Vie sauvage en bretagne


Oiseaux migrateurs en Bretagne : les oies bernaches sont sur la côte

Les oies bernaches se donnent rendez vous en Bretagne pendant quelques mois d’hiver (de novembre à mars).

Oie bernache


Ces oiseaux migrateurs quittent la Sibérie en novembre et y repartent fin mars pour se reproduire et nicher (mai à juin). Pour ce long voyage, elles ont fait le plein en se nourrissant d’algues, de laitues de mer, de coquillages et de petits poissons sur les bords de mer et en eaux peu profondes.

5 légumes par jour !


Il semble même que, depuis quelques décennies, elles commencent à manger des céréales. Peut être à cause d’une surpopulation des estuaires, l'animal n'est pas en danger d'extinction !!!

La nuit, leur instinct grégaire les poussent à se regrouper en mer.

Le jour aussi, elles sont en groupe


Ce sont des Anatidés (famille d’oiseaux aux pieds palmés). Ces oies sauvages effectuent leurs vols migratoires en altitude et s’organisent pour voler en V.

Il existe des légendes concernant l’oie bernache en Bretagne : un ouvrage de Julien Costantin en 1898 Les végétaux et les milieux cosmiques rappelle que :
D’après cette légende, longtemps tenue comme suspecte par l’Eglise, il y aurait sous la mer un arbre sur lequel se trouveraient des coquillages produisant des Oiseaux quand ils sont rejetés sur le rivage. L’oie Bernache ne serait autre que cet animal fabuleux : le mot bernache (barnagh) voulant dire en breton coquillage.
En fait, on le confondait avec un crustacé l’anatife.




L’oie Bernache aurait été introduite d'Amérique du Nord en Europe vers le XVIII è siècle… en Angleterre d'abord...



Pourquoi ne pas lire aussi :


Balade au Pouliguen et dans la presqu'île de Guérande

La Côte d'Amour a plusieurs facettes. Côté pile, c'est La Baule la mondaine et côté face, c'est le sportif au Pouliguen... Comme la grande famille de sportifs qui est originaire de cette petite ville. (Au gré des majuscules, retrouvez leurs noms).

Port de la Baule et du Pouliguen


Le Pouliguen est au bout de la baie de La Baule, une petite station familiale où il fait bon se balader… à pied sur le sentier des douaniers ou à vélo sur les pistes cyclables (location de bicyclettes classiques, de vélos fun -petite roue à l'avant et grande à l'arrière- ou de scooters toute l’année et même de quad et de karts) ou encore en petit train.

En partant de La Baule, en longeant l'esplanade, vous arrivez au port commun aux deux villes et une fois de l'autre côté, vous pouvez longer toute la presqu’île, par l'océan, jusqu’à Batz et revenir par l’intérieur. Vous découvrirez ainsi la côte sauvage qui Borde l’Océan et au retour, les villas de l’intérieur de la presqu’île.

Située sur une des pointes de la pResqu’île de Guérande, cette station familiale est aussi le point de départ d’excursion en mer ou dans les terres, vers les marais salants de Guérande. Le PoUliguen –petite baie blanche en breton– était un hameau de Batz-sur-Mer jusqu’en 1854.

Le PouligUen est séparé de La Baule par un étier (bras de mer qui alimente les marais salants en eau) qu’il suffit de longer par accéder à la pointe de Penchateau, début de la balade sur la côte sauvage (appelée ici Grande côte). Le bout de ce canal sert aussi de pOrt et de sortie vers l'océan.
Sur cette pointe, des fouilles ont révélé les vestiges des remparts d'un oppidum (ville fortifiée gallo-romaine),qui datent de 450 avant JC. Se trouve aussi la chapelle gothique Sainte Anne du XVè siècle. Et l'impressionnante baie de la Baule (8 kms de plage !).

Pointe de Penchateau au Pouliguen


Des documents de la fin du Moyen Age (XVè) attestent de La prospérité du port du Pouliguen, grâce au commerce du sel et à son exportation vers l’Espagne et le Nord de l’Europe. Ce sont les marais salants de la presqu'île de Guérande qui faisaient travailler toute la régiOn.

