Manger du froment quand on est allergique au gluten


Visite au pays de la Roche aux Fées (suite) : déguster du pain paysan bio en Bretagne

A l’heure où on restaure de nombreux fours à pain dans les campagnes bretonnes, essayez le pain de fagots et froment. En continuant vers Essé , vous trouverez un panneau vers le Theil (D99) et un indiquant Fagots et Froment ( Le Rozay 35150 Essé - 02 99 47 04 26).
Ils font un très excellent pain bio au feu de bois...


C’est une ferme convertie à l’agriculture biologique. En arrivant devant la ferme il y a un petit parking,

fagots et froment


on voit les fagots alignés contre la haie du champ. A l’accueil vous voyez les chariots remplis de pain et entendez les fours qui crépitent.

l'accueil de fagots et froments


C’est une histoire familiale qui se joue ici. Les enfants, qui ont repris la ferme, expliquent qu’ils ont repris le savoir-faire paysan de leurs parents, qui faisaient comme dans toute ferme, eux mêmes leur pain dans le four.

Les fours sont alimentés par les fagots des haies environnantes. Vous connaissez les drôles de paysage de bocage breton avec leurs haies d’arbres moignons. Eh bien ici l’histoire des paysans expliquent le paysage. Le paysan locataire n’avait pas la jouissance des troncs d’arbres. Il était uniquement autorisé à couper les branches en hiver, ce qui les rendait impropre à tout travail de menuiserie par la densité de nœuds qu’ils avaient. Et vous en voyez encore des traces aujourd’hui dans ces rares haies d’arbres vilainement étêtés, qui demeurent après les remembrements successifs.


haies bretonnes



Le pain est fait avec de la farine bio de froment (le blé c’est du froment) produite notamment sur leurs terres. Les exploitants de la ferme essayent de réintroduire ces blés cultivées depuis des siècles. Ils expliquent dans leur site que leur farine a un gluten plus digeste et que d’après certaines études, les molécules de gluten des variétés anciennes étaient mieux tolérées. Intéressant pour les allergiques au gluten, non ! En plus, la farine est obtenue grâce à une meule de pierre. Le pain est pétri à la main , repose et est cuit au feu de bois dans l’un des trois fours de la ferme. Bref de la culture à la réalisation, presque tout est fait sur place. Vous avez dit développement durable



pain paysan


Le seul problème (si c'en est un!), ce sont des pains d’un kilo, (4 € le kilo ce qui ne fait pas cher pour un pain bio, ça fait la baguette à 80cts). Même s’il vieillit bien, ça fait quand même une bonne quantité de pain à manger. Il y en a en farine blanche et d’autres, en semi complète. Tout chaud et légèrement fariné, il est excellent.

C’est ouvert tous les jours de semaine de 10h à 18h et le samedi matin de 10 à 12. Ils vendent aussi sur des marchés de la région (de Nantes à Saint Malo) et dans les magasins bio. Allez voir leur site http://www.fagotsetfroment.com/Points-de-vente.

Vous pouvez aussi commander de la viande, qui elle aussi est bio. L’un des fils élève des vaches de race Parthenaise et en propose en vente directe une fois par mois. La viande est vendu en caisses de 6, 8 et 12 kg, de 12 € le kg pour le bœuf, à 14 pour le veau. Les caisses de 6 kg sont des petites caisses qui tiennent sans problème dans un petit congélateur.
Si vous voulez vous marier dans l'année, continuez vers le Theil et arrêtez vous dans la petite chapelle Notre Dame de Beauvais à la sortie du village direction Sainte Colombe.

chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


Notre Dame de Beauvais ou Notre Dame de la Charité est pleine d’ex-voto, possède de beaux vitraux et a une architecture toute en rondeur. Un beau calvaire sculpté d’une Vierge à l’enfant (XVème siècle) est situé à sa droite. Et ceux qui baisent le pied du calvaire se marient dans l'année !


