Tourisme et bons plans en bretange


Guides de voyage sur la Bretagne : de 1884 à nos jours

Les guides de voyages sur la Bretagne... J'en ai pléthore... Des vieux (plus d'un siècle) jusqu'à un acheté la semaine dernière dans une collection que je ne connaissais pas.

Et quand on regarde l'évolution du contenu sur plus d'un siècle...On remarque que d'abord certains sites sont toujours à la mode (genre Carnac) que d'autres ont bien changé (Saint Malo), ou qu'ils ont disparu. Ou encore qu'on en a découvert d'autres (Barnenez). Et qu'enfin les goûts ou les envies ont bien changé aussi. Les transports aussi.

Le guide Joanne propose des circuits en train puis en voiture à cheval ou à pied... Et les explications sur certains sites sont folklo...

Avant le guide du routard (si j'en parle, c'est parce que c'est un Breton qui est à l'origine de sa création), les guides étaient sérieux, pleins de notions patrimoniales et savantes. Avec ce nouveau guide, on passe à un côté plus ludique, plus économique aussi, on cherche les bons plans et coins insolites.

Les guides abordent aussi la géographie de manière différente. Avant la région Bretagne tenait dans un guide. Aujourd'hui on spécialise : la région ou le nord et le sud de la région ou encore le département voire même les villes.

Bref et en résumé, si vous voulez un guide intello, choisissez le vieux... car les textes et les explications diminuent à chaque édition même dans les guides bleus ou les guides michelin.
Pour les bons plans, un petit futé, un guide du routard ou un lonely planet sont très bien.
Pour les guides "esthétiques", c'est le gallimard qu'il faut prendre. Les autres collections sont un mélange de tout ... avec des photos en plus pour certaines éditions.

A tous ces guides s'ajoutent des publications de magazines spécialisés, qui dans la randonnée, qui dans la voile, le patrimoine breton... Bref, les médias ne sont pas en reste et apportent des informations spécifiques bien pratiques. Et parfois même loin du tourisme... Certains journaux n'hésitent pas à faire des numéros sur l'état de l'immobilier en Bretagne, les prix sur la côte bretonne ...

Bon, et enfin, c'est vrai qu'aujourd'hui avec Internet, on trouve tout ce qu'on veut... Mais un petit guide dans la poche, c'est pas mal non plus.

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Moulins à marées en Bretagne

Mais à quoi servent les marées ? A moudre de la farine, pardi !
- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
- Y en a -t-il ailleurs ?
- Depuis quand ces moulins existent ?
- Comment ça marche ?
- Où peut on en voir ?

- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
La Bretagne est une terre d'abers... d'estuaires en quelque sorte. Et celles-ci sont fort précieuses pour nos moulins. A chaque marée, la mer les envahit puis les délaisse et c'est ce mouvement de marées qui est à l'origine de l'énergie des moulins.

Moulin de Pen Castel dans la presqu'île de Rhuys, Morbihan


- Y en a-t-il ailleurs ?
Il y en a dans les pays à estuaires, le Portugal, l'Espagne, le Royaume Uni, l'Irlande, les Pays Bas et les Etats Unis.

- Depuis quand ces moulins existent ?
On les connaît, en Bretagne, dès le Moyen Age, et il y en eut jusqu’à une centaine dans la région.

- Comment ça marche ?
Le moulin à marée utilise comme énergie la force de la mer. Le principe était simple : on laissait les marées montantes remplir un bassin fermé par une digue. Une fois la marée basse, il suffisait d’ouvrir le bassin et de laisser s’échapper l’eau qui actionnait une roue.

Bassin du moulin de Pen castel


Ce type de moulin demandait un investissement de départ : une digue à construire. Le meunier, par contre, vivait à l'heure des marées et pouvait travailler la nuit.