Marais salants du Pouliguen


Des pécheurs au loIn (avec leurs armateurs) comme du Coin vivent de la mer. La presqu’île, comme de nombreux ports de France fournit aussi des équipages pour la Marine Royale. Et des pirates.

Mais comme pour les autres villes de la baie, quand le commerce du sel décline au XIXè siècle (c'est la faute à ... Napoléon qui crée un nouvel impôt sur le sel), il faut chercher une solution… On pense au chemin de fer. Arrivé en 1879, le train redynamise la ville mais pas son activité salicole. Ce sont les bienfaits de la mer sur les hommes qui intéressent les touristes, les baigneurs se pressent et c’est le début de la station climatique du Pouliguen.

Le coté baulois de l’étier (plage Benoit) eSt construit en 1880 et une liaison en bateau relie le quarTier au Pouliguen. A la fin du XIXè existe
un pont de 4 arches en pierres avec arche tournante en fer. Existe encore à l’époque une belle minoterie *, des raffineries de sel et une fabrique de conserves de sardines
(*établissement qui transforme les grains en farine)
(Guide de Paul Joanne, France BRETAGNE 1884).

Le tourisme avec ces hEbergements et ses restaurants va devenir l’activité princiPale de la commune et continue encore de nos jours… Ce petit port de pêcHe, de plaisance et cette ville touristique peut multiplier par 10 sa population l’été !!!

Vous pouvez vous perdre dAns cette station balnéaire ou bien, méthodiquement, loNger l’Océan où se succèdent plages de sables et falaises rocheuses jusqu’à Batz-sur-Mer. Du port du Pouliguen à Batz, comptEz 8 kms.

Côte sauvage du Pouliguen


Un petit arrêt à la célèbre grotte des Korrigans qui dit la légende vous mène à Guérande quand son lutin de gardien est absent…

Le retour Par l’intérieur vous pErmettra d'Y découvrir de belles villas. Si vous passez par le centRe, vous verrez les anciennes maisons des pêcheurs ou les résidences des armateurs. Ou bien par les marais salaNts.

Le Pouliguen est aussi le rendez vous des pécheurs à pied, amateurs de crevettes et de coquillages quand la mer s’éloigne.

Côte d'amour de la presqu'ile de Guérande


Vous avez la réponse ? Dans la série people, sous-catégorie sportif, ce sont les frères Peyron , les trois (Bruno, LoicK et Stéphane) sont nés ici. Y a pas de secret, quand on naît les pieds dans la mer, ça laisse des traces...


Recette maison de la confiture de mûres

Les mûres, vous connaissez... Les spécialistes me diront de spécifier de quelle mûre je parle... Le fruit de la ronce ou celui du mûrier.

Le premier, la mûre sauvage, se trouve dans tous les coins un peu abandonnés, le long des murs, des haies, des fins fonds de parcelles...
Le second est un arbre qui donne des fruits comestibles, des mûres (encore!) mais qui est surtout connu pour l'élevage des vers à soie... Ces petits annélides (j'ai du vocabulaire, chers lecteurs !) se nourrissent des feuilles du mûrier pour faire leur cocon qui donnera le fil à soie. Mais j'en reparlerai quand ce sera la saison...

La confiture de mûres est facile à faire. Le plus fastidieux, c'est la cueillette... Souvent les meilleures mûres et les plus gros fruits sont un peu difficiles d'accès. Mais après l'effort, les gants, les épines et les orties, le réconfort... C'est bien connu...

Mûres mures ou murmures !


Recette

Des mûres
du sucre
Faire éclater vos mûres dans un peu d'eau (10 minutes à feu doux).
V1 - Passer les fruits au moulin à légumes pour récolter la pulpe.
V2 - Mettre vos fruits dans une étamine (tissu de lin), suspendre le "sac" et laisser égoutter dans une casserole. J'aide ensuite avec les mains. On récolte plus de pulpe mais c'est plus long et plus salissant...
Peser la pulpe. Ajouter la moitié de sucre. Pour donner une petite idée des quantités, j'avais 600g de pulpe donc 300g de sucre. Faire cuire à feu doux 1 heure à 1 heure et demie.

