Parc loisirs en forêt de Villecartier en Bretagne


La forêt de Villecartier, à quelques encablures de Fougères (à Bazouges la Pérouse), couvre plus de 1000 hectares de hêtres, de chênes et de houx.
Cette futaie a abrité des épisodes historiques... majeurs... refuge quand les Normands ont envahi la Bretagne, terre d'affrontement entre les Chouans et les Républicains... Elle a aussi été le lieu de vie et de travail des sabotiers... jusqu'au début XXè siècle...

Cette forêt aujourd'hui est un lieu de loisirs pour la famille... Les dimanches ensoleillés d'hiver, c'est un endroit très agréable... Peu de monde, randonnées en familles avec enfants oncles, tantes et grand-parents, circuits à vélo pour les cyclistes, balades de quelques maîtres et maîtresses qui veulent faire faire de l'exercice à leurs chiens, et enfin promenade en musique... Bref, de la rando pour tous...

Etang de Villecartier à Bazouges la Pérouse


Des sentiers bien balisés vous invitent à la découverte du paysage, de la nature et du patrimoine. Vous pouvez aussi jouer l'aventure et vous perdre au gré des chemins forestiers... et vous retrouver nez à nez avec des chaos de pierres, des arbres remarquables...

Des aires de jeux pour enfants clôtureront la promenade en beauté...

Aire de jeux pour enfants


Dimanche pour les petits


Si c'est l'exercice qui vous motive... je vous conseille le parcours sportif (C.R.A.P.A) dans la forêt avec des étapes plus physiques... Tout ça c'est gratuit...
La crêperie est ouverte aussi les dimanches d'hiver... pour se réchauffer après tant d'activités...

L'été et les week end d'avril à septembre, la forêt se transforme en parc de loisirs avec des activités payantes.
Au milieu de la forêt, sur l'étang de Villecartier (3 hectares) , le port miniature est le départ des croisières en modèles réduits électriques, qui promènent 2 à 4 personnes pendant une vingtaine de minutes... bateaux à aube, chalutiers, ferries, remorqueurs et pédalos.

Port miniature de la forêt de Villecartier


Pendant la traversée, vous admirerez des répliques de la Tour solidor... des phares.... et autres merveilles bretonnes.
Le port est ouvert tous les jours en juillet et en août. Le week end et les jours fériés d'avril, mai, juin et septembre.

Et puis il y a les parcours accrobatiques dans les arbres, Récré nature, au parc des Grands chênes... Vous pourrez voler d'arbres en arbres, glisser avec des tyroliennes, traverser des tonneaux ou des ponts de singes... Tout cela au milieu de la nature... On peut sans problème y passer la journée...

Accrobranches en forêt


Pensez à prendre la tenue adéquate, le reste du matériel est fourni.

Il y a deux types d'activités distinctes : un parc conçu pour les enfants avec 3 circuits de difficultés différentes... Il est accessible pour les plus jeunes dès 5 ans.
Le parc adulte est accessible aux enfants dès 10 ans sous la responsabilité d'un grand. Par contre, l'enfant doit avoir une taille minimum de 1,40 mètres... Plusieurs parcours de niveaux variés sont possibles.

Recre nature


L'ouverture de l'accrobranche en été : tous les jours en juillet et en août. Et le week end et les jours fériés en avril, mai, juin et septembre.
Après votre stage d'aventurier sportif dans les cimes, vous êtes bon pour passer la nuit dans les arbres, dans les cabanes en bois de la région !

Lire cet article en anglais : Forest of Villecartier leisure park in France


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Commentaires

1. Le vendredi 12 mars 2010 à 09:29, par framboise 44

un lieu qui doit être bien agréable à toutes les saisons ... belle adresse et bon but de balade en famille

2. Le vendredi 12 mars 2010 à 10:49, par Dominique

J'y suis allé l'été dernier avec mes deux enfants : 7 ans pour le garçon et 5 ans pour la fille. Les deux se sont éclatés... et moi aussi d'ailleurs.
Je le recommande...
Bon c'est vrai il y a le tarif... mais une fois dans l'été... on peut se le permettre et ça change de la plage...

3. Le vendredi 12 mars 2010 à 13:42, par LN

c'est vrai que c'est un loisir payant. les tarifs sont sur le site des grands chènes (www.parcdesgrandschenes.fr/) pour que vous n'ayez pas de surprise.
Mais sinon, et je l'ai fait il y a quelques étés avec mes neveux (mes enfants sont trop jeunes) la balade en vélo dans la forêt, c'est vraiment sympa... Surtout quand il fait chaud, la forêt et le pique nique devant le port miniature, je vous le conseille ! Et cette activité là est vraiment pas chère !