Meunier tu dors… oui parfois pendant le jour… si j’attends la mer…

Inconvénients de ce système : comme tous les énergies liées aux éléments, elles sont variables. Avec les périodes de vive-eau (marées à forte amplitude) et de morte-eau… Marée importante, bon fonctionnement, petit coefficient de marée, faible mouvement…

Digue du moulin de la vallée de la Rance


Avantage : C'est une énergie renouvelable... La marée revient toutes les 6 heures… Ce n’est pas le cas du vent…

Les moulins pouvaient être alimentés en grains par la terre et par la mer. Les chariots et les bateaux repartaient chargés de farine…

Moulin à marée dans la vallée de la Rance


Petite précision encore. Le moulin implique une pratique artisanale des meuniers. Plus tard on parle de minoterie, ce qui suppose une destination industrielle du monument. L’utilisation des moulins de mer s’arrête avec la Seconde Guerre Mondiale.

Si vous voulez comprendre le phénomène, la maison de la Rance à Dinan explique, à l’aide d’une maquette, le fonctionnement du moulin. La Rance possédait beaucoup de moulins car l’amplitude des marées y est particulièrement importante.

- Où peut on en voir ?
En Bretagne, certains moulins ont été restaurés : dans le Sud de la Bretange, le moulin de Pen Castel dans la presqu’île de Rhuys et dans le Nord, à Bréhat le moulin du Birlot ou encore le moulin du Prat sur la Rance qu'on peut visiter tous les jours en saison et les dimanches et jous fériés sinon… .

Estuaire sans eau dans la vallée de la Rance


Lisez cet article en angalis : Tidal mills in Brittany France

Chats noirs... à vendre

- Acheter un chat noir en Bretagne...
- Hmm, c'est prendre des risques... Oui, oui, des risques... Vous ne les connaissez pas ? ...
- Reprenons l'affaire depuis le début : à donner ou à vendre chat noir contre bons soins...
- Oh la , méfiance...
Si, en plus, son maitre ou sa maitresse vous dit qu'il s'appelle Paolig... C'est sûr, vous cherchez les ennuis, les déconvenues... cet animal que l'on veut vous vendre est une bête curieuse... une curieuse bête...

Vous savez que depuis le Moyen Age, le chat noir a une sale réputation... Ce serait un ami proche, très proche même, voire le meilleur ami du démon...
En Bretagne, c'est pire, il n'est pas uniquement l'ami du diable... il en est sa réincarnation. On raconte de nombreuses histoires, toutes avec le même héros, un chat noir nommé Paolic (ou Paolig, petit Paul) qui amène richesse mais aussi malédictions.

Chat noir sur un muret


L'histoire classique est la suivante : une famille bretonne, en sabots et coiffe, très pauvre, vient d'avoir un bébé. Elle voit une issue à son destin misérable lorsqu'on lui propose d'acheter un chat noir contre ... bons soins (bouillie d'avoine et lait maternel) .... Mais le contrat stipule (en bas de la feuille et en tout petit) que le félin ramènera des bourses d'or chaque matin... (contre un pacte avec le diable... Mais cela est accessoire et on oublie rapidement que cela fait partie du contrat)...

Le chat bien soigné, (la première tétée est pour lui), la famille est vite récompensée. Paolig ramène tous les jours une bourse d'or à ses maitres. Très vite le Breton aux sabots s'enrichit.
Mais... il y a un mais... le contrat ne dure qu' un an, après il faut honorer la 2è partie du pacte.... (donner son âme !). L'homme, étant humain, cherche alors, angoissé, une solution pour posséder le malin (c'est à dire se débarrasser de son fidèle bras droit qui l'a patiemment enrichi en réponse aux bons traitements qu'il a reçus) mais en gardant le beurre et l'argent du beurre.

Moult ruses sont alors tentées pour se débarrasser de Paolic:
On peut chercher à le revendre (il existait une foire aux chats noirs une fois par an qui arrangeait bien tout notre petit monde mais elle a cessé... vue son succès, elle devenait impossible à gérer). Ou faire appel au curé qui est très souvent sollicité par ces ouailles honnêtes pour ce type d'affaire (contre une bonne somme d'argent !)....

Ou vous pouvez, (fourbe que vous êtes), jouer un tour pendable à votre chat et vous en sortir ainsi...

