Vacances bretagne sud


L’Art, chemin faisant, parcours d’art contemporain à Pont-Scorff (Bretagne)

Quand on évoque Pont-Scorff, on pense tout de suite au zoo. Et pourtant… Pont-Scorff est aussi une ville d’art et culture… et elle le prouve tous les étés en mettant en place un parcours d’art contemporain.

L'art chemin faisant à Pont-Scorff


Cette petite bourgade du Morbihan propose une exposition originale d’art plastique puisque les œuvres sont disséminées dans différents sites remarquables de la commune et de sa campagne… atelier d’Estienne, combles de la maison des Princes, chaumière et ferme de Saint Urchaut, chapelles….

On se balade en découvrant le travail des artistes. Certains lieux sont très excentrés, voilà le prétexte d’une belle randonnée insolite (le circuit pédestre est fléché en vert)… et culturelle !

Balade sur le parcours d'art contemporain


On comprend mieux le titre de l’expo L’Art, chemin faisant….

Cette année, le thème Ressources Humaines se décline dans différentes œuvres d’art plastique. La brochure présente ainsi son exposition :
Que faire en temps de crise et de désillusion ? Fêter l’humain. Créer de nouvelles valeurs matérielles et immatérielles, se questionner sur le sens du laborieux et œuvrer ensemble à ce que l’individu garde une place d’honneur. La 11è édition du parcours d’art contemporain « Ressources Humaines » intégré dans un village de caractère et sa campagne environnante, invite 13 plasticiens * à approfondir le champ de l’humain tout comme celui des rapports entre art, travail et pouvoir. S’il aborde la quête d’un nouvel humanisme ou la question des ressources qui s’épuisent, … ce parcours interroge également la place et la mission de l’artiste « travailleur-rêveur » dans notre société.
*Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Clifford Charles, Sophie Hutin, Serge Le Squer, Pedro Pereira, Julien Prévieux, Vinca Schiffmann, Véronique Ricci, Isabelle Vaillant, Sonia Winter, Oscar Yana et Gaële Flao

Certaines œuvres sont drôles : les lettres de non motivation par exemple, d’autres beaucoup moins…

Avec 17000 visiteurs l’année dernière, l’Art chemin faisant est une belle réussite. Vous êtes en vacances en Bretagne Sud… Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Surtout que la ville héberge aussi des galeries d’art… et un zoo...



Pourquoi ne pas lire aussi :


Jeu (de piste) pour les vacances avec Odorico (à Rennes)

Pendant mes vacances, allez sur la piste d'Odorico.

Un petit jeu gratuit, d'observation -il faut lever un peu la tête et les yeux- et de découverte.

J'ai fait simple : je n'ai choisi que 4 mosaïques parmi les œuvres d'Odorico. Il y en a plus d'une bonne centaine disséminée dans toute la Bretagne.

Je ne vous demande pas non plus d'indiquer qui, des ainés ou des enfants, a fait l'œuvre.

Car pour ceux qui n'auraient pas encore vu l'exposition, je vous rappelle que la famille Odorico a oeuvrée dans l'Ouest pendant deux générations. Et ce en variant les styles et en s'inspirant des modes d'alors...

Essayez juste de trouver elles se trouvent.
Parmi elles, il y a un intrus....
Deux sont très connues
La dernière un peu moins.
Tout est dans le centre, pas l'hyper centre, le centre un peu élargi.

Bonne chasse, bon courage.

ODORICO 1
Odorico 1

Odorico 2
ODORICO 2



Odorico 3 ODORICO 4 Odorico 4
ODORICO 3


Spectacles pour enfants à Rennes et dans ses environs : le festival marmaille

Dépêchez vous, il n'y aura pas de places pour tout le monde. Oui, ce festival marche très bien et si l'on ne réserve pas ses places tôt, vraiment tôt en octobre, on n'a plus beaucoup de choix dans le programme... Je le sais pour avoir le même problème tous les ans !

C'est un festival tout public mais ciblé plus précisément sur les jeunes et même les tous jeunes comme l'indique bien son nom.

