Voyage en Irlande


Roscoff : porte vers l’Angleterre et l’Irlande

Il était une fois une voie express à Roscoff, qui menait à la 4 voies Paris-Brest. Mais par quel heureux hasard Rosko, comme disent les Bretons, posséde-t-il pareille route ?

1 – Cette 4 voies a-t-elle été construite parce que Roscoff est le port des ferrys vers l’Angleterre ou l’Irlande ?
2 – Ou parce que Johnny est à l’origine de cette amitié anglo-française !
3- Ou est-ce due à une certaine histoire d’amour entre une reine d’Ecosse et un roi français ?
4 – Ou plutôt à une histoire d’armateurs, de corsaires et de pirates !




1 – Cette 4 voies a-t- elle été construite parce que Roscoff est le port des ferrys vers l’Angleterre ou l’Irlande ?

Si vous êtes un habitué de Roscoff, vous l’avez prise cette voie rapide qui longe la baie de Morlaix. Par quel miracle, Roscoff (3 à 4 000 habitants) a –t-elle ce privilège ?
Certes, Roscoff, c’est le ferry vers Plymouth et Cork. Et pour les Anglais et les Irlandais, c’est le début des vacances… en France.

C’est un début de réponse mais pourquoi Roscoff plutôt qu’un autre port de la côte bretonne ?

Et bien pour des raisons économiques… qui s’explique par des raisons climatiques

Toute la région autour de Roscoff bénéficie de deux atouts majeurs :
- un climat très régulier avec une amplitude thermique faible (différence entre les températures les plus hautes et les plus basses) due au Gulf Stream (courant d’eau chaude qui passe devant Roscoff)
- l’excellence de ses terres (qui se vendent 12 000 à 16 000 fr l’hectare, en 1884 dans le guide Joanne).

Oui, et alors…
Alors cela crée les conditions uniques pour une agriculture exceptionnelle.
On récolte presque sans interruption même en hiver … Les produits agricoles de Roscoff sont expédiées à Paris, à Brest, dans les ports de Hollande et d’Angleterre et surtout sur les côtes anglaises de Cornouaille : en 1875, il a été expédié de 7 803 055 tonnes de pommes de terre, 2 millions de kg d’artichauts… la jetée du port est pleine de charrettes qui apportent les légumes pour les bateaux. (Guide Joanne de 1884)
Pas étonnant que cette partie du littoral soit appelée la Ceinture dorée. Les primeurs y poussent avec un bon temps d’avance sur le reste de la baie (3 semaines) et la douceur de la côte permet une succession de cultures rapides. Plus de 70 % des choux fleurs et artichauts français sont produits ici.

Si vous vous baladez sur les sentiers des douaniers du coin, vous verrez pousser la richesse agricole. Toutes les parcelles sont cultivées.

Et cette production, il faut bien l’écouler. Sans s’inquiéter des marées qui vident le vieux port et gênent le traffic commercial. Roscoff a besoin d’un port en eau profonde et de l’énergie d’un homme, Alexis Gourvennec qui crée avec les capitaux des agriculteurs (et l’aide de l’état qui veut désenclaver le Finistère) une ligne avec l’Angleterre pour écouler les légumes de la région (1972). Et les touristes … C'est comme ça que la Brittany Ferries a commencé les liaisons transmanche.


Ferry en partance de Roscoff



2 – Ou parce que Johnny est à l’origine de cette amitié anglo-française !

Cette liaison avec l’Outre Manche ne date pas d’hier, ni de Johnny.

Les oignons de Roscoff avaient déjà crée le passage. Oui, en 1828, un des premiers Johnnies part en Angleterre exporter ses oignons rosés. On appelait ainsi ses marchands car, à l’époque, ils emmenaient avec eux leurs jeunes enfants. Les Britanniques les surnommaient Johnnies (petit Jean car tous les Bretons s’appelaient Yann (Jean) à l’époque !!!). De la mi juillet, pour 5 à 9 mois, les vélos couverts de tresses d’oignons, ces hommes faisaient du porte à porte. Plus de 1200 Johnnies ont fait la traversée avant la 2e Guerre Mondiale.
Cette race d’oignon rosé a été rapportée du Portugal par un moine (mi XVIè) et s’est peu à peu imposé dans la région. En effet, pour les marins toujours en lutte contre le scorbut (maladie due à un manque de vitamines), l’oignon était pratique pour les navires ; il pouvait être emmené à bord et conservé retardant ainsi les effets de la maladie sur les équipages. Le commerce s’est arrêté après la guerre. Un petit musée à Roscoff retrace cet épisode roscovite.

