Consommation de tonnes de carbone, de C02 ou de gaz carbonique...


Polémiquons... Oui en ces temps instables, climatiquement changeants et inquiétants, comment trouver le ecologically correct ?

Avec le sommet de Copenhague, on est bien obligé (e) (s) de se poser des questions et de se regarder en face, en dessous, par dessus et sur les côtés ! Et qu'est ce qu'on voit ?!

Vous êtes vous déjà demandé quelle était votre empreinte écologique en CO 2, vos tonnes de carbone consommées ? En d'autres termes, êtes vous plutôt méthane ? Ou gaz carbonique ? Ou carbone ?

Selon vous, qui remporte la palme (la tonne de carbone) parmi ces différents concurrents ?

1 – Notre premier volontaire est un cadre français, un bon vivant qui se chauffe au bois, utilise des lampes basse consommation et prend tous les matins son vélo (10 kms aller et 10 retour) pour se rendre sur son lieu de travail. Il prend 4 fois par an un vol Paris New York... pour son boulot !
2 - Notre deuxième recrue est un Canadien, conducteur de 4x4. Il habite sur la côte. Il va à la chasse tous les weekends (quand elle est ouverte) dans une forêt à 30 kilomètres de chez lui. Il a une éolienne dans son jardin. Et l'été, il n'a pas besoin de partir en vacances puisqu'il profite de la mer en face de chez lui.
3- Notre troisième concurrent est une concurrente : une randonneuse devant l'éternel, à la retraite, qui a abandonné sa voiture et n'utilise plus que les transports en commun pour se déplacer. Végétarienne, elle a aussi cessé de manger du poisson et ne consomme que des produits locaux (elle se fait livrer son panier paysan toutes les semaines). Elle habite une maison passive. Son grand bonheur randonner au loin, dans l'atlas marocain, dans les Andes sud américaines...
4 - Notre quatrième participant est un jeune étudiant américain. Il a depuis bien longtemps oublié les documents papier et traite tous ses courriers, factures et autres par internet. Il n'a pas de voiture, se déplace en bus ou en vélo, c'est selon. Fini les voyages, il préfère surfer sur le net... et faire pipi (sic) sous la douche. Seul petit plaisir : la viande rouge et saignante... une fois par jour....
5 – Cinquième candidat : un jeune couple qui vit dans une maison individuelle des années 70, sans isolation ni double vitrages. Loin d'une grande ville, ils s'organisent avec les voisins en faisant du covoiturage pour aller travailler. Un petit potager pour les légumes, des meubles en matériaux recyclés, un bébé avec des couches lavables... Ils ne supportent pas le froid et vivent dans un appartement bien chauffé... 25°...

Les résultats de la compétition sont les suivants : une tonne équivalent de consommation de tonne carbone équivaut à :
- 250 kg de bœuf , 100 kg de veau (candidat n°4)
- 12 000 kilomètres de voiture en ville ou 8500 kilomètres en 4x4 par an (candidat n°2)
- Un an de chauffage au fuel, 3 ans de chauffage électrique (candidat n°5)
- Un vol Paris New York (candidat n° 1 et n°3)
(source : Le Monde)

Bilan : ils sont tous bons pour le peloton...

J'ai fait le test... de l'empreinte écologique pour moi et pour la famille... C'est facile à faire, intéressant et ça ne prend que quelques minutes.
Actuellement l'empreinte moyenne d'un Français est de 4,9 hectares, de 9,2 hectares pour un Américain et de 1,4 hectare pour un Africain. L'empreinte soutenable pour qu'on vive tous correctement sur cette terre est de 2,1 hectares.

Lisez cet article en anglais : The global threat of climate change : 5 candidates did the test

Commentaires

1. Le mardi 15 décembre 2009 à 20:35, par La lorgnette

Avec la Bretagne qui souffre actuellement de froid polaire et la menace qui pèse sur notre alimentation en électricité, comment ne pas y penser encore un peu plus que d'habitude.

2. Le jeudi 24 décembre 2009 à 10:50, par thierryvegan

merci de votre passage et pour le test qu'il faudra que je prenne le temps de faire.
J'en avait déjà fait un mais le résultat était catastrophique car il ne prenait pas en compte le nombre de personnes quand on demandait la taille de la maison ou de la voiture, alors 250 m2 et une familiale ça fait beaucoup mais pour 6 ça change tout... Enfin, on a des progrès à faire !
Bonnes fêtes, avec une consommation modérée :)))

3. Le samedi 26 décembre 2009 à 09:38, par Foise

Bien avant que les préoccupations climatiques prennent le devant de l'actualité je faisais attention à ma consommation. Une toute petite retraite m'aide beaucoup dans cette démarche. Je pense que c'est dans cette direction qu'il pourrait se trouver des solutions. Cette taxe carbone qui va nous tomber dessus dans quelques jours, croyez-vous qu'elle va modifier le comportement de tout ces nantis dont les revenus sont si faramineux que les dépenser doit être un boulot à plein temps ?!?

4. Le vendredi 1 janvier 2010 à 16:50, par framboise44

Bonne et excellente année 2010 ...
A bientot !!!

5. Le jeudi 7 janvier 2010 à 11:03, par la marmotte

voilà un article très intéressant !
;-)

bises iodées du bout du monde

6. Le jeudi 11 mars 2010 à 21:46, par Patrick

Avec tous les sceptiques, et déjà que les foules n'étaient pas très motivées, que va devenir notre planète...
Tout le monde dit pourtant qu'il faut faire quelque chose... ou plutôt arrêtez d'etre super gourmand...
Va -t-on y arriver ? je suis un brin pessimiste !