calvaire de la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


et sur son portail une inscription rappelle sa date de création 1481.


l'inscription sur la chapelle Notre Dame de Beauvais au Theil de Bretagne


C’était alors une chapelle frairienne (célébration de la fête patronale du village), elle a été reconstruite fin XIXè s. On y vient encore en pèlerinage pendant la Visitation. Elle devait faire partie d’un pèlerinage qui donnait 100 jours d’indulgence (cf Chapelle Sainte Anne de La Selle Guerchaise) à ceux qui le faisaient.
Si vous voulez finir votre balade par du néolithique, continuez vers Sainte Colombe et cherchez le menhir de Rumfort que les fées de le Roche aux Fées ont laissé tombé dans leur précipitation…

Lisez cet article en anglais : Visiting the surroundings of La Roche aux Fées (Brittany) : taste a local bio bread

Pourquoi ne pas lire aussi :


La galette saucisse, une spécialité bretonne à Rennes au marché des Lices le samedi matin

J’aime la galette saucisse, savez vous comment ? Quand elle est bien faite avec du sarrasin dedans.

Les Bretons et leurs galettes ! C’est tout un programme. La galette, oui mais laquelle ? Au froment ou au blé noir ? Sucrée ou salée ?

Les crêpes et les galettes ne sont pas les mêmes en Bretagne selon l’endroit où on se trouve. A l’Ouest, dans le Finistère elles sont au froment, (au blé quoi !) et on utilise la même pâte selon qu’on la mange sucrée ou salée. Et elles sont extrêmement fines.

En avançant vers l’est, elles changent de texture et de composition. En Haute Bretagne, autour de Rennes, on la mange au blé noir, à la farine de sarrasin pour la galette salée et au froment pour le sucré. Mais quelle est cette spécialité de Haute Bretagne qu’est la galette saucisse. On ne la trouve effectivement aujourd’hui qu’aux environs de Rennes. La galette saucisse est une saucisse entourée de galette de blé noir. On la déguste nature, entourée d’une double galette, à la moutarde, au fromage râpé fondu …

galettes sur bilig


Toute kermesse reconnue, tout festival qui se respecte, toute manifestation sportive réussie a son stand de galette saucisse.

On la trouve évidemment aussi sur les marchés, et notamment le plus connu celui des Lices le samedi matin à Rennes. Les Rennais peuvent faire la queue pendant une demie heure – l’heure de pointe se situant autour de midi - pour manger leur galette sauc’.

Une bonne galette sauc’ se compose d’une bonne saucisse légèrement grillée et d’une bonne galette tiède, souple, un peu épaisse, à la consistance aérée.

Galette saucisse nature ou moutarde


Vous pouvez aussi manger la classique « complète » jambon, œuf, fromage, avec du beurre, et une petite crêpe de … froment pour le dessert : une beurre sucre évidemment !!!

Lire cet article en anglais :Breton pancakes made of buckwheat, a breton speciality

Blé noir ou sarrasin en Bretagne : une farine miracle

Ses origines

On appelle blé noir une plante qui n'est pas du blé. Ce n'est pas une graminée mais une soeur de l’oseille ou de la rhubarbe (des polygonacées).

Blé noir


On l’appelle noir parce que sa farine est grise. Et sarrasin parce qu'on dit qu'il serait revenu du Moyen Orient avec les Croisés (au Moyen Age). Mais c'est la légende... Les historiens (Alain Croix) pensent qu'il a été réintroduit autour du XVè siècle. Revenu ou réintroduit car on en a trouvé trace dans des pollens préhistoriques de la région.

Il devient en tout cas populaire dès le XVIè siècle sous Anne de Bretagne et est alors cultivé dans la Bretagne historique (Bretagne actuelle et Loire Atlantique). Sa production atteint son apogée au XIXè siècle (la Bretagne produit 50% de la production de blé noir française) et devient la base de l’alimentation de la région.