4. Le jeudi 18 mars 2010 à 15:56, par kougibo

Voilà encore un excellent article vantant les charmes de notre belle région, bravo et Merci LN. en lien sur mon article vous aussi.





5. Le lundi 22 mars 2010 à 04:56, par steph

merci de l adresse a bientot steph

6. Le mardi 23 mars 2010 à 10:10, par LN

Merci pour ta petite visite et ton escale dans la forêt et le parc de loisirs !!!

7. Le mercredi 24 mars 2010 à 19:03, par haude

Cet espace bois et étang a l'air bien sympathique. C'est très à la mode ces circuits accrobranches, une fois de temps en temps c'est rigolo et cela amuse petits et grands.
Bonne soirée, @ bientôt

8. Le mercredi 24 mars 2010 à 20:43, par LN

C'est clair, qu'on s'arrache les arbres... en ce moment.... entre les cabanes dans les arbres (j'ai un copain qui travaille dans le secteur, il m'a dit que les nuits sont réservées presque sur un an, même l'hiver)... l'accrobranche, c'est dans le même genre, je pense!!!

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Chaussures tendance : le sabot revient à la mode

Ce n'est pas souvent que la Bretagne peut se faire fashion victime... Les sabots, cette année, comme les rayures, sont "tendance"... La chaussure en bois... c'est quand même l'emblème de la Bretagne... avec la coiffe... mais en moins fashion.

Le sabot sera donc mode cet été, le sabot gai et coloré, avec sa double semelle en bois et caoutchouc qui ne fait pas de bruit... et comme notre Bretagne est une terre de sabotiers... un petit billet s'impose !

La forêt de Villecartier, à côté de Fougères, a longtemps abrité des familles de fabricants de sabots... Il en reste encore un tout près, à Parigné qui officie, dans la pure tradition artisanale... mais ils ne sont plus aussi nombreux qu'à une époque... 400 personnes environ vivaient en 1840 au milieu de ces arbres. La forêt a été habitée jusqu'en 1932. Aujourd'hui ils sont une petite dizaine en France... et près de la moitié en Bretagne.

Il y a encore quelques bonnes décennies, les sabotiers oeuvraient à Villecartier... Ces familles étaient itinérantes, elles cherchaient des forêts de hêtres mais aussi des frênes, des merisiers, des bouleaux ou des peupliers pour réaliser leurs chaussures en bois.
Dans la forêt de Villecartier, on peut voir une hutte de bois qui est une reconstitution de l'habitat traditionnel des sabotiers.

Habitat traditionnel d'un sabotier dans la forêt


D'après le panneau, le sabotier s'installait avec sa famille autour d'une coupe de bois pour quelques mois pour avoir le temps de débiter l'arbre et le transformer en paires de sabots... Cela prenait un an et demi à deux ans. La loge était ensuite démontée et remontée près d'une nouvelle coupe en une huitaine de jours. Mais là, le savoir faire d'un bûcheron était nécessaire.
Ces chaussures de bois servaient pour les travaux des champs et elles étaient sculptées pour les jeunes filles à marier...

Sabots en plastique pour les filles


Aujourd'hui il y a le sabot tendance, vernis ou coloré, le sabot suédois plus classique, les sabots à double semelle (bois et caoutchouc), les crocks en plastique , les galoches (en bois et cuir sont des sabots « fermés » bien utiles pour ceux qui jardinent : ils peuvent les enfiler avec leurs chaussons et filer cueillir les légumes dans le potager voisin) ou les plagettes, ces sandales en cuir faites avec des semelles de bois... ou pas !

Et vous, vous êtes plutôt quoi ?

Lire cet article en anglais : French fashion and wooden clogs

Grimper aux arbres à Rennes : le parcours aventure de Forêt Adrénaline

Au parc des Gayeulles, on n'arrête pas le progrès !!! Il y avait des arbres, il y a maintenant des parcours de grimpe pour les aventuriers acrobates qui aiment être loin du sol ...
Des vacances d'avril jusqu'à la Toussaint, vous pouvez tous les après-midis grimper aux arbres (hors vacances,c'est ouvert les mercredi, samedi et dimanche). Tout cela avec le bémol de la météo, évidemment... La pluie battante ou les vents à décorner les boeufs sont en général des jours de chômage technique !

L'accueil c'est la petite cabane en bois dans le fond de la fôrêt


Dès 2 ans, les enfants peuvent s'y mettre (Mes cobayes avaient 3 ans et demi et 5 ans... ils ont fait le parcours pour les 2-4 ans). Très vite, les petits sont autonomes et se gèrent tout seuls (même les plus jeunes). Pas de danger qu'ils ne tombent puisqu'ils sont sécurisés par baudrier et mousquetons... (qu'ils doivent décrocher et accrocher au gré de leurs promenade dans les airs). A cet âge là, ils apprennent vite et n'ont pas le vertige.

