Recette de dorade au sel de Guérande


Recette de poisson au gros sel au four

Recette facile à faire, 20 à 30 minutes de cuisson.

Ingrédients

Un poisson entier à peau épaisse (type bar ou loup de mer, dorade, saumon…)
Du gros sel
Un filet d’huile d’olive

Préchauffez votre four (T 240/ 8). Dans un plat pour le four, déposez votre poisson en entier. Ajouter un filet d’huile d’olive et jetez une poignée généreuse de gros sel. Enfournez le poisson et laissez cuire selon la taille de la bête. (20 à 30 minutes).

Une fois cuit, la peau se détache toute seule. Le poisson est salé à souhait. C'est pas mal avec des pommes de terre nouvelles.

Bon appétit.

Lisez cet article en anglais : Recipe of salt fish in oven

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les marais salants (salines) de Guérande

La région autour de Guérande (gué=gwen : blanc en breton et rann=rande pays) est connue, depuis la nuit des temps, pour le sel. Pendant très longtemps, le sel a été le moyen de conservation des aliments.

Les marais salants sur la presqu'île de Guérande

- Depuis quand ?
- Où ?
- Comment ça marche ?
- Processus naturel ?
- Pourquoi y-a-t-il des couleurs dans les marais ?
- La récolte
- Fleur de sel et gros sel
- Visiter les marais salants
Depuis quand ?

Bien avant la construction des marais salants, ..., une autre technique de production de sel marin existait depuis l'âge de Fer.
Cette technique consistait à récolter du sable ou de l'argile salé durant l'été et à opérer un lessivage pour extraire une saumure* très concentrée. Cette dernière était ensuite versée dans des récipients en terre et chauffée dans des fourneaux d'argile jusqu'à cristallisation du sel.
La technique ignigène (c'est-à-dire par le feu) était répandue sur toute la côte armoricaine, elle a engendré une déforestation.

La technique actuelle d'exploitation des marais salants est antérieure au 9è siècle. La création des salines s'est étendue sur plusieurs siècles. Vers l'an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle.
Entre 1560 et 1660, grâce au développement du commerce maritime, 2500 œillets ** seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19e siècle face à la concurrence du sel de mine, à la baisse de consommation du sel alimentaire comme produit de conservation et à l'amélioration des transports par voie terrestre.
*mélange d'eau et de sel
**bassin réservoir

Le sel de Guérande circulait dans toute la Bretagne, sans impôt. Jusqu'à ce que Napoléon ne le taxe et c'est le début du déclin des salines. L’activité dégringole… Dans les années 70, les salines sont à l’abandon. Et le réfrigérateur trône dans les cuisines...

Mais peu à peu, avec énergie et enthousiasme, le sel va renaître. Après les années 80 : une formation professionnelle redynamise l’activité, une coopérative permet aux producteurs de se regrouper et bientôt de promouvoir la qualité avec un label rouge. 250 sauniers travaillent aujourd’hui sur les marais salants.

Les paludiers et leurs rables (rateau)


Où ?

Jusqu'à peu, toute la région limitrophe des marais exploitait les salines. Mais, Le Pouliguen et La Baule ont préfèré au sel, la pierre… Les terrains ont été construits. Il en reste encore 2000 hectares (autour du Traict du Croisic, pour la plus grande partie et une autre de 350 hectares autour d'Assérac, Mesquer et Saint-Molf).

Comment ça marche ?

La saliculture est une activité pleine de mots savants… mais le principe est simple.
Des étiers (canal qui alimente les réservoirs) amènent l’eau de mer dans les bassins des marais salants. L’eau est acheminée dans plusieurs retenues d’eau : des vasières pour commencer où elle va décanter -je vous passe les différentes étapes- pour finir dans la dernière,l'œillet (bassin de 7 mètres sur 10), qui correspond à son dernier voyage.
Là, il ne reste que plus quelques centimètres d’eau. L’évaporation continue, accélérée par le paludier qui attire le sel sur une partie de l’oeillet. C’est là que le sel se cristallise, que se récoltent la fleur de sel et le gros sel.

Processus naturel ?

Oui, c’est le soleil, le vent et quand même ! le savoir faire du paludier ! qui permet la récolte du sel.

