Séjour sur le littoral atlantique


Randonnée sur la côte atlantique ou excursion à vélo autour de BATZ sur Mer

Après La Baule la mondaine et Le Pouliguen, le sportif, voilà Batz le culturel... Et son lot de questions. On joue à VRAI ou Faux.
- Batz est une île où habite des femmes en délire ? (1)
- Le commerce du sel a fait la richesse de la région ? (2)
- On visitait Batz au XIXè siècle pour se dépayser en allant voir du folklore breton ? (3)
- Notre Dame du Mûrier est à l'origine de la soie à Batz ? (4)
- On voit Belle Ile de Batz ? (5)
- La statue de Notre Dame du Précieux Sang a été volée et retrouvée en Finlande ? (6)
- Les 7 péchés capitaux sont représentés dans Saint Guénolé ? (7)
- Un moulin à vent meule du blé noir les jours de tempête ? (8)
Batz sur Mer est situé sur la côte atlantique, au milieu de la presqu’île de Guérande. Et c’est une bonne étape pour vous poser avant de faire demi tour si vous êtes parti de la pointe du Pouliguen ou de celle du Croizic.



Petit retour historique sur Batz

1 - Il y a encore quelques siècles le bourg de Batz, comme on l’a appelé jusqu’au XIXè siècle, était une île. Et qui avait une bien mauvaise réputation. Ecoutez ce qu'en disait Strabon, cet illustre géographe grec du 1er siècle avant JC :

… L’île de Batz était originairement habitée par des femmes… espèces de prêtresses en délire, qui… venaient s’y livrer loin du regard des hommes à toutes les pratiques d’une religion cruelle et insensée. Ces femmes sont vouées au culte de Bacchus(*)… une fois chaque année elles détruisent le toit de leur temple, qu’il leur faut rétablir le même jour. Si l’une d’entre elles, chargée de matériaux destinés à ce travail, a la maladresse de les laisser choir…, ses compagnes la saisissent, déchirent son corps et en promènent les lambeaux autour du temple en poussant d’horribles cris de fureur.
(Guide Bretagne de Paul Jouanne de 1884).
* Dieu du vin chez les Romains

Sympa l’île…

Mais les sables bougent et Batz est devenu terre. Et a, sûrement, abandonné ses curieux mœurs…

2 - Des documents écrits au Xè siècle rappellent qu’Alain Barbe Torte, un des premiers ducs de Bretagne, donne le territoire de Batz à des religieux, pour qu’ils exploitent la presqu’île et notamment le sel. Et depuis près d’un millénaire, l’homme exploite cette ressource naturelle. Pourtant, au XIXè siècle, la manne salicole (du sel) est menacée.

Mais en 1806, Napoléon crée un nouvel impôt sur le sel. En fait, la nouveauté est que la taxe est perçue à la source de production et que les brigades de douaniers sont chargées de surveiller nuit et jour les accès au marais. Cette décision plonge les paludiers* dans la misère. En 1817, sous la Restauration, la troque [droit d'échanger du sel contre des céréales qui existait depuis 1420] est rétablie sans apporter de vraie amélioration au sort des paludiers. Alors que le Blocus Continental a définitivement ruiné le commerce international du sel, la concurrence des sels du Midi et de l'Est se fait de plus en plus sentir. Elle gagne les circuits commerciaux traditionnellement approvisionnés par les sauniers* dont le trafic était le seul moyen de subsistance. Cause de fraude et de délinquance, la troque est supprimée en 1862. [...]
paludier et saunier * : ouvrier qui travaillent à la production de sel

Les travailleurs des marais salants attendent avec impatience, eux aussi, le chemin de fer (1879) en pensant pouvoir relancer l’économie salicole. Mais, c’est l’économie touristique qui va en naître et en bénéficier.
3 - Les baigneurs, qui viennent jusqu’à Batz sur Mer, ne profitent pas uniquement des bains de mer. Ils veulent voir du tourisme folklorique en rêvant (déjà) devant les paludiers costumés et leurs pardons (le pardon de Saint Guénolé a encore lieu début août)…

Le guide Joanne de 1884 confirme d’ailleurs cette vision ethnologique
Les habitants disent ne pas appartenir à la même race que les populations d’origine bretonne environnantes, ils se croient d’origine saxonne ou scandinave. Cependant …l’aspect physique, ni le costume, ni la langue des paludiers n’indiquent une séparation nette entre eux et leurs voisins du plateau de Guérande. Dans les deux régions on trouve en même nombre des hommes de haute taille aux yeux bleus et à la chevelure blonde, les anciens costumes ont à peu prés disparu sauf la coiffe des femmes… Ce qui distinguait surtout les gens de Batz, c’était l’isolement dans lequel ils vivaient et le patriotisme local qui en était la conséquence. Naguère il n’y avait pas d’exemple qu’un seul de jeunes hommes se mariât avec une fille des alentours. La pureté de la race était complète tous les habitants du bourg sont cousins et les familles qui portant le même, nom si nombreuses qu’il faut les distinguer par des sobriquets.
Plus d’un siècle a passé et vocabulaire et vision du monde ont bien évolué…

Mais très vite la station perd son caractère folklorique – on ne porte plus le costume – et vit de sa réputation balnéaire. Et même si l’économie de Batz sur Mer a changé, le nombre d’habitants reste relativement stable (2689 habitants en 1884 pour 2734 en 1996).