Pulpe de mûres en train de cuire


Mettre en pot à chaud, fermer le pot et le laisser refroidir à l'envers. Le stocker à l'envers jusqu'à dégustation.
Lisez cet article en anglais : Homemade blackberry jam recipe

Les fleurs de l’églantier : les cynorrhodons du futur

L’églantier, c’est ce petit arbuste à épines (2 à 3 mètres quand même) qu’on trouve dans nos vieilles haies, le long des routes, à la campagne et parfois même dans nos jardins. Il peuple d'un peu de couleur, notre nature si triste, l'hiver.

Si j’en parle, c’est parce que si vous voulez, cet hiver, faire des confitures de cynorrhodons (une bombe en vitamines C, vous vous rappelez !), apprenez déjà à reconnaître son « géniteur » en repérant ses fleurs…5 pétales blanc rosé …toutes fines et délicates.

Fleur d'égantier


L'églantier est aussi appelé rosier sauvage. Ca d'accord. Mais encore rosier des chiens, là c'est plus compliqué. Ce la vient de sa réputation : on dit que sa racine pouvait soigner la rage. Et c’est aussi cela qui explique le nom si « facile » à retenir de ses baies : le cynorhodon

Rosa canina


facile à écrire, car il peut aussi supporter 2 r cynorrhodon ou un seul selon votre envie,
facile à retenir, non…

C'est un nom grec, qui est la traduction de ses propriétés « canines »... en grec !!!
D’ou le nom latin rosa canina ! L’églantier, c’est le frère du rosier, il est d’ailleurs souvent utilisé comme porte greffe pour améliorer nos variétés de roses !!!

Rosa canina


Les fruits, les fameux cynorhodons, servent pour les confitures

Cynorrhodons ou fruits de l'eglantier


ou pour faire de la liqueur.

Les pétales des fleurs ne sont pas sans utilité : en cosmétique, on s’en sert pour faire des lotions visage.
En Chine les pétales sont utilisés pour aromatiser le thé.
Et, j'ose, pendant la guerre du Viet Nam les pétales mélangés au tabac servaient à tout autre chose …

Le cynorrhodon en Bretagne : fruit du rosier ou de l’églantier ?

Les deux, très chère lectrice et cher lecteur !!! (Je bichonne mes lectrices, je pense que vous êtes plus nombreuses !!!). Le cynorrhodon est le nom donné au fruit des rosiers et des églantiers. Par contre, selon la plante, il n’a pas la même forme et n’a pas, non plus, les mêmes propriétés.

rosier ou églantier ?


Le cynorrhodon, celui auquel je m’intéresse, est utilisé pour les confitures, les sirops, les liqueurs ou les tisanes. Il est très intéressant pour sa teneur exceptionnelle en vitamine C (il en contient nettement plus que les agrumes : 20 fois plus que les citrons !). Une vraie bombe naturelle de vitamines

églantier


Et ce cynorrhodon là, c’est celui de l’églantier -aussi appelé rosier sauvage-, qui est orange rouge et a une forme longue comme une olive. Celui du rosier est rond. Il peut se récolter dès octobre, novembre mais plus on attend, plus les fruits sont sucrés. On trouve l’églantier dans les haies, sur le canal, chez mon voisin...

Si vous attendez les gelées, les cynorrhodons sont plus faciles à éplucher… Car c’est une des singularités de cette petite boule rouge… Et son plus gros problème…

C’est dans sa chair rouge et tendre que sont les vitamines. Mais l’intérieur du fruit est plein de petits poils à gratter (d’où son nom poétique de gratte cul !) qui, s’ils ne sont pas méticuleusement ôtés, rendent les préparations culinaires … très désagréables (démangeaisons au postérieur…).

cynorrhodons d'églantier


Pendant la deuxième guerre mondiale, les Anglais utilisaient les cynorrhodons pour faire des sirops à la vitamine C pour les enfants. En effet, les sous marins allemands coulant les bateaux venant des colonies, les fruits tropicaux étaient bien rares

La recette dès que j’ai un peu de temps, c’est long à éplucher… En attendant, les cynorrhodons se conservent très bien dans le congélateur.

Lisez cet article en anglais : Harvesting rose hips in Brittany, a nautrally high vitamin C program

C'est quoi être breton ?