Plusieurs autres parcours sont possibles : pour les 5-8 ans, un autre pour les 9-13 et ensuite pour les plus de 14 ans. Les activités sont payantes (les tarifs sont sur le site...).

Grimpe d'arbres à Rennes


C'est un spécialiste, Forêt adrénaline, qui fait tout : ce ne sont pas uniquement des animateurs de grimpe d'arbres, ce sont aussi des concepteurs d'espaces d'aventure : ils ont déjà ouvert plusieurs parcs dans la région : le 1er à Carnac dans les années 2000... et il y a peu à Betton, tout près de Rennes.

Accro dans les branches de Rennes


Pas de panique si vous êtes "coincé" sur votre pont de singe ou si la tyrolienne qui passe au dessus du lac vous affole ! Les encadrants, des professionnels, vous aident dans votre parcours.
Forêt adrénaline propose aussi des séminaires d'entreprises, des "ateliers acrobatiques insolites" (pour découvrir ce dont vous êtes capable, vous et votre chef !), ou plutôt comme il l'indique sur le site pour créer une ambiance "fédératrice" qui valorisera "les capacités de vos collègues ou collaborateurs" et qui renforcera l'esprit d'équipe de votre société. Vous pouvez aussi y fêter les anniversaires ... ou tout ce que vous voulez...

Bref, ce sont des pro de la nature, de l'animation et des loisirs qui s'occuperont de vous. L'entrée du parc est près du camping des Gayeulles... Vous verrez, il y a plein de choses accrochées dans le bois...

Encore un mot... Que les amoureux de la forêt se rassurent, les professionnels de ce type de loisirs sont des amis des arbres : ils font tout pour éviter de les abimer (c'est quand même le gagne pain de ces constructeurs de parcours acrobatiques), et pour ne pas gêner leurs croissances (les troncs vivent pendant que vous leur grimpez dessus !). Ils tentent de limiter l'impact de leurs équipements sur la nature et l'environnement. En tout cas, c'est ce qu'ils vous assurent !

Lire cet article en anglais : Climbing trees in France : Forêt adrénaline

Ferme pédagogique, mini-golf ou balançoires... Les loisirs de plein air au parc des Gayeulles à Rennes (Bretagne)

Ce parc est situé au nord-est de Rennes. On l'appelait jadis le Parc des bois, ce n'est pourtant pas la fin de la forêt de Rennes mais une création. En 1967, la ville de Rennes décide de créer un parc qui n'ouvrira qu'une dizaine d'années plus tard quand les arbres auront un peu grandi.

La forêt à rennes


Très vite le parc prend de l'ampleur, on y ajoute d'autres terrains et une ferme, les Basses-Gayeulles qui finalement baptisera le lieu. Ce parc fait 100 hectares (c'est le plus grand parc de Rennes). On a l'impression, par endroits, d'être à la campagne...

Paquerettes sauvages


Et par moment, d'être en ville... on peut y faire tout plein de choses... Des terrains de football, des terrains de tennis (02 99 36 59 71) et de squash sont prévus pour les passionnés de petites et grosses balles. Les golfeurs amateurs peuvent s'essayer au mini-golf (tarifs très raisonnables : ça tourne autour de 2 euros). Les amoureux de glisse ne sont pas en reste : chaussez vos patins et testez la patinoire... Les férus de grande bleue pourront, toute l'année, profiter de la piscine ou plutôt de l'espace aquatique ludique.
Dans le parc, rien ne vous empêche de faire de la balançoire ou du toboggan ou encore votre traditionnel jogging dans la nature...

cerisier en fleurs au parc des gayeulles


Et il y a aussi une ferme pédagogique, où les enfants font des activités « comme à la ferme » avec les animaux qui vont avec ! Des lapins, des poneys, des chèvres, des poules et des canards...
Ouverte depuis 1978, les enfants y viennent avec l'école ou le centre de loisirs : ils peuvent jouer à la ferme, participer aux activités quotidiennes : changer la paille des litières, donner à manger aux bêtes ou quand c'est la saison presser les pommes pour en tirer un jus précieux.... Vous pouvez venir avec la famille pour une visite libre : le mardi, le jeudi et le vendredi de 16h30 à 18 heures et faire un petit tour dans la ferme pédagogique : les portes sont ouvertes ! (Ferme pédagogique des basses Gayeulles, rue du professeur Maurice Audin, dans le parc des Gayeulles, Tel : 02 99 36 71 73).