Statue d'une paludière devant le musée des marais salants de Batz sur Mer


C'est même un produit 100% naturel issu d'un site classé ! explique Ronan Loison, directeur de Terre de Sel. Contrairement aux sels raffinés, notamment du Midi, le sel de Guérande ne subit aucun lavage, aucun traitement chimique ou adjonction. Après récolte, il est juste tamisé, broyé et conditionné.

Pourquoi y a-t-il des couleurs dans les marais ?

Vous verrez des micro organismes rouges, des algues qui s'installent dans l'eau de mer.

eau de mer qui deviendra du sel


La récolte ?

La récolte (12000 t de sel par an) a lieu de juin à septembre. Ce sont des greniers à sel d'hier

Greniers à sel d'hier à Batz sur Mer


et d'aujourd'hui...

Greniers à sel nouvelle génération


Le reste du temps, il faut entretenir les salines...

Fleur de sel et gros sel

Le gros sel, c’est le très gros de la récolte. S’il est gris, c’est qu’il contient encore un brin de fond terreux. Le nec plus ultra des cuisiniers, la fleur de sel. Ces quelques kilo sont récoltés et recueillis à part. Un œillet produit autour de 12000 kg de sel gris et 80 kg de nec plus ultra !

Oeillets et bossis (muret entre les oeillets)


Visiter les marais salants ?

Oui. D’abord parce que c’est un patrimoine exceptionnel (classés depuis 1996). Ensuite c’est vraiment joli (c’est mièvre de le dire mais c’est vrai). Aussi parce qu’on y voit une faune et une flore particulière. Enfin pour mieux comprendre le fonctionnement des salines.

Dans le village de Saillé, ancien village paludier, la maison des paludiers propose un visite de l’écomusée.
A Batz sur Mer, il y a aussi un musée des marais salants.
A Guérande, Terre de Sel, la coopérative, propose des visites guidées dans les marais. Et, on peut faire des visites en calèche. C'est très sympa.

Visite en calèche des marais salants


Lisez cet article en anglais : Tourism on salt marshes at Guérande in Brittany, France

Balade au Pouliguen et dans la presqu'île de Guérande

La Côte d'Amour a plusieurs facettes. Côté pile, c'est La Baule la mondaine et côté face, c'est le sportif au Pouliguen... Comme la grande famille de sportifs qui est originaire de cette petite ville. (Au gré des majuscules, retrouvez leurs noms).

Port de la Baule et du Pouliguen


Le Pouliguen est au bout de la baie de La Baule, une petite station familiale où il fait bon se balader… à pied sur le sentier des douaniers ou à vélo sur les pistes cyclables (location de bicyclettes classiques, de vélos fun -petite roue à l'avant et grande à l'arrière- ou de scooters toute l’année et même de quad et de karts) ou encore en petit train.

En partant de La Baule, en longeant l'esplanade, vous arrivez au port commun aux deux villes et une fois de l'autre côté, vous pouvez longer toute la presqu’île, par l'océan, jusqu’à Batz et revenir par l’intérieur. Vous découvrirez ainsi la côte sauvage qui Borde l’Océan et au retour, les villas de l’intérieur de la presqu’île.

Située sur une des pointes de la pResqu’île de Guérande, cette station familiale est aussi le point de départ d’excursion en mer ou dans les terres, vers les marais salants de Guérande. Le PoUliguen –petite baie blanche en breton– était un hameau de Batz-sur-Mer jusqu’en 1854.

Le PouligUen est séparé de La Baule par un étier (bras de mer qui alimente les marais salants en eau) qu’il suffit de longer par accéder à la pointe de Penchateau, début de la balade sur la côte sauvage (appelée ici Grande côte). Le bout de ce canal sert aussi de pOrt et de sortie vers l'océan.
Sur cette pointe, des fouilles ont révélé les vestiges des remparts d'un oppidum (ville fortifiée gallo-romaine),qui datent de 450 avant JC. Se trouve aussi la chapelle gothique Sainte Anne du XVè siècle. Et l'impressionnante baie de la Baule (8 kms de plage !).

