Rando dans le Finistère


Randonnée sur une des îles du Ponant : l’Ile de Batz

5 bonnes raisons pour aller à l'île de Batz !

Se dépayser
Pouvoir la parcourir en une journée
S'y rendre presque toute l'année (fin mars à la Toussaint)
Pour admirer des fleurs
Et enfin avec un peu de chance, saluer un phoque !
Ouest de l'ile de Batz


L’île de Batz est à 15 minutes du continent, bien protégée par des courants et des récifs qui sont des épreuves pour les bons marins ! Vous verrez à marée basse...

Il y a des bateaux hors saison plusieurs fois par jour et en saison toutes les 30 minutes. Donc on peut y arriver à toute heure, sans se presser...

Horaires hors saison


Le tour de Batz doit faire une quinzaine de kilomètres – l’île mesure un peu plus de 3 kms de long sur 1,5 de large à marée haute. Parce qu'à marée basse... la rando est plus longue...

Batz à marée basse


Le paysage est très différent entre le côté continent, le côté océan, l’est ou l’ouest de l'île. Vous avez le choix entre des rochers, des dunes, des galets ou des plages paradisiaques de sable extrêmement fin presque blanc…
C'est pas tout, selon la hauteur de la mer, le paysage varie encore …
Et malgré tout, l'’île n'est pas que tourisme… Avec ses presque 600 habitants, elle vit aussi de l’agriculture… A donc une vraie vie...

Pour aller au jardin, passez par ce petit chemin


Des fleurs poussent partout : fleurs des champs (oeillets sauvages, ajoncs, coquelicots, camomilles...)

Camomilles et chardons


ou fleurs de dunes (panicauts, ponpons...)… ou fleurs de jardins (hortensias, géraniums...) ou même des fleurs exotiques puisque à la fin du siècle dernier Georges Delaselle y a installé un jardin « colonial ». Son fondateur y a fait pousser des plantes tropicales (le climat est très doux à Batz)… Après la décolonisation, le jardin a pris le nom de son fondateur.


Le parc a été abandonné pendant plusieurs années mais depuis 1986, il a été remis en état, accueille plantes et arbres tropicaux à la pointe ouest. Et que du coup il y a des thuyas, des eucalyptus, des dracénas (palmiers de Nouvelle Zélande), des agaves (cactus du Mexique servant à faire le Mezcal) et des échiums,

Echiums


des agapanthes dans tous les recoins de l'île.

Si vous poussez vers la face océanique, vous découvrirez des plages de sable blanc… des oiseaux qu’on dérange et même parfois – avec un peu de chance – des phoques

Phoque à Batz côté océan


Plus loin encore, on arrive à l’extrême ouest et là c’est un chaos de pierres qui nous attend : Toul ar Sarpant, le trou au serpent ou au dragon plutôt.

Le trou du serpent


Et ce côté là abrite aussi un marais avec sa faune et sa flore.

La dernière facette de l’île, c’est le côté abrité, qui fait face à Roscoff. Là, c’est le réconfort après la balade : resto, bars, le port, la ville quoi…

Le port et le phare de l'île


On peut visiter l'île presque toute l'année... Y a le Gulf Stream qui adoucit les températures l'hiver...
A vos vélos, vtt, trottinettes et autres ...



Lisez cet article en anglais : Hiking on a french island : Batz (Brittany, France)

Pourquoi ne pas lire aussi :


Salon de la randonnée en Bretagne

Il en existe déjà un à Paris (peut être même ailleurs) qui a lieu au printemps Porte de Versailles. Mais ça fait un peu loin... même à vélo !

Alors il y a son cousin breton : ce salon de la randonnée et de la nature, premier du genre en Bretagne.
C'est à Saint Herblon, une commune à une petite dizaine de kilomètres au sud de Rennes, que la manifestation aura lieu sur 3 jours (12 au 14 mars).
Les organisateurs ont déjà une longue expérience de l'événementiel puisqu'ils sont à l'origine du festival du film Voyage Aventure (qui a lieu depuis 1998 à Chartres). Ils avaient envie de se frotter à une autre expérience...c'est fait !