La balade, le long de la côte atlantique, croise certains épisodes de la vie de cette commune. Des croix, (si nombreuses ici que je ne sais pas laquelle choisir)

Croix commémorative de 1944 sur le sentier des douaniers du Pouliguen à Batz sur Mer


et des menhirs,

Menhir sur le chemin de randonnée de la presqu'ile de Guérande


jalonnent le sentier des douaniers.



Plus contemporain, le Grand Blockhaus est un musée

Musée le grand Blockhaus de Batz sur Mer


situé dans un des plus grands blockhaus du Mur de l’Atlantique : 300m2 sur 5 niveaux… de reconstitutions à l'aide de mannequins.

4 - Un peu plus loin, vous avez le choix de continuer vers Le Croisic et le menhir de Pierre Longue ou bien vous quittez le chemin et entrez dans le village de Batz sur Mer pour découvrir les vestiges de Notre Dame du Mûrier.

Portail gothique


Les avis divergent sur l’origine du mot « mûrier » .
Pour certains, il est lié à une légende d’un individu sauvé de la mer grâce à une lueur sur terre. Il promet de construire une chapelle.
Il existe en Bretagne de nombreux édifices dédiés à Notre Dame du Mûrier, se rapportant souvent à une légende similaire : un individu découvre une statue souvent dans un buisson de mûriers (de ronces) et promet d’y construire un lieu saint.

D’autres estiment que mûrier a une autre signification et y voit une déformation d’un mot latin qui signifie saumure et donc par extension marais salants.
Il faut croire que l’édifice est familier des ruines car au milieu du XVè siècle, la future Notre Dame est construite à l’emplacement des vestiges que les Batziens souhaitent reconstruire pour se protéger de la peste qui ravage la Bretagne.

Et comme les ressources manquent, le duc de Bretagne demande au pape d’accorder des indulgences (comprenez des sous, on achête ses bonnes actions) aux fidèles visitant la chapelle. Grâce à ses dons, cet édifice de style flamboyant est fini en 1496.

Gothique flamboyant


Mais en 1819, la toiture est arrachée et la chapelle connaît à nouveau les ruines.

Au milieu du siècle, conscient de sa valeur romantique (les Romantiques de l’époque adorent les ruines), Notre Dame du Mûrier est classée monument historique en 1862. Depuis, elle a été restaurée et offre une belle carcasse de granit du XVè de très belle dimension (27 mètres sur 15 mètres).

Juste à côté, l’église de Saint Guénolé, Saint Irlandais qui créa Landevennec (monastère qui serait à l'origine de la diffusion du catholicisme en Bretagne).

Vitrail de Saint Guénolé


5 - Cette église de granit, elle aussi de style gothique flamboyant, de la fin du XIVè se repère grâce à sa très haute tour carrée en pierres terminée par une lanterne.

Tour carrée de Batz sur Mer pour découvrir le panorama de la presqu'ile


A l’origine, la tour était en bois, mais a été détruite par deux fois (foudre et feu) au XVII è siècle. C’est grâce à un impôt spécial sur le vin et uniquement dans leur commune que les Batziens purent reconstruite un clocher en pierre haut de 70 mètres… auquel on accède par beau temps, pour admirer Belle Ile ou Noirmoutier. La tour se visite mais quand j’y suis passée, elle était fermée « pour travaux».

Ce n’est pas sous la tour, par le porche flamboyant en partie abîmé -l'érosion et la Révolution!-, que vous rentrerez dans l’église mais par une porte latérale donnant sur la place.
A l’intérieur les charpentes sont en bois et rondes (voûte en carène : partie de la coque située sous la ligne de flotaison) comme souvent dans les églises de bord de mer (Serait ce du aux charpentiers marine du village ???? qui imitent ainsi les coques de bateaux !!!).

Voute en carène ou coque de bateau renversé ?


Certaines sont peintes.

6 - Vous y découvrirez la statue du précieux sang (le sang coule du cœur de l’enfant dans un calice), il y en une à l'entrée et deux dans l'église. Cette statue en bois du XVè siècle se trouvait dans Notre Dame du Mûrier jusqu'à ce qu'elle ne tombe en ruine. Après, elle a été vénérée dans l'église de Saint Guénolé jusqu'à son vol en 1979. On l'a retrouvée aux Pays Bas quelques années plus tard...

Notre Dame du Précieux Sang


des vitraux, un orgue monumental…
7 - et un homme en proie aux 7 péchés capitaux...

les-sept-peches-capitaux


Et là il faut se décider … une balade dans les marais salants ou bien un retour dans l’intérieur en vous laissant guider par votre flair au gré des villas jusqu’au Pouliguen.

