La Vallée des Saints : 1000 Statues à Carnoët (Bretagne)


L'idée est pharaonique... par la taille : orner une vallée bretonne de statues monumentales (plus de 3 mètres de haut) ....et par le nombre : 1000 saints en granit.... Quel boulot ! Car, en plus, pour la plupart, elles n'existent pas encore, ces statues... On compte sur les sculpteurs, tous les ans, pour les tailler dans la pierre.



L'association, à l'origine du projet, veut créer une île de Pâques bretonne du 3è millénaire... Un lieu de mémoire de 1500 ans de culture populaire bretonne... Pour sauvegarder l'identité de la région.

Les statues des Saints, à l'origine de la christianisation de la Bretagne, sont les premiers sur la liste...
C'est à Saint Pol de Léon, pendant l'été 2009, que les artistes ont commencé, avec leurs burins, à sculpter la pierre... devant les badauds... et Saint Pol est né. 6 autres saints ont suivi : Pattern, Malo, Brieuc, Corentin, Tugdual et Samson. Chacun des mains d'un artiste différent...
Le lieu d'hébergement pour ces oeuvres d'art a fait l'objet d'une compétition : 9 communes souhaitaient recevoir le projet. C'est Carnoët, dans le Centre Bretagne, (à quelques kilomètres de Carhaix), qui a remporté la mise.



Après l'été, les statues ont regagné leur demeure définitive, sur le site élu du Tossen Sant Gweltaz.... La vallée a commencé à être habitée.
Le projet continue... Il reste encore quelques (!) dizaines de statues à tailler pour "alimenter" la vallée. Le mécénat (chaque statue-menhir est financée par une entreprise) doit permettre aux sculpteurs, chaque année de réaliser leurs oeuvres en granit. De mai à septembre, chaque mois, 8 artistes devront tailler un saint avec ses attributs (une quarantaine par an devrait voir le jour).

L'association espère attirer des milliers de visiteurs et être un site carrefour de cultures (galloises, irlandaises, cornouaillaises, bretonnes... ). Car, à côté de ce chantier gigantesque, va être crée un centre d'information et de documentation sur le Haut Moyen Age (c'est l'époque où arrivent les saints en Bretagne), la reconstitution d'un monastère celtique et une scène pour recevoir des spectacles théâtraux, musicaux... et des reconstitutions historiques... Gageons que les hôtels, gites et autres campings sont prévus pour accueillir nos curieux...

L'idée est sûrement très bonne... (un concours de sculpture) et surtout très ambitieuse, c'est certain. Un pôle artistique pour attirer les promeneurs du monde entier avec un site unique dans le monde... en Centre Bretagne.... (d'après les chiffres du Comité Régional du Tourisme de Bretagne, les visiteurs viennent en très grande majorité dans la région pour profiter du littoral, des côtes et de la mer...). Pour détourner le flux des aoutiens vers l'Argoat breton, il faut au moins un projet pharaonique... Le festival des vieilles charrues est un bon exemple de réussite...

Je suis allée les voir... cet hiver, ces mégalithes sculptés. C'est un peu un parcours du combattant. Rien n'indiquait encore la précieuse vallée. J'étais un peu perdue dans le bourg de Carnoët quand on m'a donné les précieuses indications. C'est dans la campagne, il faut se garer devant une belle église (Saint Gildas) avec un beau calvaire et après quelques mètres, on arrive sur le lieu qui accueille les statues.

Calvaire de Saint Gildas à Carnoet


Elles vous regardent, du haut de leurs trois mètres, au sommet de la colline en scrutant le lointain.

Vallée des saints


Mais, pour l'instant, les Saints semblent plantés là... et attendre les copains ! Sait-on... ce parc d'attraction celtique fera peut être concurrence au Disneyland parisien !!! Affaire à suivre...

Lire cet article en anglais : A small Easter island in Brittany (France)


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Commentaires

1. Le vendredi 22 janvier 2010 à 21:23, par La lorgnette

J'adore l'idée de ce projet. Dans quelques années ce sera grandiose et un attrait supplémentaire pour les touristes.

2. Le samedi 23 janvier 2010 à 18:44, par framboise44

Tout à fait génial cette idée , c'est certes un projet de grande envergure mais qui sera payant dans le futur si la communication fonctionne bien pour le faire connaitre !

3. Le lundi 25 janvier 2010 à 19:23, par les loups

Voilà une belle idée ...
Des saints pour une terre crucifère qui porte ce symbole dans sa géographie littorale ...

4. Le jeudi 28 janvier 2010 à 21:18, par LN

L'idée d'un pole attractif en Centre Bretagne est évidemment une très bonne solution. Par contre je ne trouve pas le projet très innovant... L'idée d'une Bretagne mythique est un peu trop utilisée à mon goût !