Mais à la fin du XIXe s avec l’essor de nouvelles céréales, de la pomme de terre et de l’élevage, la culture du sarrasin diminue pour atteindre un seuil minimal dans les années 80-90.

On l'importe alors de Russie, de Pologne, du Canada ou du Brésil. Puis, sous l’impulsion d’agriculteurs de Centre Bretagne -la frugalité de la plante est intéressante en ces nouveaux temps écologiques-, sa culture a repris sous des labels bio qui alimentent les crêperies régionales, les fabricants locaux ou les marchés. Les moulins bio fleurissent aussi.

Sa culture

Le blé noir est aujourd’hui semé en mai, juin et la graine peut être récoltée fin septembre. Rustique, il supporte les sols pauvres ou acides, a besoin de beaucoup d’eau. Or, ça tombe plutôt bien, les sols et le climat en Bretagne répondent à toutes ces exigences !

Pour nos paysans pauvres, il avait l’avantage de pousser vite, donc d’immobiliser la terre peu de temps et pouvait être calé entre les cultures d’hiver, après les dernières gelées et celles d’été. Il ne demandait pas un gros travail de préparation de la terre et peu de soins.

Fleur de sarrasin


C’était aussi une plante nettoyante : elle étouffait les mauvaises herbes, s'enfouissait comme engrais vert dans la terre et permettait un meilleur rendement du froment ou du seigle.

A cela s’ajoutait un autre avantage : on pouvait le moudre « gratuitement » dans des petits moulins à bras sans avoir besoin du moulin "payant".

Aujourd'hui le sarrasin a de nouveaux atouts. Sans gluten, très riche en protéines végétales, en acides aminés et en vitamines, il peut être consommé par les allergiques. On s’en sert aussi pour produire de la bière bretonne (sans gluten). Comme plante mellifère, elle permet de produire un beau miel brun très rare (un apiculteur sur le marché m'expliquait qu'il produisait 1 tonne 7 de miel par an et seulement 200 kg de miel de sarrasin!). Ce nectar, il mérite ce titre, est très cher mais très, très parfumé.

Graines de sarrasin


Elle est utilisée ailleurs dans le monde sous d'autres formes (sa région d’origine est l’Asie du Sud-est) : les Japonais, par exemple, en font des nouilles (les "soba" avec la farine) ou des oreillers (avec les graines) qui épouse bien la forme de la tête et permettent de bien se relaxer…

Lisez cet article en anglais : Organic buckwheat in Brittany : a gluten free flour

Recette typique des galettes de blé noir en Bretagne


Le sarrasin ou le blé noir est une farine qui peut aider en cas d'allergies alimentaires (gluten ou lactose) : elle ne contient pas de gluten et la recette pas de lait. Les allergiques peuvent donc la cuisiner sans crainte. De même les galettes de blé noir conviennent à ceux qui suivent un régime végétarien.
A vous de faire la garniture qui vous va bien !!!

Ingrédients

330g de farine de sarrasin (on produit de la farine bio en Bretagne, c’est mieux que de l’importer de Chine ou de Russie !)
75 cl d’eau
Une pincée de sel

Une bilig (ou une poêle)
Une spatule en bois
Un coup de main

Repos : de 15 minutes à quelques heures

Versez très doucement dans un récipient avec de hauts bords l’eau dans la farine en plusieurs fois.
Remuez à l’aide d’une cuillère en bois (chassez les grumeaux).
Il faut au moins battre la pâte 100 fois avec votre cuillère. Plus on la mélange, plus elle sera légère.
Après, si vous en faites régulièrement, gardez toujours un peu de vieille pâte que vous rajouterez dans la nouvelle. Certains y ajoutent aussi un œuf.
Quand elle a la consistance d’une pâte à crêpe, laissez la reposer 15 minutes à quelques heures.

Pour la bilig, il existe aujourd’hui des bilig en fonte à mettre sur le gaz. La poêle fait l’affaire, les galettes sont juste d’un format moins généreux.