En chemin, vous pouvez visiter le Moulin de la falaise qui date du XVIè mais qui a été rénové en 1992.

Le moulin de la falaise


8 - Il produit de la farine de blé noir (pour nos galettes bretonnes) et se visite.
Le moulin est ouvert au public :
- quand les toiles sont déployées.
- en été tous les après-midi, du 15 juin au 15 septembre (fermeture hebdomadaire le dimanche).
- hors saison, le samedi après-midi et pendant les congés scolaires, sauf Noël.
Je suis loin d’avoir tout dit sur Batz car chaque recoin vous proposera quelque chose à découvrir. Je vous l'avais bien annoncé : Batz c'est l'étape culturelle...

Je peux terminer par ma série people, (people du siècle dernier certes un peu oublié ces people là), Balzac, grand écrivain du XIXè a séjourné à Batz et même écrit quelques lignes sur le village dans Beatrix (roman de Scènes de la vie privée qui se situe à Guérande).

Pourquoi ne pas lire aussi :


Cimetières de guerre de la seconde guerre mondiale en Bretagne : War Cemetery de la Baule Escoublac

C’est en me baladant sur le front de mer de la Baule que j’ai vu le panneau en anglais war cemetery. On n’est pourtant pas ni en Normandie ni à Verdun, et rien dans le paysage ne rappelle la guerre. Mais que fait donc cette indication de cimetière de guerre dans ce littoral de loisirs et de détente ! J’ai suivi les panneaux et découvert un cimetière britannique de la seconde guerre mondiale…

cimetière britannique de la Baule Escoublac


Il est caché dans un lotissement tout près de l’aérodrome de La Baule. Mais il fait partie de la Baule Escoublac .

On est vraiment dans la Bretagne buissonnière car la Baule Escoublac, ce n’est plus la Bretagne, mais la Loire Atlantique. Certes, c’est un département de la Bretagne historique (autrement dit le duché de Bretagne).
C’est Pétain en 1941 qui a voulu redessiner les régions françaises pour créer des régions économiques faciles à ravitailler. Il a voulu rattacher ce département aux Pays de Loire. La Loire coule à Nantes mais Nantes a aussi été capitale de la Bretagne avec Rennes. Donc… pas facile. Bref la décision n’a vraiment pris effet qu’en 1955. Mais depuis ça jase…

Le cimetière est géré et entretenu par les Britanniques.

tombes de soldats alliés


Plus de 300 soldats y reposent. Un panneau vous rappelle les circonstances de la mort de tous ces hommes, qui sont tombés en 1940 et 1942. Une carte finit l’explication.
Les tombes, selon les armes ou les régions de ces combattants, sont différentes. En majorité, ce sont des soldats britanniques, il y a quelques marins « ordinaires », des Néo-zélandais, des Australiens, des Canadiens et des Polonais… Ils sont morts bien jeunes, en tout cas, pour la plupart.

Pour comprendre ce lieu de commémoration, il faut se souvenir qu’on est prêt de Saint Nazaire et de Nantes qui sont des villes portuaires stratégiques dans la lutte contre les Allemands.
Le 17 juin 1940, Le Lancastria, transatlantique britannique reconverti pour le transport des troupes fuyant l’avancée allemande est à Saint Nazaire pour ramener les hommes. Plusieurs milliers de soldats et de civils (britanniques, australiens,

tombes australiennes du war cemetery de la Baule Escoublac


canadiens, néo-zélandais,

tombe neo-zelandaise du cimetiere britannique de la Baule Escoublac



polonais et belges) embarquent, le paquebot est surchargé – même si ce chiffre semble incroyable, on parle de 6 à 9000 personnes à bord- et il sera coulé par la Luftwaffe provoquant de nombreux morts (4 à 7000). Winston Churchill, pour ne pas accentuer la déprime britannique, - le 17 juin 1940, c’est le jour de la reddition française – taira le naufrage.

En 1942, Saint Nazaire était une base de sous-marins allemands. Les Britanniques veulent détruire les équipements de ce port qui possède un bassin (le seul en Atlantique) où l’on peut réparer les cuirassés allemands. Les forces britanniques décident d’attaquer le port. Les commandos étaient formés de volontaires britanniques, mais aussi du Commonwealth (d’où les Néo-Zélandais, les Canadiens...) et de pays occupés par les nazis (Pologne). Le bassin a explosé et n’a pas été réparé pendant la guerre. L’opération Chariot a réussi.

détail d'une tombe de la Royal Air Force


Ce site rappelle les circonstances du naufrage et montre des photos de nombreuses tombes du cimetière.