Pointe de Penchateau au Pouliguen


Des documents de la fin du Moyen Age (XVè) attestent de La prospérité du port du Pouliguen, grâce au commerce du sel et à son exportation vers l’Espagne et le Nord de l’Europe. Ce sont les marais salants de la presqu'île de Guérande qui faisaient travailler toute la régiOn.

Marais salants du Pouliguen


Des pécheurs au loIn (avec leurs armateurs) comme du Coin vivent de la mer. La presqu’île, comme de nombreux ports de France fournit aussi des équipages pour la Marine Royale. Et des pirates.

Mais comme pour les autres villes de la baie, quand le commerce du sel décline au XIXè siècle (c'est la faute à ... Napoléon qui crée un nouvel impôt sur le sel), il faut chercher une solution… On pense au chemin de fer. Arrivé en 1879, le train redynamise la ville mais pas son activité salicole. Ce sont les bienfaits de la mer sur les hommes qui intéressent les touristes, les baigneurs se pressent et c’est le début de la station climatique du Pouliguen.

Le coté baulois de l’étier (plage Benoit) eSt construit en 1880 et une liaison en bateau relie le quarTier au Pouliguen. A la fin du XIXè existe
un pont de 4 arches en pierres avec arche tournante en fer. Existe encore à l’époque une belle minoterie *, des raffineries de sel et une fabrique de conserves de sardines
(*établissement qui transforme les grains en farine)
(Guide de Paul Joanne, France BRETAGNE 1884).

Le tourisme avec ces hEbergements et ses restaurants va devenir l’activité princiPale de la commune et continue encore de nos jours… Ce petit port de pêcHe, de plaisance et cette ville touristique peut multiplier par 10 sa population l’été !!!

Vous pouvez vous perdre dAns cette station balnéaire ou bien, méthodiquement, loNger l’Océan où se succèdent plages de sables et falaises rocheuses jusqu’à Batz-sur-Mer. Du port du Pouliguen à Batz, comptEz 8 kms.

Côte sauvage du Pouliguen


Un petit arrêt à la célèbre grotte des Korrigans qui dit la légende vous mène à Guérande quand son lutin de gardien est absent…

Le retour Par l’intérieur vous pErmettra d'Y découvrir de belles villas. Si vous passez par le centRe, vous verrez les anciennes maisons des pêcheurs ou les résidences des armateurs. Ou bien par les marais salaNts.

Le Pouliguen est aussi le rendez vous des pécheurs à pied, amateurs de crevettes et de coquillages quand la mer s’éloigne.

Côte d'amour de la presqu'ile de Guérande


Vous avez la réponse ? Dans la série people, sous-catégorie sportif, ce sont les frères Peyron , les trois (Bruno, LoicK et Stéphane) sont nés ici. Y a pas de secret, quand on naît les pieds dans la mer, ça laisse des traces...


Remèdes et astuces avec du gros sel

Le sel de Guérande, tout comme n’importe quel gros sel, abime les mains et raye les ongles. Voici quelques conseils et recettes d'utilisation du gros sel dans la vie quotidienne...

Recette de beauté

Massage anti cellulite : massez les zones de votre corps humide avec du gros sel. Utilisez un vieux collant et mettez le gros sel dedans. Massez longuement et en profondeur. Prête pour la plage !

Pour votre santé

Remèdes contre les aphtes : faites des bains de bouche plusieurs fois dans la journée avec une cuillère à café de gros sel pour 25 cl d’eau chaude.

Compresse chaude au gros sel contre la douleur. Faire chauffer du gros sel dans une casserole. Versez dans une chaussette de tennis ou une chaussette épaisse (avec un entonnoir fait d’une bouteille coupée en deux). Nouez et posez sur la douleur (entorse) pendant 15 minutes.

Agir contre les maux de tête : versez de l’eau très chaude dans une bassine à laquelle vous ajoutez une poignée de gros sel. Plongez vos pieds et chevilles dedans. Et tentez de les garder dedans. Continuez jusqu’à ce que vous n’ayez plus de mal à rester dans la cuvette.



Bien être et relaxation

Besoin d’un bon bain relaxant ! Ajoutez une poignée de gros sel dans votre baignoire. Ca marche très bien pour les enfants.