Bilg et spatule en bois


Enduisez la bilig à l’aide d’un sopalin imbibé d'un corps gras (en Bretagne, du beurre fondu). Soyez généreux pour la première et il suffit ensuite de repasser le sopalin rapidement sur la bilig pour ne pas que cela colle.
Versez une louche de pâte.
A l’aide d’une petite raclette en bois, et d’un beau coup de main en forme de cercle, étalez la. L’épaisseur de la galette doit être équivalente partout.
Quand les bords se détachent, retournez-la. On ne fait pas sauter les galettes ! On les soulève à l’aide d’une spatule et on s’aide de ses mains pour la retourner. Ratez la première, c’est normal.

Ajoutez les ingrédients que vous voulez… Les puristes vous diront qu’il faut peu garnir pour garder le goût de la galette.

Lisez cet article en anglais : Typical recipe of buckwheat galettes en Brittany France

Châtaignes ou marrons : quels fruits pour un gâteau ?

Vous savez maintenant que j’habite près d’un canal qui m’inspire dans mes sorties et dans mes billets. L’automne, c’est l’époque des feuilles qui tombent, des champignons, mais aussi des marrons. Et qui dit marrons dit cueillette et donc dégustation. Alors dans vos promenades, comment reconnaître les marrons des châtaignes et lequel peut on manger ? Les marrons grillés, la crème de marrons ? Ce sont des châtaignes. Alors ??? Je m'y retrouve comment ?

chataignier


Les châtaignes et les marrons ne se ressemblent pas.

marron à gauche et châtaigne à droite


1- Le marron
Le marron est seul dans sa bogue, il est plus rond et plus gros et a une tache beige (qu'on ne voit pas sur cette photo mais que vous allez découvrir sur une photo ci-dessous !).

2 - La châtaigne
Par contre, dans la bogue de la châtaigne, on se bouscule à deux ou trois. Le fruit a plus une forme de poire et un petit plumeau sur la tête.

chataignes et bogues


Quand les fruits sont nombreux, c’est pas terrible pour le récolteur parce que tassés, les fruits sont tout petits et ne se mangent pas… En plus, c’est dangereux parce que la bogue est pleine de piquants vraiment agressifs. La châtaigne est mûre quand la bogue n’est plus verte, facile non !!!

Les fruits du marronnier sont les "Marrons d'Inde" et eux ne sont pas comestibles. Même pour les animaux. Il est par contre utilisé pour des préparations médicinales. On l’utilisait pendant les deux guerres pour faire de l’acétone pour les usines d’armements. Ou pour autre chose !!! ( la voilà, la tache blanche !!!).

les marrons et leurs taches beiges


Ce sont les Romains qui nous ont amené les châtaignes d’Asie mineure et c’était bien pratique pour caler les estomacs vides avant l’arrivée des patates !!! (Ca vient d'Amérique, la patate).

La farine n’est pas panifiable – la pâte ne lève pas - mais elle servait quand même, mélangée à du blé, même si le pain restait plat. Bref, c’était pas flatteur tout ça pour la châtaigne, c’était la nourriture des pauvres.

piquantes les chataignes !


Mais heureusement, les temps changent. Aujourd’hui la châtaigne a une AOC en Ardèche, on se l’arrache en Corse pour faire la traditionnelle polenta et elle a une nouvelle vie avec les allergiques au gluten.

Rendez vous pour la recette du gâteau au chocolat et aux marrons dans le prochain billet.

Lisez cet article en anglais : Conkers and chestnuts : which one do I eat ?


Recette de l’artichaut à la vinaigrette

Le calendrier pour consommer ce légume va de mai à novembre.
Choisissez un bel artichaut (un camus de Bretagne) cueilli depuis peu. C’est la variété qui a les grosses têtes… Le bout de la tige doit être fraîche (et non sèche).