5. Le jeudi 28 janvier 2010 à 22:20, par Yves

Je trouve tout au contraire ce projet proprement grotesque; 1000 saints, pourquoi pas 1OOOO, dans une région aussi déchristianisée que le reste de l'Europe; cela relève plus d'un projet à la Walt Disney qu'à la moindre expression poétique d'un peuple qui n'aime pas qu'on le tourne en ridicule.

6. Le lundi 15 février 2010 à 19:31, par Shuki

Bonsoir Bbuisonnière
Moi je trouve ce projet intéressant et qui sera sans doute à terme valorisant pour la région... Merci pour ton article qui complète un peu celui que j'ai fait l'été dernier lors de la visite du chantier à St Pol de léon. Mais peut-être l'avais-tu regardé ?
A bientôt
Shuki

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Pape breton et évèque de Tréguier : Saint Tugdual et sa colombe

La visite de la vallée des saints m'a donné des envies d'hagiographe (raconter des histoires de saint et de prénom finalement, c'est sympa, on apprend plein de choses !).... On connait tous sainte Anne ou Saint Yves, mais les autres... Ils sont là bas, pourtant à Carnoët, dans leur vallée, les saints fondateurs de la Bretagne à attendre qu'on vienne les voir.

Alors je vais rebooster un peu leur notoriété en leur consacrant des petits billets...
Je commence par un saint prestigieux... Tugdual, un prénom masculin original dont vous voulez connaître l'histoire, je présume... Avant de nommer son enfant, on se renseigne, non ?

Bon, d'accord, ça ne commence pas très bien car ce jeune homme n'est pas né en Bretagne mais dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Pays de Galles. Il a, comme de nombreux autres Grands Bretons, immigré de l'autre côté de la Manche pour évangéliser l'Armorique.
Revenons sur son histoire : il est donc Gallois, né à la fin du Vè siècle (vers 490) et est éduqué dans un monastère. Rien de bien original pour l'époque !
A 25 ans, il émigre avec sa famille, d'autres religieux et compatriotes dans le Léon (au Nord de la Bretagne) où il fonde un monastère d'abord puis un ermitage. Comme la région est peu à peu gagnée par la foi, très vite les deux établissements connaissent un grand succès et un afflux de croyants.
Il élargit bien vite sa mission à toute la région où accomplissant des miracles, il multiplie les conversions. Le monastère de Tréguier est fondé et on le réclame comme évêque en 532. Les princes convertis le remercient en domaines et revenus qui lui servent à fonder d'autres établissements religieux. Bref, tout va bien.

La légende veut qu'en 548, Tugdual se rende à Rome alors qu'on est en train d'enterrer le pape. Après les obsèques, alors que le clergé se rassemble pour élire le nouveau pontife, une colombe blanche, symbole de la blancheur de l'âme, se pose sur la tête de Tugdual. Et voilà comment son destin bascule : on y voit un présage divin et le Breton est élu pape Leo V Papa Britigenus (Léon de Bretagne).
La fin de son pontificat est annoncé par un nouveau signe deux ans plus tard lorsqu'un cheval blanc le ramène par les airs à son siège de Tréguier. Le sculpteur François Breton l'a représenté avec sa colombe dans la vallée des saints où on l'attend. (Il n'était pas là lors de ma visite, je n'ai pas de photo à vous présenter ! Mais où est donc la statue de Tugdual !)

Il meurt à Tréguier, un 30 novembre, à 73 ans (si mes calculs sont bons) en 563.

Fêté ce jour là, son prénom connait de nombreuses variantes : Tual, Tudal, Tugal, Tudwal, Tuzval, Tutuarn ou encore Pabu ou Papu en breton.

En résumé, si Tugdual est le prénom garçon de vos rêves, un prénom original qui vous ravit, voilà ce que vous devez retenir : Saint Tugdual est donc l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Il a été le premier évêque de Tréguier (une des étapes du Tro Breizh, ce pèlerinage médiéval qui reliait les capitales des 7 diocèses bretons). Il est souvent associé à une colombe, puisque c'est, grâce à elle, que la Bretagne compte son seul et unique pape.

Oui, votre fils en Nobel de la paix.... C'est pas mal ?

Lire cet article en anglais: History of the Breton forename Tugdual

Histoire d'un prénom celte : Corentin

Suivez le guide... le guide des prénoms bretons... et leurs statues dans la vallée des saints en Côtes d'Armor...

Ces évangélisateurs de l'Armorique ne sont pas nombreux pour l'instant à Carnoët mais ce sont les plus prestigieux... puisqu'ils sont tous des saints fondateurs de la Bretagne. La région a été évangélisée entre le Vè et le VIè siècle de notre ère et ce grâce à ces 7 saints qui sont à l'origine des diocèses bretons : Dol, Quimper, Saint Brieuc, Saint Malo, Saint Pol de Léon, Tréguier et Vannes. Ces sept villes étaient les étapes du Tro Breizh (tour de Bretagne en breton), un pèlerinage très important du Moyen Age que chaque Breton devait réaliser une fois dans sa vie.

