Tee shirts bretons homme pas cher


Tee shirts marins et marinières... la mode en rayures bretonnes

La mode, cette année, est à la rayure... Qui n'aura pas son tee shirt marin ou son pull rayé sera un peu ... beaucoup... passionnément démodé... On doit tous porter des lignes... les bébés, les enfants, les femmes et les hommes, les jeunes, les vieux... les Bretons et les autres...

Le pourquoi de la rayure...

Au départ, ces vêtements ont une histoire et une utilité bien précises... Les pêcheurs et les marins portent des habits rayés... Et pour cause... L'homme à la mer se repère plus facilement avec ce type de vêtements... En tout cas, c'est ce que dit la légende bretonne...
Ce n'est d'ailleurs pas par hasard que de grandes marques de vêtements marins sont bretonnes : Armorlux pour ne pas le citer... propose toute la collection... manches longues, manches courtes, bleu, blanc, rouge, jaune...
Et pour faire des affaires, le plus simple est de se rendre sur le site de l'usine (Quimper)... ou dans certains des magasins en Bretagne qui revendent la collection de l'année passée à un prix réduit. Brin de mer, une autre marque de vêtements marins en ligne a aussi sur son site un coin des affaires...

D'autres vêtements, à l'origine bretons, sont devenus des classiques de la mode :... la vareuse, cette veste en coton qui s'enfile par la tête et qui par son épaisseur est un très bon coupe vent...

Et puis il y a le ciré jaune... L'emblème de la tempête en Bretagne, du week end dans les embruns et le crachin breton... J'ai trouvé la légende de son histoire sur le site de Brin de mer... L'imperméable jaune daterait des années 1960, quand las d'attendre son copain dans le crachin breton, un fabricant de vêtements marins a eu l'idée du ciré... Avant il y avait les bonnes vestes huilées... mais c'était une autre époque...

Le pull marin qui se boutonne sur l'épaule a eu sa période de gloire... Autrefois, en bonne laine vierge, il piquait un peu... on le fait aujourd'hui dans des matières moins rêches...
Bref, le tee shirt marin sera donc tendance... cet été... Ressortez donc votre bonne marinière à rayures et arborez fièrement votre vêtement marin et breton...
L'année prochaine, c'est la rayure... verticale ?

Pourquoi ne pas lire aussi :


Mémoires d'un paysan bas breton : le journal de Jean Marie Déguignet

Pour qui veut connaitre la Bretagne du XIXè siècle, ses mentalités, ses habitudes, la lecture de ce livre Mémoires d'un paysan bas-breton de Jean Marie Déguignet (1834-1905) apporte de nombreuses informations.



Cet homme d'origine très modeste est un autodidacte avec un parcours et un destin très particulier pour l'époque. Son journal est reproduit presque en intégralité de sa naissance à presque sa mort. Il y raconte tout : comment bretonnant, il appris à parler et à écrire français, ses lectures, les différents pays qu'il a pu visiter quand il était soldat (Malte, Jérusalem, Italie ou Mexique), son retour en Bretagne, près de Quimper et sa nouvelle vie de paysan... où sa curiosité intellectuelle lui permet de s'essayer à des nouveautés agricoles et de critiquer ses voisins. De prendre de la distance avec les croyances et les superstitions de l'époque. La fin est un peu triste car il part dans des délires où visiblement il a perdu la tête.

On peut presque parler d'autobiographie d'un homme conscient de sa singularité :
"J'ai lu ... beaucoup de vies ... d'hommes qui ont joué en ce monde des rôles importants, mais jamais... je n'ai lu de mémoires... de pauvres artisans, d'ouvriers, d'hommes de peine... Je sais qu'[ils] sont dans l'impossibilité d'écrire leur vie, n'ayant ni l'instruction ni le temps nécessaires. Quoique appartenant à cette classe, au sein de laquelle j'ai passé toute ma vie, je vais essayer d'écrire, sinon avec talent, du moins avec sincérité et franchise ... comment j'ai vécu, pensé et réfléchi dans ce milieu misérable, comment j'y ai engagé et soutenu la terrible lutte pour l'existence."
Bref, cet homme original du siècle dernier n'appartenait pas à son siècle... C'est un témoignage avec un regard très moderne tant sur les moeurs des Bretons du XIXè siècle que sur la vie quotidienne dans le Finistère. De la littérature bretonne avant l'heure !!!