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Menhirs, dolmens, cromlechs et autres cairns en Bretagne : testez vos connaissances

Menhirs, dolmens, cromlec'hs, vous n’y comprenez rien . Voici les réponses que vous attendiez sur tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la culture mégalithique… et en quelques minutes …

1 - Le plus gros menhir de Bretagne pèse plus de 30 tonnes ?
Oui et beaucoup plus même. Le menhir, men en Breton veut dire pierre, et hir long est une pierre unique, dressée. C’est la pierre que transporte Obélix dans son dos. Le plus imposant est à Locmariaquer (Morbihan), il est brisé mais il faisait 21 mètres et plus de 300 tonnes.


obelix et son menhir

2 - Un dolmen est un cercle constitué de différents menhirs ?
Non, c'est pas du tout ça. Le dolmen, en breton, table de pierre, est une construction de pierres : une allée couverte, c’est à dire deux rangs de pierres plantées dans le sol couverts par un toit lui aussi en pierre. Le dolmen a souvent perdu son toit… et a différentes architectures avec un couloir plus ou moins long et une à des chambres rondes, rectangles… la Roche aux Fées (Essé, Ille et Vilaine) en est un bel exemple. Il devait être à l’époque couvert par un tumulus (pierres et terre).

dolmen de la Roche aux Fées


3- Et le cromlec'h, le cairn ?
Le cromlec'h c’est un cercle fait de pierres plantés dans le sol.
Le cairn est une construction en pierre (type dolmen) recouverte d’un tumulus, c’est à dire d’une montagne de pierres qui le cache complètement et qui lui donne l’aspect d’une colline, comme à Barnenez et Gavrinis, deux exemples bretons. Ici c’est celui de Dissignac près de Pornichet, Loire Atlantique.

tumulus de Dissignac



Toutes ces constructions sont édifiées à des époques différentes et avaient vraisemblablement des buts différents. Certaines des pierres utilisées dans les constructions sont décorées (idoles gravées, hache, crosse, motifs géométriques). D’autres ont été couchées au sol ou détruites dès l’époque mégalithique, on ne sait pas pourquoi. A l’époque où le christianisme s’impose en Bretagne les pierres sont utilisées dans les rites paiens et l’église qui se méfiait de ces signes du passé les christianise en y ajoutant des croix ou en les gravant à l’image de leur religion.

menhir de Saint Uzec


4 - Les Egyptiens avaient déjà construit leurs pyramides quand nos ancêtres s’occupaient de transporter leurs menhirs.
Et bien non. Certaines des constructions bretonnes sont beaucoup plus anciennes. Ce n’est qu’en 1950 avec le carbone 14 qu’on a pu précisément les dater. On découvre que les hommes du néolithique les ont construites entre – 5000 et – 2000 avant Jésus Christ alors que les Egyptiens commencent leurs pyramides autour de - 3000 quand nos Paléo-Bretons les abandonnent. On a l’impression que toutes ses pierres sont érigées en même temps mais l’architecture des sites évolue pendant les 3000 ans concernés. Les couloirs sont longs, courts, inexistants, à une ou plusieurs chambres…


menhirs et pyramides


5 - Les menhirs , dolmens et autres constructions mégalithiques ont été construits
a - par les Celtes
b - par les druides ?

a - On les attribue à tort aux Celtes depuis le XVIIIè siècle quand les « scientifiques » de l’époque commencent à s’intéresser à ces drôles de constructions. C’est d’ailleurs de cette époque que date le terme mégalithe (1877, le Robert, monument de pierre brute de grande dimension). ils sont arrivés vers - 500.
b – César parle des druides et de leurs constructions en pierre mais on sait maintenant qu’ils les ont utilisées mais pas érigées

6 – c’est Pantagruel et ses amis les géants qui ont laissé des menhirs un peu partout ?
Oui. Pantagruel a laissé une dent à Saint Suliac (menhir de Saint Suliac, Ille et Vilaine) et un caillou qui le gênait dans sa chaussure au Fort Lalatte, au Cap Frehel ...

7 - Ce sont les Fées qui ont déplacé ces pierres de plusieurs tonnes ?
A la Roche aux Fées, oui mais pas ailleurs.

le travail des fées


Cette civilisation du néolithique n’a laissé aucune trace écrite et les archéologues supposent avec ce qu’ils découvrent au gré des sites. Ces hommes maîtrisaient l’agriculture, étaient donc sédentaires, organisés. Un chef devait les diriger et demander l’aide d’autres communautés environnantes pour bâtir ces monuments. Ces mégalithes supposent une société avec des « géologues » (les pierres ne sont pas choisies par hasard et viennent de loin, de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres. A Stonehenge, plusieurs types de pierre sont utilisées , certaines originaires de plus de 210 km), des « ingénieurs » pour l’architecture des monuments, des « astronomes » pour l’orienter par rapport au soleil. Plusieurs expériences ont été menées pour déplacer ou lever les pierres. En 1979 à Stonehenge, une centaine d’hommes sont arrivés à tracter une pierre de 32 tonnes, posée sur des rondins de bois et tirée par des cordes végétales. Pour la lever, il fallait une soixantaine d’hommes qui la faisaient glisser dans un trou préalablement creusé et qui la calaient ainsi.
Quant à la façon dont ils extrayaient les énormes blocs des carrières, les théories disent que les hommes devaient introduire des coins de bois dans les anfractuosités des blocs de pierre, qu’ils les faisaient ensuite gonfler d’eau ce qui fissurait le bloc et détachait la pierre. Il fallait certes être patient.

8 - L’architecture mégalithique n’existe qu’en Bretagne ?
Non, mais la Bretagne avec Carnac est le spot mondial pour le nombre de pierres (près de 3000 mais on pense qu’il y en avaient beaucoup plus à l’époque , on parle de 10000). Il en existe ailleurs dans le monde. On en a trouvé en Colombie ou dans les Célèbes. Et il existe plus près, en Europe, des constructions en pierres monumentales impressionnantes en Corse, en Sardaigne, aux Baléares, à Malte…

9 - Il ne reste plus que 5 à 10% des menhirs qui existaient en Bretagne ?
Oui. Au XIX è siècle avec l’essor des sociétés savantes qui veulent étudier le passé et le mégalithisme, de nombreux sites vont être bouleversés. Les fouilles alors étaient très destructrices, on démontait les tumulus pour voir ce qu’il y avait dedans. Et on le rasait. Parallèlement et ce depuis toujours, les particuliers cherchaient des pierres pour construire leurs maisons, les constructions de routes ou de chemin de fer ne s’encombraient pas de notions patrimoniales.

10 - On ne retrouve pas d’ossements sous les pierres bretonnes parce que ce ne sont pas des tombes.
Ce sont souvent des tombes individuelles ou collectives mais on ne retrouve pas d’ossements en Bretagne car le sol est trop acide et a fait disparaître les os. Si on a rarement retrouvé des ossements, on a par contre retrouvé des pendeloques, perles, haches, flèches, lames, silex, pendentifs…

11 - Et à quoi ça servait, toutes ces pierres ?
Ben on n’en sait rien , on suppose qu’elles avaient un but religieux. Les menhirs ou les alignements sont orientés par rapport au soleil, on a pensé à des calendriers solaires, des repères temporels pour le travail des champs… Les dolmens ou les cairns étaient des tombes… Vous avez des idées…

Vous voulez en savoir plus : les mégalithes : pierres de mémoire, JP Mohen, Gallimard Jeunesse.