Corentin est le prochain à se faire tailler le portrait, en breton Kaourantin. Fêté le jour de sa mort (comme de nombreux saints d'ailleurs) qui est un 12 décembre, il se décline au féminin, Corentine (c'est un prénom que j'aime bien,c'est le deuxième prénom de ma soeur...).

Corentin a une originalité remarquable puisque, parmi les 7 saints emblématiques, il est le seul à être né en Bretagne, en Cornouailles, pour être précis ... en 375. C'est donc un Armoricain (même si le mot Armorique est un nom breton !!! Et c'est comme cela qu'on appelle les habitants d'avant l'arrivée des Grands Bretons !!! Vous vous y retrouvez !!!). Tous les autres saints fondateurs viennent d'Outre Manche.
Très pieux, il multiplie les miracles près de son ermitage. Il est surtout connu car il possède un poisson qui fait des merveilles : dès qu'on en coupe une tranche, il repousse... Pas étonnant que les sculpteurs de la Vallée l'ait représenté avec un poisson...presque aussi grand que lui...

Photographie de Saint Corentin


La légende veut qu'un jour, le roi Gradlon, (celui de la légende de la cité d'Ys) parte à la chasse et se perde avec sa cour... Il arrive finalement à l'ermitage de Corentin qui nourrit tous les affamés grâce à son poisson miracle...
Plus tard, quand Gradlon désire fonder le diocèse de Quimper, il se souvient de l'ermite et lui demande d'en devenir le premier évêque. Il meurt en 401, à 26 ans. Corentin, le saint patron de Quimper, serait enterré dans la cathédrale.
Et Corentine c'est la variante féminine... et ses dérivés : Cora, Coralie ou Coralise.

Lire cet article en anglais : Celtic name and meaning in France : Corentin

Prénoms bretons courts : Malo et Brieuc

Vous aimez les prénoms courts... c'est vrai, c'est pratique... Ils peuvent s'inscrire sur la gourmette du petit ou facilement être gravé sur un médaillon au bout d'une chaine en or... Non, vous n'êtes pas bijou... Par contre, les lettres majuscules en bois qui décorent la porte de la chambre de vos enfants... Ca vous tente...
Revenons à nos prénoms de quelques lettres... Ce sont peut être les plus connus des prénoms bretons... Ils ont leurs deux statues à Carnoët qui parlent de leurs histoires : Malo avec son bateau et Brieuc avec son loup !

Je vous rappelle leurs légendes... que vous avez peut être un peu oubliées...

Malo est né au Pays de Galles, comme tous les autres saints fondateurs, d'ailleurs (sauf Corentin). Fêté le 15 novembre, il a été le premier évêque d'Aleth, (la presqu'île de la commune de Saint Malo). Où les âmes, à l'époque, avaient bien besoin d'être rappelées à l'ordre et purifiées... dit la légende.
Il est représenté avec un bateau par Patrice Le Guen dans la Valléée des Saints car on dit qu'il aurait mis 7 ans à traverser la Manche avant d'accoster sur Cézembre (l'île qui est en face de Saint Malo).. On l'appelle aussi Saint Maclou (mais personne n'a envie de s'appeler comme la moquette ! Et je n'ai pas trouvé si le nom de ce vendeur de revêtement de sols est lié de près ou de loin à notre évêque malouin !).

Photo de la statue de Malo


Brieuc, moine, est devenu le premier évêque de Saint Brieuc et le fondateur du diocèse. Né en 409, Outre Manche (dans ce qu'on appelle maintenant le Pays de Galles), il y passe sa vie en convertissant ses semblables quand, vieillard, un ange lui demande d'aller évangéliser l'Armorique. Il part avec 168 disciples et fonde un monastère à Tréguier que son neveu Tugdual va administrer...
Comme la peste sévit dans son pays d'origine, il repart, calme l'épidémie et revient avec de nouveaux moines. Il a toute sa vie tenté de convertir les pécheurs (qui sont symbolisés par des loups qui veulent le dévorer mais qu'il arrive à dompter). Brieuc est représenté à Carnoët avec cet animal à ses pieds...

Photographie de la statue de Saint Brieuc


Plus tard, Brieuc reçoit des terres d'un parent comte et y fonde la ville de Saint Brieuc.
La légende continue après sa mort : comme de nombreux miracles se produiront sur son tombeau, il deviendra ainsi un des 7 saints fondateurs. Mort en 502, il est fêté le 2 mai. Brieuc en breton se dit Brieg, il existe d'autres variantes comme Briec ou Brioc.

Qui sont ces Saints fondateurs d'Outre Manche ?