3- Ou est-ce due à une certaine histoire d’amour entre une reine d’Ecosse et un roi français ?

Les liens avec l’Angleterre existaient bien avant cette histoire d’oignon… Marie Stuart, la reine d’Ecosse… La légende dit qu’elle aurait résidé ici.
La future femme de François II accosta à Roscoff en 1548 pour aller rejoindre la Cour de France, y poursuivre son éducation avant d’épouser 10 ans plus tard en 1558 le roi. Mais c’est une légende, car les maisons où elle aurait résidé n’existaient pas à l’époque!!! La chapelle Saint Ninien

Marie Stuart et la chapelle Saint Ninien


ou plutôt ce qu’il en reste (tout prêt de la tour de guet, vestige des anciens remparts de la ville) commémore l’épisode écossais.

4 – Ou plutôt à une histoire d’armateurs, de corsaires et de pirates !

Les relations avec l’ennemi héréditaire –je parle des Anglais- sont aujourd’hui, non seulement apaisées, mais fort nombreuses, il n’en a pas toujours été ainsi. Au Moyen Age et même après, Roscoff a été à maintes reprises attaqué et détruit par les Anglais. L'honneur est sauf car l’inverse est aussi vrai. Egalité alors…

Maison roscovite sur le port


C’est un « trou de flibustiers, vieux nid à corsaires » (Tristan Corbière poète breton du XIXè) et un port qui commerce avec les Flandres, l’Espagne ou le Portugal (lin, toiles, sel…) jusqu’à la Révolution où il devient un lieu de contrebande d’eau de vie, de thé et de genièvre avec les Anglais … Les Wines and Beer sont les dignes successeurs de cette époque !!!

Cette richesse des armateurs a laissé des traces : lucarnes et autres sculptures dans le granit décorent les maisons roscovites.

Dragon de l'île de Batz sculpté sur une des maisons roscovites


Une petite carte pour vous repérer...



Lisez cet article en anglais : Roscoff gateway to Britain and Ireland

Pourquoi ne pas lire aussi :


Guides de voyage sur la Bretagne : de 1884 à nos jours

Les guides de voyages sur la Bretagne... J'en ai pléthore... Des vieux (plus d'un siècle) jusqu'à un acheté la semaine dernière dans une collection que je ne connaissais pas.

Et quand on regarde l'évolution du contenu sur plus d'un siècle...On remarque que d'abord certains sites sont toujours à la mode (genre Carnac) que d'autres ont bien changé (Saint Malo), ou qu'ils ont disparu. Ou encore qu'on en a découvert d'autres (Barnenez). Et qu'enfin les goûts ou les envies ont bien changé aussi. Les transports aussi.

Le guide Joanne propose des circuits en train puis en voiture à cheval ou à pied... Et les explications sur certains sites sont folklo...

Avant le guide du routard (si j'en parle, c'est parce que c'est un Breton qui est à l'origine de sa création), les guides étaient sérieux, pleins de notions patrimoniales et savantes. Avec ce nouveau guide, on passe à un côté plus ludique, plus économique aussi, on cherche les bons plans et coins insolites.

Les guides abordent aussi la géographie de manière différente. Avant la région Bretagne tenait dans un guide. Aujourd'hui on spécialise : la région ou le nord et le sud de la région ou encore le département voire même les villes.

Bref et en résumé, si vous voulez un guide intello, choisissez le vieux... car les textes et les explications diminuent à chaque édition même dans les guides bleus ou les guides michelin.
Pour les bons plans, un petit futé, un guide du routard ou un lonely planet sont très bien.
Pour les guides "esthétiques", c'est le gallimard qu'il faut prendre. Les autres collections sont un mélange de tout ... avec des photos en plus pour certaines éditions.

A tous ces guides s'ajoutent des publications de magazines spécialisés, qui dans la randonnée, qui dans la voile, le patrimoine breton... Bref, les médias ne sont pas en reste et apportent des informations spécifiques bien pratiques. Et parfois même loin du tourisme... Certains journaux n'hésitent pas à faire des numéros sur l'état de l'immobilier en Bretagne, les prix sur la côte bretonne ...