Lisez cet article en anglais : Visit a war cemetery in la Baule Escoublac (France)

Tourisme sur la Côte d’Amour : séjour à La Baule ou à Pornichet

Pourquoi venir sur la Côte d'Amour ?
- parce qu'on aime les longues plages d'une petite dizaine de kilomètres...
- qu'on est amoureux !
- ou qu'on aime le Port niché, les Pins, les Plages et les Promenades à Pornichet !
- et qu'on aimerait comprendre pourquoi il y a 3 La Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court...
Posée sur la côte atlantique, la plage de La Baule est une des plus belles plages d’Europe, dit la publicité. Elle est en tout cas drôlement longue (autour de 8 kms) et bien orientée (Sud Ouest). Elle abrite 2 autres stations balnéaires bien différentes, familiale, Pornichet et sportive, Le Pouliguen.

Baie de La Baule


C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.

Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.


Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie

Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…

Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.

Villa


L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.

Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.

Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.

La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.

Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.

Dunes


400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.

Forêt d'Escoublac


Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Parc des Dryades


Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).

L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.

Chapelle Sainte Anne à La Baule


Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.

Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.

Gare Art déco de la Baule Escoublac


Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !

Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.

L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)

Hôtel Le Royal


ou L’Hermitage (de style anglo-normand)

Hôtel l'Hermitage


accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…

La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.

Activités à y faire

C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).

Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.



Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).

Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.

Si vous préférez la détente et le plaisir de la bonne chair… Des centres de thalassothérapies ou des restaurants avec étape gastronomique sont possibles.

Et s’il vous reste des sous… il y a également un casino à La Baule (le deuxième de la baie, si vous avez déjà écumé celui de Pornichet !).

Le Pouliguen termine la baie et vaut aussi le coup d’œil si vous avez le temps… Station familiale et côte sauvage vous y attendent.
Port du Pouliguen


Une petite carte pour vous repérer...




Lisez cet article en anglais : Short break on the French Love Coast : La Baule or Pornichet

Balade au Pouliguen et dans la presqu'île de Guérande

La Côte d'Amour a plusieurs facettes. Côté pile, c'est La Baule la mondaine et côté face, c'est le sportif au Pouliguen... Comme la grande famille de sportifs qui est originaire de cette petite ville. (Au gré des majuscules, retrouvez leurs noms).

Port de la Baule et du Pouliguen


Le Pouliguen est au bout de la baie de La Baule, une petite station familiale où il fait bon se balader… à pied sur le sentier des douaniers ou à vélo sur les pistes cyclables (location de bicyclettes classiques, de vélos fun -petite roue à l'avant et grande à l'arrière- ou de scooters toute l’année et même de quad et de karts) ou encore en petit train.

En partant de La Baule, en longeant l'esplanade, vous arrivez au port commun aux deux villes et une fois de l'autre côté, vous pouvez longer toute la presqu’île, par l'océan, jusqu’à Batz et revenir par l’intérieur. Vous découvrirez ainsi la côte sauvage qui Borde l’Océan et au retour, les villas de l’intérieur de la presqu’île.

Située sur une des pointes de la pResqu’île de Guérande, cette station familiale est aussi le point de départ d’excursion en mer ou dans les terres, vers les marais salants de Guérande. Le PoUliguen –petite baie blanche en breton– était un hameau de Batz-sur-Mer jusqu’en 1854.

Le PouligUen est séparé de La Baule par un étier (bras de mer qui alimente les marais salants en eau) qu’il suffit de longer par accéder à la pointe de Penchateau, début de la balade sur la côte sauvage (appelée ici Grande côte). Le bout de ce canal sert aussi de pOrt et de sortie vers l'océan.
Sur cette pointe, des fouilles ont révélé les vestiges des remparts d'un oppidum (ville fortifiée gallo-romaine),qui datent de 450 avant JC. Se trouve aussi la chapelle gothique Sainte Anne du XVè siècle. Et l'impressionnante baie de la Baule (8 kms de plage !).

Pointe de Penchateau au Pouliguen


Des documents de la fin du Moyen Age (XVè) attestent de La prospérité du port du Pouliguen, grâce au commerce du sel et à son exportation vers l’Espagne et le Nord de l’Europe. Ce sont les marais salants de la presqu'île de Guérande qui faisaient travailler toute la régiOn.

Marais salants du Pouliguen


Des pécheurs au loIn (avec leurs armateurs) comme du Coin vivent de la mer. La presqu’île, comme de nombreux ports de France fournit aussi des équipages pour la Marine Royale. Et des pirates.

Mais comme pour les autres villes de la baie, quand le commerce du sel décline au XIXè siècle (c'est la faute à ... Napoléon qui crée un nouvel impôt sur le sel), il faut chercher une solution… On pense au chemin de fer. Arrivé en 1879, le train redynamise la ville mais pas son activité salicole. Ce sont les bienfaits de la mer sur les hommes qui intéressent les touristes, les baigneurs se pressent et c’est le début de la station climatique du Pouliguen.

Le coté baulois de l’étier (plage Benoit) eSt construit en 1880 et une liaison en bateau relie le quarTier au Pouliguen. A la fin du XIXè existe
un pont de 4 arches en pierres avec arche tournante en fer. Existe encore à l’époque une belle minoterie *, des raffineries de sel et une fabrique de conserves de sardines
(*établissement qui transforme les grains en farine)
(Guide de Paul Joanne, France BRETAGNE 1884).