A l'origine, vers le IVè siècle, le christianisme s'impose en Grande Bretagne comme religion dominante. Le titre de saint est honorifique et réservé au clergé. Quand ces religieux viennent évangéliser l'Armorique, les grands bretons importent aussi leur façon de voir le monde... Ils encadrent les populations, leurs noms baptisent le lieu où ils prêchent. Et ils essaiment... dans la toponymie bretonne... C'est ainsi que d'après le dictionnaire du patrimoine breton, « on dénombre environ 800 saints bretons dont beaucoup ne sont connus que par les lann ou les plous auxquels ils ont associés leur nom ».

Lire cet article en anglais : French short names : Malo and Brieuc

Tour de Bretagne à pied, à cheval ou à vélo... idée de vacances sportives en Bretagne

Destination : vacances, loisirs et sport...

Le Tro Breizh (tour de Bretagne) est aujourd'hui une belle et longue randonnée que l'on peut organiser... Une belle balade de quelques centaines de kilomètres ... à faire à pied, à vélo ou à cheval ... d'une seule traite (et là quelques jours ne suffisent pas, il faut prévoir plusieurs semaines...) ou en plusieurs étapes (et en profiter pour visiter des coins sympathiques), en famille ou en groupe, en solo ou en couple... Les parcours sont prévus avec les arrêts qui vont bien... crêperie ou restaurant gastronomique, hôtel de charme ou gite, petit ou gros budget ...



Ce pèlerinage date du Moyen Age. Il s'agissait de prier les sept saints fondateurs de la Bretagne, à l'origine de l'évangélisation bretonne. La légende dit même que ces 7 Saints sont des frères septuplés (ils devaient être tués à la naissance par leur mère Domnonée... car elle avait dit que les jumeaux étaient les enfants du péché). Ces sept frères (Seizh Breur) seront protégés par Dieu et, pour leur sécurité, envoyés en Armorique. Là, ils se sépareront pour évangéliser la Bretagne. Et c'est cette légende qui est à l'origine du Tro Breizh... et des 7 évéchés historiques bretons : Corentin à Quimper, Patern à Vannes, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon, Samson à Dol-de-Bretagne, Tugdual à Tréguier, Brieuc et Malo dans leur ville respective. Les pélerins de l'époque effectuaient le pélerinage en un mois environ (plus de 600 kilomètres).

Tous les Chrétiens bretons devaient accomplir une fois dans leurs vies le Tro Breizh... au risque de devoir le faire une fois trépassés... et là, le parcours, même pour les bons catholiques, était bien long... La légende rappelle encore que le croyant qui ne l'avait pas réalisé vivant, devait faire son tour de Bretagne en avançant d'une longueur de cercueil par nuit... Alors pour faire les kilomètres requis, il fallait un certain temps avant de pouvoir goûter au repos...

Depuis 1994, une association "Les Chemins du Tro Breiz" a relancé le tour de Bretagne à pied. Elle conseille d'effectuer chaque année une semaine de marche. Et donc de le réaliser en 7 ans. C'est une variante bretonne des chemins de Compostelle !
Historiquement donc, et pour les puristes, le Tro Breizh relie les diocèses des saints fondateurs de Bretagne. Mais rien ne vous empêche de faire le votre (de Tro Breizh) et de prendre des libertés avec le Ciel !

Revenons à notre balade : Dol est une des étapes du tour. Saint Samson est le saint patron de la ville. C'est encore un des saints fondateurs bretons, qui a sa sculpture de granit à Carnoët, dans la vallée des Saints. Sculpté par Jacques Dumas et Pierre Marie Clavier, il fait partie des premières statues à être exposées sur le site. Il est représenté avec une sirène...
Pour la statue de saint Samson, nous nous sommes inspirés de la légende " Saint Samson au pays de Pleumeur " d'après l'étude réalisée par Daniel Giraudon (professeur des universités de breton à l'université de Bretagne occidentale, chercheur au CRBC (centre de recherche bretonne et celtique).
Pour la sirène c'est grâce à elle que Samson a pu voir le jour. La mère de St Samson a porté secours à une sirène, qui lui a donné un fils (elle était trop âgée pour en avoir un), par la suite elle lui a donnée vigueur et force.
explique Jacques Dumas.
Photo de Samson


Samson, comme presque tous les autres saints fondateurs n'est pas un Breton d'Armorique... Il est né au Pays de Galles et a émigré ...
C'est un maître en médiation entre les animaux et avec les hommes : il commande aux oiseaux qui détruisent les récoltes, il chasse le serpent qui occupe la grotte où il souhaite s'installer... Il intervient aussi chez les humains et règle les conflits politiques entre les Francs et les Bretons. Bref, Samson est l'ancêtre du médiateur, un "pro" de la gestion des conflits... Il est à l'origine du diocèse de Dol. Il meurt à Dol vers 565. Sa fête est le 28 juillet.

A l'autre bout de la Bretagne, à la fin de votre Tro Breizh, il y a Saint Pol Aurélien... qui scrute l'horizon à Carnoët.C'est David Puech qui en est l'artiste.