Un petit clin d'oeil à l'actualité...
Qu'est ce que ca veut dire pour vous "être breton" ? Apparemment, c'est une question récurrente puisque Facebook a lancé un défi en janvier : inscrire 150 000 Bretons en 48 heures sur une même page. Et ... il y a eu rush et réussite...
Le magazine BRETONS de février rappelle le livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton ?", qui date déjà de quelques années...
Je sais que le Conseil Régional prépare aussi une grande étude sur le sujet... Bref, peut être une définition de l'identité bretonne en devenir... car l'identité régionale, comme l'identité tout court, est une question d'époque.

Faites donc ce petit jeu.

Quand vous vous sentez Breton ...

Dans les clichés d'hier et d'aujourd'hui !
- Vous ne dansez que dans les Fest Noz !!!
- Vous pestez contre l'abandon des phares par leurs gardiens (c'est la tradition qui s'en va!)
- Vous admirez les prouesses de vos ancêtres en contemplant les menhirs !
- Vous jurez que votre grand mère portait une coiffe au siècle dernier !
- Vous ponctuez toutes vos phrases d'un Kenavo !
- Vous arborez un autocollant "A l'aise Breizh" sur la voiture
- Vous ne ratez jamais le festival des vieilles charrues, la route du rock...
Dans la gastronomie bretonne
- Vous ne vous régalez que dans une crêperie
- Vous achetez uniquement des choux fleurs "Prince de bretagne" (et produits en bretagne!)
- Vous dégustez vos huitres sur le port de Cancale (et pendant les bons mois...)
- Vous ne jurez que par les fraises de Plougastel...
Le patrimoine sportif, culturel ou naturel breton
- La thalasso, c'est dans la ville corsaire de Saint Malo
- Le chemin des douaniers ou le Tro Breizh, c'est quand même mieux que Compostelle !
- Un gite à Brocéliande, rien de mieux pour faire le point !
- Le camping sauvage dans les Monts d'Arrée, c'est fantaaaastique !
- Les hôtels de charme sur les îles bretonnes, c'est le pied !
... Je pourrais continuer dans les clichés (LOL) .... mais je vous laisse la plume !!!! Car votre avis m'interesse !!!

Visite avec des enfants du zoo et du parc du château de la Bourbansais (Ille et Vilaine, Bretagne)

Le zoo, une valeur sûre et sans surprise avec des enfants ! Visite guidée...

Situé à quelques minutes de la voie express qui mène de Rennes à Saint Malo, le parc animalier de la Bourbansais permet de découvrir, évidement, des animaux qu'on ne voit pas tous les jours... Les sauvages et exotiques sont présents : singes, wallabies, flamands roses…

Flamands roses du zoo de la Bourbansais en Bretagne


les félins (lions, tigres, guépards…) et autres zèbres, autruches…. Bref, les classiques sont là.

Les zoos aujourd’hui ont souvent une autre mission : celle de sauvegarder des espèces menacées. On y est.

Le parc est grand, beau, on se promène et on regarde ce monde sauvage.

La Bourbansais ponctue sa journée de spectacles animaliers : vol de rapaces, repas des pélicans ou des girafes,

On peut voir le goûter des girafes l'après-midi


chorégraphie des Français tricolores, ces chiens de meute utilisés pour la chasse à courre.



On peut aussi faire une visite guidée (payante) du château,

Chateau de la Bourbansais, entre Rennes et Saint Malo


qui est classé monument historique depuis 1959.
Un hectare de toiture à la Bourbansais ! Cela s'entretient tous les ans et se restaure tous les 100 ans. Depuis 2004, d'importantes restaurations se déroulent en partenariat avec le conseil général...
et admirer les jardins à la française du parc.

A la fin du parcours, une aire de jeux avec structures gonflables (toboggans…) achève de ravir les enfants.
Un petit tour de labyrinthe de maïs et la journée bien remplie s’achève.

Bref, du classique sans surprise mais sans déception non plus. Autour de 15 € pour les adultes et 12 pour les enfants.
Ouvert toute l’année,



même si les spectacles et les animations n’ont lieu que pendant l’été. On peut pique-niquer sur place.

Lisez cet article en anglais : Visit at the zoo and the park of the castle La Bourbansais with children (Brittany-France)

Idées vacances découverte et nature dans le Finistère

Avant de partir pour ma pause estivale, je vous propose un petit séjour nature finistérien...
C'est le bouche à oreille qui m'a conduit à ces deux idées... Si vous connaissez déjà, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire...

