L’escargot de Quimper … on le regarde et on ne le mange surtout pas !

Douxième et dernier portrait inspiré par le site de Bretagne biodiversité… Ma présentation de la faune et de la flore se termine par l’escargot de Quimper… un gastéropode qui vit essentiellement dans le Finistère et un peu au delà (jusqu’à une ligne allant de Saint Brieuc à Vannes) et dans le Nord de l’Espagne atlantique (Cantabrie et Pays Basque).

Ce mollusque fait partie des plus grands gastéropodes francais (autour de 3 cm pour le diamètre de la coquille) et aime (comme tous les escargots… je crois) l’humidité… Mais Elona quimperiana a une essence de prédilection … Il préfère les forêts de chênes et de hêtres qu’il trouvait jusqu’à présent dans l’Ouest de la Bretagne et sur la côte ibérico-atlantique. Il aime se balader dans les sous bois avec sa coquille translucide (il est tout nu dedans!) qu’il porte de travers et dont les spires (ses rayures) ne sont présentes que d’un seul coté. Bref, c’est un original dont on n’est pas sur de l’origine… espagnole ou bretonne… La balance pencherait pour le sud de l’Europe… berceau dont il aurait été séparé lors des glaciations il y a bien longtemps.

Aujourd’hui il vit en Bretagne, préfère la vie nocturne ou pluvieuse. Elona quimperiana est hermaphrodite (mâle et femelle) et s’accouple deux fois par an aux demi-saisons. Les oeufs naissent au printemps et à l’automne. Il hiberne et peut même estiver quand les conditions climatiques ne sont pas assez humides.


Côté alimentation
, il aime tout… régime carnivore, mais aussi détritivore, nécrophage (mangeant des cadavres d’animaux) et même coprophage (se nourrissant d’excréments). Ses principaux prédateurs sont le hérisson, la grive musicienne, le crapaud commun ou les carabes (un coléoptère, un insecte pourvu d’une paire d’ailes…)… Les hommes (de toute façon et heureusement, c’est une espèce protégée et on en peut y toucher) préfèrent déguster l’escargot de Bourgogne ou le petit gris.

Et comme pour les autres espèces déjà présentées sur le site de Biodiversité, Elona quimperiana voit son milieu naturel diminuer … et par extension sa survie menacée. Les pins remplacent les chênaies hêtraies en Espagne et en Bretagne (et l’escargot de Quimper n’aime pas les aiguilles). Dans l’Ouest, les haies qui faisaient le bocage breton ont (deux tiers de talus en moins depuis 1960) disparu avec le remembrement et l’habitat du gastéropode s’en trouve d’autant réduit….

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