S'il y a un endroit pour camper à Rennes, c'est ici, le camping des Gayeulles : un 3 étoiles ouvert toute l'année (Rue Maurice Audin, 35700 RENNES, Tél : 02 99 36 91 22).

Camping de Rennes


Lire cet article en anglais : Camping with children in France in the capital of Brittany

Les salons du tourisme : le tourisme à Rennes et à Nantes sont en janvier ou février

Ce week end a lieu le salon du tourisme à Rennes. Situé au Parc expo près de l’aéroport de Rennes Saint Jacques, le salon a lieu du 5 au 7 février 2010.

Cette manifestation accueille plus de 400 exposants et presque 40 000 visiteurs. Il rassemble en un lieu tous les acteurs locaux du tourisme ( offices de tourisme, des comités départementaux et régionaux du tourisme, les pays touristiques de Bretagne, les cités d’art et d’histoire, les cités de caractères…) Voilà pour les institutionnels.
Tous les départements sont là avec leurs brochures et leur tourisme spécialisé... circuits, rando, gastro pour les plus classiques... Des possibilités de séjours à la carte commencent à se développer... une bonne façon de trouver ce que vous aimez admirer...

D’autres prestataires sont aussi présents : hôtels, parc de loisirs, campings, centres de thalassothérapie, agences de voyages, formations…
Vous pouvez réserver vos vacances de cet été, votre thalasso ou votre hébergement en rencontrant les professionnels de la filière…
Par contre si vous cherchez un séjour original, c’est plus dur à trouver car l’offre de cette foire touristique reste très classique.
Et si vous avez envie de quitter notre Bretagne, il y a bien évidemment des professionnels du tourisme français ou étranger. Comme tous les ans il y a une région et un pays invités : cette année, la région est celle de Saumur et le pays est Chypre. Le salon est ouvert de 10h à 18 heures du vendredi au dimanche.

Si vous ratez celui de Rennes, il y a le salon du tourisme de Nantes d'habitude en février, mais cette année du 22 au 24 janvier 2010, au parc de la Beaujoire. C’est le même principe : 3 jours un week end avec des professionnels du tourisme… Ici les pays de Loire sont plus représentés. Mais paradoxalement, même si Nantes est une ville plus importante, le nombre de visiteurs et d’exposants sont à peu près les mêmes. Mêmes horaires : 10h 18h du vendredi au dimanche. Et même pays invité : Chypre. Par contre la région, c'est la Dordogne.

Jonquilles ou narcisses : c'est le printemps

Le printemps, c'est top. Du jaune, orange, vert, blanc... Les villes et les jardins regorgent de parterres de jonquilles et de narcisses...



Les jonquilles des bois sont les premières à sortir. Elles sont petites. Et elles sentent bon. Mais je n'ai pas de photo. Les jonquilles des jardins, elles, sont énooooormes et sans odeur... multiples même parfois...


Les narcisses apparaissent un peu plus tard. Ce sont les fleurs à corolles.



Là encore les "vieilles races" sentaient bons : dans les années 60, il existait un parfum à son odeur : le narcisse bleu.

Aujourd'hui, de nombreuses variétés ne sentent plus rien (jonquilles et narcisses confondus). Par contre, ils sont faciles à faire pousser : il suffit de respecter le calendrier, de planter les bulbes à l'automne et de ne plus y toucher. Une fois fleuri, le laisser tranquille jusqu'à l'année d'après.



Et si vous voulez augmenter vos plants, tous les 3 ans, vous pouvez en septembre, diviser les bulbes.



A vous, les jardins fleuris et les bouquets de fleurs de printemps !!!

Arbre remarquable de mille ans : le chêne à Guillotin

En vous baladant dans la région de Brocéliande, vous pouvez admirer sur cet arbre millénaire...

Chêne millénaire


Je m'appelle Eon Guillotin et j'ai mille ans. Je suis un chêne pédonculé, de plus de 20 m de haut et de près de 10 m de circonférence.
Je suis né lors d'un des passages de la comète de Halley... en 1144, mais je m'en souviens à peine, c'est si loin et j'étais si jeune..
Oui, c'est l'ermite Eon qui m'a baptisé... Il s'était réfugié dans la forêt de Brocéliande. Il a vécu dans mes jeunes branches comme un bandit de grands chemins avant de finir dans un cachot à Reims en 1148...
200 ans plus tard en 1352, j'ai vu cette bataille fratricide entre Bretons, la bataille de Mauron qui a opposé les Français aux Anglais... ou celle (du même genre) qui a eu lieu en 1364 et qui a opposé à nouveau nos compatriotes...
Jusqu'à ce combat en 1370 où le seigneur Du Guesclin assiège le château de Comper et le met à feu et à sang... Château qui sera démantelé en 1598 sur les ordres du roi Henri IV de visite en Bretagne.(Allez le visiter d'ailleurs, c'est pas loin...).