Camus de Bretagne


Faire cuire dans deux eaux.
Une première fois avec le couvercle ouvert pour que l’acidité s’en aille ainsi que les futures flatulences liées à ce légume. L’eau doit bouillir et recouvrir le fruit pendant 5 minutes. L’eau de cuisson sera bien verte.
Jetez la et refaites cuire dans une deuxième eau 15 à 30 minutes selon la grosseur de la tête. Pour savoir s’il est cuit, détachez une feuille et essayez de manger la chair. Si elle est tendre, c’est bon.

Effeuillez la tête jusqu’au cœur et la déguster. Si la tige était fraîche, vous pouvez aussi la consommer après l’avoir épluchée. Egouttez et laissez refroidir.

Faire votre vinaigrette : 3 cuillères à soupe d’huile, 1 de vinaigre et une cuillère à café très généreuse de moutarde.

Quand l’artichaut est froid, dégustez avec votre vinaigrette.
Attention l’artichaut s’oxyde rapidement, une fois cuit, il faut le manger dans la journée.

Lisez cet article en anglais : Recipe for a french kitchen : artichoke with vinaigrette


Recette maison de confit de tomates vertes et rouges

Que faire avec vos tomates vertes quand le froid pointe son nez ? ou quand vous en trouvez comme moi sur le marché ? Un petit confit… pour manger cet hiver avec un bon roquefort. Il faut, par contre, les préparer rapidement car elles mûrissent à vue d’œil… et le confit de tomates rouges, ça n’a pas le même goût !!!

que-faire-avec-vos-tomates-vertes


Ingrédients pour une verrine :

200 g de tomates vertes (quelques rougeâtres pour l'esthétique)
1 cuillère à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de miel
4 cuillères à soupe de vinaigre
1 pincée de poivre
4 pincées de gingembre en poudre
2 bouchons de rhum

Préparation : une heure
Cuisson : 45 minutes à 1 heure
Couper les tomates en petits morceaux, verser le rhum et faire macérer une heure. Mettre dans une casserole, ajouter le sucre, le miel, le vinaigre, le gingembre et le poivre.

Faire cuire à feu très doux pendant 45 minutes à une heure. Le confit doit être bien épais (comme caramélisé) à la fin de la cuisson.
Manger avec un fromage fort en goût, roquefort ou fromage de chèvre sec.
Vous pouvez aussi essayer avec du foie gras.


roquefort et confit de tomates


Pour le conserver, le mettre dans des petites verrines et stériliser.

Lisez cet article en anglais : Home made red tomato and green tomatoes chutney recipe

Recette sans cuisson d'un gâteau aux châtaignes et au chocolat

Comme promis, la récolte de châtaignes va servir pour un gâteau au chocolat. C'est un gâteau facile que je vous propose : sans four et sans cuisson. Et sympathique pour les allergiques : pas de gluten dans les châtaignes, et pas de lait ou produits laitiers dans sa préparation.
D’habitude je le fais avec une boite mais là, faire un gâteau avec sa propre récolte, ça me plait. Sauf que... y a les piquants, et après, la coquille et encore après, la peau avant la châtaigne...

marrons après la récolte


Ingrédients pour 6 personnes

2/3 de châtaignes (200g)
1/3 de chocolat noir(100g)
1 cuillère de sucre cristal

Temps de préparation : une après midi pluvieuse (Non je rigole mais faut une bonne heure)
Temps dans le frigidaire (4 heures ou 1heure dans le congélateur)

La difficulté du gâteau, c’est de trouver la bonne méthode pour récupérer les marrons qui sont à l’abri dans leurs enveloppes, et comme si ça ne suffisait pas, ils ont une petite peau amère qu’il faut aussi enlever. Pas si facile que d’éplucher des marrons ! Alors, après plusieurs tentatives, et un petit tour sur les forums, je vous confie la méthode que j’ai trouvée la plus convaincante (rapport facilité/temps).

châtaignes dans leurs enveloppes



Faites d’abord tremper les châtaignes, les véreuses ou impropres à la consommation flottent.