Quelques conseils pratiques

Si vos bijoux en argent noircissent : dans un plat creux en plastique ou en verre, mettez votre argenterie sur une feuille d'aluminium, versez une poignée de gros sel et recouvrez d’eau bouillante.

Votre thé aura plus d’arôme si vous déposez un grain de gros sel au fond de la théière.

Pour que les braises du barbecue ne fument pas et qu’elles restent rouges, il suffit de jeter une poignée de gros sel dessus.

Lisez cet article en anglais : Advices, remedies and tips with cooking salt

Recette facile de blinis à la farine de châtaignes

C’est une recette très simple à faire. Et elle peut servir pour le goûter des enfants. Ou à l'apéro, les blinis tartinés d'une crème à l'avocat, de rillettes de thon ou de sardine, ou même nature, ca plait !

Ingrédients pour 8 blinis de 10 cm :

Un yaourt (qui vous sert de mesure)
Un œuf
Un pot de farine (moitié de châtaigne et moitié d'une autre…)
Un demi pot d’eau
Un sachet de levure
Une petite poêle (10 cm de diamètre)

Temps de préparation : 10 minutes et une heure de repos


Mélangez les ingrédients dans l’ordre. Faites reposer une heure.
Quand votre poêle est chaude et huilez, versez une petite louche. Quand la pâte commence « à faire des trous », retournez la. Si vous optez pour le 4 heures : vous pouvez les agrémenter de copeaux de chocolat ajoutés dans la poêle, de morceaux d’abricots secs, de raisins secs…
Pour l'apéro, laissez les nature mais tartinez-les.

Blinis aux cpeaux de chocolat


Lisez cet article en anglais : Homemade chestnuts flour blinis recipe

Recette de poisson au four sauce moutarde aux algues

Voilà une recette simple et rapide... avec de la moutarde aux algues ... bretonnes...

Ingrédients :

Filets de poisson

Pour la sauce:

- moutarde aux algues (ou simple si vous n'avez pas de moutarde bretonne sous la main !!!)
- crème fraîche (la crème allégée marche aussi mais il faut qu'elle soit épaisse)
- sel, poivre

Un four

Temps de préparation : 5 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes , four à 7

Mélanger à dose égale votre moutarde aux algues et la crème fraiche épaisse. Beurrez généreusement vos filets avec votre sauce. Salez, poivrez. C'est tout... 20 minutes au four et c'est prêt.

Lisez cet article en anglais : Recipe of fish fillets and algae mustard sauce

Recette de la confiture aux cynorrhodons d'églantier

Voilà enfin la recette avec les cynorrhodons !!! Et comme j'ai tardé, je vous propose deux recettes : celle de la confiture et celle du sirop au miel... Car tout dépend de ce qu'on veut en faire de ces vitamines C...

Mais le plus dur dans cette histoire, c'est d'éplucher le fruit. Et oui, ça se mérite le nectar de cynorrhodons !!! Surtout que je vous propose deux variantes pour les éplucher : l'une pour les paresseux (lisez le numéro 1) et l'autre (le numéro 2 ) pour les méticuleux.

Bon, tout d'abord, il vous faut...

Ingrédients pour la confiture :

- Des cynorrhodons
- Du sucre (la moitié du poids des fruits)



Le premier travail consiste à ôter les poils à gratter du fruit : pour cela deux solutions :

1 - Passer les cynorrhodons au chinois en les mouillant un peu pour récolter toute la pulpe. Mais sans mouliner trop pour ne pas se retrouver avec des poils indésirables.

2 - Ou bien les éplucher...Couper les deux extrémités et fendre le fruit en deux. Enlever les poils avec un couteau.



Quand vous avez fait ça, le plus dur est fait. Maintenant il vous reste à peser les fruits et ajouter la moitié de sucre (pour 400g de cynorrhodons, 200g de sucre) et faire cuire. Il faut obtenir un sirop épais orange...
Versez dans des pots, fermez à chaud et conservez le pot à l'envers jusqu'à dégustation.