Bon, et enfin, c'est vrai qu'aujourd'hui avec Internet, on trouve tout ce qu'on veut... Mais un petit guide dans la poche, c'est pas mal non plus.

Ouverture de la pêche à la truite

La pêche à la truite... Ce week end, à la radio, j'apprends que c'est l'ouverture de la pêche à la truite... Et que cette activité remporte un franc succès auprès des Français puisqu'elle se place en deuxième position, après le foot-ball!!!

Qu'en est-il en Bretagne ?
Je me rappelle, il y a une trentaine d'années, le père de ma meilleure copine, partait tous les étés en Irlande pour s'adonner à sa passion, les truites et les saumons... Je ne sais pas si les rivières irlandaises sont toujours aussi prolixes, mais je sais qu'en Bretagne, on revient de loin.
Vu l'état des eaux il y a quelques années encore, c'était pas gagné ! Pourtant, tout change et cela s'améliore... Je me souviens d'une discussion avec un agriculteur, chez ma soeur, qui habite le long d'une rivière (la Seiche) et qu'il expliquait :
Que vu l'état, ou plutôt la pollution de l'eau, je n'arrosais pas ces cultures avec !!!
Donc vous imaginez le poisson qui y vivait...
C'est vrai qu'aujourd'hui on parle moins des nitrates (encore que... vu qu'il faut 7 ans pour assainir une terre...) et davantage des résidus médicamenteux (antibiotiques, contraceptifs et autres) qui, même à très faibles doses, sont dans nos cours d'eau... Et qui provoquent des dérèglements hormonaux chez les animaux d'eau douce et les rend hermaphrodites !

Cessons le pessimisme... et soyons optimiste. Dans le Finistère, la pêche à la truite est à nouveau possible... Pas une pêche "artificielle" où l'on rajoute des poissons juste avant l'ouverture... et le jour fatidique pour que les détenteurs de carte de pêche soient contents et arborent fièrement leurs prises... Non, il y a de vrais spécimens qui ont toujours vécu dans la nature... Pour les débutants, certaines associations proposent même des stages...

Mais d'après les sites de pêcheurs, il y a bien trop de concurrence... (si c'est la deuxième activité de loisirs après le foot, ca fait effectivement du monde... Heureusement que les femmes ne sont pas trop mordues... sinon...). Les sites de pêche sont surpeuplés, les truiteurs après une période d'"arrêt forcé", en manque et tout cela fait un cocktail explosif les jours d'ouverture...
Bon, en tout cas, cette pêche en eau douce est très réglementée... Par des arrêtés préfectoraux qui protègent les espèces les plus fragiles, en stipulant les dates d'ouverture et m^meme les heures de capture selon les espèces, les tailles des poissons, le nombre par pêcheur et par jour et enfin les procédés de pêche...

D'après ce que j'ai lu, il existe bien des façons de pêcher la truite : à la mouche, aux leurres, au vairon, aux appâts naturels, mais on ne peut pas faire ce que l'on veut et pêcher selon ses envies comme ça...

Il faut quand même une carte de membre d’une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique, avoir acquitté sa cotisation et avoir l’autorisation du détenteur du droit de pêche. Et puis bien sûr, la canne à pêche et tout le matériel...
Amis blogueurs pêcheurs et truiteurs, qu'en pensez vous ? Et si vous voulez les déguster, essayer la truite farcie aux dattes (dans sa série poissons) de Casa Breizh

Lire cet article en anglais : Trout fishing in France

Oiseaux migrateurs en Bretagne : les oies bernaches sont sur la côte

Les oies bernaches se donnent rendez vous en Bretagne pendant quelques mois d’hiver (de novembre à mars).

Oie bernache


Ces oiseaux migrateurs quittent la Sibérie en novembre et y repartent fin mars pour se reproduire et nicher (mai à juin). Pour ce long voyage, elles ont fait le plein en se nourrissant d’algues, de laitues de mer, de coquillages et de petits poissons sur les bords de mer et en eaux peu profondes.

5 légumes par jour !


Il semble même que, depuis quelques décennies, elles commencent à manger des céréales. Peut être à cause d’une surpopulation des estuaires, l'animal n'est pas en danger d'extinction !!!

La nuit, leur instinct grégaire les poussent à se regrouper en mer.

Le jour aussi, elles sont en groupe


Ce sont des Anatidés (famille d’oiseaux aux pieds palmés). Ces oies sauvages effectuent leurs vols migratoires en altitude et s’organisent pour voler en V.

