Balade au Pouliguen et dans la presqu’île de Guérande

La Côte d’Amour a plusieurs facettes. Côté pile, c’est La Baule la mondaine et côté face, c’est le sportif au Pouliguen… Comme la grande famille de sportifs qui est originaire de cette petite ville. (Au gré des majuscules, retrouvez leurs noms).

Port de la Baule et du Pouliguen


Le Pouliguen
est au bout de la baie de La Baule, une petite station familiale où il fait bon se balader… à pied sur le sentier des douaniers ou à vélo sur les pistes cyclables (location de bicyclettes classiques, de vélos fun -petite roue à l’avant et grande à l’arrière- ou de scooters toute l’année et même de quad et de karts) ou encore en petit train.

En partant de La Baule, en longeant l’esplanade, vous arrivez au port commun aux deux villes et une fois de l’autre côté, vous pouvez longer toute la presqu’île, par l’océan, jusqu’à Batz et revenir par l’intérieur. Vous découvrirez ainsi la côte sauvage qui Borde l’Océan et au retour, les villas de l’intérieur de la presqu’île.

Située sur une des pointes de la pResqu’île de Guérande, cette station familiale est aussi le point de départ d’excursion en mer ou dans les terres, vers les marais salants de Guérande. Le PoUliguen –petite baie blanche en breton– était un hameau de Batz-sur-Mer jusqu’en 1854.

Le PouligUen est séparé de La Baule par un étier (bras de mer qui alimente les marais salants en eau) qu’il suffit de longer par accéder à la pointe de Penchateau, début de la balade sur la côte sauvage (appelée ici Grande côte). Le bout de ce canal sert aussi de pOrt et de sortie vers l’océan.

Sur cette pointe, des fouilles ont révélé les vestiges des remparts d’un oppidum (ville fortifiée gallo-romaine),qui datent de 450 avant JC. Se trouve aussi la chapelle gothique Sainte Anne du XVè siècle. Et l’impressionnante baie de la Baule (8 kms de plage !).

Pointe de Penchateau au Pouliguen

Des documents de la fin du Moyen Age (XVè) attestent de La prospérité du port du Pouliguen, grâce au commerce du sel et à son exportation vers l’Espagne et le Nord de l’Europe. Ce sont les marais salants de la presqu’île de Guérande qui faisaient travailler toute la régiOn.

Marais salants du Pouliguen

Des pécheurs au loIn (avec leurs armateurs) comme du Coin vivent de la mer. La presqu’île, comme de nombreux ports de France fournit aussi des équipages pour la Marine Royale. Et des pirates.

Mais comme pour les autres villes de la baie, quand le commerce du sel décline au XIXè siècle (c’est la faute à … Napoléon qui crée un nouvel impôt sur le sel), il faut chercher une solution… On pense au chemin de fer. Arrivé en 1879, le train redynamise la ville mais pas son activité salicole. Ce sont les bienfaits de la mer sur les hommes qui intéressent les touristes, les baigneurs se pressent et c’est le début de la station climatique du Pouliguen.

Le coté baulois de l’étier (plage Benoit) eSt construit en 1880 et une liaison en bateau relie le quarTier au Pouliguen. A la fin du XIXè existe

un pont de 4 arches en pierres avec arche tournante en fer. Existe encore à l’époque une belle minoterie *, des raffineries de sel et une fabrique de conserves de sardines

(*établissement qui transforme les grains en farine)

(Guide de Paul Joanne, France BRETAGNE 1884).

Le tourisme avec ces hEbergements et ses restaurants va devenir l’activité princiPale de la commune et continue encore de nos jours… Ce petit port de pêcHe, de plaisance et cette ville touristique peut multiplier par 10 sa population l’été !!!

Vous pouvez vous perdre dAns cette station balnéaire ou bien, méthodiquement, loNger l’Océan où se succèdent plages de sables et falaises rocheuses jusqu’à Batz-sur-Mer. Du port du Pouliguen à Batz, comptEz 8 kms.