Après, armez vous d’un bon couteau, incisez les (si vous le faites autour de la tête, c’est mieux mais c’est pas facile). Un petit bain de 20 minutes dans de l’eau qui bout. Arrêtez l’eau et sortez les trois par trois. Pour les têtes coupées, pressez les, la chair sort toute seule sans la peau. Pour les incisées, je les coupe en deux et je les presse et termine au couteau. Je vous l’avais dit, ça se mérite ce gâteau!!!

châtaignes libérées


Après, c’est facile. Les recuire quelques minutes dans un petit peu d’eau et faire une purée. Faire fondre le chocolat noir avec un peu d’eau

chocolat noir sur lit de châtaignes


et le mélanger aux châtaignes. Il faut que ce soit épais. Quand j’ai trop d’eau, je mouline un à deux gâteaux secs pour « boire » le trop d'eau.
Huiler un papier alu et mettre la préparation dedans. Transformer la pâte en un rouleau et … au frigidaire.
Dans 4 heures, si vous avez du courage, vous pouvez napper de chocolat. Moi, je l'aime comme ça !

Lisez cet article en anglais : Chocolate and chestnuts cake recipe without oven

Bar à Rennes (Bretagne) pour les enfants : le café clochette

J'en avais entendu parler de ce café clochette... en bien... un bar avec un espace pour les enfants. Quelle bonne idée, m'étais-je dit...

C'est dans le centre, m'avait-on expliqué sans trop de détails.... C'est grand, le centre de Rennes, quand on n'a pas d'indications précises.... Et puis un jour, je suis tombée dessus. Par hasard...
Dans la rue de Dinan, (à l'angle avec la rue qui descend de la place Saint Anne (?)), tout près du théâtre Saint Étienne, coincé entre deux autres bars et des petites échopes sympas : un cordonnier et d'autres petits restaurants...

La devanture est rose franc et vif, le café clochette se situe dans une petite maison... avec une terrasse côté cour.

Une ardoise donne le ton gourmand avec le menu du jour : un menu pour les grands et un vrai repas pour les petits (ça change du jambon frites et glace à la fraise)...

Café et salon de thé à Rennes pour les enfants


A l'intérieur, des petits détails confirment qu'on est bien dans un espace conçu pour les enfants : dès l'entrée, la marche a été transformée en rampe, ça roule pour les poussettes !!!
La porte franchie, un espace jeux accueille votre marmaille qui vous délaisse tout de suite ... pour les jouets à libre disposition....
Les boissons des enfants sont servies dans des verres... incassables....
Les toilettes... un petit WC accueille les fesses de votre chérubin, et pour les parents distraits, des couches vendues à l'unité sont à disposition dans le lieu d'aisance.
Si les enfants profitent des jouets, les mamans et les papas peuvent (enfin) feuilleter les livres de la bibliothèque pendant que leur progéniture est occupée à d'autres plaisirs.
Voilà pour le décor.

La gourmandise n'est pas en reste : des produits frais et de saison, des denrées bio, des recettes salées et sucrées maison.... des plats différents tous les jours...
Les enfants ont leur menu. Leur liste des boissons (menthe à l'eau sans colorant par exemple!!!) et leur 4 heures (crêpes et autres gourmandises...). Avec une pensée spéciale pour les allergiques au gluten ! Le tout à des prix enfants !

Les adultes ne sont pas oubliés : un menu et une carte de vins pour les repas... Le café clochette fait aussi salon de thé. Et là, une sélection de boissons chaudes (pleins de variétés de thés) à siroter et un choix de gâteaux à grignoter ...

Les parents n'ont plus qu'à s'asseoir et attendre d'être servi. On peut venir d'abord pour le plaisir, pour une fête de famille, célébrer un anniversaire avec les grands parents, les oncles et les tantes, les cousins et les nièces... Et, pendant qu'on déguste un bon repas, les enfants jouent... Enfin tranquilles !