Il existe des légendes concernant l’oie bernache en Bretagne : un ouvrage de Julien Costantin en 1898 Les végétaux et les milieux cosmiques rappelle que :
D’après cette légende, longtemps tenue comme suspecte par l’Eglise, il y aurait sous la mer un arbre sur lequel se trouveraient des coquillages produisant des Oiseaux quand ils sont rejetés sur le rivage. L’oie Bernache ne serait autre que cet animal fabuleux : le mot bernache (barnagh) voulant dire en breton coquillage.
En fait, on le confondait avec un crustacé l’anatife.




L’oie Bernache aurait été introduite d'Amérique du Nord en Europe vers le XVIII è siècle… en Angleterre d'abord...



Salon de la randonnée en Bretagne

Il en existe déjà un à Paris (peut être même ailleurs) qui a lieu au printemps Porte de Versailles. Mais ça fait un peu loin... même à vélo !

Alors il y a son cousin breton : ce salon de la randonnée et de la nature, premier du genre en Bretagne.
C'est à Saint Herblon, une commune à une petite dizaine de kilomètres au sud de Rennes, que la manifestation aura lieu sur 3 jours (12 au 14 mars).
Les organisateurs ont déjà une longue expérience de l'événementiel puisqu'ils sont à l'origine du festival du film Voyage Aventure (qui a lieu depuis 1998 à Chartres). Ils avaient envie de se frotter à une autre expérience...c'est fait !

La couleur fétiche de la manifestation est le vert : randonneurs et amateurs de deux roues, d'équidés ou de kayak sont les bienvenus, ils seront accueillis par des pro du tourisme vert...
Comme la Bretagne ne manque pas de chemins et de voies de promenades : on vous expliquera tout sur le chemin des douaniers ou le Tro Breizh... mais si ce sont les rando à vélos ou les balades à cheval qui vous tentent, des pro seront aussi là pour vous renseigner. Si vous avez envie de nouveautés et d'en savoir plus sur des activités moins connues comme la randonnée en kayak, la marche nordique, le ski-roues (le ski quoi ?), les balades accompagnées par des ânes ou le vélo couché… Vous êtes sur le bon chemin...

Bref, le rassemblement de Saint Herblon intéressera tous les amateurs de sports ou de loisirs... pratiqués en plein air : en matériel, en conseils, en services....
Des conférences auront lieu pendant ce long week-end autour de thèmes variés : les bienfaits de la marche sur la santé, Compostelle, les chemins côtiers, les randonnées à cheval ou avec des ânes... Le programme détaillé du festival ainsi que les horaires sont sur leur site.

Le salon a d'autres objectifs : il aborde aussi le thème du handicap en expliquant que, grâce à des matériels adaptés à chaque handicap, ... physique ou mental, ces activités sont possibles et toute personne peut profiter des bienfaits de la nature. Des randonneurs valides donnent du temps au sein d’associations ou de clubs, pour ... découvrir le plaisir de randonner. 
Le salon veut vous faire bouger et sensibiliser ses visiteurs à la protection et au respect de la nature, au tourisme vert... En sortant, vous pouvez tout de suite vous y mettre en allant visiter les manoirs du XVIè et XVIIè siècle ou le château néogothique du XIXè... de Saint Herblon.

Les fraises de Plougastel : tourisme ou patrimoine gastronomique ?

Manger 5 fruits et légumes par jour qu'on nous dit...

Certes, mais entre la tomate sans goût, la pêche pas mûre et la fraise insipide... C'est pas toujours facile !
Sauf... Sauf si, dans la famille des fraises, vous choisissez celles de PlougastelLes gariguettes….

Des petits fruits longs et très « goutés » comme on dit en Bretagne...

Plougastel est depuis longtemps connue comme une terre de fraises. Là encore, c’est une histoire de climat… comme souvent pour la culture des primeurs en Bretagne. La mer régule les écarts de température et la saison dure d’avril à novembre.

Gariguettes de Plougastel


Les champs de fraises sont situés loin du bourg de Plougastel Daoulas. Au siècle dernier, les fraisiers étaient protégés par des murets. Aujourd’hui les plants se cachent sous des tunnels ou dans des serres.