Commençons par l'hébergement...
Vous êtes Parisien et avez un folle envie de vous ressourcer au calme, dans la nature... Un Marseillais en quête de fraicheur et de longues balades sur le littoral breton, un habitant éreinté par le stress des grandes métropoles qui rêvez de profiter des terrasses pour (enfin) finir vos lectures et vous prélasser dans un spa en fin de journée ...
Ce petit coin de paradis, das le Nord Finistère risque de vous convenir : chaque bâtiment a été construit avec des matériaux naturels (en bois, en pierre, en chaux...). Vous pouvez tester les gîtes (classiques) ou tenter quelques nuits dans un espace "vert", des maisons en bois fournies en toilettes sèches !!! Le coin est grandiose... Ce petit nid d'Iroise peut être une alternative pour un week end détente ou le point de chute de vacances sportives !

découverte nature dans le Finistère


Oui sportives ! Si vous êtes amateur de sensations fortes, vous pouvez tenter l'escalade de la face ouest ... Oui, vous avez bien lu de l'escalade en Bretagne... Pas dans les Montagnes Noires, non sur les falaises de la côte finistérienne. Pas besoin de hauteur démesurée, non, juste dans un endroit bien sauvage, sur la pointe de Pen Hir... des petits rochers dans le vent !
Très impressionnants, parait-il... A ne pas tenter seul sans accompagnateur... C'est pour cela que Face Ouest, à Camaret (la petite pointe coincée entre les deux grandes sur la carte, entre Brest et Quimper !) vous propose des guides qui vous feront attaquer la descente des falaises pour pouvoir mieux la remonter ensuite. Pen Hir, c'est ça... l'escalade à l'envers...
Un moment impressionnant et inoubliable d'après ceux qui l'ont fait... et à ne pas laisser aux mains d' "escaladeurs" en herbe ou solitaires ! Même des alpinistes confirmés ont été surpris par le site ! La mer est à vos pieds ! Alors amateurs d'escalade, prenez rendez-vous pour des sensations maritimes !

Lire cet article en anglais : Ideas for a holyday in West of France (Finistère)

Balade de Dinan à Léhon par le canal d'Ille et Rance (Bretagne, France)

Vous voulez prendre l’air à Dinan ? Mais vous ne voulez pas vous épuiser à monter le Jerzual (la rue du Jerzual est LA rue à visiter à Dinan)… Longez le canal d’Ille et Rance, c’est pas mal non plus...

En bas du Jerzual, au port de Dinan, passez le petit pont de pierre et longez le chemin rive gauche. Après une petite demi-heure, vous apercevrez les jardins de l’abbaye de Léhon et une partie des bâtiments conventuels (religieux, quoi !).

jardins et bâtiments conventuels de Léhon


Ils savaient choisir des endroits bien agréables, ces moines…

les baies gothiques du réfectoire de Léhon


Admirez le pont en pierre de Léhon. Depuis toujours, les hommes ont cherché à traverser les rivières et pour cela il fallait des lieux propices au passage à gué. Ce gué servait déjà lorsque la voie romaine Rennes Corseul était utilisée.

Plus tard ce sont les moines, au Xè siècle, qui font évoluer les choses : un pont … en bois est construit. Mais la Rance n’est pas canalisée et elle est toujours bien sauvage. Alors vous imaginez le travail lors des crues… Adieu petit pont de bois, bonjour la reconstruction… Le pont est bien souvent dans l’eau…

Ce n’est qu’entre le XVè et le XVIè siècle que l’on pense à une construction en dur, en pierres. Mais la Rance -toujours pas maîtrisée- continue d’attaquer le pont qui l’enjambe.

pont de Léhon


Par période, le pont est en piteux état… surtout qu’on en fait sauter l’arche centrale –il en avait quatre alors- pour empêcher les armées royales d’atteindre Dinan en 1799

L’arche manquante sera remplacée par une passerelle en bois, puis au XIXè siècle en métal qui permet aux bateaux de passer.