La fête de Saint Yves, le saint patron des Bretons

Non, ce n’est pas Yves Saint Laurent et ses parfums qui sont fêtés le 19 mai mais un vrai saint Bernard, un saint religieux, juste et généreux. Saint Yves est, avec Sainte Anne, l’un des saints emblématiques de la Bretagne. Et pour cause, Saint Yves était un Saint. Et voilà qu’on veut le transformer en Saint Patrick et lui consacrer des manifestations culturelles…

Voyons voir…

Saint Yves est fêté le 19 mai dans notre calendrier mais le pardon de Tréguier toujours très célébré, a lieu le 3è dimanche de mai. Une procession menée par l’Archevêque de Rennes rassemble autour des reliques du saint des milliers de personnes.

Yves Héloury est né à Kermartin (Minihy-Tréguier - 1253) et y est mort 50 ans plus tard en 1303.
Issu de la petite noblesse bretonne, il part faire ses études de théologie à Paris et de droit à Orléans avant de revenir en Bretagne comme official (juge ecclésiastique).

Très vite il rompt avec son milieu d’origine et adopte un mode de vie refusant richesse et luxe. D’abord par ses vêtements (un drap écru sur le corps et de simples chaussures), son mode de vie (un repas par jour). Ensuite parce qu’il prêche en breton… langue des pauvres. Il rend aussi la justice équitablement en ne privilégiant pas le riche sur le miséreux.

Il soigne les malades de l’Hôtel Dieu de Tréguier, nourrit les indigents, donne ses vêtements aux nécessiteux et forme les prêtres à la théologie.

Il meurt le 19 mai (jour de la Saint Yves/Gouel Erwan) dans le manoir familial de Kermartin.

Très vite, l’évêque et le duc entreprennent des démarches auprès du Saint Siège pour le canoniser. Elles aboutissent 44 ans plus tard en 1347.

Depuis Saint Yves est vénéré comme patron breton, mais aussi comme patron des professions de justice et de droit, des avocats. Peut être même des notaires...

Il est représenté avec une bourse à la main (ses dons aux pauvres) et un parchemin dans l’autre (comme homme de loi).

Pour le programme des festivités, allez voir le site de la Saint Yves

Pape breton et évèque de Tréguier : Saint Tugdual et sa colombe

La visite de la vallée des saints m'a donné des envies d'hagiographe (raconter des histoires de saint et de prénom finalement, c'est sympa, on apprend plein de choses !).... On connait tous sainte Anne ou Saint Yves, mais les autres... Ils sont là bas, pourtant à Carnoët, dans leur vallée, les saints fondateurs de la Bretagne à attendre qu'on vienne les voir.

Alors je vais rebooster un peu leur notoriété en leur consacrant des petits billets...
Je commence par un saint prestigieux... Tugdual, un prénom masculin original dont vous voulez connaître l'histoire, je présume... Avant de nommer son enfant, on se renseigne, non ?

Bon, d'accord, ça ne commence pas très bien car ce jeune homme n'est pas né en Bretagne mais dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Pays de Galles. Il a, comme de nombreux autres Grands Bretons, immigré de l'autre côté de la Manche pour évangéliser l'Armorique.
Revenons sur son histoire : il est donc Gallois, né à la fin du Vè siècle (vers 490) et est éduqué dans un monastère. Rien de bien original pour l'époque !
A 25 ans, il émigre avec sa famille, d'autres religieux et compatriotes dans le Léon (au Nord de la Bretagne) où il fonde un monastère d'abord puis un ermitage. Comme la région est peu à peu gagnée par la foi, très vite les deux établissements connaissent un grand succès et un afflux de croyants.
Il élargit bien vite sa mission à toute la région où accomplissant des miracles, il multiplie les conversions. Le monastère de Tréguier est fondé et on le réclame comme évêque en 532. Les princes convertis le remercient en domaines et revenus qui lui servent à fonder d'autres établissements religieux. Bref, tout va bien.

La légende veut qu'en 548, Tugdual se rende à Rome alors qu'on est en train d'enterrer le pape. Après les obsèques, alors que le clergé se rassemble pour élire le nouveau pontife, une colombe blanche, symbole de la blancheur de l'âme, se pose sur la tête de Tugdual. Et voilà comment son destin bascule : on y voit un présage divin et le Breton est élu pape Leo V Papa Britigenus (Léon de Bretagne).
La fin de son pontificat est annoncé par un nouveau signe deux ans plus tard lorsqu'un cheval blanc le ramène par les airs à son siège de Tréguier. Le sculpteur François Breton l'a représenté avec sa colombe dans la vallée des saints où on l'attend. (Il n'était pas là lors de ma visite, je n'ai pas de photo à vous présenter ! Mais où est donc la statue de Tugdual !)