C’est au XIXè siècle que la fraisiculture devient très importante, remplaçant la culture du lin qui faisait alors la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles (daoulas) qui étaient exportées dans le monde entier. Mais la concurrence américaine et anglaise obligent les producteurs de cette fibre végétale à évoluer. C’est notamment la fraise sur la presqu’île qui remplacera le lin.

Les producteurs produisent à l'époque jusqu’à 25 % de la production française et cherchent des débouchés. Ils se regroupent et tentent … l’Angleterre. Ou Paris quand le chemin de fer Brest Paris s’ouvre en 1865.

Depuis la culture oscille entre des périodes fastes et moins bonnes… La concurrence est rude et il s’agit de se distinguer sur le grand marché international de la fraise.

C’est vrai que la gariguette se mérite… Elle n’est pas la moins chère des fraises mais cueillie à la main, à point et disposée délicatement dans des barquettes, elle est pleine d’odeurs et extrêmement savoureuse. Pas besoin d’y rajouter du sucre, comme elle est récoltée à maturité… Et puis si vous êtes pro développement durable, voilà une fraise produite dans le coin et qui ne voyage pas beaucoup…

Et si vous achetez des fraises bio, vous verrez peut être des fraises avec de drôles de formes : ce sont des fleurs qui ont été mal butinées par les abeilles et qui poussent « déformées »…

Fraise déformée car mal butinée


Et si l’histoire de la fraise vous passionne, sachez que dans nos contrées, la fraise des bois existe depuis toujours (au moins les Romains). C’est Amédée François Frézier qui nous a ramené une variété sud américaine et qu’il est à l’origine de sa culture importante à Plougastel.

Le site du musée de la fraise à Plougastel est plein de recettes. Un producteur de fraises propose aussi de visiter son exploitation.

Alors la fraise bretonne : une tradition ? Un patrimoine gastronomique ? Une spécialité bretonne ?

Lisez cet article en anglais : Gastronomy or heritage : the strawberries of Plougastel

Festival de cinéma à Rennes : Travelling Junior ou Travelling

C'est quoi Travelling Junior ???....

- Une programmation de qualité pour les enfants, des films et des courts métrages que l'on a rarement la chance de découvrir dans les salles de cinéma.... classiques.
Le grand écran, c'est quand même mieux que le DVD...

- Une compétition pour gagner l'éléphant d'or avec un jury de jeunes spectateurs amoureux du cinéma.
Si tu as entre 8 et 10 ans, et que tu souhaites faire parti du jury de Travelling Junior, prends ta plume et critique un film (en bien ou en mal). Envoies ton article à l'adresse suivante Clair Obscur / L'Eléphant d'Or 5, rue de Lorraine - 35000 Rennes et tu seras peut être sélectionné pour faire parti du jury...
Les critiques de cinéma n'ont qu'à bien se tenir....

L'association clair obscur , qui organise le festival, fait toute l'année, un travail d'éducation à l'image avec le jeune public. Et Travelling Junior couronne le tout par des récompenses...
Avec des lycéens, des ateliers autour de films faits avec un téléphone portable, les Pockets Films : une programmation et une compétition (avec le Pocket Film festival et le Forum des images de Paris) récompense le meilleur et un prix est remis par les lycéens bretons.
Ateliers autour des vidéos dans les blogs...

Le collège n'est pas en reste puisqu'il y a aussi une compétition sur les courts métrages autour de la ville célébrée par le festival des Grands (Istanbul).

L'association propose des formations au cinéma pour les enseignants et les bibliothécaires.

Mais, vous ne connaissez pas le Travelling des Grands !!!

Ca tourne... et ce depuis plus de 20 ans... L'idée de l'association clair obscur est de mettre en lumière par le cinéma une ville... Et on découvre ainsi les films du pays de la ville concernée mais aussi de partout ailleurs. Cela permet de revoir certains classiques, mais aussi des films totalement inconnus et des films en compétition... C'est un succés à chaque fois... Faites la queue pour aller voir une séance, vous verrez !

Avec plus de deux décennies d'existence (1989), le festival a évolué et les programmations se sont enrichis. S'ajoutent aux projections, des conférences, des expositions et des cinémas en dehors de la ville de Rennes : Acigné, Betton, Bruz, Chartres de Bretagne et Cesson Sévigné. Une compétition clôt évidemment le festival avec une remise des prix et la découverte de la prochaine ville... Il y a déjà eu Lisbonne, Jérusalem, Tokyo, Buenos Aires, New York, Dublin...
Cette année (9 au 16 février 2010), le programme de la ville phare s'articule autour Istanbul.