Statue de Pol Aurélien


Ce saint est à l'origine de bien des miracles de la région....C'est grâce à lui que l'île de Batz a été libérée du dragon qui terrorisait la région.... Lui aussi vient du Pays de Galles, arrive à Ouessant et finalement s'installe à Saint Pol de Léon, ville à laquelle il a laissé son nom.

Lire cet article en anglais : Sport and tourism in France : Tro Breizh in Brittany

Un prénom breton original : Patern, le saint fondateur de l'évêché de Vannes

C'est le 15 avril, le jour de la saint Patern !
Si vous cherchez un prénom breton masculin original, en voilà un... Si vous aimez la pluie, les fêtes de printemps, vous serez comblé !
Fêté donc le 15 avril (au printemps!), Paterne ou Paterne est le saint patron de Vannes, dont il a été le premier évêque. Il a été vénéré pendant le Moyen Age, quand Vannes était une des étapes du pèlerinage, le Tro Breizh, pélerinage qui fait le tour de Bretagne. Les pèlerins devaient, une fois dans leur vie sur terre, effectuer ce tour de l'Armorique qui reliaient les 7 diocèses de Bretagne (Dol, Quimper, Saint Brieuc, Saint Malo, Saint Pol de Léon, Tréguier et Vannes) crées par les 7 saints fondateurs. Rennes et Nantes ont été ajoutés ensuite.

Patern est un des sept saints fondateurs de la Bretagne, un Grand breton originaire du Pays de Galles. Il émigre vers l' Armorique au Vè siècle. Comme de nombreux Grands Bretons qui ont fui la grande île pour se réfugier dans la petite Bretagne.
D'après le site de la paroisse de saint Patern à Vannes, ce Breton semble avoir été mal accepté des populations locales (c'est un étranger mais un Breton pourtant!).
Il est néammoins à l'origine du diocèse et a été le premier évêque de Vannes (vers 465). Contraint rapidement de démissionner, il s'exile dans un ermitage de la région. Il meurt oublié un 15 avril en 475.
C'est finalement ce jour qui a été choisi pour la fête de Saint Patern (et non plus le 21 mai, jour de la translation (transfert) de ses reliques).

Mal aimé, il était promis aux oubliettes quand, un siècle plus tard, la région de Vannes a souffert d'une grave sécheresse. Les paroissiens se crurent punis d'avoir maltraité leur évêque et le prièrent. La pluie revenue (voilà la deuxième raison), ils construisirent une église en son nom, qui, bien que modifiée, est à l'emplacement de l'actuelle église paroissiale de Saint Pattern. Le tombeau de ce saint n'est pas dans la cathédrale mais dans cette petite église (2 place saint Catherine à Vannes).

Voilà l'histoire de Patern, dont la renommée continue puisqu'il est un des premiers saints à avoir sa statue dans la vallée des Saints de Carnoët (mais j'ai oublié de le prendre en photo).
Signée par Olivier Leveque, elle est accompagnée par les autres sculptures contemporaines des saints fondateurs bretons.

Le prénom de Patern ne vous plaît pas... Allez consulter mes autres billets sur les prénoms bretons ou un guide des prénoms celtes originaux et leur signification...

Lire cet artcile en anglais : A French original name Patern the holy founder of the bishopric of Vannes

L'art africain en Bretagne : c'est à Dinard, dans le petit « Quai Branly » du Palais des Arts autour de l'exposition : "Gloire de la femme dans l'art africain"

Que faire l'été en Bretagne quand il pleut... Découvrir de l’art africain. Tout est prévu cet été à Dinard. Le Palais des Arts (sur le front de mer et tout près du casino) nous propose d’admirer 200 objets d’art africain de collections particulières autour du thème de la femme.



L’exposition Gloire de la femme dans l'art africain est ouverte du 28 juin au dimanche 14 septembre 2008, tous les jours de 14 à 19h et en plus, elle est gratuite.



Les œuvres présentées proviennent de différents pays d’Afrique et datent du XIXè et de la première moitié du XXè siècle. On y trouve des statues, ses serrures, des tabourets mais aussi des parures en perles, des caches sexes rituels, des masques, des poupées rituelles, des textiles... Un fond sonore vous accompagne pendant toute la visite. Les différentes salles présentent les œuvres autour de problématiques diverses : la maternité, le couple, la spiritualité des femmes…



L’expo est très esthétique, les pièces bien mises en valeur. Chaque salle, à l’aide d’un cartel, explique quelques notions de la culture africaine. J’ai appris par exemple que les scarifications autour du nombril des femmes symbolisent le lien au monde (étoile autour du nombril) ou que les jumeaux ont un statut très particulier en Afrique… symbole de fécondité, ils sont vénérés et craints en même temps. Ce sont des envoyés de Dieu, mais la mère doit se purifier après leurs naissances. En Afrique, les Yoruba (Nigeria) ont le taux le plus élevé au monde de jumeaux par tête d'habitants 45,1 pour 1000 naissances contre 10,9 pour l'Europe occidentale, anomalie qu'on n'a pu expliquer, explique le catalogue.