Lisez cet article en anglais : Menhirs, dolmens, cromlechs megaliths here is the quizz you're looking for

Des couches lavables (bio) pour bébés faites en Bretagne

On ne parle plus que d’environnement, de développement durable, de consommation de proximité… Parmi mon pool de collaborateurs, j’ai des amoureux de la terre et surtout une jeune maman, Jeanne, qui a adopté les couches lavables. Celles de Doujan sont fabriquées en Bretagne et répondent à tous ces critères.

Réponses de Jeanne à quelques questions :

- Quels sont les avantages pour l’environnement ?
- Sais tu qu’un enfant jusqu’à deux ans et demi (âge moyen de la propreté) va utiliser une tonne de couches !!! En volume, tu peux remplir un appartement de 100 m2… en couches, tu vois un peu !!!

- Et la consommation d'eau, les lessives ?
- Comparons la consommation de la couche jetable et de la lavable. Les industriels utilisent plus d’eau pour fabriquer une couche jetable que celle que tu utiliseras toi pour tes lessives !!!

- Le coût des couches ?
- Ca revient à nettement moins cher que des couches jetables … Pas au début, d’accord ! Il faut acheter le lot de couches lavables, ça coûte entre 100 et 300 euros soit quelques mois de couches jetables. Mais après c’est fini. Les mêmes couches servent jusqu’à la propreté et elles peuvent servir pour plusieurs enfants… Et les modèles sont sympas...

Couche à pressions de la naissance à la propreté


Couche à nouer


- C’est facile à utiliser ?
- Bon c’est un peu contraignant, il faut avoir un seau qui ferme (ça sent fort l’ammoniaque des couches salies), du savon au fiel pour détacher si besoin, et un rouleau de lingettes pour mettre dans la couche. Mais sinon c’est simple. Il faut une couche en tissu et une surcouche imperméable (que l’on garde pour la journée).

Surcouche


- Combien de lessives par semaine ?
- Il faut faire des lessives deux à trois fois par semaine selon que tu es une puriste (tu n’utilises que des couches lavables) ou si tu utilises aussi les autres (quand tu vas dans un lieu reculé… sans eau courante !!!), tu en fais moins.

- Autre chose pour que je les adopte?
- Les couches jetables, c’est mieux pour la santé de ton enfant, surtout les petits garçons : dans les couches jetables, il y a des produits peu recommandés pour la peau, voire pour les testicules de nos futurs mâles…



Couche lavable pour nos bébés


Elle vous a convaincu (e) (Ne faisons pas de sexisme !!!) ???
Si vous voulez, en plus, faire du commerce de proximité, allez voir le site de Doujan, qui fabrique des couches lavables dans le Finistère. Le coton est bio … Le site explique plein de petites choses très intéressantes : l’historique de la boutique, le choix de leurs matières premières, le mode d’emploi pour l’utilisation des couches, surcouches et autres subtilités, les raisons des produits bio…
Et en plus vous pouvez commander en ligne

Ouest eco watt ou comment gérer les coupures électriques en Bretagne

En ces temps de froid polaire, où neige, glace et verglas sont les rois, il est de bon ton de se réfugier dans son lit douillet et bien chauffé. Et pourtant ! Ces températures en dessous de 0 menacent la Bretagne !
Oui ! Les pics de consommation EDF galopent, explosent et les coupures catastrophiques menacent !!! Le problème est de bien gérer la demande en électricité et sa production. Car, car, la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme et pose donc des problèmes de ravitaillement en énergie.

Canal Saint Martin sous la neige


Je laisse un blogueur, plus expert que moi, vous rappeler le blackout qui a eu lieu pendant l'hiver 2006 (ce qui pourrait arriver chez nous) : 10 millions d'Européens n'avaient pas eu d'électricité pendant plusieurs heures. L’arrêt de deux lignes de 400 000 volts (pour laisser passer un bateau sur le fleuve Allemand l’Ems) avait entrainé un effet domino sans précédent.  Résultat : des lignes à hautes tensions avaient été arrétées automatiquement en Allemagne et dans d'autres pays. Le même phénomène arrive presque chaque hiver aux Etats-Unis.

Pourquoi la Bretagne ?
Parce qu'on est en bout de ligne électrique ! Non, ce n'est pas tout à fait ça ! EDF (pour ne pas le nommer) ne produit pas assez en Bretagne. On a besoin des centrales des régions voisines. En cas de surchauffe, l'effet domino sur le réseau français est à craindre. C'est Effet à relativiser tout de même puisque les ingénieurs d’EDF sont capables de gérer les flux d’électricité en jouant sur le maillage relativement fin des lignes hautes tensions.  Heureusement !

Tout ca pour expliquer la raison de ce site ouest-ecowatt.com... qui propose, à qui veut bien s'inscrire (c'est gratuit) de signaler (via sms ou mail) les pics de demande en électricité et d'éviter ainsi la coupure catastrophique.

C’est une initiative de Reseau de Transport Electrique, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME qui ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, « EcoWatt en Bretagne, le bon Geste Energie » : nouvelle campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.  Il s'agit de modérer la consommation bretonne en énergie, surtout pendant les périodes de pointe, entre 17h et 20 h, pendant les vagues de froid.
En 2008, plus de 9000 personnes s'étaient inscrites (majoritairement des Bretons). Le site donne le timing : alerte orange, rouge... Les pics de consommation sont indiqués et si vous vous êtes inscrit, vous recevez un sms ou un mail vous rappelant d'être raisonnable tel ou tel jour.

Des conseils pratiques sont donnés aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités pour bien « agir » pendant ces pics.

Rien de nouveau sous le soleil me direz vous, mais comme les heures de pointe sont dangereuses pour la Bretagne, et par extension, le reste du territoire, l'objectif est d'éviter ainsi un bug dans la distribution qui engendrerait une coupure, qui bloquerait tout le réseau français qui .... Avec les conditionnels, qu'est qu'on peut faire !!!

Les 11 dolmens de Barnenez : un tumulus du Finistère (Bretagne)

Besoin d'une visite guidée à Barnenez ? Faisons le point ensemble :

- Barnenez est une construction qui date du néolithique ?
- Obélix s'en est servi comme carrière de pierres ?
- Il y avait plusieurs cairns sur le site actuel ?
- Le tumulus fait plus de 100 mètres de long ?
- C'est l'ancêtre de la voute en pierre ?
- Barnenez est la tombe d'une femme préhistorique ?
Vous voulez les réponses ?