Il meurt à Tréguier, un 30 novembre, à 73 ans (si mes calculs sont bons) en 563.

Fêté ce jour là, son prénom connait de nombreuses variantes : Tual, Tudal, Tugal, Tudwal, Tuzval, Tutuarn ou encore Pabu ou Papu en breton.

En résumé, si Tugdual est le prénom garçon de vos rêves, un prénom original qui vous ravit, voilà ce que vous devez retenir : Saint Tugdual est donc l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Il a été le premier évêque de Tréguier (une des étapes du Tro Breizh, ce pèlerinage médiéval qui reliait les capitales des 7 diocèses bretons). Il est souvent associé à une colombe, puisque c'est, grâce à elle, que la Bretagne compte son seul et unique pape.

Oui, votre fils en Nobel de la paix.... C'est pas mal ?

Lire cet article en anglais: History of the Breton forename Tugdual

Chaussures tendance : le sabot revient à la mode

Ce n'est pas souvent que la Bretagne peut se faire fashion victime... Les sabots, cette année, comme les rayures, sont "tendance"... La chaussure en bois... c'est quand même l'emblème de la Bretagne... avec la coiffe... mais en moins fashion.

Le sabot sera donc mode cet été, le sabot gai et coloré, avec sa double semelle en bois et caoutchouc qui ne fait pas de bruit... et comme notre Bretagne est une terre de sabotiers... un petit billet s'impose !

La forêt de Villecartier, à côté de Fougères, a longtemps abrité des familles de fabricants de sabots... Il en reste encore un tout près, à Parigné qui officie, dans la pure tradition artisanale... mais ils ne sont plus aussi nombreux qu'à une époque... 400 personnes environ vivaient en 1840 au milieu de ces arbres. La forêt a été habitée jusqu'en 1932. Aujourd'hui ils sont une petite dizaine en France... et près de la moitié en Bretagne.

Il y a encore quelques bonnes décennies, les sabotiers oeuvraient à Villecartier... Ces familles étaient itinérantes, elles cherchaient des forêts de hêtres mais aussi des frênes, des merisiers, des bouleaux ou des peupliers pour réaliser leurs chaussures en bois.
Dans la forêt de Villecartier, on peut voir une hutte de bois qui est une reconstitution de l'habitat traditionnel des sabotiers.

Habitat traditionnel d'un sabotier dans la forêt


D'après le panneau, le sabotier s'installait avec sa famille autour d'une coupe de bois pour quelques mois pour avoir le temps de débiter l'arbre et le transformer en paires de sabots... Cela prenait un an et demi à deux ans. La loge était ensuite démontée et remontée près d'une nouvelle coupe en une huitaine de jours. Mais là, le savoir faire d'un bûcheron était nécessaire.
Ces chaussures de bois servaient pour les travaux des champs et elles étaient sculptées pour les jeunes filles à marier...

Sabots en plastique pour les filles


Aujourd'hui il y a le sabot tendance, vernis ou coloré, le sabot suédois plus classique, les sabots à double semelle (bois et caoutchouc), les crocks en plastique , les galoches (en bois et cuir sont des sabots « fermés » bien utiles pour ceux qui jardinent : ils peuvent les enfiler avec leurs chaussons et filer cueillir les légumes dans le potager voisin) ou les plagettes, ces sandales en cuir faites avec des semelles de bois... ou pas !

Et vous, vous êtes plutôt quoi ?

Lire cet article en anglais : French fashion and wooden clogs

Arbre remarquable de mille ans : le chêne à Guillotin

En vous baladant dans la région de Brocéliande, vous pouvez admirer sur cet arbre millénaire...