Mais, au fait, c'est quoi un travelling :
1- un voyage à travers le temps
2- un déplacement de la caméra pendant une prise de vues pour se rapprocher ou s'éloigner du sujet qui est en mouvement.
3- une avancée rapide d'un film.

Les livres de la SNCF

Un billet sans images... et beaucoup de lecture...

J'écoute souvent la radio. L'autre jour, une émission évoque une initiative de la SNCF pour qu'on joue avec les livres : une des salles d'attente de la gare Montparnasse propose en libre accès et libre emprunt des livres... qu'on peut libérer ailleurs....

Et quand, l'autre jour, je suis un peu en avance dans la gare parisienne, je me souviens de cette idée et me rends dans la bibliothèque d'attente de la SNCF.
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas sponsorisée par la SnnnF... les aléas, je connais...Je prends très souvent le train... Rennes Paris Rennes... Je connais
et le trajet (je peux le faire les yeux fermés !),
et les gares.
Et la SNCF.
Et ses problèmes : les retards fréquents (les TGV "génés" par les écarts de température : s'il fait plus chaud ou plus froid que d'habitude, le train n'aime pas et on a du retard), les accidents (pas drôle, on se prend un cheval) ou de personnes (encore moins drôle... les gens qui décident de mettre fin à leur jour) ... Je connais aussi les trains bondés suite à ce type d'évènements, aux grèves ou au départ en vacances... J'ai rencontré des contrôleurs sympas... (si,si il y en a, mais pas beaucoup) et les autres... Ou quand le train est dévié pour cause de travaux ou d'accidents sur les voies (on passe par Nantes pour aller à Rennes)... J'arrête là le tableau, je pense que vous êtes convaincu !!! Pas de sponsor en vue !

Revenons à notre salle de lecture...
Les trains pour Rennes sont souvent dans les premières voies de Montparnasse, les voies numérotées de 1 à 5 et la salle d'attente "touche" la voie une. Facile pour moi de ne pas la rater. En juin, la caverne d'Ali Baba était bien achalandée : du bon vieux classique de poche à l'auteur récemment paru... Ils avaient aussi pensé aux enfants : recueil de contes pour enfants, bouquin pour ado... tout le monde pouvait y trouver son compte !...
Que fait-on, du coup, dans une salle d'attente... On commence le livre et on l'emmène... Chez soi parce qu'on attendait un voyageur... ou loin de Paris parce qu'on avait un billet de transport pour quitter la capitale ! C'est gratuit. On ne l'achète pas, on le prend pour quelques heures (retour dans une autre salle d'attente après votre voyage) ou pour quelques jours (retour à la fin de vos vacances) ou pour quelques semaines (quand on est tête en l'air... ou qu'il ne nous a pas plu...).

J'ai donc pris deux ouvrages : un pour moi et un pour mes enfants... Sur chacun des exemplaires, il y a un code. Qu'il suffit de retrouver sur le site passelivresncf, qui vous renvoie sur Facebook... On sait où est le livre, je peux le rendre quand je veux, faire des commentaires, dire où je l'ai libéré....

Si vous êtes un être généreux, vous pouvez même laisser des votres, dans la salle d'attente de Rennes par exemple, qui n'en a aucun ! Il suffit de lui donner un code (que vous aurez pris sur le site de la SNCF et ensuite de suivre la vie de votre protégé !

A défaut d'avatar, vivez les aventures de votre livre !

Voyage exotique au pays des mammifères sauvages... en Bretagne

On pense souvent aux voyages lointains, quand on parle de mammifères sauvages...
Pourtant, et pourtant, il y en a partout, partout dans le monde, en Europe et même tout près de chez nous... des animaux sauvages... oui, en Bretagne... et on vous propose de les rencontrer !

Quand ?
Cet été, du 24 juin au 25 juillet, le Groupe Mammalogique Breton (GMB) propose une expédition naturaliste à travers la Bretagne... une balade de trois semaines le long du canal de Nantes à Brest.