Le cairn de Barnenez est sur un des bouts du monde de la Bretagne, une presqu’île du Finistère, à Plouezoc'h… Ce Parthénon de la préhistoire (comme l'a appelé Malraux) revient de loin, de très loin même… puisqu’il a failli être arasé en 1954. On n'en admire plus qu'un unique exemplaire aujourd'hui parce que cette énorme construction néolithique de plus de 72 mètres de long n’était pas seule, mais accompagné d’un autre monument.

Qui a disparu. Il a servi de carrière de pierres et celui que l'on peut encore voir aujourd’hui, devait subir le même sort quand, in extremis, les représentants de la culture de l’époque (le ministère de la culture n’existe pas) l’ont protégé et sauvé du démantèlement.

Cairn de profil


Pourtant la butte est signalée dès le XVIIIè siècle sur les cartes et bientôt sur les guides mais on ne devine pas encore l’importance du site

En 1807 le tumulus est cité dans le cadastre napoléonien, puis en 1850 lors d'une réunion scientifique par le maire de la commune de Plouezoc'h. Ces signalements ne suffiront pas à protéger le monument, qui sera la proie d'un entrepreneur au cours du XXe siècle. Se servant d'un premier cairn comme de carrière de pierre, il sera stoppé de justesse en 1955 par les autorités au moment de se servir du second. À ce moment, et en urgence, le cairn restant sera classé à la demande de Pierre-Roland Giot (Directeur des antiquités historiques de Bretagne). Ce sera aussi le déclenchement des premières fouilles sur le site.


En arrivant le site, on découvre l'importance du tumulus (structure qui recouvre une tombe).

Le grand cairn (amoncellement de pierres) est constitué de deux parties d’époques différentes et abrite 11 chambres funéraires (dolmens à couloir) donnant toutes sur le côté sud est.



Construit entre 5000 et 4000 ans avant JC, avec quelques siècles de différences entre l’édification du premier et du second cairn, il a été fréquenté pendant plusieurs dizaines de siècles, même après le Néolithique : certains objets retrouvés dateraient du Moyen Age.

Le premier cairn (le plus vieux et le plus proche de l’entrée) est constitué des pierres affleurant autour du site : 2000 mètres cubes soit quelque 4000 tonnes de matériaux. .. On a pu estimer que les rassembler à la main nécessiterait 10 000 à 12 000 journées de travail (… une dizaine d’ouvriers durant 3 ou 4 ans). Subvenir à la nourriture d’une telle équipe –ou de son équivalent à temps partiel travaillant, par exemple, en morte saison agricole – devait malgré tout rester à la portée d’un groupe de quelques centaines de personnes… (*)

Tumulus de Barnenez


L’ensemble du cairn est constitué d’un amoncellement de pierres sèches (pierres qui sont empilées les unes sur les autres sans mortier) jusqu’à une hauteur de plus de 8 mètres

Le second cairn (qui est collé au premier, mais il faut être un spécialiste pour trouver le début ou la fin du premier ou du second !) est encore plus monumental : deux fois plus important en volume (*). Et les pierres utilisées ont été transportées de sites alentour (1 km de distance). On estime le travail nécessaire 4 à 5 fois supérieur (*).

A ces pierres sont associées, pour certains éléments de la structure, des dalles de plusieurs dizaines de tonnes qu’il fallait transporter aussi jusqu’en haut de la colline…

C’est sur ce deuxième cairn que l’on peut découvrir les chambres funéraires du monument. Au bout du tumulus, un trou (le début de la fameuse carrière) permet de découvrir les constructions de l’intérieur. Quel outil pédagogique! Surtout que chacune des chambres "ouvertes" a sa spécificité :

L’une d’elles est une salle mégalithique (*) (en pierres) : des dalles de pierres de plusieurs tonnes constituent les murs et le toit.



Une autre est une chambre avec, en coupe, une fausse coupole :

Fausse coupole


c'est une voute constituée d’un empilement de pierres où chacune d’entre elles est décalée jusqu’à la fermeture de la voute, le tout maintenu et caché par la structure.

Une autre mélange les deux architectures : dalles de pierres et coupole.

Dalles de pierre de Barnenez


Peu de dalles sont utilisées : peut être parce que les dalles étaient difficiles à transporter… ou encore qu’elles étaient rares ou encore parce qu’avec l’expérience, les bâtisseurs du néolithique s’étaient rendu compte qu’elles se brisaient sous le poids du tumulus. Certaines dalles de plusieurs tonnes sont "fendues" dans le cairn. Cette salle était fermée mais il y avait un " hublot" qui permettait peut être d’apporter des offrandes dans la chambre.

Toutes ces chambres étaient des tombes, individuelles (hommes ou femmes importants nous a expliqué le guide) ou collectives, auxquelles on accédait par un couloir... (un passage symbolique entre deux mondes…).

Couloir d'une des chambres


Cette incroyable structure en pierre, ce mausolée néolithique (*), est construit dans une presqu’île, sur une hauteur naturelle…

Le paysage à l'époque était différent et même si le niveau de la mer à l’époque était plus bas, le lieu n’a pas été choisi au hasard.

Vue sur la baie de Plouezoc'h


Les architectes préhistoriques cherchaient sûrement à admirer la mer... ou à être vu de loin... et à dominer leur espace.

Baie de Morlaix


Il reste encore bien des choses à découvrir … Allez y pendant les vacances, passez un petit week end dans le Finistère et surtout profitez des 3 visites guidées par jour pour tout apprendre sur ce lieu insolite, sur les recherches de l'archéologie en Bretagne . Et sur l'architecture de la préhistoire...





Sources : * Le grand cairn de Barnenez, Mausolée néolithique de Charles Tanguy Le Roux et Yannick Lecerf

Lire cet article en anglais : Neolithic tourism in Brittany (France) : 11 passage graves in the cairn of Barnenez

Eoliennes et développement durable : pour ou contre

Ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les éoliennes.