Né en 2002, Marmaille dépend du théâtre Lillico, à Rennes, qui souhaite sensibiliser les jeunes publics, mais aussi les adolescents aux spectacles vivants, théâtre, contes...
Dans un monde où tout va trop vite, où la pensée est de plus en plus lisse, nous nous efforçons de maintenir un projet artistique qui gratte...
Ca vous donne une idée du ton du théâtre !!!

Lillico propose aussi des ateliers de pratiques artistiques et d'autres spectacles jeune et tout public tout au long de l'année. Et un nouveau lieu La Chuchoterie, espace de consultations de livres et de publications d'art pour les tout petits et les plus grands.

Mais revenons à Marmaille : c'est un véritable festival de spectacles- c'est le cas de le dire - qui a lieu pendant une bonne dizaine de jours chaque année, en octobre, à cheval entre la fin de l'école et les vacances de la Toussaint.

Les scolaires, comme cela, en profitent à l'école et tous les particuliers qui ont envie d'emmener leurs marmailles rire, chanter, réfléchir ou s'amuser, se détendre devant un bon spectacle pendant les vacances.

Chaque année une idée originale donne lieu à des créations artistiques. De nombreuses compagnies proposent des représentations théâtrales, des spectacles de contes, des divertissements avec des marionnettes, des manifestations de théâtre d'objet, des projections de cinéma, des créations musicales..., des spectacles de rue. Le programme est riche et accessible géographiquement à tous.

En effet, ce qui est sympathique dans ce festival, c'est que les lieux de représentations sont disséminés dans tout le département : ainsi ce n'est uniquement pas l'enfant de la capitale, le Rennais qui peut en profiter mais tous les enfants d'Ille et Vilaine...

Si Rennes accueille dans différentes salles, théatres et maisons de quartier les représentations, vous pouvez aussi les voir à :
Baulon
Bruz
Chantepie
Chartres de Bretagne
L'Hermitage
Mordelles
Noyal sur Vilaine
Pacé
Saint Aubin du Cormier
Saint Gilles
Vern sur Seiche
Les tarifs varient selon votre âge, votre nombre et votre fidélité...

Et puis il y a les manèges Place Hoche...

Pour le reste de l'année, il y a Marmaille en fugue, qui proposent des spectacles de qualité dans différents lieux du département.

Bande dessinée en Bretagne : l'épervier de Patrice Pellerin

Vous passez vos vacances en Bretagne. Dans certains lieux d'hébergement, on vous propose des livres et notamment des bandes dessinées se passant dans votre lieu de villégiature. Relaxez-vous et détendez-vous en lisant une bonne BD dessinée par un Brestois et se passant dans le Finistère...

L'intégrale de Pellerin


L'intégrale de l'épervier rassemble 6 tomes des aventures de la vie de Yann de Kermeur, chevalier breton vivant il y a près de 3 siècles.

Le corsaire du roi


L'intrigue est classique : le chevalier est accusé, à tort, de meurtre et doit prouver son innocence. Le corsaire du roi nous balade en Bretagne - dans des lieux connus (Brest, Camaret...), et en Guyane où une partie de l'histoire se déroule. Et puis ça sent la mer, les marins et les aventures liés à la Marine du Roi.

L'auteur Patrice Pellerin est breton, il est né à Brest. Il est notamment illustrateur de livres historiques et ça se voit !!!

Dessins de Pellerin


Dans cette BD, Pellerin se documente précisément pour illustrer son histoire - il travaille par exemple avec des spécialistes : archéologue, archéologue marin et maquettiste marin pour dessiner ses bateaux. Les dessins sont réalistes et l'histoire palpitante...

Couverture de l'épervier


Bonne lecture.

Et si vous voulez faire un cadeau... c'est pas mal non plus...