Pendant la Révolution Française... j'ai sauvé la vie d'un homme Guillotin. C'est de là que vient mon deuxième baptème ! Il ne faisait pas bon être croyant à l'époque. Le prêtre Guillotin pourchassé par les Sans Culottes se cacha dans mon tronc. Les Bleus (les soldats anti-cléricaux) arrivèrent devant mes entrailles rendues invisibles grâce au travail énorme d'une araignée qui y avait tissé sa toile. C'est Notre Dame de Paimpont qui s'était transformée en insecte pour sauver notre curé.



Si vous saviez... toutes les complaintes d'amoureux que j'ai entendues, les premiers baisers que j'ai pu voir, les chouettes que j'ai portées, les coups de tonnerre que j'ai supportés, tous les garnements qui m'ont escaladé, les vaches qui ont cherché à se protéger du soleil (la canicule de 2003, ca vous dit rien), les oiseaux que j'ai hébergés et toutes la naissances auxquelles j'ai assistées, les chiens qui se sont soulagés, les menaces des menuisiers qui me voient déjà en tables ou en parquet...
Ma vieille écorce marquée par le temps pourrait raconter encore tellement de choses...


Lire cet article en anglais : Millenium tree in France : the Guillotin oak

Tourisme sur la Côte d’Amour : séjour à La Baule ou à Pornichet

Pourquoi venir sur la Côte d'Amour ?
- parce qu'on aime les longues plages d'une petite dizaine de kilomètres...
- qu'on est amoureux !
- ou qu'on aime le Port niché, les Pins, les Plages et les Promenades à Pornichet !
- et qu'on aimerait comprendre pourquoi il y a 3 La Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court...
Posée sur la côte atlantique, la plage de La Baule est une des plus belles plages d’Europe, dit la publicité. Elle est en tout cas drôlement longue (autour de 8 kms) et bien orientée (Sud Ouest). Elle abrite 2 autres stations balnéaires bien différentes, familiale, Pornichet et sportive, Le Pouliguen.

Baie de La Baule


C'est la baie des amoureux.
Voyez plutôt : la plage est située sur la Côte d’Amour (tout un programme que cette côte qui court de Saint Nazaire au Croisic). Ce nom lui a été donné suite à un concours organisé fin XIXè par un hebdomadaire, La Mouette, qui souhaitait que ses lecteurs baptisent ce littoral en vogue.

Prêt (e) (s) pour un petit week end amoureux, détente ou sportif. Tout est possible.


Commençons d'abord un petit plongeon historique dans l'histoire de la baie

Premier arrêt à Pornichet, un port niché… la première des trois stations à se lancer dans le tourisme…

Ville d’exploitation du sel au XIXè siècle (rien d’original à cela, tous les villages de la presqu’île de Guérande l'exploitaient aussi), les marais salants et les dunes faisaient partie du paysage.
Mais ces montagnes de sable étaient mouvantes et au milieu du XIXè siècle, il fut décidé que la baie avait besoin de stabilité. Oui. Et de fixer ces buttes en y plantant des pinèdes. En plus, le commerce du sel périclite et le port s’ensable… Bref, tout s'effondre... On cherche une solution économique... qui va venir du désenclavement (déjà !) grâce au chemin de fer qui, en 1854, relie Pornichet à St Nazaire.
Et dès 1860, c'est le succès de cette station de bains de mer. Qu'on cherche à agrandir... Le nouveau bois de pins (Pornichet les pins) est bien vite morcelé et vendu pour y construire des villas.

Villa


L’aménagement continue, on remblaie les marais salants et on y construit en 1907 un hippodrome. Courses de chevaux ou casino complètent sa réputation.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Pornichet, comme toute la baie, fait partie du Mur de l’Atlantique (mur défensif construit sur la côte par les Allemands). Elle est couverte de blockhaus. Vous en croiserez encore au gré de vos promenades, ils n’ont pas tous été détruits.

Le tourisme familial de Pornichet le distingue de sa voisine, plus chic, La Baule.

Connue comme l’une des plages les plus mondaines de Bretagne avec Dinard, elle est aujourd’hui un lieu à 3 heures de Paris par le TGV. Pas besoin de voiture pour cette destination, on peut louer des vélos toute l’année à Pornichet (comme à La Baule) ou (moins cher !) se servir de ses pieds.