La recette du sirop de cynorrhodons

Un "médicament maison et naturel" pour lutter contre le mal de gorge et ses inconvénients : pas d'apport chimique, de la vitamine C (je vous rappelle que le cynorrhodon en possède 20 fois plus que le citron) et du miel (car comme on le sait tous, ça adoucit la gorge !).
Faites la variante suivante avec du miel (65 de fruits pour 35 de miel). C'est un bon "médicament naturel" même si je trouve que le miel gomme la saveur du cynorrhodon.

Bon rétablissement.

Lisez cet article en anglais : Recipe for rose hips jam and rose hips syrup

Recette maison de la confiture de mûres

Les mûres, vous connaissez... Les spécialistes me diront de spécifier de quelle mûre je parle... Le fruit de la ronce ou celui du mûrier.

Le premier, la mûre sauvage, se trouve dans tous les coins un peu abandonnés, le long des murs, des haies, des fins fonds de parcelles...
Le second est un arbre qui donne des fruits comestibles, des mûres (encore!) mais qui est surtout connu pour l'élevage des vers à soie... Ces petits annélides (j'ai du vocabulaire, chers lecteurs !) se nourrissent des feuilles du mûrier pour faire leur cocon qui donnera le fil à soie. Mais j'en reparlerai quand ce sera la saison...

La confiture de mûres est facile à faire. Le plus fastidieux, c'est la cueillette... Souvent les meilleures mûres et les plus gros fruits sont un peu difficiles d'accès. Mais après l'effort, les gants, les épines et les orties, le réconfort... C'est bien connu...

Mûres mures ou murmures !


Recette

Des mûres
du sucre
Faire éclater vos mûres dans un peu d'eau (10 minutes à feu doux).
V1 - Passer les fruits au moulin à légumes pour récolter la pulpe.
V2 - Mettre vos fruits dans une étamine (tissu de lin), suspendre le "sac" et laisser égoutter dans une casserole. J'aide ensuite avec les mains. On récolte plus de pulpe mais c'est plus long et plus salissant...
Peser la pulpe. Ajouter la moitié de sucre. Pour donner une petite idée des quantités, j'avais 600g de pulpe donc 300g de sucre. Faire cuire à feu doux 1 heure à 1 heure et demie.

Pulpe de mûres en train de cuire


Mettre en pot à chaud, fermer le pot et le laisser refroidir à l'envers. Le stocker à l'envers jusqu'à dégustation.
Lisez cet article en anglais : Homemade blackberry jam recipe

Tourisme sur la Côte d’Amour : séjour à La Baule ou à Pornichet

Pourquoi venir sur la Côte d'Amour ?
- parce qu'on aime les longues plages d'une petite dizaine de kilomètres...
- qu'on est amoureux !
- ou qu'on aime le Port niché, les Pins, les Plages et les Promenades à Pornichet !
- et qu'on aimerait comprendre pourquoi il y a 3 La Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court...
Posée sur la côte atlantique, la plage de La Baule est une des plus belles plages d’Europe, dit la publicité. Elle est en tout cas drôlement longue (autour de 8 kms) et bien orientée (Sud Ouest). Elle abrite 2 autres stations balnéaires bien différentes, familiale, Pornichet et sportive, Le Pouliguen.

Baie de La Baule


C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.

Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.


Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie

Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…

Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.

Villa


L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.

Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.

Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.

La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.

Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.

Dunes


400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.

Forêt d'Escoublac


Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Parc des Dryades


Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).

L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.

Chapelle Sainte Anne à La Baule


Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.

Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.

Gare Art déco de la Baule Escoublac


Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !

Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.

L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)

Hôtel Le Royal


ou L’Hermitage (de style anglo-normand)

Hôtel l'Hermitage


accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…

La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.

Activités à y faire

C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).

Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.



Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).

Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.

Si vous préférez la détente et le plaisir de la bonne chair… Des centres de thalassothérapies ou des restaurants avec étape gastronomique sont possibles.

Et s’il vous reste des sous… il y a également un casino à La Baule (le deuxième de la baie, si vous avez déjà écumé celui de Pornichet !).

Le Pouliguen termine la baie et vaut aussi le coup d’œil si vous avez le temps… Station familiale et côte sauvage vous y attendent.
Port du Pouliguen


Une petite carte pour vous repérer...