Les histoires ne disent pas toujours si la famille qui a gagné cet l'argent si honnêtement a eu une vie paisible ensuite...

Mais ce que l'on sait, c'est qu'un jour, le chat noir possédé s'est vengé... il a empesté l'air et depuis, les pommes de terre n'aiment pas les étés pluvieux. L'air empesté contamine les patates et leur donnent le mildiou...

La Bretagne est terre de superstitions et de légendes mais méfiez vous... Si, par malheur, vous croisez Paolic un soir la nuit tombée au carrefour de plusieurs chemins... c'est que vous avez le mauvais œil, et qu'on vous a «repéré»... Passez votre chemin surtout et ignorez l'appel du félin... Car les traditions se perdent ... les curés ne savent plus «gérer» ce type d'affaire, la foire n'existe plus... Vous devrez seul vous en sortir ! Face à cette sorcellerie d'un autre siècle !

Ne prenez pas trop de risques : allez dans une bonne animalerie (ils garantissent la généalogie des chats) ou traversez la Manche et achetez un chat noir anglais : là les croyances sont toute autre : le chat noir est un porte bonheur !!! Et oubliez les sorcières...

Lire cet article en anglais : Black cats for sale

Recette végétarienne au four avec des pommes de terre, des noix et du fromage

Les noix... C'est bon et c'est plein d'oméga 3 et d'oméga 6 ... soit des bons acides gras essentiels indispensables à notre bonne santé. Et si vous savez bien qu'on en manque, vous savez à quoi ils servent ? Ce sont des bons lipides, pour un bon fonctionnement du système cardiovasculaire et de la vasomotricité... Un bon complément alimentaire naturel... dont il faut user sans abuser !!!

Pour la récolte, vous avez deux solutions :

- soit vous en ramassez et alors lisez directement le passage suivant pour les conserver
- soit vous avez un noyer dans votre jardin et là quelques règles s’imposent. On dit que pour avoir une bonne récolte il vaut mieux gauler (battre avec un baton l'arbre pour faire tomber les fruits) les noix plutôt que d’attendre de les ramasser.
- Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’en les gaulant, on dit que la récolte de l’année suivante sera meilleure…

Quelque soit la méthode, sachez que le brou (l'enveloppe verte autour de la noix) noircit les doigts. Il faut l'ôter.

Les conserver
Une fois récoltées, les noix doivent être mises à sécher : aérez les régulièrement, remuez les pour qu'elles ne moisissent pas. Stockez les au frais.

Et n'en épluchez que la quantité nécessaire pour votre consommation car sans coque, elles rancissent très vite. Gardez les dans le frigidaire et consommez les rapidement.

La recette ? La recette !!!

C'est une recette que fait mon amie allemande Karine. Mais tous les ingrédients sont si classiques que nature, cela pourrait être un plat breton. C'est un peu long à éplucher… et encore ça dépend… si vous avez déjà tenté les cynorhodons ou les châtaignes... Les noix, à côté, c'est un jeu d'enfant...



Cerneaux de noix
Ingrédients

500g de pommes de terre à purée
150 grammes de noix (épluchées) soit 30 à 40 noix entières
150 grammes de fromage râpé (emmental ou comté, c’est selon vos goûts)
3 œufs (il faut battre les blancs en neige)
Poivre et sel
Nature c’est bon. Si vous voulez le parfumer, ajoutez quelques feuilles de basilic ou de sauge coupées très finement (les aromates déshydratés en poudre, c’est moins bon mais ça marche aussi)

Faire cuire les pommes de terre en morceaux. Les éplucher et les écraser pour faire une purée.
Réduire environ les deux tiers des noix en petits morceaux (le robot à tout faire le fait très bien) et garder les autres en décoration.
Y ajouter et mélanger les noix, le fromage, les jaunes d'oeuf, le sel et le poivre, le basilic ou la sauge.
Battre les blancs en neige et les ajouter.
Beurrez un plat et versez la pâte. Four à 6 (180°) pour une demie heure à 40 minutes quand le pâté est doré. Servir avec une salade d’hiver croquante.

