ton père est chauve ?…

Akenes à aigrettes des pissenlits


- Il a des feuilles très dentelées.

Feuilles de pissenlit


Appelé dans de nombreuses langues, dent de lion, à cause de la forme de ses feuilles, son nom de pissenlit en français (pisse au lit) viendrait peut être de ses propriétés diurétiques

C’est une plante connue et utilisée depuis toujours. Chacune de ses parties a ses spécificités.

On sait tous que ces jeunes feuilles servent à faire une salade aux lardons et aux œufs durs dont vous me direz des nouvelles… Ca, c’est pour le classique…

Pour l’original, la plante a aussi d’autres tours dans son sac :

Ses racines d’abord. Elles étaient utilisées, pendant la guerre, grillées pour en faire un substitut au café. (Je n’ai pas testé)

Ses feuilles peuvent être blanchies et remplacées les épinards.

Les fleurs, mellifères (plante que les insectes utilisent pour produire du miel), peuvent servir pour une recette de sirop ou une bonne gelée

Fleur de pissenlit


Lisez cet article en anglais : Dandelions : a wild and useful plant

Activités manuelles à faire avec des enfants : une cuisinière tout en un en carton recyclé

Un jour, ma fille feuillette des catalogues de jouets et s' arrête sur une page : Maman, je veux ça !
Le ça est une cuisinière en bois, toute mignonne, toute rose multifonction, lave linge et four intégré... La petite merveille dont peut rêver toute petite fille...

Je regarde le prix, avant de m'avancer dans une réponse de type oui, et réfléchis. C'est cher pour mon budget, cette petite chose.
Me vient alors une idée de génie, j'ai fait un stage d'initiation aux meubles en carton il y a peu, je vais la faire moi même, cette petite chose.

Recadrons tout de suite : ça n'a pas été facile... mais le résultat plait à ma petite. C'était le but ! Et elle m'a aidé à le réaliser.

Cuinière jouet pour enfants en carton recyclé



Il vous faut :
du temps, du temps, du temps... une bonne 30è d'heures de temps libre
des cartons assez grands
un cutter
du scratch
de la peinture
des aimants (pour les portes du four et du lave linge)
des pailles (pour le robinet)
de la corde (pour la tablette refermable)
J'ai feuilleté plusieurs catalogues de jouets, de jouets en bois, pour trouver un modèle à copier. Ca m'a donné des idées mais j'ai adapté ce que je savais faire à ce que je voulais faire : genre un rectangle avec des creux et des portes...

Il faut bien penser les gabarits, où on veut faire les trous... les futurs éléments de notre cuisine, les étages, la solidité (c'est un jeu pour enfants quand même...), la taille, le côte pratique du jeu, où on va le mettre (c'est petit chez nous), l'étanchéité du jouet (l'eau et le carton sont ennemis héréditaires!)... j'en oublie. A force de me poser des questions, je n'osais plus le faire. Mais comme j'avais des demandes lancinantes, j'ai fini par me lancer.

Ce n'est pas parfait (ce serait à refaire, je ferais différemment) mais comme premier objet, j'étais contente.

Ma cocotte m'a aidé à assembler les bouts, à coller, à peindre la bête qui n'en finissait pas de ne pas finir. C'est long. Il faut de la patience, un peu de place pour s'étaler, pour pouvoir stocker le meuble en attendant une pause avant de pouvoir le continuer.
Éviter de laisser trainer le cutter...

Activités manuelles pour petite fille


Un brin d'organisation est nécessaire. Mais une fois finie, la cuisinière tourne tout le temps : la vaisselle, les machines de linge ou les gâteaux dans le four... la tablette pour manger...

L'avantage d'un jouet conçu comme cela, c'est que chez moi c'est petit. Je l'ai prévu pour un angle de la cuisine pour qu'il ne gêne pas et qu'il soit malgré tout dans l'espace où elle/je, nous passons du temps.

Elle a adoré coller et voir l'objet se monter, elle ne voulait même plus le peindre pour pouvoir jouer tout de suite avec !
Allez, courage. Si vous vous y mettez maintenant, vous pouvez viser le cadeau de Noël ou l'anniversaire de votre petite !!!

Ca vous tente des légumes en tricot...

Documentaire sur les éleveurs laitiers en Bretagne : HERBE de Olivier Porte et Matthieu Levain

Ce film présente deux systèmes d’élevage laitier : le premier avec des vaches qui mangent … de l’herbe (et oui, les vaches ont depuis les années 70 changé de régime alimentaire!) et le second où les ruminants reçoivent, grâce à leur carte de cantine (puce électronique dans l’oreille), une ration d’aliments correspondant à leurs performances laitières.