Spectacles et animations gratuites à Rennes pendant les vacances de Noël

Il y a des habitudes qui sont sympathiques : tous les ans depuis 2000, la Ville de Rennes propose des spectacles gratuits sur la Place de la Mairie pendant la période de Noël.
Cette année encore, les réjouissances sont au rendez vous. C’est une compagnie du sud de la France (Drôme) qui se déplace pour animer le centre ville le 31 décembre à 23h30. Transe Express –c’est son nom- est spécialisée en arts de rue, théâtre , musique ou pyrotechnie (feux d'artifices)… Ca promet de bien bouger !!!
Le programme de cette année mêle feux d’artifices et spectacle aérien. Cela dure une petite demie heure, juste le temps d’atteindre la nouvelle année en beauté.

Pour vous faire patienter, vous pouvez vous rendre à partir du 20 décembre jusqu’au 4 janvier sur cette même Place de la Mairie pour admirer entre 18 et 21 heures un spectacle d’illuminations proposé toutes les 30 minutes. La compagnie SpectaculaireS fait l’animation. Spécialiste en spectacles d’éclairages de monuments, ce sont déjà eux qui avaient investi la Place de la Mairie les années précédentes. Ils recommencent cette année. Et c'est super. Même dans le froid, on reste jusqu'au bout : lumières, images mouvantes et colorées qui se déplacent sur la façade de la mairie avec un fond musical et une petite histoire, c'est vraiment sympa.

C'est ça d'habiter dans une préfecture !!!

BONNE ANNEE et à l'année prochaine...

Lisez cet article en anglais : Night's shows in Rennes during Christmas time

Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Site archéologique en Bretagne : le village de l’an Mil à Melrand (Morbihan)

Ou petite excursion « culturelle » pour enfants et jeunes ado pendant les vacances de février.

- Le Morbihan ? Tu connais ?
- Oui, c’est un département au sud de la Bretagne.
- Et le Moyen Age ?
- Evidemment, c’est une période historique d’une dizaine de siècles qui va de 476 (chute de l’Empire Romain d'Occident) à 1453 (prise de Constantinople par les Ottomans).
- Et l’archéologie ?
- C’est quand on fouille le passé lointain ou plus proche ... Mais quel est le rapport entre tout ça ?
- Facile, dans le Morbihan, à Melrand plus exactement, se trouve le village de l’an Mil, un site archéologique du Moyen Age qui reconstitue un village aux alentours de l’an … 1000, au beau milieu de la période médiévale.

Village de l'an Mil


Le parc de Melrand se divise en deux parties : l’une où sont situés les vestiges du village abandonné au Moyen Age,

Réserve archéologique


l’autre avec des bâtiments reconstitués, un jardin botanique et des animaux.


Maquette du site à l'accueil


Le contexte historique est rappelé à l’aide d’un petit fascicule qu’on vous donne à l’accueil et de panneaux jalonnant le site.

Lann Gouh cet ancien petit hameau breton a eu une existence éphémère. Au milieu du Moyen Age, la population augmente. De nombreux villages, comme celui ci, furent crées en Occident médiéval sur des terrains qui, jusque là, n'intéressaient guère (parce qu'ils étaient plus difficiles à exploiter et moins riches (forêts, terrains en pente, terrains granitiques ou marécageux...). Souvent le seigneur mettait un peu de temps à réagir et la "fiscalité" y était plus lâche ... A tout avantage, son inconvénient...

Le village a été abandonné après la Peste Noire (1347) (un habitant sur trois en meurt) et les rares survivants se regroupent, recherchent des lieux moins difficiles à exploiter et retournent dans les premiers villages. Les habitants ont donc transporté leurs maigres biens et possessions ailleurs, plus bas dans la vallée et laissé le site. On n’a pas retrouvé d’objets usuels sur les lieux.

Maison sur pilotis


Avant son abandon, le village dépendait du seigneur de Porhoet, seigneur de Castennec où se situait son château.

Seules deux habitations sur les 17 (je crois) maisons ont été fouillées. Les recherches dans d’autres villages bretons comme Brennilis, Guidel ou Berrien ont permis de mieux comprendre la vie médiévale paysanne et de reconstituer celle-ci dans ce village… Même s’il est très difficile de connaître la vie quotidienne des plus humbles… On a tellement peu de traces ou de témoignages.