C’est très beau, même s’il faut davantage de clés pour mieux comprendre. Mais l’art, ça se regarde ou ça se comprend ??? Je vous laisse méditer là dessus…
On a aussi pensé à l’art et aux enfants, mais je n’ai pas testé, car j'y suis allée un lundi et c'est le mardi et le jeudi que ça se passe. Et oui, pour les parents qui souhaitent que leurs enfants ne bronzent pas idiots, une animatrice est à leur disposition le mardi et le jeudi après midi. Pour les 4-8 ans, vous la rencontrerez à 16h30 et pour les 8-12 ans à 14h30. Bon séjour en Afrique!!!!

Lisez cet article en anglais : exhibition of african art in Dinard

Moulins à marées en Bretagne

Mais à quoi servent les marées ? A moudre de la farine, pardi !
- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
- Y en a -t-il ailleurs ?
- Depuis quand ces moulins existent ?
- Comment ça marche ?
- Où peut on en voir ?

- Pourquoi y avait-t-il autant de moulins à marée en Bretagne ?
La Bretagne est une terre d'abers... d'estuaires en quelque sorte. Et celles-ci sont fort précieuses pour nos moulins. A chaque marée, la mer les envahit puis les délaisse et c'est ce mouvement de marées qui est à l'origine de l'énergie des moulins.

Moulin de Pen Castel dans la presqu'île de Rhuys, Morbihan


- Y en a-t-il ailleurs ?
Il y en a dans les pays à estuaires, le Portugal, l'Espagne, le Royaume Uni, l'Irlande, les Pays Bas et les Etats Unis.

- Depuis quand ces moulins existent ?
On les connaît, en Bretagne, dès le Moyen Age, et il y en eut jusqu’à une centaine dans la région.

- Comment ça marche ?
Le moulin à marée utilise comme énergie la force de la mer. Le principe était simple : on laissait les marées montantes remplir un bassin fermé par une digue. Une fois la marée basse, il suffisait d’ouvrir le bassin et de laisser s’échapper l’eau qui actionnait une roue.

Bassin du moulin de Pen castel


Ce type de moulin demandait un investissement de départ : une digue à construire. Le meunier, par contre, vivait à l'heure des marées et pouvait travailler la nuit.

Meunier tu dors… oui parfois pendant le jour… si j’attends la mer…

Inconvénients de ce système : comme tous les énergies liées aux éléments, elles sont variables. Avec les périodes de vive-eau (marées à forte amplitude) et de morte-eau… Marée importante, bon fonctionnement, petit coefficient de marée, faible mouvement…

Digue du moulin de la vallée de la Rance


Avantage : C'est une énergie renouvelable... La marée revient toutes les 6 heures… Ce n’est pas le cas du vent…

Les moulins pouvaient être alimentés en grains par la terre et par la mer. Les chariots et les bateaux repartaient chargés de farine…

Moulin à marée dans la vallée de la Rance


Petite précision encore. Le moulin implique une pratique artisanale des meuniers. Plus tard on parle de minoterie, ce qui suppose une destination industrielle du monument. L’utilisation des moulins de mer s’arrête avec la Seconde Guerre Mondiale.

Si vous voulez comprendre le phénomène, la maison de la Rance à Dinan explique, à l’aide d’une maquette, le fonctionnement du moulin. La Rance possédait beaucoup de moulins car l’amplitude des marées y est particulièrement importante.

- Où peut on en voir ?
En Bretagne, certains moulins ont été restaurés : dans le Sud de la Bretange, le moulin de Pen Castel dans la presqu’île de Rhuys et dans le Nord, à Bréhat le moulin du Birlot ou encore le moulin du Prat sur la Rance qu'on peut visiter tous les jours en saison et les dimanches et jous fériés sinon… .

Estuaire sans eau dans la vallée de la Rance


Lisez cet article en angalis : Tidal mills in Brittany France

Site archéologique en Bretagne : le village de l’an Mil à Melrand (Morbihan)

Ou petite excursion « culturelle » pour enfants et jeunes ado pendant les vacances de février.

- Le Morbihan ? Tu connais ?
- Oui, c’est un département au sud de la Bretagne.
- Et le Moyen Age ?
- Evidemment, c’est une période historique d’une dizaine de siècles qui va de 476 (chute de l’Empire Romain d'Occident) à 1453 (prise de Constantinople par les Ottomans).
- Et l’archéologie ?
- C’est quand on fouille le passé lointain ou plus proche ... Mais quel est le rapport entre tout ça ?
- Facile, dans le Morbihan, à Melrand plus exactement, se trouve le village de l’an Mil, un site archéologique du Moyen Age qui reconstitue un village aux alentours de l’an … 1000, au beau milieu de la période médiévale.