Chêne millénaire


Je m'appelle Eon Guillotin et j'ai mille ans. Je suis un chêne pédonculé, de plus de 20 m de haut et de près de 10 m de circonférence.
Je suis né lors d'un des passages de la comète de Halley... en 1144, mais je m'en souviens à peine, c'est si loin et j'étais si jeune..
Oui, c'est l'ermite Eon qui m'a baptisé... Il s'était réfugié dans la forêt de Brocéliande. Il a vécu dans mes jeunes branches comme un bandit de grands chemins avant de finir dans un cachot à Reims en 1148...
200 ans plus tard en 1352, j'ai vu cette bataille fratricide entre Bretons, la bataille de Mauron qui a opposé les Français aux Anglais... ou celle (du même genre) qui a eu lieu en 1364 et qui a opposé à nouveau nos compatriotes...
Jusqu'à ce combat en 1370 où le seigneur Du Guesclin assiège le château de Comper et le met à feu et à sang... Château qui sera démantelé en 1598 sur les ordres du roi Henri IV de visite en Bretagne.(Allez le visiter d'ailleurs, c'est pas loin...).

Pendant la Révolution Française... j'ai sauvé la vie d'un homme Guillotin. C'est de là que vient mon deuxième baptème ! Il ne faisait pas bon être croyant à l'époque. Le prêtre Guillotin pourchassé par les Sans Culottes se cacha dans mon tronc. Les Bleus (les soldats anti-cléricaux) arrivèrent devant mes entrailles rendues invisibles grâce au travail énorme d'une araignée qui y avait tissé sa toile. C'est Notre Dame de Paimpont qui s'était transformée en insecte pour sauver notre curé.



Si vous saviez... toutes les complaintes d'amoureux que j'ai entendues, les premiers baisers que j'ai pu voir, les chouettes que j'ai portées, les coups de tonnerre que j'ai supportés, tous les garnements qui m'ont escaladé, les vaches qui ont cherché à se protéger du soleil (la canicule de 2003, ca vous dit rien), les oiseaux que j'ai hébergés et toutes la naissances auxquelles j'ai assistées, les chiens qui se sont soulagés, les menaces des menuisiers qui me voient déjà en tables ou en parquet...
Ma vieille écorce marquée par le temps pourrait raconter encore tellement de choses...


Lire cet article en anglais : Millenium tree in France : the Guillotin oak

La Butte de César : légende historique ou site préhistorique du Golfe du Morbihan ?

Si vous êtes en vacances dans le Morbihan, faites un tour sur la presqu’île de Rhuys. D’abord, parce que c’est le golfe et ses atours, ça vaut le détour (!!!) mais surtout parce que vous ferez une rencontre avec une légende bretonne : la butte de César.

Oui, oui, de Jules. L’empereur romain est venu en Bretagne pour la conquérir. Et c’est, dit la légende, de cette butte (sur la route de Sarzeau à Arzon sur la presqu’île) qu’il aurait suivi la bataille navale fatale (pour les Bretons) entre sa flotte et la flotte venète (une des cinq populations armoricaines de l'époque).

C'est ça, la butte de César...


Tout a commencé une année plus tôt en 57 avant Jésus Christ. Les Romains pensent avoir conquis l ‘Armorique après avoir ramené quelques otages lors d 'une promenade pacifique dans les cités maritimes de l’Ouest. Et quand l’année suivante, l’armée romaine revient pour réquisitionner des vivres, ce sont les Venètes, qui demandent, en échange des officiers, le retour de leurs otages.
César, devant cette résistance, décide de construire une flotte pour conquérir la région. Les Venètes, eux, forment une ligue avec les autres peuples d’Armorique et demandent même de l’aide aux Bretons insulaires.

En -56, César attaque l’Armorique. Au Nord, pas de résistance – les hommes fuient en emmenant leurs trésors qu’on retrouvera pour certains à Jersey et d'autres, dans la Manche.

L'affaire est plus difficile dans le Sud : les Venètes, sur terre, se réfugient sur les promontoires protégés par des levées de terre et quand le danger est trop menaçant, ils fuient en mer. César décide d’utiliser sa flotte pour en finir avec ces Astérix bretons !!!

Vue de la butte : le Golfe


220 gros navires venètes en chêne vont face à une flotte romaine plus nombreuse, constituée de bateaux plus petits et plus maniables. Et surtout armés d’une faux qui, au bout d’un long manche, coupent les attaches des voiles armoricaines. Les Romains, une fois le navire immobilisé, l’abordent. Très vite, les Venètes cessent la bataille et l’Armorique devient romaine… Il n'y avait pas de vent ce jour là, il y avait peut être un temps comme sur les photos...

La mer ou l'océan !


Ca, c'est pour la légende romaine mais il y a autre chose... Cette butte avait déjà eu une vie avant César… en tant que tombe d’un haut dignitaire du Néolithique et ce n’est plus la butte de César que vous admirez mais le tumulus de Tumiac (Vè millénaire).