Le village était construit en hauteur et entouré d’une palissade – on vous rappelle notamment les différents clôtures qui existaient à l’époque – les maisons s’organisent autour d’une place (déjà !!!) et d’un four à pain.

Four collectif


Les maisons sont basses, en toit de chaume très épais (étanchéité oblige). Le visiteur peut rentrer à l’intérieur d’une des habitations et imaginer...

Maison d'habitation pour hommes et bêtes


Les hommes vivaient tous ensemble avec les animaux (c’était leur chauffage central !), les ouvertures étaient petites pour que la chaleur ne s'en aille pas... La fumée non plus d'ailleurs (il n'y avait pas de "trou" pour qu'elle s'échappe...).... Mais par contre, ils avaient pensé un sol en pente (les animaux étaient en contrebas pour que leurs déjections ne viennent pas inonder le sol des hommes !!! ). On sent aussi les odeurs, le feu au milieu de la pièce et les aliments stockés en l’air pour qu’ils ne soient pas dévorés… Le mobilier (on ne trouve pas grand chose en Bretagne à cause des sols acides qui mangent les objets) était très succinct : des lits bas (pour ne pas respirer la fumée qui -comme chacun sait- monte), des assiettes en bois...

Vous verrez la reconstitution d’un four à pain collectif, le poulailler et le piège à loup (Bouh, il y avait des loups en Bretagne à l’époque !!!) …

Piège à loup


Les animaux du village sont les dignes descendants de races bretonnes rustiques (– races très résistantes et demandant peu de soins -) de l’époque : vous y verrez des pies noires (ce ne sont pas des volatiles mais des vaches laitières !),

Pie noire


des moutons d’Ouessant,

des chèvres des fossés

Chèvre des fossés


Une vraie ferme… pédagogique.



Le site ne propose rien de spectaculaire, une vie rurale modeste du Moyen Age... La balade est sympa, (on a eu le site pour nous tout seul !) mais on a la vague impression que le village, en ce mois de février, est en attente. Le jardin botanique, avec une petite centaine de plantes du Moyen Age, est en « hibernation ». Les animateurs binent, taillent et brûlent dans le parc, on sent le lieu un peu à l’abandon. L’ambiance doit être complètement différente dès que la nature renaît. Ca n’a pas empêché nos têtes blondes de se documenter et de « sentir » le passé. Et de se représenter ce que cette vie pouvait être.

Melrand est ouvert presque toute l’année (des vacances de février au vacances de la Toussaint). L’hiver le site est ouvert l’après midi à partir de 13.30 et l’été à partir de 10h. 4 euros pour les plus de 6 ans et 5 pour les adultes.

Tout autour, le circuit de la vallée du Blavet propose des détours dans une région très vallonnée (on se croirait en montagne tellement ça tourne, non je ne plaisante pas) qui vaut le ... détour... pour vous rendre à la Vénus de Quinipily ou à Poul Fétan.

Maison




Lisez cet article en anglais : Visit an archaeological site in Brittany (France) : a medieval village at Melrand (Morbihan)



Le Roi Arthur est aux Champs Libres à Rennes

J’ai une copine, Suzanne -pour ne pas la nommer- qui habite en Brocéliande ( le pays de Merlin, le précepteur du Roi Arthur). Elle m’a proposé d’aller voir aux Champs Libres l’expo le Roi Arthur, une légende en devenir.



J’ai évidemment dit oui. Et ce pour deux raisons : Arthur, elle connaît bien en étant à deux pas des lieux mythiques de la légende (et moi, dois-je l’avouer… je suis pas tout à fait au point sur la geste arthurienne). La seconde, c’est qu’elle vient d’obtenir un master de médiation du Patrimoine. Alors visiter une expo avec une spécialiste à l’œil professionnel et critique, ça ne se refuse pas.

