Les roches du diable : canoë–kayac et pêche sur l’Ellé
Par LN, mardi 30 juin 2009 à 21:14 - Sport et balade - Tags
Les Roches du Diable sont :
- Un site naturel où le diable est enfermé ?
- Un lieu de compétitions internationales de canoë-kayak ?
- Un site où l’on pêche truites et saumons ?
- Un lieu où il vaut mieux pique niquer que plonger une tête ?
- Un beau site de randonnées ?
Oui, lesite des Roches du Diable, c’est tout ça… Un amoncellement de pierres gigantesques jetées le long de l’Ellé.
La légende du site veut que Saint Guénolé (le moine qui a crée Landevennec, monastère à l’origine de l’évangélisation de la Bretagne au Vè siècle) multiplie les conversions dans la région. Et cela ne plait guère à Paolic (le diable en breton) qui lui jette des pierres quand il se promène le long de l'Ellé. Mais Saint Guénolé les écarte d’un signe de croix. Las, le saint finit par se battre avec Paolic. Le combat est tel que le diable laisse ses griffes sur un bloc de pierre.
Mais l’évangélisateur réussit à précipiter Satan dans un trou sans fond où il est encore…
C’est sûrement quand le diable se déchaîne que la rivière Ellé peut accueillir des compétitions internationales de canoë-kayak. Elles ont lieu l’hiver quand la rivière est haute. Le site est libre pour les amateurs de descente en canoë... ou de randonnées en kayak l’été.
La rivière permet aussi aux pêcheurs de truites et de saumons de s’adonner à leur passion. Si ces deux poissons étaient rares dans les rivières bretonnes il y a encore quelques années, ils sont de retour. L’influence de la marée se fait sentir jusqu’au site des Roches.
Si vous n'avez ni canoë, ni kayak, si vous n’êtes pas non plus un pêcheur, sachez qu’il ne fait pas bon être baigneur dans le coin. Le trou du diable cache des tourbillons qui vous engloutiraient. Vous pouvez par contre être randonneur ou pique-niqueur car le site enchanteur (!) s’y prête très bien…
Lisez cet article en anglais : Rocks of the devil (Les roches du diable) : go canoeing kayaking and fishing on its river
- Un site naturel où le diable est enfermé ?
- Un lieu de compétitions internationales de canoë-kayak ?
- Un site où l’on pêche truites et saumons ?
- Un lieu où il vaut mieux pique niquer que plonger une tête ?
- Un beau site de randonnées ?
Oui, lesite des Roches du Diable, c’est tout ça… Un amoncellement de pierres gigantesques jetées le long de l’Ellé.

La légende du site veut que Saint Guénolé (le moine qui a crée Landevennec, monastère à l’origine de l’évangélisation de la Bretagne au Vè siècle) multiplie les conversions dans la région. Et cela ne plait guère à Paolic (le diable en breton) qui lui jette des pierres quand il se promène le long de l'Ellé. Mais Saint Guénolé les écarte d’un signe de croix. Las, le saint finit par se battre avec Paolic. Le combat est tel que le diable laisse ses griffes sur un bloc de pierre.

Mais l’évangélisateur réussit à précipiter Satan dans un trou sans fond où il est encore…

C’est sûrement quand le diable se déchaîne que la rivière Ellé peut accueillir des compétitions internationales de canoë-kayak. Elles ont lieu l’hiver quand la rivière est haute. Le site est libre pour les amateurs de descente en canoë... ou de randonnées en kayak l’été.
La rivière permet aussi aux pêcheurs de truites et de saumons de s’adonner à leur passion. Si ces deux poissons étaient rares dans les rivières bretonnes il y a encore quelques années, ils sont de retour. L’influence de la marée se fait sentir jusqu’au site des Roches.
Si vous n'avez ni canoë, ni kayak, si vous n’êtes pas non plus un pêcheur, sachez qu’il ne fait pas bon être baigneur dans le coin. Le trou du diable cache des tourbillons qui vous engloutiraient. Vous pouvez par contre être randonneur ou pique-niqueur car le site enchanteur (!) s’y prête très bien…