On accède à la butte qui abrite le tombeau par un petit chemin qui démarre de la route nationale. Un sentier un peu raide et glissant, surtout s'il a plu, mène au sommet et un autre permet de redescendre de l'autre côté. On ne peut plus visiter les entrailles du tumulus.



86 m de haut, 20 mètres de diamètre, il n’est pas constitué de pierres sèches mais d’argile. Il abrite dans un coffre de plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, couvert par 3 dalles de pierre, la tombe d’un homme – sûrement très important- du Néolithique. Des fouilles, en 1853, ont révélé des objets, une hache et surtout de restes d’ossements humains, chose très rare dans les sols acides de Bretagne.

Coupe du coffre


Bref la colline vaut son pesant d’histoire… et de légendes... si vous êtes en week end découverte du Golfe du Morbihan.



Source : Histoire de la Bretagne, sous la Direction de Jean Delumeau

Lisez cet article en anglais : Tourism in Brittany (france) : Stone Age heritage

Exposition à l'Espace Culturel de Landivisiau (Bretagne)

Landivisiau, ville du cheval... oui mais pas uniquement. La mairie et l'espace culturel Lucien Prigent apprécient les artistes de la région.

L'espace culturel est un lieu magique... Le parc de Kréac'h Kellen et une grande batisse accueillent des expo de sculpture permanentes et temporaires toute l'année.

Cet été, ce sont les CERAMISTES qui sont à l'honneur. Une femme Gaëlle Haubtmann et un homme Jean-Michel Kerdilès se partagent l'espace.



Jean-Michel Kerdilès expose ses bols en grès ou en porcelaine. Il investit aussi l'espace avec des plaques en porcelaine noires et blanches inspirées par les Monts d'Arrée (pour les novices, cest la chaîne de montagne en Bretagne) ainsi que des morceaux de grès armoricains des mêmes monts.

Gaëlle Haubtmann travaille la céramique en s'inspirant de la nature et des éléments. Même si elle laisse aussi le four (5 jours et 5 nuits) laisser son empreinte sur l'oeuvre. Certaines pièces sont réalistes (gouttes d'eau), d'autres laissent les éléments parler : tempête, mer et vent...

L'expo permet de découvrir l'art sculptural contemporain mais aussi propose de voir l'artiste travailler... et même de ramener une oeuvre chez soi... L'expo pense aux jeunes : visite guidée ou pour les solitaires livret découverte...

Horaires : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche 14-18H, jusqu'au 27 septembre.
Tel 02.98.68.00.30 ou 02.98.68.30.27.

Clichés de la Bretagne à Paris au musée Albert Kahn

Pour les Bretons nostalgiques, les Parisiens amoureux de la Bretagne, les mélancoliques du passé ou pour simplement se rendre compte du temps qui passe... l'exposition Bretagne, voyager en couleurs (1907-1929) expose 140 photos couleurs (des autochromes) et plusieurs films sur la région Bretagne au début du siècle.

L'exposition vous explique d'abord ce qu'est un autochrome (inventé par les frères Lumière, c'est le 1er procédé industriel sur plaque de verre de photographie couleur),... et comment les Parisiens autochromistes de l'époque sont allés s'adonner à leur art en Bretagne. Il est vrai que les guides touristiques de l'époque peignent la région comme une région "authentique", qu'on visite pour son folklore, comme un pays étranger.... et c'est un loisir, même un régal pour les photographes de réaliser des bons "clichés" d'une Bretagne folklorique à souhait...

Les autochromes qu'ils tirent, en couleur, représentent le côté pittoresque des Bretons : des hommes en costume folklorique, des femmes en coiffe traditionnelle, des villages typiques avec des enfants en sabots, bref des autochtones en actions... Les plaques présentent aussi des paysages mythiques - les côtes bretonnes sont déjà touristiques-, des ports, des couchers de soleil , des tirages de sites connus ou encore des images de cérémonies religieuses... la troménie de Locronan (une procession emblématique),... Bref des bons clichés de la Bretagne... qui sont même encore utilisés aujourd'hui... et qui perdurent ...

L'expo vous permet de mieux comprendre la technique de l'autochrome et de découvrir le portrait de certains autochromistes... Mais aussi de découvrir ces ancêtres de la photographie couleur. Il y a aussi des vidéos significatives de l'époque. Les oeuvres présentées sont notamment issues des collections du musée Albert-Kahn ou du Musée de Bretagne.