Jonquilles ou narcisses : c'est le printemps

Le printemps, c'est top. Du jaune, orange, vert, blanc... Les villes et les jardins regorgent de parterres de jonquilles et de narcisses...



Les jonquilles des bois sont les premières à sortir. Elles sont petites. Et elles sentent bon. Mais je n'ai pas de photo. Les jonquilles des jardins, elles, sont énooooormes et sans odeur... multiples même parfois...


Les narcisses apparaissent un peu plus tard. Ce sont les fleurs à corolles.



Là encore les "vieilles races" sentaient bons : dans les années 60, il existait un parfum à son odeur : le narcisse bleu.

Aujourd'hui, de nombreuses variétés ne sentent plus rien (jonquilles et narcisses confondus). Par contre, ils sont faciles à faire pousser : il suffit de respecter le calendrier, de planter les bulbes à l'automne et de ne plus y toucher. Une fois fleuri, le laisser tranquille jusqu'à l'année d'après.



Et si vous voulez augmenter vos plants, tous les 3 ans, vous pouvez en septembre, diviser les bulbes.



A vous, les jardins fleuris et les bouquets de fleurs de printemps !!!

Documentaire sur les éleveurs laitiers en Bretagne : HERBE de Olivier Porte et Matthieu Levain

Ce film présente deux systèmes d’élevage laitier : le premier avec des vaches qui mangent … de l’herbe (et oui, les vaches ont depuis les années 70 changé de régime alimentaire!) et le second où les ruminants reçoivent, grâce à leur carte de cantine (puce électronique dans l’oreille), une ration d’aliments correspondant à leurs performances laitières.



On découvre deux mondes qui s’affrontent : le système herbager, les vaches vont paître dans la prairie (c'est gratuit), les éleveurs ont de petites exploitations, ne touchent pas d’aides et ont pourtant de bons rendements laitiers et de bons revenus.
L’autre système, beaucoup plus fréquent, même très majoritaire, élève des vaches qui mangent le maïs cultivé sur la ferme (c'est cher -semences, engrais, pecticides,matériel agricole, stockage... et demande beaucoup de travail) et le soja (OGM, importé du Brésil, qui n'est pas non plus gratuit). Ces éleveurs ont de grosses exploitations, beaucoup d'animaux, beaucoup d'hectares, beaucoup de matériel, beaucoup de produits phytosanitaires, beaucoup de conseils... et beaucoup d'aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

Pendant 76 minutes, chaque partie a la parole et explique son mode de fonctionnement. Les premiers suivent les principes du Centre d’Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome (CEDAPA). Le fondateur André Pochon et différents adhérents rappellent qu’une vache mange de l’herbe et que l’élevage intensif actuel l’en a privé. Ces fermiers ont fait le pari « insensé » (selon les seconds éleveurs) de nourrir leurs vaches à l’herbe. A.Pochon et son exploitation 100% écolo a même convaincu l'INRA,
Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.


Dans l’autre ferme, plus grosse, plus grande et plus peuplée (plus de vaches), on assiste à une course à l’agrandissement, à l’achat de matériel, de céréales, aux emprunts… Avec des conseillers qui favorisent cette course…

Les premiers paraissent heureux tant de leur vie que de leurs revenus. Les autres semblent angoissés par l’avenir (prêts, matériel agricole à changer, parcelles à acheter pour pouvoir tenir, vaches à acquérir pour augmenter les rendements… qu’ils doivent financer).

Face à ces paroles, on a COOPAGRI qui donne son avis, un producteur bio et des petites phrases écrites sur l’écran qui distillent des informations tout au long du film.

Ce road movie donne la part belle à l’agriculture durable (les CEDAPA) et explique le tournant pris dans les années 70. Avec un titre pareil : HERBE, on imagine bien de quel côté penche la balance. Et on (ou plutôt je) ne comprend pas bien pourquoi la profession n’est pas convaincue par le système herbager ??? Ou alors je n'ai vraiment rien compris.
En sortant, j'avais envie d'avoir encore plus d'info... C’est quand même de notre alimentation qu’on parle… Les fermes CEDAPA peuvent se visiter... Je vais bientôt aller y faire un tour...