Lisez cet article en anglais : Rocks of the devil (Les roches du diable) : go canoeing kayaking and fishing on its river
Pourquoi ne pas lire aussi :
Recette de poisson au gros sel au four
Par LN - Tags
Recette facile à faire, 20 à 30 minutes de cuisson.
Ingrédients
Un poisson entier à peau épaisse (type bar ou loup de mer, dorade, saumon…)
Du gros sel
Un filet d’huile d’olive
Préchauffez votre four (T 240/ 8). Dans un plat pour le four, déposez votre poisson en entier. Ajouter un filet d’huile d’olive et jetez une poignée généreuse de gros sel. Enfournez le poisson et laissez cuire selon la taille de la bête. (20 à 30 minutes).
Une fois cuit, la peau se détache toute seule. Le poisson est salé à souhait. C'est pas mal avec des pommes de terre nouvelles.
Bon appétit.
Lisez cet article en anglais : Recipe of salt fish in oven
Ingrédients
Un poisson entier à peau épaisse (type bar ou loup de mer, dorade, saumon…)
Du gros sel
Un filet d’huile d’olive
Préchauffez votre four (T 240/ 8). Dans un plat pour le four, déposez votre poisson en entier. Ajouter un filet d’huile d’olive et jetez une poignée généreuse de gros sel. Enfournez le poisson et laissez cuire selon la taille de la bête. (20 à 30 minutes).
Une fois cuit, la peau se détache toute seule. Le poisson est salé à souhait. C'est pas mal avec des pommes de terre nouvelles.
Bon appétit.
Lisez cet article en anglais : Recipe of salt fish in oven
Algues, thalasso, homards et exotisme à Roscoff
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La légende autour de la voie express de Roscoff continue...
5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute.
6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !
7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !
8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute
9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!
10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express
5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute!
Les viviers à langouste existaient déjà au XIXè (le Guide Joanne de 1884 en parle). Aujourd’hui les viviers contiennent coquillages et crustacés grâce aux renouvellement d’eau à chaque marée.
Le port de pêche près de l’embarcadère pour Batz abrite des bateaux caseyeurs. Ces embarcations déposent les casiers en mer et les remontent… pleins de homards et de langoustes…

6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !
Les algues, c’est un des autres vies de Roscoff. Comme on l’a déjà dit, cette côte bénéficie d’un climat particulier grâce au Gulf Stream (ça va peut être changer avec le réchauffement climatique – le courant risque de se déplacer ou de disparaître mais c’est une autre histoire) et est le foyer unique de plusieurs centaines d’algues. Même les Japonais s’intéressent à nos plantes maritimes…
La région est consciente de cette richesse depuis fort longtemps… Elles ont et servent encore d’engrais pour l’agriculture locale …
Depuis la fin du XIXè siècle, on leur a trouvé d’autres utilités : grâce au Docteur Bagot, le premier centre de thalassothérapie (soins par la mer) en France est crée. L’institut RockRoum, qui existe toujours (site au bord de mer) se sert des algues pour soigner (notamment les rhumatismes, les maladies osseuses)… Louison Bobet y séjourna.
Un intérêt ne vient jamais seul : l’existence d’un centre d’études biologiques, qui date de 1872, on l’appelait alors le laboratoire de zoologie expérimentale et qui continue comme laboratoire international de recherche maritime (CNRS) prouve la spécificité de la zone.
Aujourd’hui, l’été, des bateaux armés d’un long bras vont cueillir les algues dans les profondeurs… et ce long bras, on l'appelle le …. scoubidou…
7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !

Roscoff existait déjà à l’époque romaine. Au Moyen Age mais il dépendait de Saint Pol de Léon. Alors comme le hameau était riche, il souhaitait se libérer de la tutelle de son voisin, au moins pour les questions de vie ou de mort. Financée par les armateurs et marchands de la ville, qui voulaient baptiser, se marier et mourir sans avoir recours à Saint Pol, ils ont réussi à construire Notre Dame de Kroas Baz.
Cet ensemble architectural (XVI et XVII) avec son église gothique flamboyant, son enclos et ses ossuaires est doté de symboles maritimes des corsaires et des marchands : canons, caravelles sculptées en ex voto…