Rendez vous dans le hall des Champs Libres où un guide commence la visite devant deux énormes statues qui introduisent le thème (Morgane et le géant vert)…




et ce sont les seules photos de l’expo que vous verrez, car les pièces exposées étant très rares (tableaux, miniatures, manuscrits enluminés –La bibliothèque de Rennes Métropole possède l’un des plus anciens romans de la Table Ronde du XIIIè siècle-, pièces des musées londoniens, jeux d'échecs en ivoire miniature …) on ne peut les photographier.

C ‘est à l’étage que commence l’exposition. Très vite, on se rend compte que sans guide, on est perdues… Le côté esthétique de l’expo ne fait pas de doute mais le côté didactique est resté dans les limbes… La guide, heureusement, connaît bien son sujet mais elle doit jongler entre des explications d’œuvres ou jouer au conteur de légendes… Elle explique pourtant que l’expo a eu un franc succès, certains visiteurs venant même de Paris ou d’Outre Manche pour la voir… Elle continue en précisant que les visiteurs ont rapidement demandé à avoir des médiateurs pour visiter l’exposition. Et je les comprends !!!
Ce sont les spécialistes des légendes arthuriennes de l’Université de Rennes II qui sont à l’origine de l’expo. Ca se sent. Je sais que Arthur, c’est un monde de légendes, de brume et de brouillard, et bien c’est réussi. !!!



Alors, un conseil, visitez accompagné par un bon passeur… au risque d’être déçu par un thème si attrayant.
Pendant les vacances scolaires, des animations pour les 5-7 ans et les 8-12 ans sont proposées autour des petits chevaliers de la Table Ronde. Plein tarif : 5 € et 3 € pour le tarif réduit. Fermé le lundi et les matins.Jusqu'au 4 janvier.

Où faire du skate board à Dinan (Bretagne) : le skate parc Cordier

Vous voulez visiter Dinan et souffrir tranquillement dans la rue du Jerzual sans que votre ado ne vous essouffle davantage !!! Lachez votre skater de fils (visiblement skatter de fille, ça n'existe pas... voir plus loin !) au skate parc – l’ambiance est bonne et sûre- et allez tranquillement faire votre petit tour. Pour les parents intéressés, j'ai interviewé un skater, qui le pratique beaucoup, passionnément, à la folie même ! et je le laisse vous le présenter.

- C'est comment le skate parc ?

- Ben, le skate park (avec un k), c'est à l’abri des parents, il est bien caché derrière des arbres.

-Ca se situe où exactement à Dinan?
- A 15 minutes du centre ville, du côté de Quevert, à côté de Titi Gil, devant le garage FIAT et près des terrains de tennis.

-Quels sont les modules (les équipements ndlr) qu’il y a au skate parc ?
- Il y a pleins de trucs : un curb avec une barre de slide dessus et une barre de grine, ensuite une rampe,

Rampe du skate parc


un quarter, une barre de slide, une courbe avec une fun box

Fun box


qui descend avec un plan incliné – au secours, je ne comprends rien – et un grand point.

Grand point incliné


-Quels sont tes modules (je maîtrise le vocabulaire maintenant) préférés ?
-Le curb, la fun box et le quarter.

Un quarter


-Et vous vous battez pour les utiliser ?
-Non, jamais mais lorsqu’un groupe de skatters fait un skate (ndlr un jeu) et qu’il y a du monde à côté, ils s’énervent (Ndlr un skate est un jeu qui rassemble plusieurs skaters, l’un lance un tricks -une figure-, et les autres doivent le reproduire. Ils peuvent essayer deux, trois fois. Si l’un des skaters n’y arrive pas, il a un gage avec la première lettre du mot skate, le s. S’il n’arrive pas la deuxième figure, il a un 2è gage avec la 2è lettre k du mot skate. Une fois qu’il a épuisé le mot skate, il est éliminé). C’est TROP BIEN CE JEU, toutes ces figures à faire…

-Qui fréquente le skate parc ?
Seulement des garçons. De 10 à 20 ans. Il y a beaucoup d’habitués et pendant les vacances, on a parfois de nouveaux participants . Il y a aussi des amateurs (toujours des gars) de trotinette

Trottinette


ou de rollers. En gros, c’est 60 % de skaters, 35% trotinette et 5% rollers. Y a une super bonne ambiance.