Clichés de la Bretagne à Paris au musée Albert Kahn

Pour les Bretons nostalgiques, les Parisiens amoureux de la Bretagne, les mélancoliques du passé ou pour simplement se rendre compte du temps qui passe... l'exposition Bretagne, voyager en couleurs (1907-1929) expose 140 photos couleurs (des autochromes) et plusieurs films sur la région Bretagne au début du siècle.

L'exposition vous explique d'abord ce qu'est un autochrome (inventé par les frères Lumière, c'est le 1er procédé industriel sur plaque de verre de photographie couleur),... et comment les Parisiens autochromistes de l'époque sont allés s'adonner à leur art en Bretagne. Il est vrai que les guides touristiques de l'époque peignent la région comme une région "authentique", qu'on visite pour son folklore, comme un pays étranger.... et c'est un loisir, même un régal pour les photographes de réaliser des bons "clichés" d'une Bretagne folklorique à souhait...

Les autochromes qu'ils tirent, en couleur, représentent le côté pittoresque des Bretons : des hommes en costume folklorique, des femmes en coiffe traditionnelle, des villages typiques avec des enfants en sabots, bref des autochtones en actions... Les plaques présentent aussi des paysages mythiques - les côtes bretonnes sont déjà touristiques-, des ports, des couchers de soleil , des tirages de sites connus ou encore des images de cérémonies religieuses... la troménie de Locronan (une procession emblématique),... Bref des bons clichés de la Bretagne... qui sont même encore utilisés aujourd'hui... et qui perdurent ...

L'expo vous permet de mieux comprendre la technique de l'autochrome et de découvrir le portrait de certains autochromistes... Mais aussi de découvrir ces ancêtres de la photographie couleur. Il y a aussi des vidéos significatives de l'époque. Les oeuvres présentées sont notamment issues des collections du musée Albert-Kahn ou du Musée de Bretagne.

En effet, le musée baptisé du nom de ce banquier philanthrope et pacifiste (1860-1940) possède la plus importante collection au monde plaques autochromes couleur (plus de 72000). Des expositions temporaires les mettent régulièrement en valeur...

Qui était Albert Kahn (1860-1940)?

Un homme original, un visionnaire : il avait perçu que le monde était en train de changer et que les modes de vie traditionnels allaient disparaitre. Pendant une vingtaine d'années (1909 à 1931), il a recruté des photographes pour aller immortaliser la mémoire du monde dans une cinquantaine de pays, la future fondation les Archives de la planète. Nous pouvons d'un seul geste à présent fixer le souvenir... rappelle l'exposition. La majeure partie du fonds du musée correspond au travail de ces témoins...
Son activité ne s'arrête pas là...Le lieu possède 4 hectares de jardins... Albert Kahn était aussi un idéaliste et un utopiste (il doit pourtant sa fortune à des "spéculations audacieuses") qui adorait les jardins. Il en a crée pour réconcilier les hommes et symboliser la paix universelle : en réunissant les styles de chaque pays en un même espace un jardin anglais, un jardin français et un jardin japonais (il connait bien le Japon), une forêt vosgienne (lieu de ses origines),une forêt "aux arbres bleus", une forêt dorée et une prairie... Tous les jardins sont ouverts au public.

Le musée (www.albert-kahn.fr/) est à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine (métro Boulogne Pont de Saint-Cloud (ligne 10).
Et l'expo dure jusqu'au 4 juillet 2010. 11h-18h.

Lire cet article en anglais : Old pictures from Britain at the Albert Kahn museum in Paris (France)

Concours de blogs : comment gagner !

The game is over... Clôture des votes le 16 à minuit... Le jury délibère après avoir choisi 5 candidats par catégorie : tourisme, gastronomie, loisirs et culture... Presque 200 votes pour les premiers...
(Même score pour moi... avec un 0 en moins ! Même pas mal, l'important c'est de participer.. Et d'apprendre de ces erreurs...).