La couleur fétiche de la manifestation est le vert : randonneurs et amateurs de deux roues, d'équidés ou de kayak sont les bienvenus, ils seront accueillis par des pro du tourisme vert...
Comme la Bretagne ne manque pas de chemins et de voies de promenades : on vous expliquera tout sur le chemin des douaniers ou le Tro Breizh... mais si ce sont les rando à vélos ou les balades à cheval qui vous tentent, des pro seront aussi là pour vous renseigner. Si vous avez envie de nouveautés et d'en savoir plus sur des activités moins connues comme la randonnée en kayak, la marche nordique, le ski-roues (le ski quoi ?), les balades accompagnées par des ânes ou le vélo couché… Vous êtes sur le bon chemin...

Bref, le rassemblement de Saint Herblon intéressera tous les amateurs de sports ou de loisirs... pratiqués en plein air : en matériel, en conseils, en services....
Des conférences auront lieu pendant ce long week-end autour de thèmes variés : les bienfaits de la marche sur la santé, Compostelle, les chemins côtiers, les randonnées à cheval ou avec des ânes... Le programme détaillé du festival ainsi que les horaires sont sur leur site.

Le salon a d'autres objectifs : il aborde aussi le thème du handicap en expliquant que, grâce à des matériels adaptés à chaque handicap, ... physique ou mental, ces activités sont possibles et toute personne peut profiter des bienfaits de la nature. Des randonneurs valides donnent du temps au sein d’associations ou de clubs, pour ... découvrir le plaisir de randonner. 
Le salon veut vous faire bouger et sensibiliser ses visiteurs à la protection et au respect de la nature, au tourisme vert... En sortant, vous pouvez tout de suite vous y mettre en allant visiter les manoirs du XVIè et XVIIè siècle ou le château néogothique du XIXè... de Saint Herblon.

Exposition à l’espace culturel de Landivisiau (Finistère, Bretagne) : Monts d’Arrée regards croisés.

C’est Cécile qui me propose cette visite à l’espace culturel de Landivisiau en mars (du 6 mars au 12 avril 2009) : quatre regards croisés d’artistes sur le paysage des Monts d’Arrée.

Rodolphe Le Corre, Gilles Blazy, Daniel Kay et Alain le Beuze, quatre artistes bretons (les uns se servant des mots et l’autre de la matière) vous présentent leurs oeuvres.

Commençons par Rodolphe Le Corre. Ce plasticien breton, né à Lorient, nous donne à voir ses huiles sur toiles.
Mon travail part très souvent d'une observation du quotidien. [...] La peinture à l’huile me convient particulièrement car la lenteur de son séchage me permet de retravailler la matière… Les paysages de Bretagne et de Suisse sont pour moi autant de prétextes à la peinture.




Gilles Plazy a plusieurs cordes à son arc : il écrit (du roman, aux poèmes, aux biographies ou livres d’art, j'en oublie, déjà une quarantaine d'ouvrages...), il peint (entre abstraction libre et abstraction géométrique, je le cite) et photographie (de l’argentique au numérique en passant par les collages… dit-il ). Tout cela entre Paris et le Finistère. Il explique sa poésie :
Après avoir longtemps tâtonné et m'être copieusement nourri du surréalisme, je me sens depuis quelques années engagé dans une aventure poétique qui est celle d’une rêverie se tenant solidement au réel, adossé à la pierre et prenant le vent du large.
L’expo propose des extraits de son recueil L'amande intérieure, paru en 2008.

Daniel Kay, lui, est de Morlaix. Il enseigne à Tréguier, écrit et anime des émissions de radio… Voici un extrait de ce qu'il écrit sur Georges Perros, l’écrivain de Douarnenez :

Il écrivait dans les trous, les flaques,
il aimait coudre et découdre.
L’ardoise qu’il laissa en partant
fut magique ; en attendant sa craie
continue à distraire l’éternelle gosserie qui s’ébroue
insoucieuse dans la blanche écume


Alain le Beuze est originaire de Quimperlé. Enseignant à Brest, il écrit aussi dans des revues artistiques. Il aime associé ses mots à d'autres artistes plasticiens.

L’entrée est libre de 14h à 17h30 les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.

Le jour du vernissage (vendredi 6 mars à 18h), venez rencontrer les artistes !!!