En 1832, la Rance est canalisée et un important trafic de marchandises de Saint Malo à Rennes se met en place. Le chemin de halage (c'est le chemin par lequel vous êtes arrivé) permet aux chevaux de haler les bateaux pour les remonter jusqu'à Rennes. Dans l'autre sens, le courant les ramenaient jusqu'au port de Saint Malo.

Le pont, que l’on voit aujourd’hui, est construit en 1925. Il n’a qu’une seule arche pour laisser passer les chalands (bateau plat destiné au transport fluvial) sur le canal.

arches du pont de Léhon


Mais l’histoire du petit pont de Léhon connaît encore des rebondissements : cette fois ci, c’est pour empêcher l’avancée des Alliés, que les Allemands détruisent l’arche centrale. Elle ne sera remontée qu’en 1946.

rue piétonne de Léhon


Maintenant que vous êtes sûr de la solidité du pont, que la Rance est canalisée et qu’il n’y a pas de troupes à l’horizon, allez faire un tour sur l’autre rive… dans la petite cité de caractère de Léhon...

Lisez cet article en anglais : Walking along the canal d'Ille et Rance to a picturesque village of Léhon (Brittany, France)

Huitres triploides : OGM ou pas ?

Les amateurs d'huitres laiteuses doivent se dépêcher.... il n'y en aura plus pour tout le monde.... Oui, avant d'aller sur le port de Cancale vous régalez d'huîtres, avant de les choisir sur le marché ou d'acheter votre bourriche chez votre poissonnier en ligne... renseignez-vous !

Les huîtres triploïdes, (qu'on appelle aussi d'un nom flatteur l'huître des 4 saisons), sont une nouvelle variété sur les étals... Une huître singulière, invisible, née dans les laboratoires... de recherche d'IFREMER (Institut public Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) à la fin du 20è siècle.

Petit bon en arrière...
Les huitres sont consommées depuis toujours... Déjà à la Préhistoire, l’homme du littoral les appréciait... (elles étaient sauvages à l'époque). Les Romains installés en Bretagne en consommaient beaucoup. Plus de 10 siècles plus tard, Louis XIV les adorait toujours.
Devant cette consommation s'est vite posé le problème de la surconsommation... On craignait la disparition des bancs naturels d'huîtres... Déjà au 19è siècle, une réglementation existait n'autorisant la drague des mollusques qu'à des périodes bien définies de l'année (septembre à avril, quand elles ne se reproduisent pas).
Et puis on a pensé à l'élevage : Napoléon III a demandé à Victor Coste d'aller étudier les élevages d'huîtres en Italie. Il devient alors le fondateur de l'ostréiculture moderne et crée les premiers parcs à huîtres. Aujourd'hui l'huitre sauvage est très rare. Et en plus, on la transforme...

Les espèces originelles et les modifiées

Les huitres sont plates ou creuses... et fragiles... On connait tous l'huitre de Belon en Bretagne, qui a été fortement concurrencée à la fin du 19è siècle ... par l'huître portugaise, rejetée par un navire dans la Gironde. Elle sera élevée jusque dans les années 70 jusqu'à ce qu'une épizootie (épidémie) ne l'ait pratiquement décimée. Depuis, c'est l'huître japonaise, une creuse qui la remplace... jusqu'à la prochaine maladie... A moins que les prédateurs ne s'en chargent : les crabes et les étoiles de mer ou les bigorneaux perceur s'en délectent... l'huîtrier pie les aime bien aussi.

Ca, c'est dans la vraie vie, chez l'ostréiculteur traditionnel !. Dans les labo, depuis la fin du 20è siècle, il existe une nouvelle variété qui répond donc au doux nom d'huître des 4 saisons...

Attention à ne pas tout confondre... me dira-t-on... Elles ne sont pas des Organismes Génétiquement Modifiées (OGM) (ce n'est pas une histoire de gêne, mais de chromosome !). On la rend stérile et elle n'est plus laiteuse ! C'est aussi simple que cela !