Lisez cet article en anglais : Short break on the French Love Coast : La Baule or Pornichet

Châtaignes ou marrons : quels fruits pour un gâteau ?

Vous savez maintenant que j’habite près d’un canal qui m’inspire dans mes sorties et dans mes billets. L’automne, c’est l’époque des feuilles qui tombent, des champignons, mais aussi des marrons. Et qui dit marrons dit cueillette et donc dégustation. Alors dans vos promenades, comment reconnaître les marrons des châtaignes et lequel peut on manger ? Les marrons grillés, la crème de marrons ? Ce sont des châtaignes. Alors ??? Je m'y retrouve comment ?

chataignier


Les châtaignes et les marrons ne se ressemblent pas.

marron à gauche et châtaigne à droite


1- Le marron
Le marron est seul dans sa bogue, il est plus rond et plus gros et a une tache beige (qu'on ne voit pas sur cette photo mais que vous allez découvrir sur une photo ci-dessous !).

2 - La châtaigne
Par contre, dans la bogue de la châtaigne, on se bouscule à deux ou trois. Le fruit a plus une forme de poire et un petit plumeau sur la tête.

chataignes et bogues


Quand les fruits sont nombreux, c’est pas terrible pour le récolteur parce que tassés, les fruits sont tout petits et ne se mangent pas… En plus, c’est dangereux parce que la bogue est pleine de piquants vraiment agressifs. La châtaigne est mûre quand la bogue n’est plus verte, facile non !!!

Les fruits du marronnier sont les "Marrons d'Inde" et eux ne sont pas comestibles. Même pour les animaux. Il est par contre utilisé pour des préparations médicinales. On l’utilisait pendant les deux guerres pour faire de l’acétone pour les usines d’armements. Ou pour autre chose !!! ( la voilà, la tache blanche !!!).

les marrons et leurs taches beiges


Ce sont les Romains qui nous ont amené les châtaignes d’Asie mineure et c’était bien pratique pour caler les estomacs vides avant l’arrivée des patates !!! (Ca vient d'Amérique, la patate).

La farine n’est pas panifiable – la pâte ne lève pas - mais elle servait quand même, mélangée à du blé, même si le pain restait plat. Bref, c’était pas flatteur tout ça pour la châtaigne, c’était la nourriture des pauvres.

piquantes les chataignes !


Mais heureusement, les temps changent. Aujourd’hui la châtaigne a une AOC en Ardèche, on se l’arrache en Corse pour faire la traditionnelle polenta et elle a une nouvelle vie avec les allergiques au gluten.

Rendez vous pour la recette du gâteau au chocolat et aux marrons dans le prochain billet.

Lisez cet article en anglais : Conkers and chestnuts : which one do I eat ?


Recette maison de confit de tomates vertes et rouges

Que faire avec vos tomates vertes quand le froid pointe son nez ? ou quand vous en trouvez comme moi sur le marché ? Un petit confit… pour manger cet hiver avec un bon roquefort. Il faut, par contre, les préparer rapidement car elles mûrissent à vue d’œil… et le confit de tomates rouges, ça n’a pas le même goût !!!

que-faire-avec-vos-tomates-vertes


Ingrédients pour une verrine :

200 g de tomates vertes (quelques rougeâtres pour l'esthétique)
1 cuillère à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de miel
4 cuillères à soupe de vinaigre
1 pincée de poivre
4 pincées de gingembre en poudre
2 bouchons de rhum

Préparation : une heure
Cuisson : 45 minutes à 1 heure
Couper les tomates en petits morceaux, verser le rhum et faire macérer une heure. Mettre dans une casserole, ajouter le sucre, le miel, le vinaigre, le gingembre et le poivre.

Faire cuire à feu très doux pendant 45 minutes à une heure. Le confit doit être bien épais (comme caramélisé) à la fin de la cuisson.
Manger avec un fromage fort en goût, roquefort ou fromage de chèvre sec.
Vous pouvez aussi essayer avec du foie gras.


roquefort et confit de tomates


Pour le conserver, le mettre dans des petites verrines et stériliser.

Lisez cet article en anglais : Home made red tomato and green tomatoes chutney recipe

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