Pour les manifestations autour de l’exposition (conférences sur la poésie, visites guidées ou pour les jeunes publics), allez voir le site de l’espace culturel de Landivisiau.

Dites bonjour de ma part à Cécile. Et revenez faire un commentaire sur l'expo !!!

Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Marchés de Noël en Bretagne : Côtes d'Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan et Loire Atlantique

Noël en Bretagne ! Pourquoi pas... Le froid n'est pas trop féroce et on peut profiter des lieux sans bousculade... Quoique... Si vous vous rendez sur les marchés de Noël, il y a de l'animation, des odeurs, de la musique...

Même si ce n’est pas quelque chose de traditionnellement breton, les marchés de Noël se multiplient aujourd’hui partout en Bretagne… et pourtant à l’origine… ce n’est guère de chez nous.

C’est dans les pays germanophones (Allemagne actuelle, Autriche et en Alsace), au Moyen Age, au XIVè siècle que tout a commencé… en l'honneur de Saint Nicolas… l’équivalent de notre Père Noël.

Et c’est dans les années 90, que l’idée se propage et que ce marché devient commun en Europe. Et ailleurs... Des Allemands qui ont émigré au Nouveau Monde commencent à le diffuser en Amérique.

A l’origine ce marché célébrait l’enfant Christ et commençait juste quelques jours avant Noël. Aujourd’hui il dure de quelques jours à presque tout le mois de décembre, selon les capacités de chaque commune. Par contre, il cesse le jour de Noël et ce jusqu'au mois de décembre de l'année suivante. Ces marchés se situent sur une place ou occupent quelques rues piétonnières et rassemblent artisans, commerçants, gastronomie… et animations diverses.

Des stands en plein air proposent de tout… Cela permet de faire une pause dans les achats de Noël, de déguster le vin chaud qu'on trouve sur tous les marchés de Noël ou manger des choses bien riches qui vous réchauffent en ces temps froids… C'est aussi l'occasion d'acheter un énième cadeau, mais un cadeau plus original, du fait main par un artisan local ou plus lointain... ou encore découvrir des spécialités d'autres régions françaises. Et puis vous profiterez des animations de Noël proposées souvent pour les enfants. Ou du Père Noël qui s'est perdu dans le coin...

Dans notre région, la Bretagne, il y a de nombreux marchés de Noël : à Rennes par exemple, il y en a deux, un appelé marché de Noël sur la Place du Parlement où vous pouvez vous restaurer, vous réchauffer avec un bon vin à la cannelle et des spécialités alsaciennes, un autre qui ne s'appelle pas marché de Noël mais marché de la création -on aime jouer avec les mots chez nous- Place Hoche qui est un rassemblement d’artisans d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas quel nom donné au troisième au Colombier.

Chaque département et surtout chaque ville organise son marché… ses jours d'ouverture, ses animations. D'où la difficulté, si vous êtes exposant de vous y retrouver… surtout que l'information n'est pas vraiment centralisée.

Voici, malgré tout, quelques liens qui pourront vous aider : surtout que si le Comité Régional du Tourisme de Bretagne centralise bien l’info, leurs équivalents départementaux ne sont pas aussi efficaces.
Le site départemental des Côtes d’Armor ne propose rien, tentez celui-là.

Le comité départemental d’Ille et Vilaine, la Haute Bretagne distille (c’est bien le terme) frais et vieilles infos. A vous de vous y retrouver.

Dans le Finistère, ça marche. Le département est très actif au niveau touristique (il propose plein de visites originales, de lieux de productions ou d’entreprises, chose qui existe à peine dans les autres départements, alors que ces activités marchent très bien dans le 29).

Pour le Morbihan, c’est pas top pour le CDT 56 (Comité Départemental du Morbihan). Tentez aussi celui-là.

Reste la Loire Atlantique, qui est aussi à la traine.

Bon courage. Et bon marché de Noël.

Lisez cet article en anglais : Christmas markets in France (Brittany : cotes d'armor, finistèren, Ille et Vilaine and Morbihan)

Bande dessinée en Bretagne : l'épervier de Patrice Pellerin

Vous passez vos vacances en Bretagne. Dans certains lieux d'hébergement, on vous propose des livres et notamment des bandes dessinées se passant dans votre lieu de villégiature. Relaxez-vous et détendez-vous en lisant une bonne BD dessinée par un Brestois et se passant dans le Finistère...