Des maisons du XVIè avec des sculptures et des gargouilles, vous en verrez dans d’autres parties de la ville.
Notre Dame de Kroas Baz (clocher de granit à balcons, tourelles et lanternons de 1550) a été restaurée et est toute colorée et décorée : voûte bleue lambrisée, poutres, frises… allez y faire un tour.
Dans l’enclos : deux chapelles-ossuaires. L’une transformée en chapelle Sainte Brigitte lieu de célébration des fiançailles et l’autre, qui n’avait pas de porte à l’origine, mais deux étages de baies où l’on jetait les os.
Une plaque commémorative à Mme Silburne une anglaise qui aida les prêtres réfractaires (ceux qui ne voulaient pas abandonner la religion) pendant la Révolution.
8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute
Le jardin exotique de Roscoff possède des espèces subtropicales (c’est encore un coup du climat). Organisé autour du rocher de Roch Hievec, cette petite hauteur à 18 mètres offre un beau panorama sur la baie de Morlaix.
Du jardin vous pouvez faire une belle rando sur le sentier des douaniers vers Saint Pol (vous passerez devant l’ilôt sainte Anne et le Château de Kernevez, ca vaut le coup d’oeil).
9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!
La Chapelle Sainte Barbe date du XVIIè siècle. Construite pour se protéger des ennemis de l’église et des invasions de pirates, elle est rarement ouverte mais sert encore pour le pardon. Situé sur un tertre rocheux, elle domine l’entrée de la baie et ses murs blancs servent d'amer (repères pour les bateaux).
10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express
Le port en eau profonde accueille les car ferries de Plymouth et de Cork . Dans le centre ville, vous verrez l’autre port plus modeste et dépendant des marées. C’est d’ici que part la navette pour l’île de Batz. L’estacade (500 m de long) permet à marée basse d’attraper le bateau. Et il y en a beaucoup…

Lisez cet article en anglais : Seaweed, thalasso, lobsters and exotism at Roscoff France
5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute.
6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !
7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !
8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute
9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!
10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express

5 – Ce sont les pêcheurs, les casiers et les homards qui ont voulu une autoroute!
Les viviers à langouste existaient déjà au XIXè (le Guide Joanne de 1884 en parle). Aujourd’hui les viviers contiennent coquillages et crustacés grâce aux renouvellement d’eau à chaque marée.
Le port de pêche près de l’embarcadère pour Batz abrite des bateaux caseyeurs. Ces embarcations déposent les casiers en mer et les remontent… pleins de homards et de langoustes…

6 – La renommée de Roscoff viendrait des algues et des scoubidous !
Les algues, c’est un des autres vies de Roscoff. Comme on l’a déjà dit, cette côte bénéficie d’un climat particulier grâce au Gulf Stream (ça va peut être changer avec le réchauffement climatique – le courant risque de se déplacer ou de disparaître mais c’est une autre histoire) et est le foyer unique de plusieurs centaines d’algues. Même les Japonais s’intéressent à nos plantes maritimes…
La région est consciente de cette richesse depuis fort longtemps… Elles ont et servent encore d’engrais pour l’agriculture locale …
Depuis la fin du XIXè siècle, on leur a trouvé d’autres utilités : grâce au Docteur Bagot, le premier centre de thalassothérapie (soins par la mer) en France est crée. L’institut RockRoum, qui existe toujours (site au bord de mer) se sert des algues pour soigner (notamment les rhumatismes, les maladies osseuses)… Louison Bobet y séjourna.
Un intérêt ne vient jamais seul : l’existence d’un centre d’études biologiques, qui date de 1872, on l’appelait alors le laboratoire de zoologie expérimentale et qui continue comme laboratoire international de recherche maritime (CNRS) prouve la spécificité de la zone.
Aujourd’hui, l’été, des bateaux armés d’un long bras vont cueillir les algues dans les profondeurs… et ce long bras, on l'appelle le …. scoubidou…
7 – Que nenni ! C’est Notre Dame de Kroas Baz, un exemplaire de l’art religieux breton qui a fait la réputation roscovite !