-Y a pas de spectatrices ?

Banc réservé pour les spectatrices


-Si, de temps en temps.

-J’ai entendu dire qu’il y avait un star parmi les skaters ...
-En fait, il y en a 3. Maxime qui en fait depuis 7 ans, Arthur qui en fait aussi depuis 7 ans et Nance qui en fait depuis 6 ans.

-Ils ont des tricks (figures) à eux ?
- Oui, Nance fait un triple kik flip et 360 flip. Arthur excelle en switch inward, en hardflip et 36 flip. Maxime plaque des noli flip et des 360 ollie. Allez voir sur Youtube

Skate park de Dinan


Lisez cet article en anglais : Where to ride a skate board abroad : try it in Brittany France


Consommation de tonnes de carbone, de C02 ou de gaz carbonique...

Polémiquons... Oui en ces temps instables, climatiquement changeants et inquiétants, comment trouver le ecologically correct ?

Avec le sommet de Copenhague, on est bien obligé (e) (s) de se poser des questions et de se regarder en face, en dessous, par dessus et sur les côtés ! Et qu'est ce qu'on voit ?!

Vous êtes vous déjà demandé quelle était votre empreinte écologique en CO 2, vos tonnes de carbone consommées ? En d'autres termes, êtes vous plutôt méthane ? Ou gaz carbonique ? Ou carbone ?

Selon vous, qui remporte la palme (la tonne de carbone) parmi ces différents concurrents ?

1 – Notre premier volontaire est un cadre français, un bon vivant qui se chauffe au bois, utilise des lampes basse consommation et prend tous les matins son vélo (10 kms aller et 10 retour) pour se rendre sur son lieu de travail. Il prend 4 fois par an un vol Paris New York... pour son boulot !
2 - Notre deuxième recrue est un Canadien, conducteur de 4x4. Il habite sur la côte. Il va à la chasse tous les weekends (quand elle est ouverte) dans une forêt à 30 kilomètres de chez lui. Il a une éolienne dans son jardin. Et l'été, il n'a pas besoin de partir en vacances puisqu'il profite de la mer en face de chez lui.
3- Notre troisième concurrent est une concurrente : une randonneuse devant l'éternel, à la retraite, qui a abandonné sa voiture et n'utilise plus que les transports en commun pour se déplacer. Végétarienne, elle a aussi cessé de manger du poisson et ne consomme que des produits locaux (elle se fait livrer son panier paysan toutes les semaines). Elle habite une maison passive. Son grand bonheur randonner au loin, dans l'atlas marocain, dans les Andes sud américaines...
4 - Notre quatrième participant est un jeune étudiant américain. Il a depuis bien longtemps oublié les documents papier et traite tous ses courriers, factures et autres par internet. Il n'a pas de voiture, se déplace en bus ou en vélo, c'est selon. Fini les voyages, il préfère surfer sur le net... et faire pipi (sic) sous la douche. Seul petit plaisir : la viande rouge et saignante... une fois par jour....
5 – Cinquième candidat : un jeune couple qui vit dans une maison individuelle des années 70, sans isolation ni double vitrages. Loin d'une grande ville, ils s'organisent avec les voisins en faisant du covoiturage pour aller travailler. Un petit potager pour les légumes, des meubles en matériaux recyclés, un bébé avec des couches lavables... Ils ne supportent pas le froid et vivent dans un appartement bien chauffé... 25°...

Les résultats de la compétition sont les suivants : une tonne équivalent de consommation de tonne carbone équivaut à :
- 250 kg de bœuf , 100 kg de veau (candidat n°4)
- 12 000 kilomètres de voiture en ville ou 8500 kilomètres en 4x4 par an (candidat n°2)
- Un an de chauffage au fuel, 3 ans de chauffage électrique (candidat n°5)
- Un vol Paris New York (candidat n° 1 et n°3)
(source : Le Monde)

Bilan : ils sont tous bons pour le peloton...