L'intégrale de Pellerin


L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.

Le corsaire du roi


L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.

L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!

Dessins de Pellerin


Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...

Couverture de l'épervier


Bonne lecture.

Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...

Mémoires d'un paysan bas breton : le journal de Jean Marie Déguignet

Pour qui veut connaitre la Bretagne du XIXè siècle, ses mentalités, ses habitudes, la lecture de ce livre Mémoires d'un paysan bas-breton de Jean Marie Déguignet (1834-1905) apporte de nombreuses informations.



Cet homme d'origine très modeste est un autodidacte avec un parcours et un destin très particulier pour l'époque. Son journal est reproduit presque en intégralité de sa naissance à presque sa mort. Il y raconte tout : comment bretonnant, il appris à parler et à écrire français, ses lectures, les différents pays qu'il a pu visiter quand il était soldat (Malte, Jérusalem, Italie ou Mexique), son retour en Bretagne, près de Quimper et sa nouvelle vie de paysan... où sa curiosité intellectuelle lui permet de s'essayer à des nouveautés agricoles et de critiquer ses voisins. De prendre de la distance avec les croyances et les superstitions de l'époque. La fin est un peu triste car il part dans des délires où visiblement il a perdu la tête.

On peut presque parler d'autobiographie d'un homme conscient de sa singularité :
"J'ai lu ... beaucoup de vies ... d'hommes qui ont joué en ce monde des rôles importants, mais jamais... je n'ai lu de mémoires... de pauvres artisans, d'ouvriers, d'hommes de peine... Je sais qu'[ils] sont dans l'impossibilité d'écrire leur vie, n'ayant ni l'instruction ni le temps nécessaires. Quoique appartenant à cette classe, au sein de laquelle j'ai passé toute ma vie, je vais essayer d'écrire, sinon avec talent, du moins avec sincérité et franchise ... comment j'ai vécu, pensé et réfléchi dans ce milieu misérable, comment j'y ai engagé et soutenu la terrible lutte pour l'existence."
Bref, cet homme original du siècle dernier n'appartenait pas à son siècle... C'est un témoignage avec un regard très moderne tant sur les moeurs des Bretons du XIXè siècle que sur la vie quotidienne dans le Finistère. De la littérature bretonne avant l'heure !!!

La galette saucisse, une spécialité bretonne à Rennes au marché des Lices le samedi matin

J’aime la galette saucisse, savez vous comment ? Quand elle est bien faite avec du sarrasin dedans.

Les Bretons et leurs galettes ! C’est tout un programme. La galette, oui mais laquelle ? Au froment ou au blé noir ? Sucrée ou salée ?

Les crêpes et les galettes ne sont pas les mêmes en Bretagne selon l’endroit où on se trouve. A l’Ouest, dans le Finistère elles sont au froment, (au blé quoi !) et on utilise la même pâte selon qu’on la mange sucrée ou salée. Et elles sont extrêmement fines.

En avançant vers l’est, elles changent de texture et de composition. En Haute Bretagne, autour de Rennes, on la mange au blé noir, à la farine de sarrasin pour la galette salée et au froment pour le sucré. Mais quelle est cette spécialité de Haute Bretagne qu’est la galette saucisse. On ne la trouve effectivement aujourd’hui qu’aux environs de Rennes. La galette saucisse est une saucisse entourée de galette de blé noir. On la déguste nature, entourée d’une double galette, à la moutarde, au fromage râpé fondu …

galettes sur bilig


Toute kermesse reconnue, tout festival qui se respecte, toute manifestation sportive réussie a son stand de galette saucisse.

On la trouve évidemment aussi sur les marchés, et notamment le plus connu celui des Lices le samedi matin à Rennes. Les Rennais peuvent faire la queue pendant une demie heure – l’heure de pointe se situant autour de midi - pour manger leur galette sauc’.

Une bonne galette sauc’ se compose d’une bonne saucisse légèrement grillée et d’une bonne galette tiède, souple, un peu épaisse, à la consistance aérée.