Où ? Suivez le chemin de Ki-Dour !
Ce sont 21 étapes le long du chemin de Ki-Dour (Ki-dour -chien d'eau- est le nom breton de la loutre), à pied, en kakak ou en bateau. La balade est ouverte au public puisque cet évènement associe la rando le long du canal (de Nantes à Brest), des inventaires itinérants des mammifères et des animations... pour rencontrer la loutre, l'hermine ou les chauve-souris...
Jeunes hérissons
Credit photographique GMB


Pourquoi ?
L'association profite de l'année 2010, année internationale de la biodiversité, pour réaliser un atlas des mammifères terrestres de la région. La biodiversité est aussi en face de chez vous...

Le programme
Vous êtes invités à suivre le chemin de Ki-dour avec l'association GMB, à participer à des animations (sur la piste de la Loutre, nuit de la chauve-souris) ou à assister aux carnets de Ki-Dour (compte-rendu quotidien en images de chaque étape). Le 10 juillet à Mottreff, le Fest Noz de Ki-Dour rassemblera les participants.
Qui participe ?
Depuis 1988, GMB (association loi 1901 de protection de la nature) s'intéresse de très près aux mammifères sauvages et à leurs habitats en Bretagne. Six salariés et un important réseau de bénévoles travaillent autour de 3 thèmes : réseau loutre, réseau chauves-souris et réseau micromammifères en assurant les recensements, les travaux d'études, de protection et de sensibilisation sur ces mammifères rares, indicateurs de la qualité de environnement.

Avis aux amateurs
Tous ceux qui aiment la nature, ceux qui se baladent dans la région, peuvent parcourir avec le Groupe Mammalogique Breton et prendre part aux animations (nuit de la chauve souris, piste de la loutre).
Le GMB a besoin de nombreux bénévoles pour réaliser leurs actions et de moyens financiers aussi (Fonds pour les Mammifères).
Pour mieux les connaitre :
Si leur 1er objectif est de réaliser un atlas des mammifères sauvages de Bretagne... le GMB a d'autres missions :
connaître la vie de certaines populations dans la nature (chauves-souris, loutre, castor).
protéger: l'asso gère 70 sites protégés (concernant ces mammifères et leur habitat).
former à la gestion des espaces naturels pour les professionnels et les bénévoles (stages).
sensibiliser le grand public, des scolaires et des professionnels, (Nuit européenne de la chauve-souris ou du printemps de l'Environnement).
Ils font aussi des études d'impact pour prendre en compte la vie de ces mammifères dans les réalisations de routes, de ponts, de projets éoliens... des diagnostics environnementaux et propose des solutions pour que l'impact sur la faune et la flore soient bien pris en compte.
Suivre l'actualité
Des bulletins d'information et d'actualités mammalogiques relaient leurs actions (Mammi'Breizh et Mammi'Web).

Exposition aux Champs Libres (Rennes) : Boat people, bateaux de l'exil.

En regardant l'affiche de l'exposition Boat people, les bateaux de l'exil, on réfléchit aux mots : boat people, voilà un terme qu'on n'emploie plus, me suis-je dit... C'est de l'histoire ancienne... (milieu 70). Et non ! Le phénomène n'a pas cessé... et a même toujours existé.... Seul le vocabulaire change...

Boat people aux Champs Libres


Boat people, bateaux de l'exil est une des expositions du programme de l'année 2010 aux Champs Libres. Elle a déjà été présentée à Douarnenez ("Voyages au bout de la mer - Boat people, hier, aujourd'hui") et est reprise à Rennes sous un autre nom.
Alain Le Doaré, le commissaire de cet événement, expose, après de nombreuses recherches, la vie de ces milliers de Vietnamiens qui ont tenté de fuir leur pays par la mer.... Des films, des photographies, des témoignages écrits et sonores rappellent cet exode... La parole est donnée à différents témoins de l'époque : réfugiés, journalistes, marins, médecins...

Boat people, bateaux de l'exil présente donc, salle Anita Conti, cette dure réalité.... matérialisée par un bateau de l'exil, un sampan vietnamien qui a « servi » : 86 personnes l'ont utilisé avant que Médecins du Monde ne les sauvent et ramènent en France l'embarcation. Elle est habituellement conservée au port musée de Douarnenez.
C'est un « vrai » boat people....   Le terme a été vulgarisé en 1976, après la réunification du Viêt Nam par le régime communiste d'Hanoï... Plusieurs centaines de milliers d'opposants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), ont alors fui leur pays par voie de mer en utilisant ces fameuses embarcations.