C’est quoi une éolienne ?
Il était une fois Eole dieu du vent… Non, j’arrête. Les éoliennes sont les remplaçantes de nos vieux moulins à vent, ceux qui servaient à moudre de la farine ou à faire de l'huile. Ou encore à extraire de l'eau, avec des roues à godets, pour irriguer. Sauf que nos moulins modernes produisent de l’électricité.
Qui a inventé les éoliennes et pourquoi ?
C'est un Danois (fin XIX è) qui est à l’origine de l’idée.
Mais on ne s'y intéresse pas plus que ça, pendant tout un siècle. Jusqu'à l'arrivée des crises de l'énergie : le pétrole dans les années 70 et maintenant la volonté de diversifier les approvisionnements énergétiques, la lutte contre le changement climatique et les gaz à effets de serre... C'est très tendance.
Et les pays les plus équipés sont l’Allemagne (22.000 MW), l’Espagne et les Etats-Unis (12.000 MW), l’Inde (6000 MW).





Et la France alors ?
La France a un très bon potentiel (le second en Europe), et pourtant… l’objectif est l’installation de 17.000 MW d'éolien en 2015. Fin 2007, la puissance éolienne installée était de 2500 MW…

Le Grenelle de l’Environnement a été l’occasion pour le gouvernement français de réaffirmer la nécessité du développement des énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation finale d’énergie en 2020.

On a encore une sacrée marge devant nous...
La Bretagne ?
La production électrique bretonne ne couvre que 5 % des besoins. 17 000 GWh de consommation pour une production de 610 GWh de production avec le barrage de la Rance en tête 540 GWH et 50 pour l’éolien. Le barrage produit l'équivalent d'un an de consommation d'une ville comme Rennes.
La Bretagne serait une terre d’accueil idéale mais… avec son habitat mité, il est difficile de trouver des lieux ou il n’y ait pas d’habitation à un périmètre suffisant (300 mètres minimum).
Pourquoi c'est si haut une éolienne ?
Parce qu’il y a plus de vent loin du sol. Les pâles peuvent faire 15 mètres et les mats jusqu’à 100.
On peut en mettre partout ?
Non... il y a plein de conditions nécessaires pour installer une éolienne : un sol stable, un réseau accessible pour que le coût de raccordement au réseau ne soit pas trop onéreux, un site avec un vent fréquent et régulier, qui souffle souvent dans le même sens (le matériel est conservateur, il n’aime pas les changements, ni les vents trop puissants). Tout est une question de dosage bien précis.
Il ne faut pas non plus être dans une zone protégé ou que des habitations soient trop proches.
Il faut aussi que le site soit accessible : pas facile de monter des mats de plusieurs dizaines de mètres, la grue et les pales doivent aussi passées !!!
Et la puissance
Il y a 4 types d'éoliennes :
- le grand éolien : puissance > 350 kW
- le moyen éolien : puissance entre 36 kW et 350 kW

Les deux autres sont pour les particuliers ou les entreprises, les exploitations agricoles : le petit éolien à une puissance qui varie entre 1 kW et 36 kW et le très petit (1 kW) sert sur les bateaux de plaisance.
Un exemple de consommation : une ampoule de 100 W allumée pendant 1 heure par jour va consommer en une année 36 kWh.
Plus concrètement, une éolienne fournit l'électricité d'environ 2000 personnes (chauffage non compris).

Pour la maintenance ?
Dans les nouvelles générations d'éoliennes, il y a des ascenseurs… mais quand elle ne fonctionne pas, on monte à pied… et on oublie pas les outils en bas!!!
Pâles d'éolienne


Pourquoi est on contre ?

Il y a tout plein de raisons :
L’irrégularité de l’énergie : pas très fiable comme énergie, ça va ça vient donc on ne peut pas compter uniquement sur elle !!! Elles ne peut qu’être associée à d’autres…

Son stockage : Que fait-on quand trop d’énergie est produite… On ne sait pas encore bien stocker sa surproduction.

Les ondes … peuvent perturber la réception de la télévision.

Et elles seraient dangereuses pour les chauve-souris
Le pour parce qu’il y en a quand même…

Contrairement aux idées reçues, on fait attention aux oiseaux : les projets évitent les couloirs de migration et les études (même la Ligue de Protection des Oiseaux le dit) montrent que ça n'est pas pire que les lumières des villes et autres nuisances…
Le bruit : les premières générations étaient bruyantes et aujourd’hui les éoliennes installées répondent à des normes bien précises quant aux décibels qu’elles émettent. Et c’est un critère qui décide de son implantation. Le niveau sonore d’une éolienne à 500 m est de 35 décibels, c’est à dire l’équivalent d’une conversation à voix basse.

L'électricité est produite sans dégrader la qualité de l’air (pas de rejet de gaz à effet de serre, ni de polluants atmosphériques), sans polluer les eaux ni les sols et sans déchets radioactifs.

Le Grenelle de l’Environnement devrait accélérer le développement de l’éolien : d’ici 2020, 25.000 MW devraient être installés, produisant l’équivalent de 10% de la consommation électrique française, soit 55 térawattheures. Ce chiffre correspond à la production de 7 réacteurs nucléaires ou à la production des centrales thermiques françaises en 2007.

Une éolienne dure environ 20 ans. on peut alors installée un nouveau spécimen ou démantelé le site.
Quant à la santé, les diverses études effectuées ne font état d’aucun impact sur la santé.
Une électricité verte quoi…

Et économiquement
Le secteur éolien, c'est du travail... Il est estimé que, pour une puissance installée de 10 000 MW en 2010, plus de 20 000 emplois seraient créés en France.

Au niveau national, l'énergie éolienne contribue à la diversification et à l'indépendance énergétique du pays.
Pour ceux qui veulent investir, on peut louer ses terres pour recevoir une éolienne.

L'éolienne pour les particuliers

Une petite dans votre jardin ?
Elle fournit de l’électricité pour le foyer mais à quelque conditions :

- sa taille (12m) sans permis de construire (plus haut, il faut un permis et l’autorisation des voisins).
- un jardin (on déconseille de la fixer contre une maison car elle vibre beaucoup) mais vous ne devez pas la fixer à plus de 15 m de votre habitation pour éviter les pertes d’électricité.
Et enfin elles ne sont pas très performantes… pour l’instant. Mais sont parfaites pour des exploitations agricoles, des entreprises qui veulent valoriser leur image par un projet d’avenir ou des particuliers qui souhaitent une énergie respectueuse de l'environnement et diversifier leurs approvisionnements d’ énergie.