Village de l'an Mil


Le parc de Melrand se divise en deux parties : l’une où sont situés les vestiges du village abandonné au Moyen Age,

Réserve archéologique


l’autre avec des bâtiments reconstitués, un jardin botanique et des animaux.


Maquette du site à l'accueil


Le contexte historique est rappelé à l’aide d’un petit fascicule qu’on vous donne à l’accueil et de panneaux jalonnant le site.

Lann Gouh cet ancien petit hameau breton a eu une existence éphémère. Au milieu du Moyen Age, la population augmente. De nombreux villages, comme celui ci, furent crées en Occident médiéval sur des terrains qui, jusque là, n'intéressaient guère (parce qu'ils étaient plus difficiles à exploiter et moins riches (forêts, terrains en pente, terrains granitiques ou marécageux...). Souvent le seigneur mettait un peu de temps à réagir et la "fiscalité" y était plus lâche ... A tout avantage, son inconvénient...

Le village a été abandonné après la Peste Noire (1347) (un habitant sur trois en meurt) et les rares survivants se regroupent, recherchent des lieux moins difficiles à exploiter et retournent dans les premiers villages. Les habitants ont donc transporté leurs maigres biens et possessions ailleurs, plus bas dans la vallée et laissé le site. On n’a pas retrouvé d’objets usuels sur les lieux.

Maison sur pilotis


Avant son abandon, le village dépendait du seigneur de Porhoet, seigneur de Castennec où se situait son château.

Seules deux habitations sur les 17 (je crois) maisons ont été fouillées. Les recherches dans d’autres villages bretons comme Brennilis, Guidel ou Berrien ont permis de mieux comprendre la vie médiévale paysanne et de reconstituer celle-ci dans ce village… Même s’il est très difficile de connaître la vie quotidienne des plus humbles… On a tellement peu de traces ou de témoignages.

Le village était construit en hauteur et entouré d’une palissade – on vous rappelle notamment les différents clôtures qui existaient à l’époque – les maisons s’organisent autour d’une place (déjà !!!) et d’un four à pain.

Four collectif


Les maisons sont basses, en toit de chaume très épais (étanchéité oblige). Le visiteur peut rentrer à l’intérieur d’une des habitations et imaginer...

Maison d'habitation pour hommes et bêtes


Les hommes vivaient tous ensemble avec les animaux (c’était leur chauffage central !), les ouvertures étaient petites pour que la chaleur ne s'en aille pas... La fumée non plus d'ailleurs (il n'y avait pas de "trou" pour qu'elle s'échappe...).... Mais par contre, ils avaient pensé un sol en pente (les animaux étaient en contrebas pour que leurs déjections ne viennent pas inonder le sol des hommes !!! ). On sent aussi les odeurs, le feu au milieu de la pièce et les aliments stockés en l’air pour qu’ils ne soient pas dévorés… Le mobilier (on ne trouve pas grand chose en Bretagne à cause des sols acides qui mangent les objets) était très succinct : des lits bas (pour ne pas respirer la fumée qui -comme chacun sait- monte), des assiettes en bois...

Vous verrez la reconstitution d’un four à pain collectif, le poulailler et le piège à loup (Bouh, il y avait des loups en Bretagne à l’époque !!!) …

Piège à loup


Les animaux du village sont les dignes descendants de races bretonnes rustiques (– races très résistantes et demandant peu de soins -) de l’époque : vous y verrez des pies noires (ce ne sont pas des volatiles mais des vaches laitières !),

Pie noire


des moutons d’Ouessant,

des chèvres des fossés

Chèvre des fossés


Une vraie ferme… pédagogique.



Le site ne propose rien de spectaculaire, une vie rurale modeste du Moyen Age... La balade est sympa, (on a eu le site pour nous tout seul !) mais on a la vague impression que le village, en ce mois de février, est en attente. Le jardin botanique, avec une petite centaine de plantes du Moyen Age, est en « hibernation ». Les animateurs binent, taillent et brûlent dans le parc, on sent le lieu un peu à l’abandon. L’ambiance doit être complètement différente dès que la nature renaît. Ca n’a pas empêché nos têtes blondes de se documenter et de « sentir » le passé. Et de se représenter ce que cette vie pouvait être.

Melrand est ouvert presque toute l’année (des vacances de février au vacances de la Toussaint). L’hiver le site est ouvert l’après midi à partir de 13.30 et l’été à partir de 10h. 4 euros pour les plus de 6 ans et 5 pour les adultes.

Tout autour, le circuit de la vallée du Blavet propose des détours dans une région très vallonnée (on se croirait en montagne tellement ça tourne, non je ne plaisante pas) qui vaut le ... détour... pour vous rendre à la Vénus de Quinipily ou à Poul Fétan.