Les gagnants ont fait fonctionner leur réseau ... sur Face Book... (il était très, extrêmement, trop facile de voter via Face Book, pour les autres, c'était un vrai parcours du combattant !). Je saurais, pour la prochaine fois...d'abord mieux choisir mes amis et ensuite j'organiserai un apéro géant sur Face Book !

Parmi les bien classés, il y a deux blogs que je connais bien puisqu'ils figurent dans ma liste de favoris...

Framboise à Pornic... qui évoque la vie "autour" de cette petite station balnéaire de la côte de Jade, en Loire Atlantique... Framboise nous raconte tout de sa vie pornicoise, pornichaise ??? (il va falloir qu'elle me barre la mauvaise réponse) : loisirs, recettes (elle aime bien le poisson), un point sur l'architecture, les musées et les zoos du coin, des balades à faire, des coups de gueule... La faune et la flore la passionnent également. Le dimanche est un jour particulier puisqu'elle présente ses blogs coup de coeur !. Elle sort parfois de ces frontières pour nous parler de sa « belle France » comme elle dit... Un blog aux thèmes très variés, on y découvre toujours quelque chose... Framboise à Pornic, dans la catégorie loisirs et culture a obtenu un score tout à fait honorable : bravo !

Le deuxième, dans la catégorie tourisme, s'appelle Mon Finistère... et parle du Cantal ... Non je plaisante évidement. Notre blogueuse finistérienne est une journaliste et -j'imagine à ses temps perdus- elle nous parle de "son" Finistère : des bonnes adresses, des spécialités gastronomiques et culinaires du département, des coins sympas, des lieux architecturaux remarquables ou des concerts à ne pas rater... Bref, toutes les facettes du temps libre sont évoqués dans ce bout du monde breton.
Ce blog a lui aussi obtenu un bon score et a ainsi pu faire partie des finalistes... Rendez vous sur son blog sous peu pour lire l'article qu'elle consacrera au week-end qu'elle a gagné. On aura ainsi une idée à côté de quoi on est passé !

Quant à moi, je vous remercie toutes et tous de votre soutien, de vos votes. Merci encore. Et je file lancer mes invitations pour affuter mon réseau Face Book !

Randonnée sur une des îles du Ponant : l’Ile de Batz

5 bonnes raisons pour aller à l'île de Batz !

Se dépayser
Pouvoir la parcourir en une journée
S'y rendre presque toute l'année (fin mars à la Toussaint)
Pour admirer des fleurs
Et enfin avec un peu de chance, saluer un phoque !
Ouest de l'ile de Batz


L’île de Batz est à 15 minutes du continent, bien protégée par des courants et des récifs qui sont des épreuves pour les bons marins ! Vous verrez à marée basse...

Il y a des bateaux hors saison plusieurs fois par jour et en saison toutes les 30 minutes. Donc on peut y arriver à toute heure, sans se presser...

Horaires hors saison


Le tour de Batz doit faire une quinzaine de kilomètres – l’île mesure un peu plus de 3 kms de long sur 1,5 de large à marée haute. Parce qu'à marée basse... la rando est plus longue...

Batz à marée basse


Le paysage est très différent entre le côté continent, le côté océan, l’est ou l’ouest de l'île. Vous avez le choix entre des rochers, des dunes, des galets ou des plages paradisiaques de sable extrêmement fin presque blanc…
C'est pas tout, selon la hauteur de la mer, le paysage varie encore …
Et malgré tout, l'’île n'est pas que tourisme… Avec ses presque 600 habitants, elle vit aussi de l’agriculture… A donc une vraie vie...

Pour aller au jardin, passez par ce petit chemin


Des fleurs poussent partout : fleurs des champs (oeillets sauvages, ajoncs, coquelicots, camomilles...)

Camomilles et chardons


ou fleurs de dunes (panicauts, ponpons...)… ou fleurs de jardins (hortensias, géraniums...) ou même des fleurs exotiques puisque à la fin du siècle dernier Georges Delaselle y a installé un jardin « colonial ». Son fondateur y a fait pousser des plantes tropicales (le climat est très doux à Batz)… Après la décolonisation, le jardin a pris le nom de son fondateur.