Lisez cet article en anglais :
Wind turbines and sustainable development for or against it

Visite au pays de la Roche aux Fées, Ille et Vilaine, Bretagne

On sait tous que ce qui fait l’image d’Epinal de la Bretagne, ce sont les menhirs (juste d'Epinal, car les Bretons et autres Celtes ont des alibis bétons: ils ne sont arrivés que quelques siècles plus tard). Et bien, je vous propose une variante : plusieurs menhirs, ou plutôt un dolmen car c’est du dolmen de la Roche aux Fées dont je vais vous parler.





Situé à une bonne vingtaine de kilomètres à l’est de Rennes, il est caché sous les chênes à quelques kilomètres à l’est de la commune d’Essé (Ille et Vilaine). Du centre d’Essé, c’est simple il suffit de suivre les indications. Le lieu est ouvert toute l’année puisqu’il est en plein air et gratuit.

Le dolmen de la Roche aux Fées est un monument à visiter car c'est certainement un des plus impressionnants qui puissent exister en Bretagne, en France, en Europe et dans le monde!!! Formé d’une quarantaine de pierres, dont certaines pèsent plus de 40 tonnes, il mesure près de 20 mètres de long sur 4 mètres de large et vous tenez debout à l’intérieur!!

le dolmen de la Roche aux Fées


Ce dolmen (table de pierres en breton) est aussi appelé allée couverte, (autrement dit une allée dont les murs et la couverture sont faites de pierres). C’est un long couloir qui commence par un portique imposant

portique de la Roche aux Fees


dont les pierres sont soigneusement taillées, un long couloir et une chambre rectangulaire pour finir. Il est caractéristique d’un type d’architecture de la région voisine (pour les spécialistes Dolmens Angevins à Portique) parce qu’on trouve ce type d’architecture entre Angers et Saumur. Il date de la première moitié du IIIè millénaire avant notre ère (il y a 4500 ans!!).

Il a une longue réputation de patrimoine remarquable puisqu’il est classé monument historique depuis 1840. Les premiers croquis datant du XVIIIe le représentent déjà sous sa forme actuelle . Pourtant pendant sa période d’occupation, le néolithique, ce dolmen n’avait sûrement pas le même aspect puisqu’il devait être recouvert d’un tumulus de terre.

D’après le dictionnaire du patrimoine breton (ouvrage de référence s’il en faut d’Alain Croix), on ne sait pas à quoi il servait : les spécialistes de la préhistoire hésitent entre une fonction de temple ou de sépulture.

On ne peut douter de la haute technicité des hommes de l’époque quand on sait que les petits cailloux rouges de quelques dizaines de tonnes (c’est du schiste pourpré) proviennent de la région de la forêt du Theil à quelques kilomètres au sud. Le néolithique en Bretagne s’étend de – 3500 à – 1800 ans avant JC et correspond au début de l’agriculture et de l’élevage. La domestication des plantes et des animaux permettent un nouveau type d’organisation sociale : des communautés voient le jour avec une spécialisation des hommes et des tâches qui permettent à certains d'avoir de drôles d'idées (moins drôles pour ceux qui trimballent les cailloux!!) et d’ériger de tels monuments. Les détails pour transporter et élever le dolmen sont hypothétiques, on suppose que c’est à l’aide de rondins de bois qu’on faisait rouler les pierres et qu’il fallait un grand nombre de bonshommes pour effectuer le travail.

des pierres de quelques dizaines de tonnes


Le monument est complexe et nous suggère que, déjà, des astronomes en peau de bêtes faisaient la pluie et le beau temps. En effet l’orientation Nord-Ouest Sud-sud-est n’est pas lié au hasard, il reçoit les rayons du soleil qui éclaire son centre au solstice d’hiver. Quelle prouesse technique pour des hommes de la préhistoire !!! Et ça marche encore aujourd’hui… Je vous invite à y aller le 21 décembre et vous verrez…

Ou bien, comme on l'dit dans le coin - et d'ailleurs d'où son nom - ce sont les fées qui ont transporté les pierres de la forêt du Theil à la Roche (version que nous conseillons aux parents qui ont des gamins qui posent trop de questions!).

travail des fees


Elles en ont d'ailleurs laissé tomber un peu partout dans le secteur: la Pierre de Richebourg à Retiers, ou la Pierre des Fées à Janzé. Je vous raconterai la légende un autre jour. Allez d’abord le voir.

En tout cas, vous pouvez le visiter pour trois raisons :
Satisfaire votre curiosité,
Faire la même chose que les indigènes du coin, il y a 4500 ans, le 21 décembre
Pour être sûr d'avoir rencontré l'âme sœur, bien plus fiable et poétique que les critères de meetic, courez un soir de pleine lune avec votre moitié au Dolmen de le Roche aux Fées, aussi appelé Oracle des Amoureux, car c'est ici de tout temps que les hommes ont su s'ils pouvaient se fier à leur cœur. Pour cela, faites le tour du dolmen et comptez les pierres. Si vous trouvez tous les deux le même nombre, mariez-vous (ou pacsez vous ou restez ensemble suivant votre intérêt fiscal !) ça va marcher! Sinon on vous déconseille de penser à des projets communs sur le long terme…
Un dernier détail: le site est libre d'accès ce qui ne veut pas dire que l'on soit libre d'y faire de la varappe!! A cause des indélicats, l'accès à l'intérieur est obturé depuis quelques semaines...

Tous les ans, les journées du patrimoine se déroulent le troisième week-end de septembre, et proposent évidemment des manifestations autour du dolmen. Des visites du mégalithe auront lieu le dimanche et d’autres manifestations des bourgs (Theil de Bretagne, Martigné-Ferchaud Marcillé-Robert Piré-sur-Seiche…) alentour sont prévues avec production et dégustation des produits locaux ( pain, cidre…fest noz). (www.paysdechateaubriant.fr/-Les-journees-du-patrimoine-au-Pays-de-la-Roche-aux-Fees_a4204.html - 38k) En sortant du site, vous pouvez aussi déguster des produits locaux, rendez vous dans le prochain billet…

Lisez cet article en anglais : Visit an old megalithic monument in La Roche aux Fées (Essé, Brittany, France)

Le chou fleur de Bretagne

Même si la Chine et l'Inde se partagent 70 % de la production mondiale, c'est dans le Léon, le Trégor, le Goëlo et la côte d'émeraude (soit le littoral Nord de la Bretagne) que les trois quart de la production française de choux-fleurs sont cultivées... Et des champs de choux fleur, il y en a partout à Roscoff, à Saint Pol et dans les environs. Vous connaissez Prince de Bretagne...