On découvre deux mondes qui s’affrontent : le système herbager, les vaches vont paître dans la prairie (c'est gratuit), les éleveurs ont de petites exploitations, ne touchent pas d’aides et ont pourtant de bons rendements laitiers et de bons revenus.
L’autre système, beaucoup plus fréquent, même très majoritaire, élève des vaches qui mangent le maïs cultivé sur la ferme (c'est cher -semences, engrais, pecticides,matériel agricole, stockage... et demande beaucoup de travail) et le soja (OGM, importé du Brésil, qui n'est pas non plus gratuit). Ces éleveurs ont de grosses exploitations, beaucoup d'animaux, beaucoup d'hectares, beaucoup de matériel, beaucoup de produits phytosanitaires, beaucoup de conseils... et beaucoup d'aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

Pendant 76 minutes, chaque partie a la parole et explique son mode de fonctionnement. Les premiers suivent les principes du Centre d’Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome (CEDAPA). Le fondateur André Pochon et différents adhérents rappellent qu’une vache mange de l’herbe et que l’élevage intensif actuel l’en a privé. Ces fermiers ont fait le pari « insensé » (selon les seconds éleveurs) de nourrir leurs vaches à l’herbe. A.Pochon et son exploitation 100% écolo a même convaincu l'INRA,
Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.


Dans l’autre ferme, plus grosse, plus grande et plus peuplée (plus de vaches), on assiste à une course à l’agrandissement, à l’achat de matériel, de céréales, aux emprunts… Avec des conseillers qui favorisent cette course…

Les premiers paraissent heureux tant de leur vie que de leurs revenus. Les autres semblent angoissés par l’avenir (prêts, matériel agricole à changer, parcelles à acheter pour pouvoir tenir, vaches à acquérir pour augmenter les rendements… qu’ils doivent financer).

Face à ces paroles, on a COOPAGRI qui donne son avis, un producteur bio et des petites phrases écrites sur l’écran qui distillent des informations tout au long du film.

Ce road movie donne la part belle à l’agriculture durable (les CEDAPA) et explique le tournant pris dans les années 70. Avec un titre pareil : HERBE, on imagine bien de quel côté penche la balance. Et on (ou plutôt je) ne comprend pas bien pourquoi la profession n’est pas convaincue par le système herbager ??? Ou alors je n'ai vraiment rien compris.
En sortant, j'avais envie d'avoir encore plus d'info... C’est quand même de notre alimentation qu’on parle… Les fermes CEDAPA peuvent se visiter... Je vais bientôt aller y faire un tour...

Salon bio en Bretagne : le salon Ille et Bio à Guichen (Ille et Vilaine)

La bio n’existait pas que ce salon existait déjà. Si, si ! Né en 1991, le salon Ille et Bio n’a fait que prendre de l’ampleur et s’est même couplé d’une autre manifestation, une foire de professionnels du bio, la terre est notre métier.

Le programme se déroule sur un week end début octobre. Le salon ouvre dès le vendredi soir, souvent avec un petit spectacle.

Le samedi et le dimanche, de multiples conférences se disputent la vedette autour de tous les thèmes à travailler de notre époque.

On parlera santé (vaccination, cancer, vieillesse) habitat (réhabilitation écologique, maison durable), transport (comment vivre sans voiture !), éducation (enfants, ado et environnement), agriculture et jardin (OGM, engrais, désherbants, jardin bio…), territoires (politiques environnementales), solidarité (avec nos lointains voisins), décroissance … Ai-je oublié un thème ?

A côté de ce vaste programme, vous avez des exposants (presque 300) qui se réjouissent de vous présenter leurs produits, leur savoir-faire ou leurs trouvailles.

Et là aussi le choix est immense : l’alimentation (miel, pain, biscuits, sel, fromage brebis et produits laitiers, viandes…) est très bien représentée. Mais le bien être et la beauté ne sont pas en reste (huiles essentielles, savons, cosmétiques bio), les associations font de la prévention santé ou de l’info sur les systèmes d’échange local, les écoles alternatives … Les pro du textile défileront avec leurs couches bio (Doujan vous vous rappelez), leurs vêtements en coton, en chanvre, en laine, leurs chaussures, leurs écharpes de portage…
Si vous voulez construire ou rénover écolo, des professionnels du secteur seront aussi là pour vous renseigner. Les jardineurs et jardineuses pourront trouver les semences qu’ils recherchent…
Les libraires, les petits journaux thématiques, les animateurs et associations de sensibilisation, les artistes et les artisans... Tout le monde est là. Bref, de quoi refaire toute la planète !!! En bieau ! (je sais, c'était facile !)