Côte sauvage du Pouliguen

Un petit arrêt à la célèbre grotte des Korrigans qui dit la légende vous mène à Guérande quand son lutin de gardien est absent…

Le retour Par l’intérieur vous pErmettra d’Y découvrir de belles villas. Si vous passez par le centRe, vous verrez les anciennes maisons des pêcheurs ou les résidences des armateurs. Ou bien par les marais salaNts.

Le Pouliguen est aussi le rendez vous des pécheurs à pied, amateurs de crevettes et de coquillages quand la mer s’éloigne.

Côte d'amour de la presqu'ile de Guérande

Vous avez la réponse ? Dans la série people, sous-catégorie sportif, ce sont les frères Peyron , les trois (Bruno, LoicK et Stéphane) sont nés ici. Y a pas de secret, quand on naît les pieds dans la mer, ça laisse des traces…

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6 réflexions au sujet de “Balade au Pouliguen et dans la presqu’île de Guérande”

  1. Je me suis baladée il y a quelques années sur cette côte… et c’est très agréable. On peut faire le tour de la presqu’île de Guérande en vélo, sans souci. Les pistes cyclables y sont franchement signalées, le cycliste professionnel n’est pas le bienvenu, pas de regroupement de vélos qui crée un vrai peloton au milieu de la route. On peut donc flaner tranquillement le long du sentier côtier… En plus sur une bonne partie du parcours, la route (pour les voitures) est à sens unique… pas de rique que l’on vous double et que ce soit dangereux pour les deux roues. Je le conseille, même avec des enfants… La côte est magnifique, sauvage par endroit même s’il y a de nombreuses résidences secondaires…

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  2. Effectivement cette côte est magnifique et les amateurs de rando et de vélo (il y a de nombreuses pistes cyclables sur la côte) sont ravis… Les plages que l’on croise vont de la petite crique pour un week end tranquille en amoureux à la plage pour le séjour en famille avec seau et pelles… et rateaux… Bref un vrai petit paradis… sur la côte atlantique pour des vacances nature et sportives…

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  3. Le Pouliguen est au bout de la baie de La Baule erreur historique et géographique
    Le Pouliguen existait bien avant que La Bôle ne voit le jour et toute la cartographie mentionne la baie du Pouliguen et jamais la baie de la Baule
    En réalité, le Pouliguen est au départ de la baie du Pouliguen, suivent La Baule et Pornichet

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  4. Présidente de l’ association Les Greniers de la Mémoire qui travaille sur le patrimoine de la commune du Pouliguen j’aimerais apporter quelques petites précisions sur votre article.
    Il n’y a jamais eu de conserveries de sardines au Pouliguen, mais il y en avait 4 au Croisic, nous avons eu seulement un presse à sardines due à Joseph Antoine Benoit qui avait aussi une raffinerie de sel et tout cela sur la rive gauche de l’étier donc côté La Baule d’aujourd’hui mais au 19ème siècle on appellait encore cette rive du nom de la commune : Escoublac. Aujourd’hui on dit La Baule-Escoublac. Une presse à sardines permettait comme son nom l’indique de presser les sardines pour en extraire toute l’huile. Ce qui permettait ensuite de pouvoir vendre un poisson qui se conservait mieux.
    D’autre part la muraille qui protège les villas situées sur la côte de Penchâteau est seulement un mur de protection construit par les propriétaires des villas pour se protéger des assauts de la mer et cela à partir de la fin du 19ème siècle.
    A part cela votre article est fort sympa !
    Danielle

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  5. Nous on fait souvent des séjours au Pouliguen, qui permettent de belles randonnées pédestrers sur la cote bretonne allaint la nature et la mer. La péninsule est le paradis des vélos et des VTT car le chemin pour byciclette longe les côtes et est sécurisé. C’est idéal avec des enfants, on peut piqueniquer sur la cote, se baigner et continuer son chemin qui fait le tour !

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