Roscoff existait déjà à l’époque romaine. Au Moyen Age mais il dépendait de Saint Pol de Léon. Alors comme le hameau était riche, il souhaitait se libérer de la tutelle de son voisin, au moins pour les questions de vie ou de mort. Financée par les armateurs et marchands de la ville, qui voulaient baptiser, se marier et mourir sans avoir recours à Saint Pol, ils ont réussi à construire Notre Dame de Kroas Baz.
Cet ensemble architectural (XVI et XVII) avec son église gothique flamboyant, son enclos et ses ossuaires est doté de symboles maritimes des corsaires et des marchands : canons, caravelles sculptées en ex voto…

Des maisons du XVIè avec des sculptures et des gargouilles, vous en verrez dans d’autres parties de la ville.
Notre Dame de Kroas Baz (clocher de granit à balcons, tourelles et lanternons de 1550) a été restaurée et est toute colorée et décorée : voûte bleue lambrisée, poutres, frises… allez y faire un tour.

Dans l’enclos : deux chapelles-ossuaires. L’une transformée en chapelle Sainte Brigitte lieu de célébration des fiançailles et l’autre, qui n’avait pas de porte à l’origine, mais deux étages de baies où l’on jetait les os.

Une plaque commémorative à Mme Silburne une anglaise qui aida les prêtres réfractaires (ceux qui ne voulaient pas abandonner la religion) pendant la Révolution.
8 – Pas du tout, c’est le jardin exotique qui est à l’origine de cette autoroute
Le jardin exotique de Roscoff possède des espèces subtropicales (c’est encore un coup du climat). Organisé autour du rocher de Roch Hievec, cette petite hauteur à 18 mètres offre un beau panorama sur la baie de Morlaix.
Du jardin vous pouvez faire une belle rando sur le sentier des douaniers vers Saint Pol (vous passerez devant l’ilôt sainte Anne et le Château de Kernevez, ca vaut le coup d’oeil).
9 – C’est Sainte Barbe qui a donné à Roscoff sa voie express !!!

La Chapelle Sainte Barbe date du XVIIè siècle. Construite pour se protéger des ennemis de l’église et des invasions de pirates, elle est rarement ouverte mais sert encore pour le pardon. Situé sur un tertre rocheux, elle domine l’entrée de la baie et ses murs blancs servent d'amer (repères pour les bateaux).
10 - Vous dites n’importe quoi, c’est pour aller à l’île de Batz qu’on l'a faite cette voie express
Le port en eau profonde accueille les car ferries de Plymouth et de Cork . Dans le centre ville, vous verrez l’autre port plus modeste et dépendant des marées. C’est d’ici que part la navette pour l’île de Batz. L’estacade (500 m de long) permet à marée basse d’attraper le bateau. Et il y en a beaucoup…

Lisez cet article en anglais : Seaweed, thalasso, lobsters and exotism at Roscoff France
Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?
Par LN - Tags
Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...
Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de Plougastel… Les gariguettes….
Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...
Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.
C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.
Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.
Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.
C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…
Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.
Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.
Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?
Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel
Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de Plougastel… Les gariguettes….
Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...
Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.
C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.
Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.
Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.
C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…
Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.
Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.
Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?
Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel
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Balade dans Saint Servan (Saint Malo, Bretagne)
Par LN - Tags
Ras le bol de Saint Malo, ses clichés et ses deux millions de visiteurs ? Envie d'embruns sans prendre la voiture ?
J'ai quelque chose pour vous : une balade à Saint Servan. D'abord parce que Saint Malo est accessible par le train. Ensuite parce que Saint Servan (c'est un quartier de Saint Malo depuis 1967) est à un quart d'heure d'intra muros, sur le bord de mer et au début de l'estuaire de la Rance... Et qu'enfin, c'est fort sympathique... et délaissé par la foule malouine !!!
Si vous avez longé la corniche qui borde la cité d’Aleth pour admirer l'estuaire, vous avez fait le bon choix. Vous arrivez devant les vestiges de la cathédrale d’Aleth.
Saint Servan est l'ancêtre de St Malo, je m'explique, c'est d'abord ici qu'a été crée un évéché au VIè siècle. Le futur évèque Malo est arrivé de Grande Bretagne à Aleth au milieu du VIè siècle pour convertir la région. Aleth est attaqué à maintes reprises par les Normands d’abord, les Francs ensuite (VIIIè), à nouveau les Normands (Xè). Ses successeurs, en 1144, transfèrent le siège épiscopal sur le site qui abrite le tombeau de Malo, (d'ou le nom de Saint Malo), et qui est surtout plus facile à défendre.
En 1972, des fouilles permettent de mettre en valeur les fondations des premières traces de l'évéché. Comme l’indique le panneau explicatif,