La Baule est née d’Escoublac, une commune qui est, peu à peu, envahie par les dunes (ca vous rappelle quelque chose!) qui arrivent de l’Ouest. Fin XVIIIè, le village sera même enseveli et déménage d’un kilomètre. La Baule, ou plutôt la Bôle comme il était orthographié au XIXè siècle, vient du breton de Guérande (c’est un des seuls endroits, en Loire Atlantique, au XIXè où l’on trouvait encore des Bretonnants) et signifie rivage marécageux recouvert par les marées (l’équivalent des prés salés du Mont Saint Michel). Vous pourrez voir cette orthographe sur les veilles affiches publicitaires de la ville. A la fin XIXè, la compagnie ferroviaire lui donne l’orthographe que l’on connaît aujourd’hui.

Comme à Pornichet, la même Société des dunes d’Escoublac cherche à immobiliser les dunes par des plantations de pinèdes.

Dunes


400 hectares de pins (un hectare c’est 100m sur 100, faites le calcul) sont plantés : une magnifique forêt de pins du Pouliguen à Pornichet - le bois d’amour -. La guerre est aussi passée par là, puisque le bois a servi pour l'implantation de blockhaus, de structures militaires ou plus simplement de bois de chauffage.

Forêt d'Escoublac


Il en reste aujourd’hui une belle tache verte au milieu de La Baule Escoublac, collée au parc des Dryades (parc sympathique avec ces 300 arbres d’ornement et ces toboggans dernier cri pour les enfants).

Parc des Dryades


Cette forêt d'Escoublac permet de belles promenades. (les ruines d’une église sont visibles dans les dunes, car c’est sous ces arbres qu’est enseveli l’ancien village).

L’essor touristique de cette station attend l’arrivée du chemin de fer en 1879, 20 ans après Pornichet… Très vite les estivants se pressent et la chapelle Sainte Anne fin XIXè est construite pour pouvoir accueillir les touristes, qui augmente considérablement la population de La Baule l’été.

Chapelle Sainte Anne à La Baule


Elle est aujourd’hui un centre culturel où sont accueillis concerts et expo.

Dans les années 20, la pinède est transformée en chalets et donne naissance à la Baule Les Pins. C’est le début d’un grand développement urbain. Dans les années 30, la gare Art déco est construite à La Baule Escoublac.

Gare Art déco de la Baule Escoublac


Il y a bien trois Baule : La Baule Escoublac, La Baule Les Pins et La Baule tout court !!! On s' y perd hein !

Aujourd’hui une grande esplanade piétonne (et une route) longe toute la baie qui a perdu presque toutes ses belles maisons résidentielles -le phénomène commence dans les années 60- Ce sont des immeubles de plusieurs étages ou des hôtels qui les ont remplacées. Il suffit de quitter le front de mer pour découvrir les villas, qui ont fait la renommée de la station balnéaire. C’est par centaines qu’il en reste entre Pornichet, La Baule ou Le Pouliguen.

L’esplanade abrite aussi des hébergements de luxe (c'est une station mondaine, ne l'oubliez pas !) : Le Royal (construit en 1896 mêle un style britannique et Belle époque)

Hôtel Le Royal


ou L’Hermitage (de style anglo-normand)

Hôtel l'Hermitage


accueillent les grands dans la région. Présidents, stars, chanteurs et acteurs s’y succèdent et laissent garer leurs limousines derrière la plage…

La rambla à partir de l’Hôtel l’Hermitage est uniquement piétonne et longe la mer jusqu’au port du Pouliguen.

Activités à y faire

C’est une très bonne destination pour un week end car de nombreuses activités sont possibles toute l‘année. Si vous voulez vous dérouiller doucement : randonnées pédestres autour de la presqu’île de Guérande, ou de vélos (locations possibles toute l’année à Pornichet et La Baule).

Si vous êtes un aventurier de la mer et des éléments : pêche en mer (port de Pornichet), voile, ski nautique, kitesurf ou cerfs volants.



Pour les familles, allez à l’Aquabaule (piscine de loisirs chauffée toute l'année).

Restent encore l’ équitation ou le golf (là aussi possible dans les deux villes) ou encore un petit tour à l’ aérodrome d’Escoublac pour un tour d’ULM ou d’hélicoptère, un baptême de l’air, du parachutisme.

Si vous préférez la détente et le plaisir de la bonne chair… Des centres de thalassothérapies ou des restaurants avec étape gastronomique sont possibles.

Et s’il vous reste des sous… il y a également un casino à La Baule (le deuxième de la baie, si vous avez déjà écumé celui de Pornichet !).

Le Pouliguen termine la baie et vaut aussi le coup d’œil si vous avez le temps… Station familiale et côte sauvage vous y attendent.
Port du Pouliguen


Une petite carte pour vous repérer...




Lisez cet article en anglais : Short break on the French Love Coast : La Baule or Pornichet

Croyance populaire : Tombe à la fille

C'est en voulant faire une balade en forêt, (du tourisme vert !) que je me suis rappelée de cette histoire...