Le tourisme avec ces hEbergements et ses restaurants va devenir l’activité princiPale de la commune et continue encore de nos jours… Ce petit port de pêcHe, de plaisance et cette ville touristique peut multiplier par 10 sa population l’été !!!

Vous pouvez vous perdre dAns cette station balnéaire ou bien, méthodiquement, loNger l’Océan où se succèdent plages de sables et falaises rocheuses jusqu’à Batz-sur-Mer. Du port du Pouliguen à Batz, comptEz 8 kms.

Côte sauvage du Pouliguen


Un petit arrêt à la célèbre grotte des Korrigans qui dit la légende vous mène à Guérande quand son lutin de gardien est absent…

Le retour Par l’intérieur vous pErmettra d'Y découvrir de belles villas. Si vous passez par le centRe, vous verrez les anciennes maisons des pêcheurs ou les résidences des armateurs. Ou bien par les marais salaNts.

Le Pouliguen est aussi le rendez vous des pécheurs à pied, amateurs de crevettes et de coquillages quand la mer s’éloigne.

Côte d'amour de la presqu'ile de Guérande


Vous avez la réponse ? Dans la série people, sous-catégorie sportif, ce sont les frères Peyron , les trois (Bruno, LoicK et Stéphane) sont nés ici. Y a pas de secret, quand on naît les pieds dans la mer, ça laisse des traces...


Guides de voyage sur la Bretagne : de 1884 à nos jours

Les guides de voyages sur la Bretagne... J'en ai pléthore... Des vieux (plus d'un siècle) jusqu'à un acheté la semaine dernière dans une collection que je ne connaissais pas.

Et quand on regarde l'évolution du contenu sur plus d'un siècle...On remarque que d'abord certains sites sont toujours à la mode (genre Carnac) que d'autres ont bien changé (Saint Malo), ou qu'ils ont disparu. Ou encore qu'on en a découvert d'autres (Barnenez). Et qu'enfin les goûts ou les envies ont bien changé aussi. Les transports aussi.

Le guide Joanne propose des circuits en train puis en voiture à cheval ou à pied... Et les explications sur certains sites sont folklo...

Avant le guide du routard (si j'en parle, c'est parce que c'est un Breton qui est à l'origine de sa création), les guides étaient sérieux, pleins de notions patrimoniales et savantes. Avec ce nouveau guide, on passe à un côté plus ludique, plus économique aussi, on cherche les bons plans et coins insolites.

Les guides abordent aussi la géographie de manière différente. Avant la région Bretagne tenait dans un guide. Aujourd'hui on spécialise : la région ou le nord et le sud de la région ou encore le département voire même les villes.

Bref et en résumé, si vous voulez un guide intello, choisissez le vieux... car les textes et les explications diminuent à chaque édition même dans les guides bleus ou les guides michelin.
Pour les bons plans, un petit futé, un guide du routard ou un lonely planet sont très bien.
Pour les guides "esthétiques", c'est le gallimard qu'il faut prendre. Les autres collections sont un mélange de tout ... avec des photos en plus pour certaines éditions.

A tous ces guides s'ajoutent des publications de magazines spécialisés, qui dans la randonnée, qui dans la voile, le patrimoine breton... Bref, les médias ne sont pas en reste et apportent des informations spécifiques bien pratiques. Et parfois même loin du tourisme... Certains journaux n'hésitent pas à faire des numéros sur l'état de l'immobilier en Bretagne, les prix sur la côte bretonne ...

Bon, et enfin, c'est vrai qu'aujourd'hui avec Internet, on trouve tout ce qu'on veut... Mais un petit guide dans la poche, c'est pas mal non plus.

Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

L'art africain en Bretagne : c'est à Dinard, dans le petit « Quai Branly » du Palais des Arts autour de l'exposition : "Gloire de la femme dans l'art africain"

Que faire l'été en Bretagne quand il pleut... Découvrir de l’art africain. Tout est prévu cet été à Dinard. Le Palais des Arts (sur le front de mer et tout près du casino) nous propose d’admirer 200 objets d’art africain de collections particulières autour du thème de la femme.



L’exposition Gloire de la femme dans l'art africain est ouverte du 28 juin au dimanche 14 septembre 2008, tous les jours de 14 à 19h et en plus, elle est gratuite.



Les œuvres présentées proviennent de différents pays d’Afrique et datent du XIXè et de la première moitié du XXè siècle. On y trouve des statues, ses serrures, des tabourets mais aussi des parures en perles, des caches sexes rituels, des masques, des poupées rituelles, des textiles... Un fond sonore vous accompagne pendant toute la visite. Les différentes salles présentent les œuvres autour de problématiques diverses : la maternité, le couple, la spiritualité des femmes…



L’expo est très esthétique, les pièces bien mises en valeur. Chaque salle, à l’aide d’un cartel, explique quelques notions de la culture africaine. J’ai appris par exemple que les scarifications autour du nombril des femmes symbolisent le lien au monde (étoile autour du nombril) ou que les jumeaux ont un statut très particulier en Afrique… symbole de fécondité, ils sont vénérés et craints en même temps. Ce sont des envoyés de Dieu, mais la mère doit se purifier après leurs naissances. En Afrique, les Yoruba (Nigeria) ont le taux le plus élevé au monde de jumeaux par tête d'habitants 45,1 pour 1000 naissances contre 10,9 pour l'Europe occidentale, anomalie qu'on n'a pu expliquer, explique le catalogue.