En effet, le musée baptisé du nom de ce banquier philanthrope et pacifiste (1860-1940) possède la plus importante collection au monde plaques autochromes couleur (plus de 72000). Des expositions temporaires les mettent régulièrement en valeur...

Qui était Albert Kahn (1860-1940)?

Un homme original, un visionnaire : il avait perçu que le monde était en train de changer et que les modes de vie traditionnels allaient disparaitre. Pendant une vingtaine d'années (1909 à 1931), il a recruté des photographes pour aller immortaliser la mémoire du monde dans une cinquantaine de pays, la future fondation les Archives de la planète. Nous pouvons d'un seul geste à présent fixer le souvenir... rappelle l'exposition. La majeure partie du fonds du musée correspond au travail de ces témoins...
Son activité ne s'arrête pas là...Le lieu possède 4 hectares de jardins... Albert Kahn était aussi un idéaliste et un utopiste (il doit pourtant sa fortune à des "spéculations audacieuses") qui adorait les jardins. Il en a crée pour réconcilier les hommes et symboliser la paix universelle : en réunissant les styles de chaque pays en un même espace un jardin anglais, un jardin français et un jardin japonais (il connait bien le Japon), une forêt vosgienne (lieu de ses origines),une forêt "aux arbres bleus", une forêt dorée et une prairie... Tous les jardins sont ouverts au public.

Le musée (www.albert-kahn.fr/) est à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine (métro Boulogne Pont de Saint-Cloud (ligne 10).
Et l'expo dure jusqu'au 4 juillet 2010. 11h-18h.

Lire cet article en anglais : Old pictures from Britain at the Albert Kahn museum in Paris (France)

Le cynorrhodon en Bretagne : fruit du rosier ou de l’églantier ?

Les deux, très chère lectrice et cher lecteur !!! (Je bichonne mes lectrices, je pense que vous êtes plus nombreuses !!!). Le cynorrhodon est le nom donné au fruit des rosiers et des églantiers. Par contre, selon la plante, il n’a pas la même forme et n’a pas, non plus, les mêmes propriétés.

rosier ou églantier ?


Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines

églantier


Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...

Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…

C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).

cynorrhodons d'églantier


Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares

La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.

Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program

Les Bretons et la première guerre mondiale

Le 11 novembre, c’est la fin de la Grande Guerre. Et la Bretagne, c’est la région qui a payé le plus lourd tribut : un mort pour 19 habitants, la France un mort pour 29 habitants entre 1914 et 1918.

monument aux morts en Bretagne


Si le mémorial de Sainte Anne d’Auray commémore 240 000 morts – il a été fait entre 1922 et 1932-, on parle plutôt aujourd’hui de 110 à 130 000 soldats tués. La France compte alors 1,4 millions de morts ou disparus pour près de 41 millions d'habitants (la Bretagne a 2,5 millions d'habitants).

La Bretagne de 1914 est une terre de paysans et de marins. Et on dit qu'elle a payé un lourd tribut parce que sa population était essentiellement rurale : "cette surmortalité s'explique par l'envoi prioritaire des ruraux en première ligne, comme pour les Corses ou les paysans du Limousin" (Bretagne est univers, catalogue du Musée de Bretagne).

noms des soldats morts de 1914 et 15 dans une petite commune bretonne

soldats morts de 1916, 17 et 18  dans une petite commune bretonne


La Bretagne d’alors ne parle pas toujours français. Et dans certains régiments, les ordres sont même donnés en breton. En effet, pendant cette guerre les régiments étaient basés sur un recrutement géographique : régiment de Bretons, de Normands…

Si les hommes sont sur le front, les femmes bretonnes ne chôment pas. La Bretagne est une région agricole, les femmes doivent gérer les terres car il faut ravitailler les armées et nourrir la province. Toutes les parcelles de terrain sont bonnes à cultiver : ainsi le jardin du Thabor, à Rennes deviendra potager. Les femmes doivent aussi fournir la main d’œuvre dans les usines.

La première guerre mondiale nous est notamment connu par un auteur breton Roger Vercel (1894-1957), qui raconte dans certains de ses romans ses souvenirs de la Grande Guerre. Le plus connu encore aujourd’hui -puisqu’il a été adapté à l’écran en 1996 par B.Tavernier- est Capitaine Conan qui a reçu le prix Concourt en 1934.

Lisez cet article en anglais : Brittany and the First World War

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