Galette saucisse nature ou moutarde


Vous pouvez aussi manger la classique « complète » jambon, œuf, fromage, avec du beurre, et une petite crêpe de … froment pour le dessert : une beurre sucre évidemment !!!

Lire cet article en anglais :Breton pancakes made of buckwheat, a breton speciality

Un annuaire sur la Bretagne

Ca fait maintenant plus d'une bonne année que je poste régulièrement sur mon blog d'actualités, de loisirs et de tourisme en Bretagne. Un an que j'évoque des sujets divers mais toujours en lien avec notre région bretonne.

Et du coup, vous êtes nombreux à me visiter et à me demander moults renseignements sur ce coin que j'affectionne. Les messages que je reçois sont très variés : entre la crêperie à conseiller et l'expo à visiter ou les loueurs de bateaux sur le canal... tout y passe... Et que vous soyez d'ici ou que vous vouliez visiter la région, les demandes ne sont pas les mêmes !

Alors, l'idée d'un annuaire a peu à peu fait son chemin... pour pouvoir mieux répondre à vos attentes.

Ca sert à quoi un annuaire ?

A répondre de façon spécifique à vos questions. C'est un peu comme des pages jaunes régionales mais ciblées sur la Bretagne, avec des catégories très diverses mais qui peuvent répondre à vos quêtes d'infos spécifiques et spécialisées sur la Bretagne, ce qui vous intéresse localement : cela peut aller du festival d'une commune du Finistère à un stage de scrapbooking dans le Morbihan, à un producteur de lait d'Ille et Vilaine ou un gite des Côtes d'Armor.

Vous trouverez de nombreuses informations plus rapidement puisque ce sont uniquement des sites situés dans la région, des sites d'entreprises, des institutionnels ou des associations, des sites de loisirs ou d'activités, des blogs de Bretons ou ciblés sur la Bretagne...

L'annuaire permet de regrouper tout ce qui vous intéresse ou presque... localement. Il centralise des informations régionales, des idées de lieux à découvrir, des coins qui vous passionnent, des événements à ne pas manquer, des festivals que vous avez aimé ou enfin le site que vous adorez... Bref, cela vous fait gagner du temps dans des recherches qui sont bien ciblées plutôt que de vous perdre dans le web !

Pour ceux qui veulent inscrire leur site dans l'annuaire :

Les classements sont proposés par département. 4 pour l'instant. Chacun se décline ensuite en rubriques générales et en sous, sous catégories.
Choisissez la catégorie qui vous correspond le mieux et cliquez sur le lien "soumettre un site" dans la barre de navigation (vous pourrez suggérer une catégorie plus adéquate lors de votre inscription).

C'est gratuit et cela vous permet de laisser vos coordonnées : site et adresse sur un annuaire qui cible la Bretagne.

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Les 11 dolmens de Barnenez : un tumulus du Finistère (Bretagne)

Besoin d'une visite guidée à Barnenez ? Faisons le point ensemble :

- Barnenez est une construction qui date du néolithique ?
- Obélix s'en est servi comme carrière de pierres ?
- Il y avait plusieurs cairns sur le site actuel ?
- Le tumulus fait plus de 100 mètres de long ?
- C'est l'ancêtre de la voute en pierre ?
- Barnenez est la tombe d'une femme préhistorique ?
Vous voulez les réponses ?

Le cairn de Barnenez est sur un des bouts du monde de la Bretagne, une presqu’île du Finistère, à Plouezoc'h… Ce Parthénon de la préhistoire (comme l'a appelé Malraux) revient de loin, de très loin même… puisqu’il a failli être arasé en 1954. On n'en admire plus qu'un unique exemplaire aujourd'hui parce que cette énorme construction néolithique de plus de 72 mètres de long n’était pas seule, mais accompagné d’un autre monument.

Qui a disparu. Il a servi de carrière de pierres et celui que l'on peut encore voir aujourd’hui, devait subir le même sort quand, in extremis, les représentants de la culture de l’époque (le ministère de la culture n’existe pas) l’ont protégé et sauvé du démantèlement.