C’est très beau, même s’il faut davantage de clés pour mieux comprendre. Mais l’art, ça se regarde ou ça se comprend ??? Je vous laisse méditer là dessus…
On a aussi pensé à l’art et aux enfants, mais je n’ai pas testé, car j'y suis allée un lundi et c'est le mardi et le jeudi que ça se passe. Et oui, pour les parents qui souhaitent que leurs enfants ne bronzent pas idiots, une animatrice est à leur disposition le mardi et le jeudi après midi. Pour les 4-8 ans, vous la rencontrerez à 16h30 et pour les 8-12 ans à 14h30. Bon séjour en Afrique!!!!

Lisez cet article en anglais : exhibition of african art in Dinard

Marchés de Noël en Bretagne : Côtes d'Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan et Loire Atlantique

Noël en Bretagne ! Pourquoi pas... Le froid n'est pas trop féroce et on peut profiter des lieux sans bousculade... Quoique... Si vous vous rendez sur les marchés de Noël, il y a de l'animation, des odeurs, de la musique...

Même si ce n’est pas quelque chose de traditionnellement breton, les marchés de Noël se multiplient aujourd’hui partout en Bretagne… et pourtant à l’origine… ce n’est guère de chez nous.

C’est dans les pays germanophones (Allemagne actuelle, Autriche et en Alsace), au Moyen Age, au XIVè siècle que tout a commencé… en l'honneur de Saint Nicolas… l’équivalent de notre Père Noël.

Et c’est dans les années 90, que l’idée se propage et que ce marché devient commun en Europe. Et ailleurs... Des Allemands qui ont émigré au Nouveau Monde commencent à le diffuser en Amérique.

A l’origine ce marché célébrait l’enfant Christ et commençait juste quelques jours avant Noël. Aujourd’hui il dure de quelques jours à presque tout le mois de décembre, selon les capacités de chaque commune. Par contre, il cesse le jour de Noël et ce jusqu'au mois de décembre de l'année suivante. Ces marchés se situent sur une place ou occupent quelques rues piétonnières et rassemblent artisans, commerçants, gastronomie… et animations diverses.

Des stands en plein air proposent de tout… Cela permet de faire une pause dans les achats de Noël, de déguster le vin chaud qu'on trouve sur tous les marchés de Noël ou manger des choses bien riches qui vous réchauffent en ces temps froids… C'est aussi l'occasion d'acheter un énième cadeau, mais un cadeau plus original, du fait main par un artisan local ou plus lointain... ou encore découvrir des spécialités d'autres régions françaises. Et puis vous profiterez des animations de Noël proposées souvent pour les enfants. Ou du Père Noël qui s'est perdu dans le coin...

Dans notre région, la Bretagne, il y a de nombreux marchés de Noël : à Rennes par exemple, il y en a deux, un appelé marché de Noël sur la Place du Parlement où vous pouvez vous restaurer, vous réchauffer avec un bon vin à la cannelle et des spécialités alsaciennes, un autre qui ne s'appelle pas marché de Noël mais marché de la création -on aime jouer avec les mots chez nous- Place Hoche qui est un rassemblement d’artisans d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas quel nom donné au troisième au Colombier.

Chaque département et surtout chaque ville organise son marché… ses jours d'ouverture, ses animations. D'où la difficulté, si vous êtes exposant de vous y retrouver… surtout que l'information n'est pas vraiment centralisée.

Voici, malgré tout, quelques liens qui pourront vous aider : surtout que si le Comité Régional du Tourisme de Bretagne centralise bien l’info, leurs équivalents départementaux ne sont pas aussi efficaces.
Le site départemental des Côtes d’Armor ne propose rien, tentez celui-là.

Le comité départemental d’Ille et Vilaine, la Haute Bretagne distille (c’est bien le terme) frais et vieilles infos. A vous de vous y retrouver.

Dans le Finistère, ça marche. Le département est très actif au niveau touristique (il propose plein de visites originales, de lieux de productions ou d’entreprises, chose qui existe à peine dans les autres départements, alors que ces activités marchent très bien dans le 29).

Pour le Morbihan, c’est pas top pour le CDT 56 (Comité Départemental du Morbihan). Tentez aussi celui-là.

Reste la Loire Atlantique, qui est aussi à la traine.

Bon courage. Et bon marché de Noël.

Lisez cet article en anglais : Christmas markets in France (Brittany : cotes d'armor, finistèren, Ille et Vilaine and Morbihan)

Les algues en Bretagne : de l'engrais de nos grands-pères aux compléments alimentaires et produits cosmétiques

En Bretagne, on n’a pas de corail mais on a des idées (aussi) et surtout des algues.