Champ de choux-fleurs


Le chou-fleur appartient à la très, très, grande famille des choux... qui se décline en couleur, formes et tailles très différentes. C'est aussi cette multitude de variétés qui fait que la saison du chou ne cesse jamais ; l'un chasse l'autre mais il y en a toujours...

Origines

Asie Mineure. Le chou est un très vieil aliment : il était déjà consommé par les hommes préhistoriques... Le chou-fleur disparait pourtant d'Europe après les Romains et réapparait en Italie à la fin du Moyen Age. En France, il est à nouveau cultivé au XVII è siècle.

Vitamines and co

Cette plante potagère a de nombreux atouts : riche en vitamine C, (santé des os, des cartilages, des dents et des gencives... Elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.)
Cela faisait de lui un aliment intéressant pour les marins, voulant lutter contre le scorbut (un manque de vitamine C qui vous fait notamment perdre vos dents!).
Le chou-fleur est aussi apprécié dans la lutte contre les cancers ( poumon, des ovaires et des reins)
On pourrait le conseiller aux femmes enceintes pour sa teneur en folate (vitamine B9). (fabrication des cellules du corps, dont les globules rouges (consommation primordiale pendant la croissance et le développement du fœtus... production du matériel génétique (ADN, ARN), fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, cicatrisation des blessures et des plaies).

Ce n'est pas un légume calorique (importante teneur en eau : 20 calories aux 100 grammes).

Culture et consommation

C'est une plante annuelle. Le doux climat de la région de Roscoff permet d'en manger de septembre à janvier.

Pomme de chou-fleur


Choisir un chou fleur

L'idéal est d'en trouver un dont les feuilles vertes sont encore gorgées d'eau et dont la pomme est toute blanche... Mais...en général, le chou fleur qui arrive dans nos assiettes a fait un long voyage avant de finir dans une casserole d'eau bouillante, ses feuilles sont toutes sèches et sa pomme blanche souvent tachée (ce sont des marques de pourriture).

Il n'empêche... c'est un très bon aliment que je vous conseille dans cette recette en apéro, pour faire trempette.

Recette italienne de choux fleur cru à la sauce piquante

Ingrédients
un chou-fleur de 800 g
Persil haché
Anchois coupés fins
Jus d'un demi citron

100 g de beurre
Sel
Pour cette recette, l'idéal est d'avoir un chou-fleur extrêmement frais, tout blanc, sans trace encore du temps qui passe... (les petites marques grises que la pomme du chou a très vite!).

Enlever les feuilles, diviser les bouquets du chou et le laisser tremper dans de l'eau salée.
Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter les anchois que vous avez préalablement coupés en fines lamelles et le persil. Après quelques minutes, enlever du feu.
Égoutter le chou-fleur et disposer les bouquets dans un plat, verser la sauce et le jus de citron.
Servir de suite... en apéritif...

Lisez cet article en anglais : The cauliflower in Brittany (France)

Exposition d'art contemporain (Pinault) au Palais des Arts de Dinard

Cette année, Dinard a encore frappé fort… Le Palais des Arts fête ses 20 ans d’expo… et pour cet évènement, c’est une partie des collections privées de la François Pinault Foundation qui est exposée.

Vous connaissez François Pinault ? ou PPR (Pinault Printemps Redoute) le groupement d’entreprises crée par notre célèbre milliardaire breton. Autodidacte en plus et amateur d’art…. et de foot… le Stade Rennais, c’est lui.

Bon, pour ces 20 ans, Dinard a décidé de se servir dans les œuvres du costarmoricain qui sont exposées à Venise, oui, oui, on ne plaisante pas avec l'art
à Din ard !

Une expo d’une 60 è d’œuvres d’une trentaine d’artistes *…

Qui a peur des artistes à Dinard


Qui a peur des artistes ? Pas moi même si, quand je regarde l’affiche, mon sang ne fait qu’un tour… Ca me rappelle Verdun, le soldat enterré debout (et vivant ?) dont ne voit que le bout du fusil…
Mais chacun y voit ce qu’il veut : je croyais que c'était une pub pour Action contre la faim, m'a-t-on dit par exemple …

Dérangeant l’affiche ? Et le titre ?

A quoi sert l’art finalement ?
- à faire peur ? (3 points)
- à se divertir ? (123 points)
- à se poser des questions ? (54321 points)
- à donner une lecture du monde ? (393 points)
- ou une critique ? (3131 points)
- à être beau (333 points)
- à déranger ? (731 points)
- à ne rien comprendre ? (34536 points)
- à rire et s’amuser (0,333333333333)
- à être moral ? (321 points)
- à être écolo ? (369 points)
- à quoi encore ?
- à partager (4,50 Euros en tarif plein, les expo du Palais étaient l’année dernière gratuites)

Si votre score atteint 3 points ou plus, allez y !

L’expo s’organise autour de plusieurs thématiques :
- Où l’oeuvre découle du concept avec le courant minimaliste qui met en lumière la primauté de la pensée sur l’expression
- Où l’histoire de l’art est revisitée et réinterprétée par les artistes contemporains
- Où les icônes et les objets de la culture populaire entrent dans l’art
- Où les artistes offrent une lecture originale du monde qui nous entoure depuis la société de consommation jusqu’à la recherche des utopies en passant par les conflits
Le point d’orgue étant l’oeuvre de Paul Mc Carthy qui rappelle la nécessité de garder l’humour et l’humilité en toutes circonstances.
Bon, pas facile de donner son avis. Portraits, peinture, photo, photo-collages, dessins, vidéo, sculptures… Toutes les formes d’art sont représentées… Chaque salle a un titre… et des rapprochements singuliers... Guerre-Consommation-Révolte.
Jeff Wall dérange avec l’embuscade en Afghanistan. Plus loin c’est encore plus dérangeant (enfants s’abstenir avec la vidéo…). Et pourtant, le même artiste Adel Abdessemed fait des photos marrantes sur le mur en face !
Je vous laisse faire les commentaires pour la plus célèbre la nona hora (la neuvième heure qui doit son nom à une prière qui est récitée à la neuvième heure du jour, habituellement vers 15 heures pour commémorer l'instant où le Christ est mort sur la Croix) de Maurizio Cattelan, où plutôt celle qui a fait le plus de bruit. Et juste à côté, Damien Hirst n’a pas fait hurler les écolo ? Mais je n’y connais rien en insectes…