Cairn de profil


Pourtant la butte est signalée dès le XVIIIè siècle sur les cartes et bientôt sur les guides mais on ne devine pas encore l’importance du site

En 1807 le tumulus est cité dans le cadastre napoléonien, puis en 1850 lors d'une réunion scientifique par le maire de la commune de Plouezoc'h. Ces signalements ne suffiront pas à protéger le monument, qui sera la proie d'un entrepreneur au cours du XXe siècle. Se servant d'un premier cairn comme de carrière de pierre, il sera stoppé de justesse en 1955 par les autorités au moment de se servir du second. À ce moment, et en urgence, le cairn restant sera classé à la demande de Pierre-Roland Giot (Directeur des antiquités historiques de Bretagne). Ce sera aussi le déclenchement des premières fouilles sur le site.


En arrivant le site, on découvre l'importance du tumulus (structure qui recouvre une tombe).

Le grand cairn (amoncellement de pierres) est constitué de deux parties d’époques différentes et abrite 11 chambres funéraires (dolmens à couloir) donnant toutes sur le côté sud est.



Construit entre 5000 et 4000 ans avant JC, avec quelques siècles de différences entre l’édification du premier et du second cairn, il a été fréquenté pendant plusieurs dizaines de siècles, même après le Néolithique : certains objets retrouvés dateraient du Moyen Age.

Le premier cairn (le plus vieux et le plus proche de l’entrée) est constitué des pierres affleurant autour du site : 2000 mètres cubes soit quelque 4000 tonnes de matériaux. .. On a pu estimer que les rassembler à la main nécessiterait 10 000 à 12 000 journées de travail (… une dizaine d’ouvriers durant 3 ou 4 ans). Subvenir à la nourriture d’une telle équipe –ou de son équivalent à temps partiel travaillant, par exemple, en morte saison agricole – devait malgré tout rester à la portée d’un groupe de quelques centaines de personnes… (*)

Tumulus de Barnenez


L’ensemble du cairn est constitué d’un amoncellement de pierres sèches (pierres qui sont empilées les unes sur les autres sans mortier) jusqu’à une hauteur de plus de 8 mètres

Le second cairn (qui est collé au premier, mais il faut être un spécialiste pour trouver le début ou la fin du premier ou du second !) est encore plus monumental : deux fois plus important en volume (*). Et les pierres utilisées ont été transportées de sites alentour (1 km de distance). On estime le travail nécessaire 4 à 5 fois supérieur (*).

A ces pierres sont associées, pour certains éléments de la structure, des dalles de plusieurs dizaines de tonnes qu’il fallait transporter aussi jusqu’en haut de la colline…

C’est sur ce deuxième cairn que l’on peut découvrir les chambres funéraires du monument. Au bout du tumulus, un trou (le début de la fameuse carrière) permet de découvrir les constructions de l’intérieur. Quel outil pédagogique! Surtout que chacune des chambres "ouvertes" a sa spécificité :

L’une d’elles est une salle mégalithique (*) (en pierres) : des dalles de pierres de plusieurs tonnes constituent les murs et le toit.



Une autre est une chambre avec, en coupe, une fausse coupole :

Fausse coupole


c'est une voute constituée d’un empilement de pierres où chacune d’entre elles est décalée jusqu’à la fermeture de la voute, le tout maintenu et caché par la structure.

Une autre mélange les deux architectures : dalles de pierres et coupole.

Dalles de pierre de Barnenez


Peu de dalles sont utilisées : peut être parce que les dalles étaient difficiles à transporter… ou encore qu’elles étaient rares ou encore parce qu’avec l’expérience, les bâtisseurs du néolithique s’étaient rendu compte qu’elles se brisaient sous le poids du tumulus. Certaines dalles de plusieurs tonnes sont "fendues" dans le cairn. Cette salle était fermée mais il y avait un " hublot" qui permettait peut être d’apporter des offrandes dans la chambre.

Toutes ces chambres étaient des tombes, individuelles (hommes ou femmes importants nous a expliqué le guide) ou collectives, auxquelles on accédait par un couloir... (un passage symbolique entre deux mondes…).