Le parc a été abandonné pendant plusieurs années mais depuis 1986, il a été remis en état, accueille plantes et arbres tropicaux à la pointe ouest. Et que du coup il y a des thuyas, des eucalyptus, des dracénas (palmiers de Nouvelle Zélande), des agaves (cactus du Mexique servant à faire le Mezcal) et des échiums,

Echiums


des agapanthes dans tous les recoins de l'île.

Si vous poussez vers la face océanique, vous découvrirez des plages de sable blanc… des oiseaux qu’on dérange et même parfois – avec un peu de chance – des phoques

Phoque à Batz côté océan


Plus loin encore, on arrive à l’extrême ouest et là c’est un chaos de pierres qui nous attend : Toul ar Sarpant, le trou au serpent ou au dragon plutôt.

Le trou du serpent


Et ce côté là abrite aussi un marais avec sa faune et sa flore.

La dernière facette de l’île, c’est le côté abrité, qui fait face à Roscoff. Là, c’est le réconfort après la balade : resto, bars, le port, la ville quoi…

Le port et le phare de l'île


On peut visiter l'île presque toute l'année... Y a le Gulf Stream qui adoucit les températures l'hiver...
A vos vélos, vtt, trottinettes et autres ...



Lisez cet article en anglais : Hiking on a french island : Batz (Brittany, France)

Salon de la randonnée en Bretagne

Il en existe déjà un à Paris (peut être même ailleurs) qui a lieu au printemps Porte de Versailles. Mais ça fait un peu loin... même à vélo !

Alors il y a son cousin breton : ce salon de la randonnée et de la nature, premier du genre en Bretagne.
C'est à Saint Herblon, une commune à une petite dizaine de kilomètres au sud de Rennes, que la manifestation aura lieu sur 3 jours (12 au 14 mars).
Les organisateurs ont déjà une longue expérience de l'événementiel puisqu'ils sont à l'origine du festival du film Voyage Aventure (qui a lieu depuis 1998 à Chartres). Ils avaient envie de se frotter à une autre expérience...c'est fait !

La couleur fétiche de la manifestation est le vert : randonneurs et amateurs de deux roues, d'équidés ou de kayak sont les bienvenus, ils seront accueillis par des pro du tourisme vert...
Comme la Bretagne ne manque pas de chemins et de voies de promenades : on vous expliquera tout sur le chemin des douaniers ou le Tro Breizh... mais si ce sont les rando à vélos ou les balades à cheval qui vous tentent, des pro seront aussi là pour vous renseigner. Si vous avez envie de nouveautés et d'en savoir plus sur des activités moins connues comme la randonnée en kayak, la marche nordique, le ski-roues (le ski quoi ?), les balades accompagnées par des ânes ou le vélo couché… Vous êtes sur le bon chemin...

Bref, le rassemblement de Saint Herblon intéressera tous les amateurs de sports ou de loisirs... pratiqués en plein air : en matériel, en conseils, en services....
Des conférences auront lieu pendant ce long week-end autour de thèmes variés : les bienfaits de la marche sur la santé, Compostelle, les chemins côtiers, les randonnées à cheval ou avec des ânes... Le programme détaillé du festival ainsi que les horaires sont sur leur site.

Le salon a d'autres objectifs : il aborde aussi le thème du handicap en expliquant que, grâce à des matériels adaptés à chaque handicap, ... physique ou mental, ces activités sont possibles et toute personne peut profiter des bienfaits de la nature. Des randonneurs valides donnent du temps au sein d’associations ou de clubs, pour ... découvrir le plaisir de randonner. 
Le salon veut vous faire bouger et sensibiliser ses visiteurs à la protection et au respect de la nature, au tourisme vert... En sortant, vous pouvez tout de suite vous y mettre en allant visiter les manoirs du XVIè et XVIIè siècle ou le château néogothique du XIXè... de Saint Herblon.

Les Sites de l'Annuaire