Bref, chacun y va de sa lecture et de son interprétation… Je vous laisse faire… car comme dit François Pinault : L’art m’a conduit à m'interroger davantage. Il m’empêche de me refermer sur les certitudes, m’amène à être plus attentif aux évolutions du monde…

Mais si vous n’avez pas le temps de vous rendre dans ses musées au Palazzo Grazzi ou à Punta della dogana (Venise,Italie) où sont les autres collections, ou que vous avez raté l'exposition temporaire de Moscou (un certain état du monde), allez à Dinard… du 14 juin au 13 septembre de 11h à 19h et une nocturne (21h) le vendredi.
On ne peut faire de photos …

* Josef Albers, Dan Flavin, Agnes Martin, Lucio Fontana, Piero Manzoni, Lee Ufan, Pierre Soulages, Charles Matton, Takashi Murakami, Paul McCarthy, Yan Pei-Ming, Martial Raysse, Ed Ruscha, Adel Abdessemed, Andreas Gursky, Barbara Kruger, Cindy Sherman, Jeff Wall, Yang Jiechang, Chen Zhen. Subodh Gupta, Mike Kelley, Bharti Kher, Takashi Murakami, Julie Mehretu, Luc Tuymans, Maurizio Cattelan, Paul Fryer, Damien Hirst, Claude Lêvêque, Yan Pei-Ming, Andres Serrano.

Recette sans cuisson d'un gâteau aux châtaignes et au chocolat

Comme promis, la récolte de châtaignes va servir pour un gâteau au chocolat. C'est un gâteau facile que je vous propose : sans four et sans cuisson. Et sympathique pour les allergiques : pas de gluten dans les châtaignes, et pas de lait ou produits laitiers dans sa préparation.
D’habitude je le fais avec une boite mais là, faire un gâteau avec sa propre récolte, ça me plait. Sauf que... y a les piquants, et après, la coquille et encore après, la peau avant la châtaigne...

marrons après la récolte


Ingrédients pour 6 personnes

2/3 de châtaignes (200g)
1/3 de chocolat noir(100g)
1 cuillère de sucre cristal

Temps de préparation : une après midi pluvieuse (Non je rigole mais faut une bonne heure)
Temps dans le frigidaire (4 heures ou 1heure dans le congélateur)

La difficulté du gâteau, c’est de trouver la bonne méthode pour récupérer les marrons qui sont à l’abri dans leurs enveloppes, et comme si ça ne suffisait pas, ils ont une petite peau amère qu’il faut aussi enlever. Pas si facile que d’éplucher des marrons ! Alors, après plusieurs tentatives, et un petit tour sur les forums, je vous confie la méthode que j’ai trouvée la plus convaincante (rapport facilité/temps).

châtaignes dans leurs enveloppes



Faites d’abord tremper les châtaignes, les véreuses ou impropres à la consommation flottent.

Après, armez vous d’un bon couteau, incisez les (si vous le faites autour de la tête, c’est mieux mais c’est pas facile). Un petit bain de 20 minutes dans de l’eau qui bout. Arrêtez l’eau et sortez les trois par trois. Pour les têtes coupées, pressez les, la chair sort toute seule sans la peau. Pour les incisées, je les coupe en deux et je les presse et termine au couteau. Je vous l’avais dit, ça se mérite ce gâteau!!!

châtaignes libérées


Après, c’est facile. Les recuire quelques minutes dans un petit peu d’eau et faire une purée. Faire fondre le chocolat noir avec un peu d’eau

chocolat noir sur lit de châtaignes


et le mélanger aux châtaignes. Il faut que ce soit épais. Quand j’ai trop d’eau, je mouline un à deux gâteaux secs pour « boire » le trop d'eau.
Huiler un papier alu et mettre la préparation dedans. Transformer la pâte en un rouleau et … au frigidaire.
Dans 4 heures, si vous avez du courage, vous pouvez napper de chocolat. Moi, je l'aime comme ça !

Lisez cet article en anglais : Chocolate and chestnuts cake recipe without oven

Noisetiers et noisettes : de la haie contre les vents au Nutella !

De l'utilité d'avoir un noisetier dans son jardin. Je n'en ai pas mais on trouve tout sur le canal d'Ille et Rance... Je vais me servir en septembre, quand les fruits sont murs.

Les noisetiers sont des arbustes bien utiles... Oui, oui... et ils servent à bien des choses...

- à occuper vos enfants pendant les dimanches de pluie
- ou encore à vous régaler de petits gâteaux allemands de Noêl,
- à vous entrainer à faire le sourcier
- à être une grande pédagogue et à montrer à vos enfants avec quoi est fait le Nutella, (non, je rigole mais Nutella en achète des tonnes -13% dans sa recette- ... pour sa pâte à tartiner...)

Petite histoire
Voyons d'abord le petit arbuste... qui devient un arbre fin et délicat... multibranches en grandissant. Il y a 8000 ans, ce sont des forêts entières de noisetiers qui couvraient l'Europe...Et puis un petit changement climatique 500 ans plus tard, et voilà les noisetiers chassés par les chênes, les ormes et autres tilleuls... bref, notre forêt préhistorique a disparu... sauf en Pologne où il en reste un bout dans le parc national de Bialowieza...

Mais je m'éloigne, je m'éloigne...

On trouve quand même aujourd'hui encore des noisetiers dans nos contrées, (on les appelait avant des coudriers).

Pourquoi planter un noisetier dans son jardin ?
- Pour récolter des noisettes
- Pour avoir une haie qui protège vos cultures des vents
- Pour savoir si vous avez les dons d'un sourcier ! (ça marche, mon homme a le « don », il faut une branche de noisetier taillée en fourche)
- Pour vous éviter la foudre quand il est planté près d'une maison (c'est ce qu'on disait avant, mais je n'ai pas testéééééé)
- Pour vous occuper le dimanche avec vos enfants

Quand donnera-t-il des noisettes ?
Ce sont les druides qui m'ont donné la réponse : le noisetier fait partie de leur alphabet des arbres. Et c'est le 9ème, 9 comme les nombres d'années pour qu'un arbuste, qu'un coudrier donne des fruits. La récolte se fait en automne.
Sinon les grands producteurs, ce sont les Turcs, ils dominent le marché de la noisette...

Comment les conserver ?
Attention à bien les conserver sinon quelques intrus iront se régaler à votre place.
Les récolter et les faire sécher sur une cagette, dans un endroit bien sec.

Lisez cet article en anglais : Hazels and hazelnuts from an hedge against the wind to the nuts used in Nutella

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