Bref, du plaisir pour tous les âges. Des activités pour toute la famille : un bar où on s'amuse pour les petits et un restaurant où on se régale pour les grands..., un salon de thés où l'on papote et une terrasse où l'on respire...

Le café clochette vous attend tous les jours (même le dimanche après midi !) sauf le lundi et mardi. Le site donne les horaires précis d'ouverture ainsi que le menu du jour. Le blog vous fait partager la vie de clochette (le petit chat du café) et de sa maitresse.

Le seul bémol (il en faut bien un !) : les enfants résistent quand il faut partir ! Et café clochette ne fait pas garderie !

Recette du crumble salé aux légumes de saison

Ce crumble se fait en deux étapes :

1 - préparation des légumes
2 - crumble et cuisson

1 - préparation des légumes
L'été, l'idéal c'est de faire une ratatouille.
Comme c'est long, je vous donne la recette pour 8 personnes. La ratatouille sert à plusieurs repas comme ça.

Ingrédients pour une ratatouille de 8 personnes
2 gousses d'ail
Un oignon
2 poivrons
2 aubergines
5 courgettes
8 à 9 tomates
Huile d'olive
Faire revenir l'ail dans l'huile d'olive. Epluchez l'oignon et l'ajouter à l'ail. Pendant que l'oignon et l'ail cuisent (15 minutes), couper en petits morceaux les poivrons. Les ajouter. Continuez ainsi avec chacun des légumes en attendant à chaque fois 15 minutes qu'ils cuisent.
Ensuite faire cuire une heure à feu doux sans couvercle.
Laisser refroidir quelques heures et refaire cuire une bonne heure.
Vous pouvez la manger.

2 - Crumble

Ingrédients pour un crumble de 4 personnes
100g de farine
50 g de beurre
50 de parmesan rapé
Couper le beurre en petits morceaux et ajouter à la farine et au parmesan rapé. Bien mélanger jusqu'à obtenir des petites boules. Verser la ratatouille dans un plat au four. Ajouter la préparation crumble dessus.
Passer au four 20 minutes à 7.

Cet hiver vous pouvez faire la même chose avec des carottes, poireaux, pommes de terre et champignons... ou tout autre légume que vous ferez cuire avant de passer au four.
Bon ap'


Lire cet article en anglais : Salted crumble with a French ratatouille

Oiseaux migrateurs en Bretagne : les oies bernaches sont sur la côte

Les oies bernaches se donnent rendez vous en Bretagne pendant quelques mois d’hiver (de novembre à mars).

Oie bernache


Ces oiseaux migrateurs quittent la Sibérie en novembre et y repartent fin mars pour se reproduire et nicher (mai à juin). Pour ce long voyage, elles ont fait le plein en se nourrissant d’algues, de laitues de mer, de coquillages et de petits poissons sur les bords de mer et en eaux peu profondes.

5 légumes par jour !


Il semble même que, depuis quelques décennies, elles commencent à manger des céréales. Peut être à cause d’une surpopulation des estuaires, l'animal n'est pas en danger d'extinction !!!

La nuit, leur instinct grégaire les poussent à se regrouper en mer.

Le jour aussi, elles sont en groupe


Ce sont des Anatidés (famille d’oiseaux aux pieds palmés). Ces oies sauvages effectuent leurs vols migratoires en altitude et s’organisent pour voler en V.

Il existe des légendes concernant l’oie bernache en Bretagne : un ouvrage de Julien Costantin en 1898 Les végétaux et les milieux cosmiques rappelle que :
D’après cette légende, longtemps tenue comme suspecte par l’Eglise, il y aurait sous la mer un arbre sur lequel se trouveraient des coquillages produisant des Oiseaux quand ils sont rejetés sur le rivage. L’oie Bernache ne serait autre que cet animal fabuleux : le mot bernache (barnagh) voulant dire en breton coquillage.
En fait, on le confondait avec un crustacé l’anatife.




L’oie Bernache aurait été introduite d'Amérique du Nord en Europe vers le XVIII è siècle… en Angleterre d'abord...



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