Et une réputation qui dépasse largement les côtes bretonnes… Les Japonais se les arrachent, nos algues …

Et c'est à Roscoff que ça se passe. Pourquoi Roscoff ?

Le Gulf Stream permet une température stable de l'eau de mer. Le courant favorise un brassage et donne une eau transparente et d’une bonne qualité (le rail d’Ouessant n’est pas loin pourtant !). Et du coup, on a un foyer avec une diversité très importante (800 sur les 1500 algues bretonnes - chiffres de 2000, depuis on a du en découvrir bien d’autres !)… Et les savants se sont installés dans le coin...

Mais en Bretagne, on n'a pas attendu que les chercheurs se creusent la tête pour se servir des algues. Depuis toujours (ou presque) les paysans des côtes utilisent le varech pour amender leurs terres.




Si vous êtes un brin observateur, vous avez du repérer que les algues ont différentes couleurs : vertes, rouges et brunes. Chaque couleur correspondant à une place précise sur le littoral : les brunes restent sous la mer, la verte aime le bord de mer. Je vous laisse deviner ce que font les rouges.



Les vertes ont malheureusement fait notre réputation à Saint Brieuc puisqu’elles sont à l’origine de ces fameuses marées vertes qui envahissaient nos plages l’été (elles proliféraient "grâce" aux nitrates (dus aux déjections porcines : quand les cochons font pipi,ils produisent des nitrates, j'utilise l'imparfait parce que ça va un peu mieux).



Si les Japonais (encore eux !) les consomment depuis toujours (eux aussi), nous, on commence juste à s’y intéresser. On les utilise comme compléments alimentaires notamment comme gélifiants (E407). Si les tartes aux pommes que vous achetez ont de si beaux quartiers, c’est qu’à la compote de pomme utilisée a été rajoutée du gélifiant pour faire ces beaux fruits si présentables !!!

Vous pouvez aussi les utiliser comme compléments alimentaires, elles regorgent de calcium, de fer ou de protéines. Saupoudrez les sur vos salades ou utilisez-les en gélatine.

Elles servent aussi dans les centres de thalassothérapie pour tous les soins, crèmes et autres bienfaits pour le corps. Comme les algues ne peuvent se dissoudre dans l’eau (c'est une évidence mais on n'y pense pas forcément!), on est obligé de les broyer pour en extraire toutes leurs propriétés.
A nous les crèmes hydratantes, onguents drainants, pommades régénérantes… Les algues sont si riches en toutes sortes d’oligo-éléments et de vitamines qu'il existe pléthore de produits cosmétiques : soins du visage, soins du corps, des cheveux, des dents (il y a même des dentifrices). Même les produits pour hommes s'y mettent … Crèmes anti-rides aux algues, oui messieurs !!


Si vous allez à Roscoff, allez faire un tour à l'algopole, vous en apprendrez encore plus...

Lisez cet article en anglais : Algae in Brittany : soil conditioner, food products and cosmetics

Recettes de Noël : sablés chocolatés aux noix et Linzertorte

Vous êtes vous déjà posé la question du pourquoi du mot sablé ? C'est en ratant cette recette que j'ai compris pourquoi on appelait un sablé un sablé... un biscuit qui s'émiette (comme du sable dit le Robert) facilement, trop facilement pour ma première tentative...

Les Allemands font toutes sortes de petits gateaux et sablés pour les fêtes de Noël. La deuxième recette, la Linzer torte, peut se garder longtemps, au moins 8 jours avant d'être mangée. A vos calendriers pour être prêt (e(s)) en temps et en heures.

Voici donc deux autres recettes de gâteaux, recettes ramenées de mon dernier séjour chez mon amie allemande. Des vrais recettes de là bas, faciles à faire. En exclusivité ! Et sans images... Mon ordinateur est toujours en panne avec les photos.

Recette de sablé allemands

Ingrédients
50 grammes de chocolat noir
50 grammes de noix
60 grammes de farine
30 grammes de sucre
60 grammes de beurre
1 cuillérée à café rase d'épices (girofle et piment, j'ai remplacé par le mélange 4 épices et c'est très bien)
Cuisson : 15 minutes

Hacher finement le chocolat en morceaux et les noix (je passe le tout au mixer sans insister pour ne pas avoir de la bouillie)
Mettre dans un plat creux
La farine, le sucre, le beurre en petits morceaux et les épices sont à ajouter au mélange chocolat noix.
Mettre les mains et mélanger jusqu'à obtention d'une pâte homogène, qui se tient.
Rouler la pâte en boudins de 2, 3 cm.
Couvrir et laisser au réfrigérateur pour une bonne heure.
Après cette pause, préchauffez le four à 200 (6/7)
Découper vos boudins en morceaux et faire cuire 15 minutes.
Laissez refroidir et laisser sécher avant de déguster.

Linzer Torte (qui est à l'origine une recette autrichienne!)