Maison




Lisez cet article en anglais : Visit an archaeological site in Brittany (France) : a medieval village at Melrand (Morbihan)



Le SPACE, salon international de l'élevage

C'est quoi le SPACE ?
Un salon d'éleveurs du monde entier qui se rassemblent depuis 1987 à Rennes. Oui, n'oublions pas que l'Ille et Vilaine est un des départements qui produit le plus de lait en France... Alors l'élevage de vaches laitières, c'est une seconde nature pour la région.... Et puis la Bretagne élève aussi des cochons et des poulets... des autruches... et bien d'autres bestioles. Bref, créer ce salon dans la capitale bretonne semblait une évidence. Et c'en est une car, c'est tous les ans une réussite. Si, au début il n'y avait que 200 exposants et quelques 30 000 visiteurs, les chiffres ont changé. Aujourd'hui, ce sont plus de 1000 exposants qui animent le salon et plus de 100 000 visiteurs qui s'y pressent chaque année.

Une vraie réussite donc : Rennes, pendant le salon, change et vit une effervescence générale. Si les effluves des animaux réveillent les narines des urbains, ce ne sont pas les odeurs qui bouleversent la vie du département. Non mais plutôt....
Les hôtels se frottent les mains, c'est une aubaine pour les professionnels de l'hébergement, tout est surbooké pendant toute la foire des éleveurs (tout est plein, les chambres sont toutes réservées depuis des lustres.... jusque dans les départements limitrophes).
C'est le parc expo entier de Rennes Saint Jacques qui est mobilisé... 100.000 m² de superficie d'exposition et tous les halls ou presque occupés, tous les types d'élevage sont représentés : volailles, vaches laitières, porcs, ovins... la génétique (ce salon est en terme de génétique bovine mondialement reconnu), le matériel, la recherche... des centaines d'animaux s'affrontent dans des concours, des compétitions agricoles (productions laitières ou spécificité de l'animal, poids, taille...). Les dernières trouvailles techniques sont présentés aux professionnels de l'élevage. Des visites d'exploitation sont proposées (notamment en anglais, the international trade fair for livestock !) et des conférences non stop. Les chercheurs et les généticiens se rencontrent...
Ce sont enfin des embouteillages interminables sur la voie express aux heures d'ouverture du salon... Bref, c'est une manifestation énorme dans le monde de l'élevage, ce salon des productions animales, des éleveurs du monde entier viennent se renseigner, acheter des bêtes, des semences, du sperme, échanger des idées, comparer des performances, leurs exploitations, voir du nouveau matériel, les dernières innovations...
Si le salon de l'agriculture à Paris dépasse les 700 000 visiteurs, le salon rennais accueille évidemment des curieux, ce sont surtout des pro de toute la planète élevage qui se côtoient sur le parc expo.
C'est à la mi-septembre et cela dure 4 jours, toute la journée dès 9 heures jusqu'à 18 heures. L'entrée est payante..
Au fait, vous savez ce que veut dire SPACE ?

La fête de Saint Yves, le saint patron des Bretons

Non, ce n’est pas Yves Saint Laurent et ses parfums qui sont fêtés le 19 mai mais un vrai saint Bernard, un saint religieux, juste et généreux. Saint Yves est, avec Sainte Anne, l’un des saints emblématiques de la Bretagne. Et pour cause, Saint Yves était un Saint. Et voilà qu’on veut le transformer en Saint Patrick et lui consacrer des manifestations culturelles…

Voyons voir…

Saint Yves est fêté le 19 mai dans notre calendrier mais le pardon de Tréguier toujours très célébré, a lieu le 3è dimanche de mai. Une procession menée par l’Archevêque de Rennes rassemble autour des reliques du saint des milliers de personnes.

Yves Héloury est né à Kermartin (Minihy-Tréguier - 1253) et y est mort 50 ans plus tard en 1303.
Issu de la petite noblesse bretonne, il part faire ses études de théologie à Paris et de droit à Orléans avant de revenir en Bretagne comme official (juge ecclésiastique).

Très vite il rompt avec son milieu d’origine et adopte un mode de vie refusant richesse et luxe. D’abord par ses vêtements (un drap écru sur le corps et de simples chaussures), son mode de vie (un repas par jour). Ensuite parce qu’il prêche en breton… langue des pauvres. Il rend aussi la justice équitablement en ne privilégiant pas le riche sur le miséreux.

Il soigne les malades de l’Hôtel Dieu de Tréguier, nourrit les indigents, donne ses vêtements aux nécessiteux et forme les prêtres à la théologie.

Il meurt le 19 mai (jour de la Saint Yves/Gouel Erwan) dans le manoir familial de Kermartin.

Très vite, l’évêque et le duc entreprennent des démarches auprès du Saint Siège pour le canoniser. Elles aboutissent 44 ans plus tard en 1347.

Depuis Saint Yves est vénéré comme patron breton, mais aussi comme patron des professions de justice et de droit, des avocats. Peut être même des notaires...

Il est représenté avec une bourse à la main (ses dons aux pauvres) et un parchemin dans l’autre (comme homme de loi).

Pour le programme des festivités, allez voir le site de la Saint Yves

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