Aleth était déjà habité bien avant les Romains. Avec l’évangélisation au VIè siècle, un établissement religieux remplace des bâtiments païens, mais il a été, à son tour, maintes fois détruit. La dernière construction de la cathédrale Saint Pierre dateraient de la fin du Xè jusqu'au XIIIè siècle et la ferveur du Moyen Age se voient encore dans les vestiges, qui sont bien imposants (43m de long).
La ville est bientôt supplantée par Saint Malo, qui devient un port commercial important et Saint Servan perd de sa superbe. Surtout que le sable devant Saint Servan décide aussi de lui faire faux bond : en bougeant, l’accès à Saint Malo est plus facile pour décharger les marchandises, Saint Servan a moins d'intérêt.
En rejoignant la mer, vous apercevez la tour Solidor,
autre construction qui a été bâtie sur des restes de fortifications gallo-romaines. Il y a eu un château avant cette tour, qui a été rasé quand la cité d’Aleth s’esr rebellée contre Saint Malo et ses taxes… au XIIIè siècle.

Le donjon est composé de trois tours reliées par des courtines (murs qui relient les fortifications),
il daterait du XIVè siècle et a été construit pour contrôler l’estuaire.
Comme souvent avec les forteresses, la tour, quand elle n’a plus été utile pour le contrôle de la Rance, est devenue prison. Et maintenant musée. Musée des Cap-Horniers, témoignages de la vie des marins qui franchissaient le Cap Horn (pointe sud de l’Amérique du Sud) : cartes, maquettes, marins célébres…
Saint Servan, à la fin du XIXè siècle, vivait des armements de pêche à la morue (70 navires vers 1880-85). C’était la grande époque !!! Et en 1890, un pont roulant reliait déjà la ville de St Servan à celle de Saint Malo.
La cale devant la tour (à droite)
servait pour la liaison en bateau avec Dinard (en face). Elle a cessé avec l’installation de l’usine marémotrice et du barrage de la Rance (années 60).
Actuellement, le véritable port de St Servan se situe entre St Malo et St Servan, dans l’anse des Sablons.
Baladez vous dans Saint Servan. La ville conserve des maisons
qui n’ont pas été détruites comme dans la cité corsaire.
Les parcs sont nombreux et la balade vers le barrage le long de la Rance superbe.

Lisez cet article en anglais : Visit another saint Malo : the district of Saint Servan
J'ai quelque chose pour vous : une balade à Saint Servan. D'abord parce que Saint Malo est accessible par le train. Ensuite parce que Saint Servan (c'est un quartier de Saint Malo depuis 1967) est à un quart d'heure d'intra muros, sur le bord de mer et au début de l'estuaire de la Rance... Et qu'enfin, c'est fort sympathique... et délaissé par la foule malouine !!!
Si vous avez longé la corniche qui borde la cité d’Aleth pour admirer l'estuaire, vous avez fait le bon choix. Vous arrivez devant les vestiges de la cathédrale d’Aleth.

Saint Servan est l'ancêtre de St Malo, je m'explique, c'est d'abord ici qu'a été crée un évéché au VIè siècle. Le futur évèque Malo est arrivé de Grande Bretagne à Aleth au milieu du VIè siècle pour convertir la région. Aleth est attaqué à maintes reprises par les Normands d’abord, les Francs ensuite (VIIIè), à nouveau les Normands (Xè). Ses successeurs, en 1144, transfèrent le siège épiscopal sur le site qui abrite le tombeau de Malo, (d'ou le nom de Saint Malo), et qui est surtout plus facile à défendre.
En 1972, des fouilles permettent de mettre en valeur les fondations des premières traces de l'évéché. Comme l’indique le panneau explicatif,