170 grammes de beurre à température ambiante
170 grammes de sucre
1 oeuf (blanc et jaune séparé)
100 g de noisettes pilées
200 g de farine
1 sachet de levure
1 cuillère à café de cacao en poudre
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de 4 épices
1 à 2 cuillères à soupe d'eau de vie (le rhum fait aussi très bien l'affaire)
120 grammes de confitures de cynorhodons (mais je l'ai faite avec de la confiture de framboises)
1 cuillère à soupe de lait
Sucre glace
Cuisson : 30 minutes

Faire fondre le beurre.
Mélanger sucre, farine, le blanc de l'oeuf, levure, chocolat et épices. Ajoutez le beurre. Puis l'alcool. Si la pâte colle, ajoutez un peu de farine.
Couvrir et laisser reposer une heure dans le réfrigérateur. Pas trop non plus parce qu'après on a bien du mal à l'étaler.
Préchauffer le four à 200 (6/7).
Prendre la moitié ou un peu plus de la pâte et la rouler pour la mettre dans le plat à tarte. Étalez très généreusement la confiture. Laissez les bords sans pour pouvoir couvrir de pâte.
Avec le reste de pâte faire des bandes et les disposer en croisillon sur la confiture.
Badigeonner avec le lait mélangé au jaune d'oeuf.
Faire cuire 30 minutes. Attention, j'ai brûlé ma première, elle a cuit trop vite.
Saupoudrez de sucre glace hors du four et enveloppez et essayer de garder au frais pendant plusieurs jours. Pour pouvoir le déguster la semaine de Noël...

Lisez cet article en anglais : Christmas recipes : chocolate walnut shortbread and Linzertorte

Le chou fleur de Bretagne

Même si la Chine et l'Inde se partagent 70 % de la production mondiale, c'est dans le Léon, le Trégor, le Goëlo et la côte d'émeraude (soit le littoral Nord de la Bretagne) que les trois quart de la production française de choux-fleurs sont cultivées... Et des champs de choux fleur, il y en a partout à Roscoff, à Saint Pol et dans les environs. Vous connaissez Prince de Bretagne...

Champ de choux-fleurs


Le chou-fleur appartient à la très, très, grande famille des choux... qui se décline en couleur, formes et tailles très différentes. C'est aussi cette multitude de variétés qui fait que la saison du chou ne cesse jamais ; l'un chasse l'autre mais il y en a toujours...

Origines

Asie Mineure. Le chou est un très vieil aliment : il était déjà consommé par les hommes préhistoriques... Le chou-fleur disparait pourtant d'Europe après les Romains et réapparait en Italie à la fin du Moyen Age. En France, il est à nouveau cultivé au XVII è siècle.

Vitamines and co

Cette plante potagère a de nombreux atouts : riche en vitamine C, (santé des os, des cartilages, des dents et des gencives... Elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.)
Cela faisait de lui un aliment intéressant pour les marins, voulant lutter contre le scorbut (un manque de vitamine C qui vous fait notamment perdre vos dents!).
Le chou-fleur est aussi apprécié dans la lutte contre les cancers ( poumon, des ovaires et des reins)
On pourrait le conseiller aux femmes enceintes pour sa teneur en folate (vitamine B9). (fabrication des cellules du corps, dont les globules rouges (consommation primordiale pendant la croissance et le développement du fœtus... production du matériel génétique (ADN, ARN), fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, cicatrisation des blessures et des plaies).

Ce n'est pas un légume calorique (importante teneur en eau : 20 calories aux 100 grammes).

Culture et consommation

C'est une plante annuelle. Le doux climat de la région de Roscoff permet d'en manger de septembre à janvier.

Pomme de chou-fleur


Choisir un chou fleur

L'idéal est d'en trouver un dont les feuilles vertes sont encore gorgées d'eau et dont la pomme est toute blanche... Mais...en général, le chou fleur qui arrive dans nos assiettes a fait un long voyage avant de finir dans une casserole d'eau bouillante, ses feuilles sont toutes sèches et sa pomme blanche souvent tachée (ce sont des marques de pourriture).

Il n'empêche... c'est un très bon aliment que je vous conseille dans cette recette en apéro, pour faire trempette.

Recette italienne de choux fleur cru à la sauce piquante

Ingrédients
un chou-fleur de 800 g
Persil haché
Anchois coupés fins
Jus d'un demi citron

100 g de beurre
Sel
Pour cette recette, l'idéal est d'avoir un chou-fleur extrêmement frais, tout blanc, sans trace encore du temps qui passe... (les petites marques grises que la pomme du chou a très vite!).

Enlever les feuilles, diviser les bouquets du chou et le laisser tremper dans de l'eau salée.
Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter les anchois que vous avez préalablement coupés en fines lamelles et le persil. Après quelques minutes, enlever du feu.
Égoutter le chou-fleur et disposer les bouquets dans un plat, verser la sauce et le jus de citron.
Servir de suite... en apéritif...

Lisez cet article en anglais : The cauliflower in Brittany (France)

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