Teillay est un petit village à une dizaine de kilomètres de Bain de Bretagne. Dans sa forêt, à la limite des départements de l'Ille et Vilaine (35) et de la Loire Atlantique (44), (à la frontière administrative de la Bretagne et des Pays de la Loire), une légende qui remonte à la Révolution Française laisse encore des traces...

En sortant du village, c'est la première route sur la droite dans la forêt. En vous enfonçant quelques centaines de mètres dans le chemin, vous verrez un petit sentier fleuri qui enjambe un ruisseau. Il conduit à une tombe.

Tombe à la fille de Teillay


La légende est rapportée en plusieurs versions mais globalement le fond est le même, seul le sordide varie...

Cette tombe, d'après la légende, est celle de Sainte Pataude (le surnom de pataud était donné aux Républicains par les Chouans)... et vous allez comprendre pourquoi quand vous saurez que c'est l'histoire de Marie Martin, une jeune femme de Tresbouef, qui est à l'origine de cette vénération...
Elle a 18, 19 ans et travaille chez un marchand. Là, les histoires divergent : les Chouans la recherchent ... soit parce qu'elle aurait dénoncé des Royalistes aux Bleus ou bien parce qu'ils veulent faire payer au maître de la jeune fille son attachement à la République. En tout cas, elle résiste...

L'histoire se passe en 1795, grande époque d'amour et de fraternité entre les Monarchistes et les Républicains... Comme elle ne répond pas, les soldats l'emmènent alors dans la forêt, lui font subir toutes sortes d'atrocités (je vous passe les détails, Amnesty International n'existait pas à l'époque mais ils auraient eu de quoi faire !) et finissent par la pendre par les cheveux...
Elle est enterrée au pied du chêne qui la supportait.

Photo de la tombe à la fille


Très vite des rumeurs évoquent que les malades qui s'y rendent en reviennent guéris...
Curieusement ce sont les prêtres réfractaires, qui tentent de faire cesser les croyances en menaçant d'excommunication les "pèlerins" qui s'y rendent... pour des guérisons miraculeuses. (Ce sont quand même les Chouans qui l'ont tuée : il y avait de quoi en faire une martyre rouge !). Mais malgré tout, comme il est écrit dans le rapport de l'époque, tous aristocrates comme patriotes, y vont.

La tombe aujourd'hui est toujours visitée. Elle est couverte de fleurs, des vêtements pendent sur un fil ou sur les arbres alentour, des chaussures jonchent le sol, des lettres témoignent de l'attachement à cette sainte.

Problème de marche


On continue à prier Pataude pour que les enfants marchent (les petits souliers d'enfants en témoignent), mais aussi pour bien d'autres maux ou en espoir de guérisons. Vu le nombre d' ex-voto sur le site, Sainte Pataude a et peut aider de nombreux désespérés. Ouest France explique dans la bouche du maire que les habitants du village continuent à entretenir la tombe, de peur qu'en ne la délaissant, ils ne leur arrivent malheur.

Hommage à Sainte Pataude


Lire cet article en anglais : Popular beliefs : tombe à la fille (tomb to the daughter)

Visiter un jardin en Bretagne : le parc floral et ses chambres d'hôtes

Vous aimez les fleurs, vous aimez les arbres, les parcs floraux et les jardins aménagés. Le Parc Floral de Haute Bretagne, que j'ai visité au milieu du printemps, va vous plaire. Si son nom n'est pas très poétique, les 20 jardins thématiques du parc le sont beaucoup plus.
Situé à une dizaine de kilomètres de Fougères , ce parc crée à la fin du XIXè siècle vous accueille de mars à novembre (Parc Floral de Haute Bretagne, La Foltière - 35133 Le Châtellier tél : 02 99 95 48 32).

Fleurs oranges du pommier du japon



L'avantage de ce type d'excursion, c'est que le paysage change tout le temps. Selon la saison, vous visiterez un jardin aux couleurs différentes...
- Le printemps correspond aux floraisons des camélias, des narcisses. A la fin de la saison, en mai, les amateurs de rhododendrons seront ravis par les 800 pieds plantés dans le jardin.
- L' été , ce sont les rosiers, les hortensias, les lotus ou les lis qui colorent le parc.
A l' automne , les asters et les cyclamens, les liquidambars ou les feuilles orangées des érables finissent la saison.
Amateurs et jardiniers, choisissez votre mois !. Ou prenez un abonnement.
Bien évidemment, de nombreuses autres variétés de plantes, fleurs et arbres (dont j'ignore le nom) poussent dans ce jardin et enchantent les visiteurs.