Aleth était déjà habité bien avant les Romains. Avec l’évangélisation au VIè siècle, un établissement religieux remplace des bâtiments païens, mais il a été, à son tour, maintes fois détruit. La dernière construction de la cathédrale Saint Pierre dateraient de la fin du Xè jusqu'au XIIIè siècle et la ferveur du Moyen Age se voient encore dans les vestiges, qui sont bien imposants (43m de long).
La ville est bientôt supplantée par Saint Malo, qui devient un port commercial important et Saint Servan perd de sa superbe. Surtout que le sable devant Saint Servan décide aussi de lui faire faux bond : en bougeant, l’accès à Saint Malo est plus facile pour décharger les marchandises, Saint Servan a moins d'intérêt.
En rejoignant la mer, vous apercevez la tour Solidor,

autre construction qui a été bâtie sur des restes de fortifications gallo-romaines. Il y a eu un château avant cette tour, qui a été rasé quand la cité d’Aleth s’esr rebellée contre Saint Malo et ses taxes… au XIIIè siècle.

Le donjon est composé de trois tours reliées par des courtines (murs qui relient les fortifications),

il daterait du XIVè siècle et a été construit pour contrôler l’estuaire.
Comme souvent avec les forteresses, la tour, quand elle n’a plus été utile pour le contrôle de la Rance, est devenue prison. Et maintenant musée. Musée des Cap-Horniers, témoignages de la vie des marins qui franchissaient le Cap Horn (pointe sud de l’Amérique du Sud) : cartes, maquettes, marins célébres…
Saint Servan, à la fin du XIXè siècle, vivait des armements de pêche à la morue (70 navires vers 1880-85). C’était la grande époque !!! Et en 1890, un pont roulant reliait déjà la ville de St Servan à celle de Saint Malo.
La cale devant la tour (à droite)

servait pour la liaison en bateau avec Dinard (en face). Elle a cessé avec l’installation de l’usine marémotrice et du barrage de la Rance (années 60).
Actuellement, le véritable port de St Servan se situe entre St Malo et St Servan, dans l’anse des Sablons.
Baladez vous dans Saint Servan. La ville conserve des maisons

qui n’ont pas été détruites comme dans la cité corsaire.

Les parcs sont nombreux et la balade vers le barrage le long de la Rance superbe.

Lisez cet article en anglais : Visit another saint Malo : the district of Saint Servan
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Tourisme sur la Côte d’Amour : séjour à La Baule ou à Pornichet
Par LN - Tags
Pourquoi venir sur la Côte d'Amour ?
C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.
Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.
Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie
Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…
Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.
L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.
Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.
Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.
Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.
La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.
Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.
400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.
Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).
L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.
Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.
Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.
Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !
Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.
L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)
ou L’Hermitage (de style anglo-normand)
accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…
La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.
Activités à y faire
C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).
Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.
Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).
Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.
Si vous préférez la détente et le plaisir de la bonne chair… Des centres de thalassothérapies ou des restaurants avec étape gastronomique sont possibles.
Et s’il vous reste des sous… il y a également un casino à La Baule (le deuxième de la baie, si vous avez déjà écumé celui de Pornichet !).
Le Pouliguen termine la baie et vaut aussi le coup d’œil si vous avez le temps… Station familiale et côte sauvage vous y attendent.

Une petite carte pour vous repérer...
Lisez cet article en anglais : Short break on the French Love Coast : La Baule or Pornichet
- parce qu'on aime les longues plages d'une petite dizaine de kilomètres...Posée sur la côte atlantique, la plage de La Baule est une des plus belles plages d’Europe, dit la publicité. Elle est en tout cas drôlement longue (autour de 8 kms) et bien orientée (Sud Ouest). Elle abrite 2 autres stations balnéaires bien différentes, familiale, Pornichet et sportive, Le Pouliguen.
- qu'on est amoureux !
- ou qu'on aime le Port niché, les Pins, les Plages et les Promenades à Pornichet !
- et qu'on aimerait comprendre pourquoi il y a 3 La Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court...

C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.
Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.
Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie
Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…
Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.

L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.
Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.
Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.
Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.
La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.
Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.

400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.

Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).
L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.

Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.
Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.

Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !
Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.
L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)

ou L’Hermitage (de style anglo-normand)

accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…
La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.
Activités à y faire
C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).
Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.

Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).
Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.
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Notre première agence était à Brest, sur le port de plaisance. Aujourd'hui nous avons des Navi Ouest à Douarnenez, en baie de Morlaix, à Lanildut, et à Lorient.
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Catégorie > Finistère (29) > Loisirs > Bateaux > DouarnenezHALIOTIKA-La Cité de la Pêche
HALIOTIKA-La Cité de la Pêche explique les coulisses d'une activité encore peu connue du grand public: la pêche en mer.
Le visiteur peut à la fois parcourir les expositions sur 730m² et s'inscrire à de nombreuses visites guidées et ateliers thématiques.
Pénétrez dans l'univers d'HALIOTIKA, ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, et faites " route pêche" avec les marins pêcheurs du Guilvinec. Tags
Une nouvelle exposition en 2010: "Le Goût du Large: 24heures dans la vie de 2 marins pêcheurs
« Le goût du large »: Philippe & Johan, tous deux marins pêcheurs vous embarquent dans leur quotidien et celui de leur famille. L’un est côtier, l’autre hauturier… l’un rentre tous les soirs, l’autre part 14 jours… Ils vous feront découvrir leur univers: la vocation, le rythme de travail, l’ambiance à bord, les « coins de pêche ». Ces travailleurs de la mer côtoient tous les jours un élément imprévisible, quels sont leurs ressentis?
Et toujours "Grand-Père, raconte moi la pêche", expliquant un demi siècle d'aménagements du port, l'évolution des techniques de pêche au fil des années et les défis du futur.Visiter une criée en Bretagne | Qu'est ce qu'une criée | Définition de la pêche hauturière en Bretagne
Les visites de la criée: ventes côtières
Du Lundi au vendredi, les chalutiers du Guil’ débarquent leur pêche. Que deviennent ensuite ces poissons et crustacés une fois disparus en criée? Comment et à qui sont-ils vendus?
C’est également l’occasion de découvrir certaines espèces de poisson comme vous ne les avez jamais vu parce qu’effrayantes!
La criée du Guilvinec est le plus grand espace de vente de poisson visitable en france.Activités pour les enfants au Guilvinec | Visiter la plus grande criée de France | Vente aux enchères du poisson dans une criée
Ventes aux enchères des chalutiers hauturiers
Pour les lève tôt, rendez vous à 5h30 du matin pour assister à la vente aux enchères des chalutiers hauturiers. Ils reviennent de 14 jours de mer avec des espèces et des tonnages impressionnants, rendant cette visite unique et inoubliable.
Atelier du Goût pour les enfants
Un atelier très apprécié car il s'agit d'une vraie découverte du poisson "dans tous les sens". Cet atelier permet de mettre à jour les fausses idées que l'enfant peut avoir sur le poisson. Il découvrira les modes de vie de la langoustine, de la roussette, de la raie. En fin d'atelier, un jeu gustatif sera proposé. Un moment de découverte très convivial.Initiation à la pêche à pied dans le Finistère | C'est quoi l'estran | C'est quoi la peche hauturiere
Initiation à la Pêche à Pied/ Découverte de l'estran
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Catégorie > Finistère (29) > Loisirs > Cité de la pêche > GuilvinecPoissonnier et traiteur de la mer
La Mouette existe depuis 1963. Nous sommes un distributeur indépendant des produits de la mer. Nos poissons sont négociés dans les criées bretonnes d' Erquy, Lorient et Saint Quay Portrieux et livrés dès le lendemain dans nos magasins ou sur les marchés. Tags
Nos poissons
Nous vous proposons un choix de poissons liés à un calendrier de pêche respectueux des saisons. la pêche d'hiver n'est pas la même que celle de l'été... Dégustez nos produits au bon moment !Quel poisson mangé en hiver | Calendrier de consommation du poisson | Pêche et saison de consommation du poisson
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Catégorie > Ille-et-Vilaine (35) > Alimentation > Produits de la mer > Poissonnier et traiteur > RennesVente de bateaux, location ou permis : Bleu Rivage à la Trinité sur Mer
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