Couloir d'une des chambres


Cette incroyable structure en pierre, ce mausolée néolithique (*), est construit dans une presqu’île, sur une hauteur naturelle…

Le paysage à l'époque était différent et même si le niveau de la mer à l’époque était plus bas, le lieu n’a pas été choisi au hasard.

Vue sur la baie de Plouezoc'h


Les architectes préhistoriques cherchaient sûrement à admirer la mer... ou à être vu de loin... et à dominer leur espace.

Baie de Morlaix


Il reste encore bien des choses à découvrir … Allez y pendant les vacances, passez un petit week end dans le Finistère et surtout profitez des 3 visites guidées par jour pour tout apprendre sur ce lieu insolite, sur les recherches de l'archéologie en Bretagne . Et sur l'architecture de la préhistoire...





Sources : * Le grand cairn de Barnenez, Mausolée néolithique de Charles Tanguy Le Roux et Yannick Lecerf

Lire cet article en anglais : Neolithic tourism in Brittany (France) : 11 passage graves in the cairn of Barnenez

Le chevalier Du Guesclin et la guerre : épisode de la tour du Grand Fougeray

Il était une fois... il était une fois... une guerre... une guerre de succession entre les membres d'une même famille...pour une couronne ducale... et cela il y a quelques temps... au Moyen Age, au XIVè siècle...

Le duc breton d'alors (Jean III pour ne pas le nommer) meurt sans avoir choisi de successeur... Du coup, les prétendants au trône sont au nombre de deux : le mari de sa fille (Charles de Blois, un neveu du roi de France) ou son frère cadet (Jean de Montfort) soutenu par les Anglais...

Pour départager nos héros, nos rivaux plutôt, il faudra plus de 20 ans... 2 bonnes décennies de batailles entre Bretons... mais aussi entre Français et Anglais. Cette guerre de succession (1341-1364) se passe pendant la Guerre de Cent Ans (c'est la guerre qui oppose les Français aux Anglais, et qui se termine par la mort de Jeanne d'Arc). La Bretagne devient aussi la terre des affrontements franco-anglais...



Bref, de nombreuses aventures vont ponctuer cette période de luttes bretonnes... et cette tour correspond à un épisode de cette histoire : son protagoniste principal est une star du Moyen Age : le seigneur Du Guesclin.

Qui est Du Guesclin ?
Un Breton né à Broons en 1380 ... Il a pris une part active à l'affrontement franco-anglais, cette guerre de Cent Ans qui dure... (1337-1453).
Il a livré moult batailles et été prisonnier bien des fois... Ce Breton, connu pour être le contemporain de Jeanne d'Arc mais mal aimé en Bretagne car soutenant le camp français... (il est même enterré à Saint Denis à Paris)
C'est peut être pour cela que la légende le dit petit et pas très beau, cupide, prétentieux... mais courageux, il l'était.
Duguesclin, non, Du Guesclin veut reprendre le château que les Anglais ont conquis... Le bâtiment que l'on voit aujourd'hui est le reste d'une forteresse du XIIè siècle situé dans le village du Grand Fougeray. Ce village est aux Marches de la Bretagne, cette zone frontière entre la France et la Bretagne, terre de bien des batailles...

L'édifice est donc aux mains des Anglais... En 1354 le chevalier Du Guesclin va la reconquérir par une bonne ruse. Avec quelques soldats, ayant appris qu'une livraison de fagots était prévue, ils se déguisent en bucherons et entrent ainsi dans la bâtisse... Un épisode breton du cheval de Troie...Les Anglais sont possédés et perdent leur conquête....
Vous comprenez maintenant pourquoi le connétable Du Guesclin a donné son nom à ce donjon...où il a joué un tour pendable aux ennemis héréditaires de l'époque... nos amis les Anglais...

Le chateau sera rasé au XVIIIè siècle, seul le donjon sera épargné... Il a été classé monument historique en 1913.

La tour du Grand Fougeray abrite aujourd'hui un restaurant et est entouré d'un grand parc de plusieurs hectares. Et rappelle un épisode de la petite histoire bretonne... Pour les amateurs de vélo, une rando est proposée reliant plusieurs villages du coin... Vive le tourisme vert !

Lire cet article en anglais : Episode of the Hundred Years War with the knight Du Guesclin

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