J'ai fait le test... de l'empreinte écologique pour moi et pour la famille... C'est facile à faire, intéressant et ça ne prend que quelques minutes.
Actuellement l'empreinte moyenne d'un Français est de 4,9 hectares, de 9,2 hectares pour un Américain et de 1,4 hectare pour un Africain. L'empreinte soutenable pour qu'on vive tous correctement sur cette terre est de 2,1 hectares.

Lisez cet article en anglais : The global threat of climate change : 5 candidates did the test

La Butte de César : légende historique ou site préhistorique du Golfe du Morbihan ?

Si vous êtes en vacances dans le Morbihan, faites un tour sur la presqu’île de Rhuys. D’abord, parce que c’est le golfe et ses atours, ça vaut le détour (!!!) mais surtout parce que vous ferez une rencontre avec une légende bretonne : la butte de César.

Oui, oui, de Jules. L’empereur romain est venu en Bretagne pour la conquérir. Et c’est, dit la légende, de cette butte (sur la route de Sarzeau à Arzon sur la presqu’île) qu’il aurait suivi la bataille navale fatale (pour les Bretons) entre sa flotte et la flotte venète (une des cinq populations armoricaines de l'époque).

C'est ça, la butte de César...


Tout a commencé une année plus tôt en 57 avant Jésus Christ. Les Romains pensent avoir conquis l ‘Armorique après avoir ramené quelques otages lors d 'une promenade pacifique dans les cités maritimes de l’Ouest. Et quand l’année suivante, l’armée romaine revient pour réquisitionner des vivres, ce sont les Venètes, qui demandent, en échange des officiers, le retour de leurs otages.
César, devant cette résistance, décide de construire une flotte pour conquérir la région. Les Venètes, eux, forment une ligue avec les autres peuples d’Armorique et demandent même de l’aide aux Bretons insulaires.

En -56, César attaque l’Armorique. Au Nord, pas de résistance – les hommes fuient en emmenant leurs trésors qu’on retrouvera pour certains à Jersey et d'autres, dans la Manche.

L'affaire est plus difficile dans le Sud : les Venètes, sur terre, se réfugient sur les promontoires protégés par des levées de terre et quand le danger est trop menaçant, ils fuient en mer. César décide d’utiliser sa flotte pour en finir avec ces Astérix bretons !!!

Vue de la butte : le Golfe


220 gros navires venètes en chêne vont face à une flotte romaine plus nombreuse, constituée de bateaux plus petits et plus maniables. Et surtout armés d’une faux qui, au bout d’un long manche, coupent les attaches des voiles armoricaines. Les Romains, une fois le navire immobilisé, l’abordent. Très vite, les Venètes cessent la bataille et l’Armorique devient romaine… Il n'y avait pas de vent ce jour là, il y avait peut être un temps comme sur les photos...

La mer ou l'océan !


Ca, c'est pour la légende romaine mais il y a autre chose... Cette butte avait déjà eu une vie avant César… en tant que tombe d’un haut dignitaire du Néolithique et ce n’est plus la butte de César que vous admirez mais le tumulus de Tumiac (Vè millénaire).

On accède à la butte qui abrite le tombeau par un petit chemin qui démarre de la route nationale. Un sentier un peu raide et glissant, surtout s'il a plu, mène au sommet et un autre permet de redescendre de l'autre côté. On ne peut plus visiter les entrailles du tumulus.



86 m de haut, 20 mètres de diamètre, il n’est pas constitué de pierres sèches mais d’argile. Il abrite dans un coffre de plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, couvert par 3 dalles de pierre, la tombe d’un homme – sûrement très important- du Néolithique. Des fouilles, en 1853, ont révélé des objets, une hache et surtout de restes d’ossements humains, chose très rare dans les sols acides de Bretagne.

Coupe du coffre


Bref la colline vaut son pesant d’histoire… et de légendes... si vous êtes en week end découverte du Golfe du Morbihan.



Source : Histoire de la Bretagne, sous la Direction de Jean Delumeau

Lisez cet article en anglais : Tourism in Brittany (france) : Stone Age heritage

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