Et si on y allait juste pour profiter, se reposer, rêver et manger… C’est possible ? Toute la restauration sur place est évidemment assurée par des producteurs bio… A nous la bonne galette sauc’ !!!.

Et à ce petit salon s'ajoute un autre des professionnels de la bio. La terre est notre métier est plus jeune. Né en 2001, les pro du bio du grand ouest veulent, devant le succès de la filière, continuer à défendre des valeurs humaines, l’accessibilité de tous aux produits qu’ils fabriquent, et la volonté de continuer une agriculture durable et responsable. Qui dit mieux ?

Bref, le programme est bien rempli… et l’organisation pratique du salon en accord avec le thème : des navettes partent de Rennes pour vous y emmener, un système de covoiturage est aussi possible. Enfin les parents qui veulent écouter une conférence tranquille n’ont qu’à laisser leur progéniture à la halte garderie ... Elle est pas belle la vie...

Horaires du salon : le vendredi à partir de 12h et les samedi et dimanche à 10h. Les portes ferment à 19h.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

L’expo de Yann Arthus Bertrand : 6 milliards d’autres à Rennes (Champs Libres).

Yann Arthus Bertrand, pas besoin de le présenter, le photographe écolo à la moustache… Avec un prénom pareil, il pouvait presque faire parti du patrimoine breton. Mais non, c’est un bon Parisien.

Bon, commençons par le plus de l'exposition :

Le thème, on l’a compris, ce sont les hommes. Après la terre vue du ciel, ce sont 6 milliards d’individus qui se regardent. 5000 interviews dans 75 pays et 40 réponses à 40 questions. Et chacun y va de sa singularité.

6 milliards d'Autres


C’est banal à dire mais c’est parfois très étonnant de comparer les réactions des gens à des thèmes tels que la violence, l’amour, les croyances, le bonheur

Pour l’un, c’est la naissance de son fils qui est l’Evènement de sa vie, pour l’autre l’espoir du procès de Pol pot, pour une troisième le bonheur (bonne heur comme dit une Allemande) se résume à plein de choses, à une mangue par exemple. Un autre ne supporte pas les gens qui se répètent. Ou que sa femme fasse mal la cuisine. Une survivante d'un crash aérien qui aime la vie…
Vous pouvez aussi laisser votre témoignage, le but étant d’en récolter …. 6 milliards d’autres… L’humanité quoi !!!

L’expo a d’abord été présentée au Grand Palais à Paris et, comme la salle d’exposition des Champs Libres est plus modeste, il a fallu s’adapter… La solution a été de changer les thèmes exposés dans les 3 yourtes tous les 10 jours.
Bref, l’expo se renouvelle et on peut y aller plusieurs fois à condition d’attendre 10 jours entre les visites… Et puis il faut en profiter car, après Paris et Rennes, l’expo quitte la France pour New York. On est des privilégiés quand même…

Et le moins !
On ne sait pas qui ou comment on a choisi les 40 questions.... et leurs thèmes. Ni comment s'est fait le "recrutement" des interviewés. Spontané ou trié ? Et pour quoi faire ? C'est un peu gênant de voir une expo qui manque de transparence... Bref, n'importe quel sociologue un peu sérieux s'arracherait les cheveux.

Dommage aussi qu'on est à payer 4 euros (ça ne les vaut pas) même si c'est sympathique... La gratuité aurait été plus en adéquation avec la philosophie du projet. Surtout que, comme le montre cet extrait du journal Le Monde :
... le projet phare de GoodPlanet (association de Y.A. Bertrand) depuis deux ans est "6 milliards d'autres" : filmer à travers le monde 5 000 personnes qui parlent de leur vie et de leurs espoirs. Là encore, les télévisions ont refusé. Yann Arthus-Bertrand a rebondi : "Il a convaincu la BNP [...] La banque a donné 5 millions d'euros : 2 millions pour les tournages dans 70 pays ; 3 millions pour monter l'exposition, en janvier, au Grand Palais. Elle est jusqu'en août à Rennes, en version allégée - la ville a payé 200 000 euros. "Nous sommes en contact avec toutes les métropoles régionales [...] Toujours la même recette : expositions gratuites, financées par des sponsors ou des villes, et un livre, déjà vendu à 50 000 exemplaires.
C'est quand même un bon coup marketing ... pour Yann, avec un message sympa, certes, mais pas très lisible...



Ouvert tous les jours sauf le lundi et le dimanche jusqu’à fin août.

Lisez cet article en anglais : The exhibition of Yann Arthus Bertrand : 6 billion others

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