Cette expo, c'est un bond dans le passé... qui pousse à des parallèles avec l'histoire d'hier et d'aujourd'hui...
Depuis des siècles, les hommes cherchent ailleurs des conditions de vie meilleures et migrent pour tenter de les trouver. Hier les Bretons, chassés par la guerre, quittaient en catastrophe la grande Bretagne pour la petite. Aujourd'hui ce sont des raisons économiques ou politiques qui les poussent à l'exil et demain peut être des conditions climatiques. Bref le phénomène n'est pas nouveau et risque encore de durer...

L'exposition montre bien cette réalité hors temps ... et le bateau .... matérialise cette fuite obligatoire par des moyens de fortune très aléatoires.... Imaginez 86 personnes sur ce rafiot....On est un peu, beaucoup serré. Mais ça tombe bien car la croisière est souvent écourtée par un bon bain. Heureusement l'eau est chaude... Boat people montre des faits et des évidences. On ne fait pas ce genre de voyage par plaisir...

Entre 3 et 4 euros l'entrée. Les horaires : fermé le lundi et ouvert toutes les autres après midis.
Jusqu'au 2 mai 2010.

Le chou fleur de Bretagne

Même si la Chine et l'Inde se partagent 70 % de la production mondiale, c'est dans le Léon, le Trégor, le Goëlo et la côte d'émeraude (soit le littoral Nord de la Bretagne) que les trois quart de la production française de choux-fleurs sont cultivées... Et des champs de choux fleur, il y en a partout à Roscoff, à Saint Pol et dans les environs. Vous connaissez Prince de Bretagne...

Champ de choux-fleurs


Le chou-fleur appartient à la très, très, grande famille des choux... qui se décline en couleur, formes et tailles très différentes. C'est aussi cette multitude de variétés qui fait que la saison du chou ne cesse jamais ; l'un chasse l'autre mais il y en a toujours...

Origines

Asie Mineure. Le chou est un très vieil aliment : il était déjà consommé par les hommes préhistoriques... Le chou-fleur disparait pourtant d'Europe après les Romains et réapparait en Italie à la fin du Moyen Age. En France, il est à nouveau cultivé au XVII è siècle.

Vitamines and co

Cette plante potagère a de nombreux atouts : riche en vitamine C, (santé des os, des cartilages, des dents et des gencives... Elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.)
Cela faisait de lui un aliment intéressant pour les marins, voulant lutter contre le scorbut (un manque de vitamine C qui vous fait notamment perdre vos dents!).
Le chou-fleur est aussi apprécié dans la lutte contre les cancers ( poumon, des ovaires et des reins)
On pourrait le conseiller aux femmes enceintes pour sa teneur en folate (vitamine B9). (fabrication des cellules du corps, dont les globules rouges (consommation primordiale pendant la croissance et le développement du fœtus... production du matériel génétique (ADN, ARN), fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, cicatrisation des blessures et des plaies).

Ce n'est pas un légume calorique (importante teneur en eau : 20 calories aux 100 grammes).

Culture et consommation

C'est une plante annuelle. Le doux climat de la région de Roscoff permet d'en manger de septembre à janvier.

Pomme de chou-fleur


Choisir un chou fleur

L'idéal est d'en trouver un dont les feuilles vertes sont encore gorgées d'eau et dont la pomme est toute blanche... Mais...en général, le chou fleur qui arrive dans nos assiettes a fait un long voyage avant de finir dans une casserole d'eau bouillante, ses feuilles sont toutes sèches et sa pomme blanche souvent tachée (ce sont des marques de pourriture).

Il n'empêche... c'est un très bon aliment que je vous conseille dans cette recette en apéro, pour faire trempette.

Recette italienne de choux fleur cru à la sauce piquante

Ingrédients
un chou-fleur de 800 g
Persil haché
Anchois coupés fins
Jus d'un demi citron

100 g de beurre
Sel
Pour cette recette, l'idéal est d'avoir un chou-fleur extrêmement frais, tout blanc, sans trace encore du temps qui passe... (les petites marques grises que la pomme du chou a très vite!).

Enlever les feuilles, diviser les bouquets du chou et le laisser tremper dans de l'eau salée.
Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter les anchois que vous avez préalablement coupés en fines lamelles et le persil. Après quelques minutes, enlever du feu.
Égoutter le chou-fleur et disposer les bouquets dans un plat, verser la sauce et le jus de citron.
Servir de suite... en apéritif...

Lisez cet article en anglais : The cauliflower in Brittany (France)

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