Ces huîtres dites triploïdes ont deux avantages notables : comme elles ne se reproduisent pas, elles ont plus d'énergie et se développent plus vite. Une huître "naturelle" est consommable à 3 ans, celles ci mettent à peine un an à avoir la taille requise pour être vendue.
Le deuxième avantage est qu'elles sont stériles et donc jamais laiteuses (tant pis pour ma maman qui les aime comme ca !). Oui, vous connaissez les mois en R et les mois sans R (de mai à août) où on ne consomme pas les huitres.... Et bien la laitance correspond à la période de reproduction ... et donc les mollusques, l'été, se vendent moins bien. Celles-ci, les huîtres des 4 saisons, peuvent par contre être écoulées toute l'année.

Les défenseurs de l'huître de 4 saisons me diront que c'est la crainte d'une nouvelle épizootie (épidémie) qui a poussé la recherche à créer une variété résistante. Sûrement... Déjà l'huitre portugaise avait été anéantie dans les années 70... On a peur que la dernière qui pouvait la remplacer, l'huitre japonaise n'ait le même problême et qu'on n'ait plus d'huitres du tout...
Ils ajouteront que la triploide n'est finalement que le chapon des mollusques... Sauf qu'on ne l'a pas crée en laboratoire...
Dernier problème ! Sait-on si elles sont encore aphrodisiaques, ces huîtres d'un nouveau genre ?

Et le consommateur...
Comme d'habitude, on a oublié de lui demander son avis ! Dommage pour lui ! Et puis, on a peu de recul sur cette nouvelle espèce... sur les dangers que cela peut provoquer... Mais qu'à cela ne tienne, la recherche a fait la même chose pour les moules ! On ne change pas une équipe qui gagne !

Et pire, on ne pense surtout pas à l'informer...
Aucune mention ne permet au consommateur de les reconnaitre. Sur les 15000 à 20000 tonnes produites par an, il y en aurait 10 à 15% de la production sans qu'on ne le sache (expliquait un article de Libération).

Alors, qu'en pensez vous ?

Lire cet article en anglais : Triploid oysters : gmo or not

Le tombeau de Saint Lénard (Léonard) à Andouillé Neuville (RN 175) sur la route de Rennes au Mont Saint Michel

En Bretagne, les Saints ont une importance particulière. De nombreux saints sont « bretons », je m'explique : ils sont connus dans la région parce que ce sont des personnes qui sont soit originaires de Bretagne, ou qui ont fait quelque chose de remarquable en Bretagne et sont vénérés comme tels par la population.

Par contre, leur réputation ne dépasse pas forcément la Bretagne et souvent l’église ne les reconnaît pas.

Saint Lénard ou Léonard du pays d’Aubigné est l’un d’eux. Son tombeau est situé sur la commune d’Andouillé Neuville, en bord de route (sur l’ancienne route menant de Rennes au Mont Saint Michel RN 175) et est encore très fréquenté.

Allée d'arbres menant au tombeau de Saint Lénard


L'ensemble votif (qui commémore l'accomplissement d'un voeu) du tombeau de saint Lénard est constitué par une allée plantée d'arbres menant à une croix de granite placée au-dessus de deux marches. Celle-ci porte l'inscription : "CROIX / DE / St LEONARD / AVRIL 1867". Le site est orné de multiples ex-voto (un ex-voto est un objet déposé dans un lieu saint portant une formule de reconnaissance en remerciement d'un voeu ou d'une grâce obtenue). (site de l’inventaire général du patrimoine culturel)

Arbre à d'ex-voto


La légende rappelée dans l’allée menant au tombeau l'a fait dater d’au moins de 1580 puisqu’alors une chapelle dans le bois de Borne (commune de Gahard) lui était dédiée. Elle n’existe plus aujourd’hui mais le tombeau du Saint, aujourd’hui en bord de route, est toujours visité.


la légende du saint


Le site du pays d’Aubigné rappelle la légende plus précisément mais la situe au XIXè siècle : avant la construction du tombeau.

Au milieu du siècle dernier, vivait dans une petite maison entre Sens et St Aubin, un homme qui s'appelait Léonard.C'était un mauvais garçon qui ne se plaisait qu'à imaginer de méchants tours qu'il faisait endurer à ses voisins.
Il se plaisait surtout à faire jurer les charretiers qui, à cette époque, y étaient encore plus disposés qu'aujourd'hui; les plus belles voies de ces temps reculés ressemblaient assez à nos chemins de traverse, et le moindre charroi exigeait un grand nombre de chevaux. Léonard mettait de grosses pierres sur les routes pour faire buter les attelages, et il creusait de profondes ornières dont on ne retirait les charrettes qu'au prix des plus grands efforts.