Magnolias


En une bonne heure et demie, on parcoure les 25 hectares de verdure... J'ai traversé des forêts de bambous (de toutes les couleurs), des allées de roses ou côtoyé des magnolias... Chacun des jardins a sa spécialité : gentianes, pommiers du japon ou camélias... Et chacun y trouvera son bonheur.

Les enfants (3 ans et demi et 4) sont un peu petits pour en profiter... même s'ils ont aimé se perdre dans le labyrinthe. Ou adoré testé l'équilibre du pont suspendu. Par contre, il était trop tôt dans la saison pour profiter des plantes carnivores ... Dommage. Une serre propose d'acheter des plants des plantes que vous avez vues...

Rhododendrons rouges


Le parc propose aussi des locations de salles pour entreprise ou pour les mariages...

le manoir de la Foltière


Ou des chambres dans le Manoir de la Foltière ... Elles sont au nombre de 5 et baptisées avec des noms d'artistes... Renoir, Degas, Monet...
Tout est sur leur site... et si vous réservez tôt, c'est moins cher...

Avis aux organisés !!!



Lire cet article en anglais : Visit a garden in Britain : le parc floral de Haute Bretagne

Le parc de Maurepas à Rennes (Bretagne) : pour les enfants de 7 mois à 77 ans

Le parc de Maurepas est situé au Nord Est de Rennes (dans le quartier résidentiel de Maurepas) et est ouvert tous les jours de 8h15 à 18h15.



C’est un jardin municipal idéal pour que les enfants s’amusent et pour que les parents s’interrogent : le parc de Maurepas est–il le plus vieux parc de Rennes ? Est-ce le plus petit de la ville ?

Commençons par répondre aux enfants et à leurs envies : les tout petits d’abord s’amusent dans l’immense bac à sable qui touche les toboggans,



balançoires et autres,



qui peuvent détendre le constructeur de châteauxxxx…

Il y a même un manège qui "tourne" le dimanche après midi l’hiver et plus souvent l’été…

manège et bac à sable


Toutes ces activités sont ceinturées par une piste - qui s’adressent aux plus grands - pour les adeptes de vélos, de patins ou de trottinette… … Elle est agrémentée de feux (des vrais),



des stop…, un petit paradis de la circulation, quoi !


Et pendant ce temps là, le grand peut aller à l’opposé et commencer à s’entraîner au skate. Une barre de slide et une tonne de modules (je cite Luc, le skater de la famille) lui permettent de s’essayer en attendant que le skate parc de la Poterie voit le jour.



Les parents peuvent penser pique nique –des tables sont prévues à cet effet -voire sieste, détente, repos, farniente...



pendant que tout votre petit monde s'affaire : le petit mange le sable du bac à sable, pendant que la cousine escalade le toboggan, que la copine de la cousine a disparu... elle est au manège avec votre porte monnaie...



et que votre cycliste brûle les feux rouges. Votre ado peut s’adonner à son skate préféré… C’est pas le bonheur ça !!! ???

Si vous avez une apprentie vétérinaire dans votre marmaille, elle pourra observer les mœurs de Monsieur et Madame Colvert dans leurs différentes mares.

M et Mme Colvert


Un artiste dans votre famille ? Il admirera la statue du taureau du parc.

le parc du taureau


Et les parents ??? Ils veulent un petit historique pour ne pas buller idiot ???
Le parc de Maurepas ne date pas d’hier… ni d'avant hier. Vous rencontrerez de nombreuses mamans qui vous parleront entre deux balançoires de « comment le parc était avant quand … » , quand les normes européennes n'étaient pas encore passées par là. Mais le parc, c’est encore bien plus vieux que ça. Voyons voir ce que dit le site de Rennes :
Il faut attendre l'opportunité d'une donation en 1931, le legs du propriétaire du château de Maurepas à destination « des classes laborieuses », pour concrétiser le projet du deuxième jardin rennais. On fait appel à Moser, paysagiste de Versailles, en lui commandant une mise en scène florale et un espace de jeux. L'entrée s'effectue par une roseraie et un aménagement artdéco. Au nord, l'aire de jeux propose un circuit pour les tricycles.

Et voilà comment est né le deuxième jardin à Rennes (le Thabor étant le premier, la voilà votre réponse !). Le parc a vu le jour entre 1936 et 1939 et couvre 5,5 hectares (le plus grand c’est le parc des Gayeulles avec 100 hectares, Bréquigny en a 17 et le Thabor 10).

Pins ou pins parasol ?


Envie d’un petit challenge : dites moi donc où se trouvent les deux seuls pins parasol de Rennes ?



Lire cet article en anglais : Rennes with children : tobbogans and skate in the parc of Maurepas

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