Tombeau de Saint Léonard


Quand les charretiers juraient en fouettant leurs chevaux, et qu'ils mouillaient leur chemise en s'efforçant de relever les voitures versées ou de faire avancer celles qui étaient embourbées, ils entendaient rire dans le champ voisin : c'était Léonard qui s'était caché derrière les arbres pour voir la déconvenue de ses victimes et jouir du succès de ses méchantes ruses.
Aussi, il était craint et haï de tous; sa méchanceté était devenue proverbiale, et les routiers qui parcouraient la Bretagne avaient coutume de frapper leurs chevaux rétifs en leur adressant le nom de Léonard comme une suprême injure.
Un jour qu'il se promenait dans le bois de Borne, il prit une pomme dans un pommier sauvage, et bien qu'il eut soif, il la trouva si amère qu'il la rejeta loin de lui; puis il en cueillit une autre qu'il plaça entre les branches d'un chêne pour voir si elle deviendrait meilleure en mûrissant.
Quelque temps après, il repassa auprès du chêne et goûta la pomme qu'il trouva juteuse et agréable.
- Ah ! mon Dieu, dit-il, tout s'amende dans la nature, il n'y a que moi qui ne deviens pas meilleur...Désormais, je ne veux plus faire que du bien.
Comme il prenait cette résolution, il aperçut des charretiers dont le chariot était embourbé, et il alla de leur côté pour les aider. Mais, un des charretiers qui avait eu à souffrir des malices de Léonard et ignorait sa conversion, crut qu'il venait encore pour jouer quelque mauvais tour et il dit :
- Ah ! voici ce méchant Léonard, mais il va payer aujourd'hui tout le mal qu'il m'a fait !
Et, saisissant un gros morceau de bois qui était dans sa charrette, il frappa Léonard à la tête et le tua raide.


details-de-dons-a-st-lenard.jpg


Ensuite, il l'enterra sur la lande où il était tombé et mit sur la fosse une grosse pierre.

Cependant, au bout de quelques temps, le bruit se répandit que Léonard était mort en odeur de sainteté et qu'il faisait des miracles.
Ce fut le peuple qui, sans aucune assistance de Rome, se chargea de la canonisation de Saint Léonard et son tombeau devint un lieu de pèlerinage où l'on venait implorer la guérison des malades.

Toutefois, il y a des gens qui sont sceptiques à l'endroit de la béatification de Léonard, et l'on raconte qu'un cantonnier, passant devant le champ où Léonard avait été inhumé, prononça ces paroles peu respectueuses :
Saint Léonard,Si tu as du pouvoir, Fais-le voir, Fais-moi tortillard !
Dès la nuit suivante, il fut pris de douleurs rhumatismales et devint boiteux. Il fit alors le voeu; s'il obtenait sa guérison, de bâtir un tombeau au saint dont il avait mis la puissance en doute; et son rhumatisme ayant cessé peu après, il accomplit sa promesse.
Ce fait, connu dans le pays, contribua à affermir la réputation de Saint Léonard, et, bien que l'église ne l'eût pas béatifié, il allait plus de monde à son tombeau qu'à la chapelle de Saint Pair, à la Bouexière, et qu'à tous les endroits miraculants des environs.

Tous les ans, malgré l'opposition des prêtres qui défendent d'aller en pèlerinage à la tombe de ce saint non estampillé, une assemblée a lieu le vendredi saint sur la lande près de laquelle Léonard est enterré.


Le tombeau actuel a été construit en 1867 si l’on en croit la date gravée sur la croix du tombeau. Le site du pays d’Aubigné précise qu’il existait un pèlerinage jusque dans les années 70 le Vendredi Saint. Les dons récoltés servaient à acheter du pain pour les pauvres. Aujourd’hui le site est encore très fréquenté. De nombreux ex-voto liés aux maladies semblent faire de Saint Léonard un Saint guérisseur.

Un nounours comme offrande


Saint Léonard est un saint connu en Bretagne et il est le patron de la ville de Fougères.




Lisez cet article en anglais : The grave of Saint Lénard

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